No Pain No Gain

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No Pain No Gain
Description de l'image Pain & Gain Logo.png.
Titre québécois Coup musclé
Titre original Pain and Gain
Réalisation Michael Bay
Scénario Christopher Markus
Stephen McFeely
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
De Line Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame
Durée 129 minutes
Sortie 2013

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

No Pain No Gain[1] ou Coup musclé au Québec (Pain and Gain[2]) est une comédie d'action américaine réalisée par Michael Bay, sortie en 2013.

C'est le film à plus petit budget réalisé par Michael Bay depuis Bad Boys en 1995. Basé sur une histoire vraie et inspiré d'articles de presse parus dans le Miami New Times, le film revient sur les aventures criminelles du « Sun Gym Gang », qui s'est rendu célèbre entre octobre 1994 et juin 1995[3],[4],[5].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Daniel Lugo vit à Miami. Il est entraîneur personnel dans un centre de fitness appelé le « Sun Gym ». Pour Daniel, la forme physique est la chose la plus importante qui soit. Mais son existence ne lui plaît plus et il veut pouvoir accéder à une vie meilleure. Il prépare alors un plan pour dépouiller de tous ses biens l'un de ses clients, un riche homme d'affaires appelé Victor Kershaw. Pour l'aider dans son entreprise, Daniel va demander de l'aide à deux amis : Adrian Doorbal et Paul Doyle. Ensemble, ils vont voler toutes les possessions de Victor Kershaw. Mais cela ne leur suffira pas. Le succès de leur plan les conduira à reproduire leur opération sur d'autres victimes, sans savoir que cela les entraînera dans des péripéties à la fois loufoques et violentes.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Production exécutive : Scott Gardenhour

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (VF) sur RS Doublage[7] et AlloDoublage[8] ; Version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[9]

Box-office[modifier | modifier le code]

No Pain No Gain a rencontré un certain succès commercial, totalisant 86 175 291 $ de recettes au box-office mondial, dont 49 875 291 $ rien qu'aux États-Unis, pour un budget de production de 26 000 000 $[10]. Il s'agit du premier film de Michael Bay à ne pas atteindre le seuil des 100 000 000 $ de recettes mondiales. En France, le film a totalisé 327 085 entrées, devenant le premier film du réalisateur à ne pas atteindre le million d'entrées, score habituel de Bay[11].

Production[modifier | modifier le code]

Mark Wahlberg et Dwayne Johnson se retrouvent 3 ans plus tard après Very Bad Cops

Réception critique[modifier | modifier le code]

Dès sa sortie en salles, No Pain No Gain a reçu un accueil critique mitigé dans les pays anglophones, obtenant 49 % d'avis positifs sur le site Rotten Tomatoes, (basé sur cent-soixante-quatorze commentaires collectés), et une note moyenne de5,410[12], ainsi qu'un score de45100 sur le site Metacritic, (fondé sur quarante-deux commentaires collectés[13]). Toutefois, le film est bien jugé en France, obtenant une note moyenne de3,15 sur le site AlloCiné, (basé sur vingt-trois commentaires collectés[14]).

Anachronismes[modifier | modifier le code]

  • L'un des protagonistes roule en Plymouth Prowler, sortie en 1997, alors que le film se déroule entre 1994 et 1995[15].
  • On peut apercevoir une manette de GameCube chez Adrian Doorbal (quand Lugo tue Griga). La GameCube est sortie en 2001[15].

Rapport avec les faits réels[modifier | modifier le code]

L'article de Francisco Alvarado, du Miami New Times[16] "Pain & Gain" relatent la véritable histoire du "Sun Gym Gang" (4 avril 2013) et détaille l'ensemble des exactions commises par les membres du gang.

De plus, la Florida State Commission on Capital Cases publia et mit régulièrement à jour les résumés du procès, les informations judiciaires et les informations sur les infractions, les condamnations pénales et les développements juridiques et carcéraux après le procès pour les accusés. Cette information fut mise en ligne, en corrélation avec celle du Department of Corrections de Floride, du Prison Offender Network, qui publia régulièrement des renseignements à jour sur les détenus et le Death Row Roster[16].

Les différents membres du groupe furent condamnés, aux peines suivantes[16]:

  • Adrian Doorbal, né le 21 décembre 1971, condamnation à mort reçue le 31 août 1998 ,
  • Daniel Lugo, né le 4 juin 1963, condamnation à mort reçue le 31 août 1998,
  • John Mese: Mese fut inculpé le 2 octobre 1996 pour l'enlèvement, l'extorsion et les meurtres de Franck Griga et l'enlèvement de Marc Schiller. Le 20 juillet 1998, Mese fut condamné à 56 ans d'emprisonnement pour l'enlèvement et l'extorsion de M. Schiller. L'État a interjeté de la sentence devant la Cour d'appel du district de Floride. Le 15 janvier 2003, Mese a été condamné à 30 ans d'emprisonnement pour motif de complot en vue de commettre un racket et en 2004, Mese est décédé d'un accident vasculaire cérébral en prison,
  • John Raimondo: Raimondo a été inculpé le 2 octobre 1996 sur un chef d'accusation de complot en vue de commettre un racket, meurtre au premier degré (Furton), enlèvement (Furton) et tentative d'extorsion L'État a refusé de le poursuivre pour toutes les accusations, à l'exception de l'enlèvement, et Raimondo fut reconnu coupable et condamné à huit ans d'emprisonnement pour crime,
  • Jorge Delgado: En échange de son témoignage, Delgado fut condamné à deux peines de prison de 15 et 5 ans, pour son rôle dans les meurtres de Griga et Furton et la tentative de meurtre de Schiller.

En 1994, Sun Gym est un club de Fitness très prisé par les amateurs. Manager du club, Daniel Lugo engage à mi-temps au club de gym son ami, Noel "Adrian" Doorbal, originaire de Trinidad. Tout en prodiguant leurs conseils à leur clientèle, les deux s'associent dans une arnaque à la sécurité sociale par le biais de fausses sociétés de conseils médicaux par téléphone[16]

A l'été 1994, le chemin de Carl Weekes croise celui des deux culturistes véreux. Originaire de La Barbade, Weekes arrive de New York, et il a un casier judiciaire lourd: Pour lutter contre ses démons, il se jette à cœur perdu dans le Christianisme. Weekes se nourrit parfois grâce à des bons alimentaires. Il a un besoin urgent de boulot. En octobre 1994, Lugo demande à Weekes ainsi qu'à Doorbal s'ils sont intéressés pour se faire 100.000 $. Lugo leur fait croire qu'un homme d'affaires louche, Marc Schiller, lui a non seulement volé 100 000 $, mais qu'en plus ce dernier a extorqué pas moins de 200.000 $ à un autre membre du Club, un certain Jorge Delgado. En fait, ce dernier est en réalité un complice de Lugo, et associé en affaires de Schiller... Le plan est simple : kidnapper Schiller et lui faire avouer qu'il a volé de l'argent et le forcer à le rendre, prendre tout ce qu'il possède, sa maison comme son argent, ses placements financiers à l'étranger, sa voiture[16]

Schiller finit par céder. Le gang cherche alors à se débarrasser de lui en faisant passer son assassinat pour un accident de la route ; Mais il survit miraculeusement à ses blessures. Vivant caché et se remettant de ses blessures, Schiller engage le détective Ed du Bois pour retrouver la trace du gang et tenter de récupérer ses biens. En 1995, Lugo jette son dévolue sur une nouvelle victime : l'homme d'affaires Frank Griga. Griga est le parfait exemple de la réussite du rêve américain: il a bâti un empire basé sur le téléphone rose... En mai 1995, il tombe dans le piège tendu par Lugo. Celui-ci lui fait miroiter de juteux placements à l'étranger. Mais là, lune dispute éclate entre Lugo et Griga. Ce dernier a le crâne fracassé. Sa compagne, découvrant son amant mort, se met à hurler. Lugo la drogue avec un tranquillisant normalement utilisé par un vétérinaire pour les chevaux, avant de l'assassiner à son tour[16]

C'est alors que l'étau se resserre en même temps autour de Lugo et ses comparses. Du Bois les traque depuis des mois sans relâche. Il reçoit un coup de fil du Capitaine Al Harper, de la police de Miami, qui l'a aidé dans son enquête. Il lui explique qu'il a placé sous surveillance certains individus susceptibles d'être impliqués dans l'enlèvement du businessman hongrois. Les suspects travaillent au Sun Gym. Au petit matin du 3 juin 1995, 75 policiers des forces de police, le SWAT et des négociateurs spécialistes de la prises d'otages s'apprêtent à délivrer un mandat d'arrêt contre Daniel Lugo, Jorge Delgado et Adrian Doorbal. Même le propriétaire du club Sun Gym, John Mese, est sur la liste des personnes à interpeller. Delgado explose de rire à la lecture de son mandat d'arrêt. Cueilli chez lui, Adrian Doorbal n'offre aucune résistance, et se rend au QG de la police volontairement. En fouillant sa maison, la police découvre pleins d'objets ramenés de la maison de Marc Schiller, y compris son album photo de sa lune de miel avec sa femme[16]...

Mettre la main sur http://www.miaminewtimes.com/news/pain-and-gain-6396870 fut moins aisé. Il s'est déjà enfui aux Bahamas avec sa compagne. Cinq jours après l'arrestation de ses complices, il est arrêté à Nassau, et mis sur un vol commercial à destination de Miami. Sur le tarmac, un solide comité d'accueil l'attend... Accusé en juin 1995 de meurtres, extorsion, kidnapping et torture, Daniel Lugo attend avec ses complices de passer en procès, qui se déroule entre 1996 et 1998. En 1998, le cerveau du gang et Noel "Adrian" Doorbal sont condamnés chacun deux fois à la peine de mort[16]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « On n'a rien sans rien » en français.
  2. « Souffrir pour réussir » en français.
  3. (en) Pain & Gain, Part 1.
  4. (en) Pain & Gain, Part 2.
  5. (en) Pain & Gain, Part 3.
  6. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database.
  7. « Fiche du doublage français du film » sur RS Doublage, consulté le 2 juillet 2013.
  8. « Fiche du doublage français du film » sur AlloDoublage, consulté le 11 septembre 2013.
  9. « Fiche du doublage québécois du film » sur Doublage.qc.ca, consulté le 6 avril 2013.
  10. (en) « « Pain and Gain » : Box-office US et mondial », sur Box Office Mojo (consulté le 16 octobre 2013).
  11. « No Pain, No Gain : Box-office français », sur Jp Box-office (consulté le 16 octobre 2013).
  12. (en) « Pain and Gain », sur Rotten Tomatoes (consulté le 16 octobre 2013).
  13. (en) « Pain and Gain », sur Metacritic (consulté le 16 octobre 2013).
  14. « No Pain No Gain : Critiques presse », sur AlloCiné (consulté le 16 octobre 2013).
  15. a et b (en) « No Pain, No Gain: Goofs », sur imdb.com, IMDb (consulté le 11 août 2016)
  16. a b c d e f g et h Pete Collins, « Pain & Gain », Miami New Times,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]