Notre-Dame-de-Garaison

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Notre Dame de Garaison
Image illustrative de l'article Notre-Dame-de-Garaison
Entrée de la Chapelle
Devise La voie de la réussite
Généralités
Pays Drapeau de la France France
Académie Toulouse
Coordonnées 43° 12′ 25″ nord, 0° 30′ 08″ est
Adresse 2 route de Cier
65670 Monléon-Magnoac
Site internet http://www.garaison.com/
Cadre éducatif
Type enseignement privé sous contrat d'association avec l'État
Directeur Joseph Corteggiani
Formation Collège,

Lycée général (S, ES et L), Lycée professionnel

Langues étudiées Français, Anglais, Espagnol, Allemand
Protection Monument historique
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
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Notre-Dame de Garaison est un sanctuaire marial et un établissement scolaire catholique à Monléon-Magnoac dans les Hautes-Pyrénées, allant de l'école primaire au baccalauréat. Le lieu est aussi un centre de pèlerinage. Le nom de Garaison vient de guérison, en raison de la réputation du pèlerinage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines (1515-1840)[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble de l'église et des bâtiments annexes de Notre-Dame-de-la-Garaison

En 1515, la Vierge Marie serait apparue trois fois à la jeune bergère Anglèze de Sagazan. Elle rapporte le message « Ici, je répandrai mes dons », « Je veux que l'on construise une chapelle », « N’oubliez pas de remercier Dieu de ses bienfaits ».

Une église est construite en 1540, à l’endroit précis de l’Apparition. De 1600 à la Révolution française, sous l’impulsion de l’évêque d'Oloron et des religieux résidents, Notre-Dame de Garaison est un important lieu de pèlerinage.

Sous l'Ancien Régime, l'enseignement est déjà un des aspects importants de l'activité du monastère. Dès l'origine, le niveau de l'école musicale attenante y est élevé, comme toujours dans ce type d'établissement alors lié à une église[1]. Le célèbre baryton François Lay (ou Lays), né en 1758, est d'abord sorti de cette maîtrise de garçons, élément du chœur professionnel lié lui aussi à l'édifice. L'objectif premier de ce type d'écoles était de former les interprètes (les chantres) nécessaires à la liturgie vocale dans les différents offices. Outre le chant et plus généralement la musique (y compris la composition), on y enseignait le jeu de plusieurs instruments dont le serpent et le basson, la viole de gambe puis le violoncelle, l'orgue et le clavecin. Pour cela, il était tout aussi indispensable que les élèves apprennent, dans le même établissement, le latin, la « grammaire », et les « comptes »[2]... Parmi les « maîtres de musique » (les maîtres de chapelle), on relève les noms d'Antoine Faguet[3] (vers 1751-53), puis de Dunand, ou Durand (maître de Lays).

La période contemporaine (1840 à nos jours)[modifier | modifier le code]

En 1841 une nouvelle école est ouverte. Son ambition y est plus vaste que dans les périodes précédentes. Le père Peydessus prend la direction de la communauté et du collège. Son action sera originale pour l’époque : il crée des conseils de professeurs, des assemblées de communautés et des rencontres avec les élèves.

En 1903, en application de la loi du 1er juillet 1901 qui interdit aux congrégations d'enseigner, le collège est fermé. Les religieux missionnaires de l'Immaculée Conception doivent partir. Pendant la première guerre mondiale, Garaison sert de camp d’internement. En 1923, les anciens élèves rachètent les bâtiments : les religieux peuvent revenir et le collège renaître.

En 2000, un incendie ravage l’établissement scolaire. Les membres de la congrégation, fidèles à leur mission, décident de restaurer entièrement les locaux.

L'Institution[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, l’Institution compte plus de 580 élèves de la maternelle à la terminale, principalement en internat dès le niveau primaire. L'Institution accueille des élèves étrangers de diverses nationalités, et propose un enseignement de FLE (français langue étrangère). Un « internat de la réussite » accueille des élèves en difficulté sociale ou familiale.

Les résultats aux examens pour la session 2016 sont les suivants:

96,6% de réussite au Baccalauréat, 90,1% de réussite au Brevet des Collèges.

La communauté religieuse (vingt personnes) s’occupe des paroisses environnantes et de l’accueil des visiteurs.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Prosper Bordedebat, Notre-Dame de Garaison depuis les apparitions jusqu'à la Révolution française. 1500-1792, Lourdes, Imprimerie de la Grotte, 1901, VIII-287 p. (2e éd. 1904, G. Lescher-Moutoué, X-281 p., ill.). Pour la musique, cf. les p. 101, 107, 123-124, 146-147, 155, 185 sqq., etc
  • Bernard Dompnier (Sous la direction de), Maîtrises & Chapelles aux XVIIe et XVIIIe siècles. Des institutions musicales au service de Dieu, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2003, 568 p. (Collection "Histoires croisées" publiée par le Centre d'Histoire "Espaces et Cultures", Clermont-Ferrand).
  • CENTRE D'HISTOIRE ESPACES ET CULTURES (CHEC), « Les musiciens d'église en 1790. Premier état d'une enquête sur un groupe professionnel », in : Annales historiques de la Révolution française, no 2, Université Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 2005, p. 57-82 (article rédigé par Stéphane GOMIS, Frédérique LONGIN, Laurent BORNE, Grégory GOUDOT et Bernard DOMPNIER, membres du « Groupe de prosopographie des musiciens » de l'Université de Clermont-Ferrand). Travail sur la série D XIX (90, 91, 92) des Archives Nationales.
  • François Turellier, Les orgues et les organistes de la cathédrale Sainte-Croix d’Orléans. Leur place à l'église et dans la ville, des origines jusqu'aux travaux d'Aristide Cavaillé-Coll, in : « L'Orgue, Revue trimestrielle publiée par l'Association des Amis de l'Orgue en coédition avec Symétrie », no 291, Versailles, Lyon, 2010-III, p. 3–33.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernard Dompnier (Sous la direction de), Maîtrises & Chapelles aux XVIIe et XVIIIe siècles. Des institutions musicales au service de Dieu, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise-Pascal, 2003.
  2. Hubert Billard, « Vieux souvenirs du chapitre cathédral d'Orléans », in : Annales religieuses du diocèse d'Orléans, 1897, p. 531.
  3. Michel Le Moël, « La situation des musiciens d'église en France à la veille de la Révolution », in : Recherches, XV, 1975.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]