NGC 3628

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NGC 3628
Image illustrative de l’article NGC 3628
La galaxie spirale NGC 3628.
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Lion
Ascension droite (α) 11h 20m 17,0s[1]
Déclinaison (δ) 13° 35′ 23″ [1]
Magnitude apparente (V) 9,5[2]
10,3 dans la Bande B [2]
Brillance de surface 13,52 mag/am2[3]
Dimensions apparentes (V) 13,1 × 3,1[2]
Décalage vers le rouge 0,002812 ± 0,000003[1]
Angle de position 104°[2]

Localisation dans la constellation : Lion

(Voir situation dans la constellation : Lion)
Leo IAU.svg
Astrométrie
Vitesse radiale 843 ± 1 km/s[4]
Distance 11,8 ± 0,8 Mpc (∼38,5 millions d'a.l.)[5]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie spirale
Type de galaxie Sb pec[1] Sb[2] SBb[6] SBb? pec[7]
Dimensions 146 000 a.l.[8]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[7]
Date 8 avril 1784[7]
Désignation(s) PGC 34697
UGC 6350
MCG 2-29-20
CGCG 67-58
VV 308
Arp 317
IRAS 11176+1351[2]
Liste des galaxies spirales

NGC 3628, aussi appelé la galaxie du hambuger en raison de ressemblance avec le célèbre sandwich, est une vaste galaxie spirale vue par la tranche et située dans la constellation du Lion à environ 38 millions d'années-lumière de la Voie lactée. NGC 3628 a été découvert par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1784. NGC 3628, M65 et M66 forment un petit groupe de galaxies nommé le Triplet du Lion.

La classe de luminosité de NGC 3628 est II et elle présente une large raie HI. Elle renferme également des régions d'hydrogène ionisé et c'est une galaxie LINER, c'est-à-dire une galaxie dont le noyau présente un spectre d'émission caractérisé par de larges raies d'atomes faiblement ionisés[1].

De nombreuses mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 9,806 ± 2,299 Mpc (∼32 millions d'a.l.)[9], ce qui est à l'intérieur des distances calculées en employant la valeur du décalage[5].

Trou noir supermassif[modifier | modifier le code]

Selon un article basé sur les mesures de luminosité de la bande K de l'infrarouge proche du bulbe de NGC 3628, on obtient une valeur de 107,3 (20 millons de masses solaires) pour le trou noir supermassif qui s'y trouve[10].

Groupe de NGC 3627 (M66)[modifier | modifier le code]

Selon un article de A.M. Garcia paru en 1993, NGC 3628 est un membre du groupe de NGC 3627. Selon Garcia, ce groupe comprend quatre galaxies. Les trois autres galaxies sont NGC 3593, NGC 3623 (M65) et NGC 3627 (M66)[11]. Notons que M65, M66 et NGC 3628 forment ce qui est habituellement appelé le Triplet du Lion.

Les quatre galaxies mentionnées par Garcia apparaissent aussi dans un groupe indiqué dans un article publié par Abraham Mahtessian en 1998. Toutefois, le groupe décrit par Mahtessian comprend deux autres galaxies, soit NGC 3596 et NGC 3666[12]. On peut donc conclure que le Triplet du Lion est un sous groupe d'un groupe de galaxies comprenant six membres.

Interaction entre NGC 3627 et NGC 3628[modifier | modifier le code]

Une étude des émissions émises depuis NGC 3628 par les molécules de monoxyde de carbone (CO) et par l'hydrogène atomique neutre dans le domaine des ondes radio réalisée avec le réseau de radiotélescopes VLA (Very Large Array) a permis d'obtenir des informations intéressantes au sujet de la rencontre passée entre NGC 3267 et NGC 3268, deux galaxies membres du Triplet du Lion[13]. L'interaction gravitationnelle lors de cette rencontre a entrainé une série de processus dynamiques dans NGC 3628 incluant la formation d'une structure spirale dominante, une concentration très grande de matière stellaire et gazeuse dans le centre de la galaxie, la formation de deux résonances (en) de Lindblad largement séparées ainsi que la formation d'une barre gazeuse à l'intérieur de la résonance interne. Le rapport de la masse moléculaire à la masse atomique est également élevé dans NGC 3628 en raison de cette rencontre. On a aussi détecté une dense région d'hydrogène neutre qui n'est pas en rotation et qui semble avoir été enlevée des bras spiraux. Cette dernière caractéristique est visible sur les images sous la forme d'un bras spirale très important et parcuru par des couloirs de poussière[13].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e (en) « NASA/IPAC Extragalactic Database », Resultats pour NGC 3628 (consulté le 25 décembre 2019)
  2. a b c d e et f « Les données de «Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke» sur le site ProfWeb, NGC 3600 à 3699 »
  3. La brillance de surface (S) se calcule à partir de la magnitude apparente (m) et de la surface de la galaxie selon l'équation
  4. On obtient la vitesse de récession d'une galaxie à l'aide de l'équation v = z×c, où z est le décalage vers le rouge (redshift) et c la vitesse de la lumière. L'incertitude relative de la vitesse Δv/v est égale à celle de z étant donné la grande précision de c.
  5. a et b On obtient la distance qui nous sépare d'une galaxie à l'aide de la loi de Hubble : v = Hod, où Ho est la constante de Hubble (70±5 (km/s)/Mpc) . L'incertitude relative Δd/d sur la distance est égale à la somme des incertitudes relatives de la vitesse et de Ho.
  6. (en) « NGC 3628 sur HyperLeda » (consulté le 25 décembre 2019)
  7. a b et c (en) « Site du professeur C. Seligman » (consulté le 25 décembre 2019)
  8. On obtient le diamètre d'une galaxie par le produit de la distance qui nous en sépare et de l'angle, exprimé en radian, de sa plus grande dimension.
  9. « Your NED Search Results », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le 28 décembre 2019)
  10. X.Y. Dong et M.M. De Robertis, « Low-Luminosity Active Galaxies and Their Central Black Holes », mars, vol. 131#3,‎ the astronomical journal, p. 1236-1252 (DOI 10.1086/499334, Bibcode 2006AJ....131.1236D, lire en ligne)
  11. A.M. Garcia, « General study of group membership. II - Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G)
  12. Abraham Mahtessian, « Groups of galaxies. III. Some empirical characteristics », Astrophysics, vol. 41 #3,‎ , p. 308-321 (DOI 10.1007/BF03036100, lire en ligne, consulté le 21 septembre 2018)
  13. a et b Zhang Xiaolei, Wright Melvyn et Paul Jansen, « High-Resolution CO and H i Observations of the Interacting Galaxy NGC 3627 », Astrophysical Journal, vol. 418,‎ , p. 100 (DOI 10.1086/173374, Bibcode 1993ApJ...418..100Z, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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