Pierre Laurent (homme politique)

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Pierre Laurent
Pierre Laurent, interviewé à la Fête de l'Humanité de 2013.
Pierre Laurent, interviewé à la Fête de l'Humanité de 2013.
Fonctions
Sénateur de Paris
En fonction depuis le
(5 ans et 27 jours)
Élection
Groupe politique Groupe communiste, républicain et citoyen
Prédécesseur Nicole Borvo Cohen-Seat
Président du Parti de la gauche européenne

(6 ans et 12 jours)
Prédécesseur Lothar Bisky
Successeur Gregor Gysi
Secrétaire national
du Parti communiste français
En fonction depuis le
(7 ans, 3 mois et 27 jours)
Réélection
Prédécesseur Marie-George Buffet
Conseiller régional d'Île-de-France

(5 ans, 8 mois et 27 jours)
Élection 21 mars 2010
Biographie
Date de naissance (60 ans)
Lieu de naissance Paris
Nationalité Française
Parti politique PCF
Père Paul Laurent
Diplômé de Université Paris 1
Profession Journaliste

Pierre Laurent, né le à Paris, est un journaliste et homme politique français, ancien directeur de la rédaction de L'Humanité, secrétaire national du Parti communiste français depuis le 20 juin 2010, sénateur de Paris depuis 2012 et président du Parti de la gauche européenne entre 2010 et 2016.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Laurent est le fils de Paul Laurent, député de Paris et numéro deux du PCF, à l'époque de Georges Marchais. Il milite à l'Union des étudiants communistes (UEC), dont il devient le secrétaire national en 1982, à l'âge de 25 ans, jusqu'en 1985.

Titulaire d'une maîtrise d'économie, il débute sa carrière comme journaliste à L'Humanité, sans avoir fait d'école de journalisme. Il devient le rédacteur en chef du quotidien dès 1999, à l'âge de 42 ans, puis directeur de la rédaction en , un an avant que le quotidien n'ouvre son capital à des investisseurs privés, parmi lesquels le Groupe Lagardère et TF1[1],[2]. Il entre en 2000, au 30e congrès, au Conseil national du PCF.

En 2009, lors du 33e congrès du PCF, il est le principal rédacteur du texte adopté par le Congrès[3], dont il fait l'introduction générale[4]. Il est nommé « coordinateur national », soit n° 2 du parti, chargé d'animer la direction collégiale du PCF. Il quitte alors ses fonctions à la direction de L'Humanité[5]. Bien que le quotidien connaisse depuis des années des difficultés financières, Pierre Laurent a bénéficié de plus de 550 000 € de salaire en huit ans[6]

Il conduit la liste « Ensemble pour des régions solidaires, écologiques et citoyennes » (Front de gauche, Alternative citoyenne, Alternatifs…) en Île-de-France pour les élections régionales de 2010[7],[8]. Cette liste n'arrive qu'en cinquième position et obtient 6,55 % des suffrages exprimés au premier tour, devant celles du NPA (3,13 %) et du MoDem (3,98 %).

Pierre Laurent succède à Marie-George Buffet comme secrétaire national en juin 2010[9].

En décembre 2010, il défend avec Francis Wurtz l'idée d'une initiative européenne consistant à collecter un million de signatures pour la création d'un « Fonds de développement humain » à l'échelon européen devant le 3e congrès du Parti de la gauche européenne (PGE). À l'issue de ce congrès, le , il est élu président du PGE[10]. Il exerce la présidence jusqu'au congrès de Berlin (16-18 décembre 2016) qui élit comme nouveau président Gregor Gysi[11]. Pierre Laurent est élu vice-président du PGE, conjointement avec 3 autres membres.[12]

Le , il devient sénateur à la suite de la démission de Nicole Borvo Cohen-Seat[13]. Il siège alors au sein du groupe CRC, le groupe où siègent les élus Front de Gauche dans la Chambre Haute. Il est nommé membre de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication à partir du .

Le dimanche 10 février 2013, il est réélu avec 100 % des voix au poste de secrétaire national du Parti communiste français (PCF). Pour la première fois depuis longtemps, aucune autre liste ne s'était présentée contre celle du secrétaire national sortant[14].

En juin 2015, il est désigné par le PCF pour être sa tête de liste aux élections régionales de 2015 en Île-de-France, mais les autres partenaires du Front de gauche, dont Clémentine Autain pour Ensemble !, sont peu enclins à lui confier la place de tête de la liste[15],[16]. Ils arrivent finalement à faire l'union autour d'une candidature du Front de gauche obtiennent 6,63 % des voix à l'issue du premier tour, et fusionnent avec celles de Claude Bartolone (PS) et Emmanuelle Cosse (EELV) au second : ils sont cependant battus par la liste Les Républicains-UDI-MoDem de Valérie Pécresse.

Début 2016, il se déclare favorable à une primaire à gauche[17],[18].

S'exprimant en mars 2016 au sujet de la crise migratoire en Europe, Pierre Laurent critique les propos de Manuel Valls voulant limiter le nombre d'entrées et prône « une politique d'accueil d'une autre ampleur »[19].

Seul candidat à sa succession, il est réélu à la tête du PCF le 5 juin 2016 avec 81 % des voix[20].

Lors du second tour de l'élection présidentielle de 2017 qui oppose Marine Le Pen à Emmanuel Macron, il appelle à voter pour le candidat En marche ![21].

Pour les élections sénatoriales de 2017 à Paris, il conduit la liste communiste « Paris en commun »[22]. Il est élu le [23].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Pour ses 112 ans, «L'Humanité» a besoin d'argent", par Frantz Durupt, dans Libération du 18 avril 2016 [1]
  2. "TF1 et Lagardère au secours de L'Huma", dans L'Obs du 16 mai 2001 [2]
  3. Sylvia Zappi, « Guerre de clans pour la succession de Marie-George Buffet au PCF », dans Le Monde (ISSN 0395-2037), 7 octobre 2008 [lire en ligne]
  4. Sébastien Crépel, « PCF : cinq idées à renforcer dans la base commune », dans L'Humanité (ISSN 0242-6870), 12 décembre 2008 [lire en ligne]
  5. Dany Stive, « Pierre Laurent quitte l'Humanité », dans L'Humanité (ISSN 0242-6870), 22 décembre 2008 [lire en ligne]
  6. Benjamin Dormann, Ils ont acheté la presse : Pour comprendre enfin pourquoi elle se tait, étouffe ou encense, 3e édition revue et augmentée, 2017
  7. Philomène Bouillon, « Le Front de gauche se pose comme “la” vraie gauche pour les régionales », dépêche AFP, 10 janvier 2010 [lire en ligne]
  8. Humanité.fr, 16 février 2010
  9. « 35e Congrès : un nouvel élan ! », sur le site du Parti communiste français.
  10. AFP, « Le Français Pierre Laurent élu à la tête du Parti de la gauche européenne », 5 décembre 2010 [lire en ligne]
  11. https://www.humanite.fr/gregor-gysi-il-faut-que-nous-parvenions-rassembler-davantage-628827
  12. http://www.european-left.org/gregor-gysi-elected-new-president-party-european-left
  13. Pierre Laurent au Sénat le 20 septembre, Le Figaro, 5 septembre 2012.
  14. Article sur la fin du 36e congrès du PCF, lepoint.fr, consulté le 10 février 2013.
  15. Raphaëlle Besse-Desmoulières, « Régionales : la candidature de Pierre Laurent sème la discorde », lemonde.fr, (consulté le 29 juin 2015)
  16. Rachid Laïreche, « Régionales : la candidature de Pierre Laurent sème la discorde », liberation.fr, (consulté le 29 juin 2015)
  17. "4 Vérités, 29 janvier 2016, 4 min/7 min"
  18. https://www.humanite.fr/primaires-des-gauches-le-pcf-pour-un-debat-et-un-socle-commun-avant-tout-candidat-599954
  19. Accueil des réfugiés : Alexis Tsipras et Pierre Laurent haussent le ton, lefigaro.fr, 11 mars 2016
  20. « Pierre Laurent, réélu à la tête du PCF, demande aux socialistes d’exclure Hollande », 20minutes.fr, 5 juin 2016.
  21. « Présidentielle: Pierre Laurent (PC) appelle à voter Emmanuel Macron », lefigaro.fr, 23 avril 2017.
  22. « senatoriales2017.senat.fr »
  23. Résultats des élections sénatoriales 2017 (Paris), site du ministère de l'Intérieur

Liens externes[modifier | modifier le code]

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