NGC 3312

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NGC 3312
Image illustrative de l’article NGC 3312
La galaxie spirale NGC 3312.
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Hydre
Ascension droite (α) 10h 37m 02,5s[1]
Déclinaison (δ) −27° 33′ 54″ [1]
Distance 40,3 ± 2,9 Mpc (∼131 millions d'a.l.)[2]
Magnitude apparente (V) 11,9 [3]
12,7 dans la Bande B [3]
Brillance de surface 13,2 mag/as2[3]
Dimensions apparentes (V) 3,3 × 1,2[3]
Décalage vers le rouge 0,009627 ± 0,000030
Angle de position 175°[3]
Vitesse radiale 2 886 ± 9 km/s[4]

Localisation dans la constellation : Hydre

(Voir situation dans la constellation : Hydre)
Hydra IAU.svg
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie spirale
Type de galaxie SA(s)b pec?[1],[5] Sb[3]
Dimensions 126 000 a.l.[6]
Découverte
Découvreur(s) John Herschel[5]
Date 26 mars 1835[5]
Désignation(s) IC 629
PGC 31513
ESO 501-43
MCG -4-25-39
AM 1034-271
IRAS10346-2718[3]
Liste des galaxies spirales

NGC 3312 est une galaxie spirale située dans la constellation de l'Hydre à environ 131 millions d'années-lumière de la Voie lactée. Elle a été découverte par l'astronome britannique John Herschel en 1835. Cette galaxie a aussi été observée par l'astronome français Guillaume Bigourdan le 26 février 1887 et elle a été inscrite à l'Index Catalogue sous la cote IC 629.[5]

NGC 3312 par le projet Pan-STARRS.

La classe de luminosité de NGC 3312 est II et elle présente une large raie HI. NGC 3312 est aussi une galaxie LINER, c'est-à-dire une galaxie dont le noyau présente un spectre d'émission caractérisé par de larges raies d'atomes faiblement ionisés[1].

NGC 3312 fait partie d'un groupe de galaxies qui porte son nom. Le groupe de NGC 3312 compte au moins 11 galaxies : IC 2597, NGC 3285B, NGC 3314A, ESO 437-15, ESO 501-68, PGC 31441, PGC 31444, PGC 31496, PGC 31515 et PGC 31580[7].

NGC 3312 et donc toutes les galaxies du groupe de NGC 3312 font partie l'amas de l'Hydre (Abell 1060).[8] L'amas de l'Hydre est l'amas dominant du superamas de l'Hydre-Centaure[9].

Des mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 48,283 ± 5,808 Mpc (∼157 millions d'a.l.) [10], ce qui est à l'intérieur des distances calculées en employant la valeur du décalage [2].

Caractéristiques physiques[modifier | modifier le code]

La galaxie NGC 3312 semble être fortement déformée et elle présente des rubans de poussière pointues. La partie nord de la galaxie présente des extensions filamenteuses pointues et on observe également une structure interne en anneau dans la galaxie. La matière interstellaire dans la galaxie semble également très perturbée. Ces caractéristiques ont amené l’astronome Gérard de Vaucouleurs à suggérer que NGC 3312 était déformé par les galaxies elliptiques géantes NGC 3309 et NGC 3311 qui sont les galaxies elliptiques dominantes de l'amas de l'Hydre. Cependant, celles-ci sont trop éloignés et leurs différences de vitesse relative trop grandes pour qu'elles soient à l’origine des extensions filamenteuses observées dans NGC 3312. Il est plus probable que NGC 3312 interagisse avec le milieu intra-amas qui, de par son mouvement relatif, entraîne une pression dynamique qui déforme le milieu interstellaire de la galaxie. Ce phénomène est probablement à l'origine des extensions filamenteuses observées dans NGC 3312, comme en témoigne l'emplacement de la galaxie à proximité du noyau de l'amas, mais d'autres phénomènes comme des collisions galactiques ou une activité interne pourraient aussi en être la cause.[11]

Formation d'étoiles[modifier | modifier le code]

Bien que la structure morphologique de NGC 3312 soit semblable à celle d'une galaxie anémique, la brillance de surface de certaines régions suggère que la formation d'étoiles pourrait y être très active. L'extension filamentaire nord-ouest de NGC 3312 a une brillance de surface élevée et présente la texture nouée caractéristique des régions de formation d'étoiles actives dans les bras des galaxies spirales. De plus, la bande de poussière interne du NGC 3312 est entourée de condensations brillantes.[11]

Source radio[modifier | modifier le code]

Le noyau de NGC 3312 contient une source radio puissante non résolue. La densité de flux de la source radio dans le noyau est de 27 mJy et celle du disque, la plupart du temps présente dans les bras spiraux et dans les régions de formation d'étoiles, est de 24 mJy.[12]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 3312 (consulté le 28 août 2019)
  2. a et b On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho.
  3. a b c d e f et g (en) « Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke » (consulté le 28 août 2019)
  4. On obtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  5. a b c et d (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 28 août 2019)
  6. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  7. A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)
  8. O.G. Richter, « The Hydra I cluster of galaxies. V.A catalogue of galaxies in the cluster area. », Astronomy and Astrophysics Supplement Series (ISSN 0365-0138), vol. 77,‎ , p. 237-256 (Bibcode 1989A&AS...77..237R, lire en ligne)
  9. (en) « The Hydra Supercluster, Richard Powell, An Atlas of the Universe » (consulté le 23 août 2019)
  10. « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 28 août 2019)
  11. a et b J.S. Gallagher, « Possible optical evidence for ram-pressure-sweeping in the Hydra I cluster of galaxies », Astrophysical Journal, vol. 223#1,‎ , p. 386-390 (DOI 10.1086/156273, Bibcode 1978ApJ...223..386G, lire en ligne)
  12. P.M. McMahon, J.H. van Gorkom, O.-G. Richter et H.C. Ferguson, « H I imaging of NGC 3312 and NGC 3314a - A foreground group to the Hydra cluster? », Astronomical Journal, vol. 103,‎ , p. 399-404, 680-682 (AJ Homepage), page 401 (DOI 10.1086/116068, Bibcode 1992AJ....103..399M, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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