Postimpressionnisme

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Affiche de Manet and the Post-Impressionists (1910), l'exposition londonienne montée par Roger Fry.
Le Centenaire de l'indépendance, d'Henri Rousseau (1892).

Le postimpressionnisme caractérise une période de l'histoire de l'art moderne et de la peinture en particulier, située entre la fin des années 1880 et, par convention, l'année 1910 : ce n'est pas un courant mais la constatation par la critique que l'impressionnisme, pressenti dès la fin du Second Empire, est arrivé à ses limites, et laisse place à quantités de nouveaux styles et mouvements comme le pointillisme, le synthétisme, le symbolisme, les nabis, etc., des groupes en quelque sorte qui sont aussi le fruit d'amitiés ou de batailles intenses entre les peintres, d'échanges entre eux et des critiques, des galeristes, des mécènes, créant du même coup, une énergie nouvelle.

Le postimpressionnisme précède l'arrivée des avant-gardes artistiques du début du XXe siècle.

Un mouvement nécessairement hétérogène[modifier | modifier le code]

La rupture de l'élan impressionniste, qui fut lui-même une cassure, comme l'avait été le réalisme d'un Gustave Courbet, est effective en 1886 : selon les propres mots du critique d'art Félix Fénéon, dans son essai décisif Les Impressionnistes en 1886 (Éditions de La Vogue), « avec cette exposition, l’impressionnisme est définitivement mort », et est remplacée par un nouveau mouvement, une nouvelle forme d’art, qu’il appelle « néo-impressionnisme ou post impressionnisme ». Au cours des vingt années suivantes, le terme commence à être utilisé pour désigner le passage entre la première phase de l’impressionnisme (1870-1884) et les avant-gardes artistiques du XXe siècle.

Ce terme est particulièrement revalorisé à partir de 1906 par le critique d'art et peintre britannique, Roger Fry : sur le plan international, le terme n'a toutefois pris racine que lors de l'exposition organisée de novembre 1910 à janvier 1911 par Fry, aux Grafton Galleries (en) de Londres, Manet and the Post-Impressionists (« Manet et les postimpressionnistes »)[1] : cette exposition permit aux acheteurs américains, qui devenaient prépondérant à cette époque, d'identifier enfin cette période de recherches intenses, et d'accepter la fin de l'impressionnisme — quand des centaines de peintres américains justement, durant ces années 1900-1910, venaient en Europe « faire de l'impressionnisme », aller à Giverny, etc.

Le postimpressionnisme n’est pas un mouvement conscient et unitaire, mais c'est un état d’esprit répandu en Europe dans les deux dernières décennies du XIXe siècle. C'est pourquoi il ne peut être réduit aux seuls peintres français ou vivant en France : tous les pays européens sont plus ou moins traversés durant cette période par des soubresauts esthétiques, des recherches formelles, des prises de risque.

Le terme postimpressionnisme est donc une appellation nécessairement floue et plurielle, qui englobe des dizaines de courants et de styles, terme que des critiques vont appliquer, avec le recul, d'abord à Cézanne — considéré comme le premier représentant de cette nouvelle rupture — puis Van Gogh, Gauguin, Toulouse-Lautrec et Seurat, pour ce qui est des peintres français.

Quels sont ces courants internes ?[modifier | modifier le code]

On peut différencier deux sortes de peintures au sein du postimpressionnisme.

  1. L'influence de Seurat. Le tableau intitulé Un dimanche après-midi à l'île de la Grande Jatte représente la vie du dimanche à l'époque. Les peintres appartenant à ce mouvement font de la vie quotidienne leur sujet principal.
  2. Le « couple » Paul Gauguin / Vincent Van Gogh.

Van Gogh arrive à Paris en 1886 et découvre alors les peintures impressionnistes. Il se rend compte que cela ne correspondait pas à l'idée qu'il en a. Il choisit sa technique : beaucoup plus emportée, plus lyrique et plus expressionniste que celles des autres. Son influence est déterminante sur l'évolution de la peinture. On verra apparaître alors la peinture expressionniste allemande (les styles de peinture sont issus des styles précédents).

Paul Gauguin et Vincent Van Gogh sont amenés à vivre ensemble trois semaines à Arles. À ce moment, ils sont endettés, tendus et crispés. Gauguin vend donc quelques-unes de ses toiles à Théo, le frère de Vincent, en échange d'un peu d'argent. Les deux peintres ont des techniques qui les opposent. Pendant que Vincent s'impose d'aller peindre sur le motif (avec toiles et chevalet) quelles que soient les conditions climatiques, Paul, lui, peint de mémoire dans l'atelier.

Artistes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Peter Morrin, Judith Zilczer, William C. Agee, The Advent of Modernism. Post-Impressionism and North American Art, 1900-1918, High Museum of Art, , p. 40.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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