Gabriel Defrance

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Gabriel Defrance
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Gabriel Defrance vers 1930
Naissance
Limoges (Haute-Vienne)
Décès (à 74 ans)
Gentilly (Val-de-Marne)
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
Militaire, adjudant-chef
Activité principale
Tambour-major de la musique de la Garde républicaine
Autres activités
commission de musique de la FGSPF
Formation
Musicale

Gabriel Defrance, né le à Limoges (Haute-Vienne) et mort le à Gentilly (Val-de-Marne), est un musicien, tambour-major de la Garde républicaine, également à l’origine des fanfares de la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Limoges le , Gabriel Defrance[1] est incorporé le au 138e régiment d'infanterie comme engagé volontaire. Il meurt le à Gentilly (Val de Marne)[J 1].

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Instrumentiste baryton solo lors de son incorporation il est rapidement nommé sergent-tambour-major remplissant les fonctions de sous-chef. En 1901, il est le plus jeune tambour-major de l'armée et succède le à Charles Gourdin au poste de tambour-major de la Garde républicaine de Paris[2]. En 1927 il relève le défi du tambour-major de l'American Legion de passage en France au cours d'une fête organisée en l'honneur des hôtes américains. Celui-ci, réputé the best in the world, doit s’incliner et lui offre un tambour dédicacé[3].

II travaille à l'élévation du niveau de recrutement, au développement du répertoire et à l’évolution technique en introduisant dans sa formation le clairon à deux pistons. Il est appelé à faire valoir ses droits à la retraite[4] au grade d'adjudant-chef en 1933. Portant intérêt aux sociétés populaires il est à l'origine en 1906 de l'Union des fanfares de France et devient en 1912 le premier président de la commission de musique la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) pour lesquelles il établit des programmes progressifs. L'Académie de tambours et timbales qu’il créé en 1938 ne survit pas à la guerre[3].

La Fédération gymnastique et sportive des patronages de France[modifier | modifier le code]

Dès 1912 la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France — fondée par le docteur Paul Michaux en 1998 — éprouve la nécessité de doter ses musiques d'une commission spécifique[J 2]. Elle fait appel pour la présider à Gabriel Defrance[5] qui est mis en 1919 à la disposition de la FGSPF. Il y reste 40 ans jusqu'à son décès en 1952[J 3]. Il est le compositeur de la musique du Chant fédéral[6] — sur des paroles du Révérent Père Bellouard[J 3] — que chaque section de gymnastique interprète, avant l'exécution des exercices d'ensemble, pendant un demi-siècle lors des compétitions par équipes et dans les cars lors des déplacements[J 4].

Pendant les quarante années qu'il passe à la tête des musiques de la FGSPF les activités de celles-ci restent étroitement liées aux concours des sections de gymnastique qu'elles accompagnent. Cela n'est cependant pas un obstacle à leur développement : après la guerre, alors que les formations sont toujours appelées des cliques[J 5], pour sa première saison (1947-1948) la Fédération sportive de France (FSF) recense près de 29 000 musiciens à travers les 996 concours organisés par 43 unions départementales[J 6]. Le décès de Gabriel Defrance en marque une vacance de 3 ans dans la présidence de la commission[J 3] et il faut attendre 1955 pour que lui succède un de ses meilleurs disciples, Robert Goute[N 1], tambour-major de la Musique de l'Air depuis deux ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. décédé le 15 décembre 2014

Références[modifier | modifier le code]

  • Autres références
  1. Gabriel Defrance
  2. Fédération sportive et culturelle de France, « Organisation technique », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 6 avril 2016)
  3. a et b L’histoire de Gabriel Defrance
  4. Fédération sportive et culturelle de France, « Le tambour-major de la Garde républicaine va bientôt prendre sa retraite », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 9 avril 2016)
  5. La batterie fanfare, par Michel Mathieu
  6. Robert Hervet 1948, p. 57

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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