NGC 3384

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NGC 3384
Image illustrative de l’article NGC 3384
La galaxie lenticulaire NGC 3384.
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Lion
Ascension droite (α) 10h 48m 16,9s[1]
Déclinaison (δ) 12° 37′ 45″ [1]
Distance 9,83 ± 0,71 Mpc (∼32,1 millions d'a.l.)[2]
Magnitude apparente (V) 9,9 [3]
10,9 dans la Bande B [3]
Brillance de surface 12,9 mag/as2[3]
Dimensions apparentes (V) 5,4 × 2,7[3]
Décalage vers le rouge 0,002348 ± 0,000008[1]
Angle de position 53°[3]
Vitesse radiale 704 ± 2 km/s[4]

Localisation dans la constellation : Lion

(Voir situation dans la constellation : Lion)
Leo IAU.svg
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie lenticulaire
Type de galaxie SB0^-(s)?[1] E/SB0[3] E/SB(s)0[5]
Dimensions 50 000 a.l.[6]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[5]
Date 11 mars 1784[5]
Désignation(s) NGC 3371
PGC 32224
UGC 5911
MCG 2-28-12
ZWG 66.21
PRC C-34 [3]
Liste des galaxies lenticulaires

NGC 3384 est une galaxie lenticulaire située dans la constellation du Lion à environ 32 millions d'années-lumière de la Voie lactée. Elle a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1784. Cette galaxie a aussi été observée par l'astronome britannique John Herschel le 10 avril 1825 et le 23 mars 1830. L'observation de 1830 a été inscrite au catalogue NGC sous la cote NGC 3371[5].

La galaxie NGC 3384 fait partie du groupe de M96 (NGC 3368). Ce groupe de galaxies, aussi appelé par certains groupe du Lion I, contient au moins 12 galaxies dont NGC 3299, M95 (NGC 3351), M96 (NGC 3368), NGC 3377, M105 (NGC 3379), NGC 3412 et NGC 3489[7]. Le groupe de M96 est en réalité l'un des deux sous-groupes du groupe du Lion I. L'autre sous-groupe est le triplet du Lion constitué des galaxies M65 (NGC 3623), M66 (NGC 3627) et NGC 3628[8]. Le groupe du Lion I est l'un des nombreux groupes du superamas de la Vierge.

Près d'une trentaine de mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 11,219 ± 3,190 Mpc (∼36,6 millions d'a.l.) [9], ce qui est à l'intérieur des distances calculées en employant la valeur du décalage [2].

Population stellaire[modifier | modifier le code]

Une étude basée sur la couleurs des étoiles montre que celles de NGC 3384 sont très âgées, plus d'un milliard d'années[10]. NGC 3384 est surtout composé d'étoiles de population II dont l'âge se situe entre 3 et 5 milliards d'années. Plus de 80% des étoiles de cette galaxie sont des étoiles de population II.

Trou noir supermassif[modifier | modifier le code]

Selon une étude réalisée auprès de 76 galaxies, le bulbe central de NGC 3384 renfermerait un trou noir supermassif dont la masse est estimée à 1,6+0,1
−0,2
x 107 [11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 3384 (consulté le 21 septembre 2019)
  2. a et b On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho.
  3. a b c d e f et g (en) « Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke » (consulté le 21 septembre 2019)
  4. On obtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  5. a b c et d (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 21 septembre 2019)
  6. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  7. A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)
  8. (en) « L'univers jusqu'à 100 millions d'années lumière, Le Superamas de la Vierge » (consulté le 10 septembre 2019)
  9. « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 22 septembre 2019)
  10. Abdel-Fattah Attia, H.A. Ismail1, I.M. Selim, A.M. Osman1, I.A. Isaa, M.A. Marie et A.A. Shaker, « Stellar Population Analysis of Galaxies based on Genetic Algorithms », Chinese Journal of Astronomy and Astrophysics, vol. 5#4,‎ , p. 347-355 (DOI 10.1088/1009-9271/5/4/002, Bibcode 2005ChJAA...5..347A, lire en ligne)
  11. Alister W. Graham, « Populating the galaxy velocity dispersion – supermassive black hole mass diagram: A catalogue of (Mbh, σ) values », Publications of the Astronomical Society of Australia, vol. 25#4,‎ , p. 167-175, table 1 page 174 (DOI 10.1088/1009-9271/5/4/002, Bibcode 2005ChJAA...5..347A, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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