Murato

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Murato
Panorama de Murato
Panorama de Murato
Blason de Murato
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Biguglia-Nebbio
Intercommunalité Communauté de communes du Nebbiu
Maire
Mandat
Ferdinand Ugolini
2014-2020
Code postal 20239
Code commune 2B172
Démographie
Population
municipale
609 hab. (2014)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 41″ nord, 9° 19′ 36″ est
Altitude 497 m (min. : 239 m) (max. : 1 112 m)
Superficie 20,38 km2
Localisation

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Murato (Muratu en langue Corse) est une commune française, située dans le département de la Haute-Corse en région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Murato est située à l'extrême sud du Nebbio, une région naturelle septentrionale de l'île, s'étendant au sud du golfe de Saint-Florent entre la Balagne et la plaine de la Marana. Au nord se trouve l'agglomération bastiaise, et au sud la Costera.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rapale Vallecalle Vallecalle Rose des vents
Piève N Rutali
O    Murato    E
S
Bigorno Campitello Scolca

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans l'En-Deçà-des-Monts (Cismonte en langue corse) ou « Corse schisteuse » au nord-est de l'île[Note 1]. Son sol repose en grande partie sur des gneiss du chaînon secondaire méridional de la Serra di Tenda.

La superficie de la commune est de 2 038 ha, toute en zone montagneuse. Le point le plus bas (234 m) se situe au lieu-dit Sant' Anastasia au nord de la commune, et le plus haut (1 112 m) à Pinzelli, sur la même ligne de crête que Cima-a-u-Spazzolu (1 234 m Scolca) au sud.

La commune est traversée par la rivière Bevinco. Sur le versant le plus ensoleillé de sa vallée a été construit le village. L'ubac est vert, boisé. Face au village se situe la forêt d'Avillani sur le flanc nord du Battagliole (941 m). Le bas de la vallée est occupé par une grande châtaigneraie. Celle-ci est entretenue et exploitée (la farine de châtaigne de Murato est réputée). Plus haut et à l'est, la forêt de Galghete « à cheval » sur Murato et Rutali. Une partie de celle-ci est englobée dans la forêt territoriale de Stella couvrant les hauteurs du massif de Stella.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Bevinco qui prend sa source sous le nom de ruisseau de Teti sur Lento, à l'est du monte Reghia di Pozzo (1 469 m), puis celui de ruisseau de Figarella, traverse la commune dans un axe SO-NE. Il est le principal cours d'eau communal. Durant cette traversée, il reçoit les eaux de plusieurs affluents : ruisseau de Bussu[1], ruisseau de Forcali[2], ruisseau de Nepita[3], ruisseau de Sualello[4] long de 2,6 km, et ruisseau de Felicione[5] qui marque une partie des limites orientales de Murato.

Le ruisseau de Fornello (ou ruisseau de Salinelle)[6] qui a sa source sur les flancs du monte Pietesco (698 m) situé à l'ouest du village, est un affluent du fleuve Aliso.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

L'accès routier principal est la route D5 qui démarre au carrefour stratégique du col de Santo Stephano (San Stefanu) à 368 m d'altitude. La D5 traverse le village pour rejoindre la vallée du Golo à Ponte-Novo (Castello-di-Rostino) via le col de Bigorno (885 m).

La D305 permet également d'accéder au cœur de Murato via le village de Rutali distant de 6,5 km. C'est une étroite route sinueuse dont la jonction avec la D82 (route reliant le rond-point dit du pont de fer à Saint-Florent au rond-point d'Ortale de Biguglia sur la RN 193), est située près du col de la Vierge (451 m - Olmeta-di-Tuda) sur la rive droite du Bevinco.

Enfin, depuis le nord-est de la commune traversé par la D62, route reliant la RN 193 depuis le rond-point de Casatorra à Biguglia à la route D81 (entrée orientale des Agriate) et qui passe au col de Santo Stephano, une bretelle permet d'arriver à Murato au lieu-dit San Michele.

Transports[modifier | modifier le code]

Il existe des transports en commun sur la commune : taxis, transports en commun et transports touristique en autocars.
Le village est distant de 22 km de Bastia, la métropole régionale. La gare des Chemins de fer de la Corse la plus proche est celle de Biguglia à 14 km. L'aéroport le plus proche est celui de Bastia, distant de 27 km. Le port de commerce de Bastia se trouve à 28 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Vue du village

Le village est construit à une altitude moyenne de 500 mètres (504 m à l’Incrucciata, carrefour central jonction des routes D5, D305 et rue menant au haut du village), sur l'adret de la rivière Bevinco. Le bâti se compose de maisons anciennes encore nombreuses aux murs de pierres apparentes et aux toits de lauzes mais aussi de maisons rénovées et de constructions nouvelles aux toits de tuiles rouges.

Il est constitué de plusieurs quartiers anciens et lieux-dits : Muratu Sopranu, Muratu Sottanu, Padulaccio, Cucinaja, Albarelle, Couvento, Milelli, Peru, San Giovanne, Costa di a Fornu, Campatile, Castagne, U Mucale, Poggiola, et du hameau de Patronale.

De l'église pisane du XIIe siècle aux trois ponts génois, les églises et chapelles, en passant par les nombreux paghlaghji dans la campagne ainsi que les vieux édifices encore debout, les fours, les lavoirs et les fontaines, l'Histoire de Murato est retracée dans les différentes époques traversées.

De nos jours, Murato est un gros bourg qui possède une école primaire publique, une brigade de la Gendarmerie nationale et un bureau de poste, où l'on trouve des commerces d'alimentation (boucherie, épicerie, boulangerie pâtisserie), des débits de boissons et de restauration ainsi qu'une entreprise d'autocars - taxi.

Le fait que le village soit seulement distant de 23 km de Bastia, la métropole départementale, et qu'il soit relié à la RN 193 (2x2 voies) par la récente D82 dite route d'Ortale, permet aux personnes travaillant dans l'agglomération bastiaise de résider au village. Sa population était en 2006 de 586 habitants en hiver. Elle double en été.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du mot mur avec le suffixe latin -atum, donnant le sens de « clos de murs ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Du temps des Romains, d'après Ptolémée, la Corse était habitée par douze nations. Les Cilebenses, que l'historien Xavier Poli préfère lire les Nibolensii[7], occupaient l'ancien pays du Nebbio. Cersunum et Ostricon étaient leurs principales civitates. Un des cinq évêques de la Corse[8] avait sa résidence à Cersunum, /Cathédrale de Nebbio[9].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au commencement du XIe siècle les Sarrasins, fortement éprouvés par les échecs subis en France et en Italie, avaient perdu du terrain en Corse. Petrus Cyrnæus écrira au XVe siècle : « les Pisans, dont la république était alors florissante, envoyèrent en Corse une flotte commandée par Lucio Aliata... Comme personne dans la noblesse n'osait plus affronter les Maures, un plébéien Alessio, se chargea, dit-on, de les combattre. Ayant débarqué à Saint-Florent, il coula, sous les yeux de son armée, sa flotte tout entière, afin de se rendre tout retour impossible et de donner à ses soldats plus de courage en face du danger. Il fallait, disait-il, vaincre ou mourir. Il attaqua les Maures, les vainquit dans une grande bataille et les chassa de l'île. C'est ainsi que les Corses furent soumis aux Pisans »[7]. L'église San Michele de Murato fut construite au XIIe siècle par les Pisans.

Dans Voyage en Corse, Mérimée situait à Murato l'église Saint-Césaire du XIIIe siècle, considérée comme la jumelle de l'église San Michele, qui se trouve aujourd'hui sur la commune voisine de Rapale.

Remarque : quoique reprise sur Murato dans la base Palissy du Ministère de la Culture[10], l'église Saint-Césaire est repris sur la commune de Rapale sur un autre site du Ministère de la Culture[11].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pieve San Quilicu.

Au XVIe siècle existait la pieve de Santo Quilico, peuplée d'environ 2 000 habitants vers 1520. Les lieux habités étaient : Soriu, la Pieve, Zigliani, Rapalle, la Juncha, la Carasincha, Morato Sottano, Morato Soprano, Loreto, Petra di Loreto. Devenue la pieve du Bevincu au XVIIIe siècle, elle sera en 1789 le canton de Murato.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Église A Nunziata et l'ancien couvent

1600-1769 : les de Marchetti étaient les seigneurs de Murato.

An 1600 : L’Aretta se dépeuple et Murato Supranu et Murato Suttanu se développent. Pour des raisons de commodité l'église St Jean l’Evangéliste devient co-paroissiale avec l'église San Michele (Saint Michel), jugée désormais trop distante du gros de la population, d’autant plus qu’un nouveau quartier va naître autour du nouveau couvent construit par les moines récollets en 1615. L’église conventuelle dédiée à saint Michel et à l’Annonciation (A Nunziata) verra le jour le siècle suivant.

Couvent de Murato, Pascal Paoli et la frappe de la monnaie Corse[modifier | modifier le code]

Le couvent aura une vie mouvementée au cours des révolutions de Corse.

En 1754, le père supérieur du couvent Fra Giovanni reçoit un billet signé de Giuseppe Doria, le tout nouveau gouverneur génois de Bastia qui le remercie pour son dévouement à la cause génoise.

En 1755, Pascal Paoli débarque en Corse et expulse les moines, il transformera le couvent en quartier général jusqu’en 1767.

Pourquoi Pascal Paoli choisit-il Murato ? Cette position à un tiers de route de Bastia permettait le verrouillage du Golo par A Custera, des descentes rapides sur la citadelle de Saint-Florent et une surveillance aisée des abords de Bastia. En outre c’était le village de son lieutenant Achille Murati et de Giuseppe Barbaggi.

Pour échapper définitivement aux anciennes servitudes et aussi pour un tirer le profit qu’en tirent d’autres États, il convient de frapper dès que possible, aux armes du royaume, une monnaie de cuivre et d’argent, en quantité suffisante pour couvrir les besoins de la vie courante à l’intérieur du pays. La frappe de la monnaie a lieu au Palais de la Monnaie Corse, dans la maison de son neveu Giuseppe Barbaggi, époux en seconde noce de Dionisa, la fille de Clément Paoli, lequel se vit confier le grand dessein de la consulte de Vescovato du 24 mai 1761.

À Zecca : après d’immenses difficultés pratiques, réserves métalliques, création d’un atelier monétaire autonome avec fours, lamineur, presse, découpoir, bains de blanchissement, et le recrutement de personnels spécialisés, la difficulté suprême étant de faire graver des jeux de coins de qualité et qui s’usaient vite !

On grava donc les jeux pour les pièces de :

20 soldi (argent) = u Ventinu = 1 livre

10 soldi (agent) = u Decinu = ½ livre

4 soldi (billon) = u Quatrinu

2 soldi (billon) = u Duppione

8 denari (billon) = u Baioccu

Le 1 soldo ne sera émis qu’en 1768 à Corte.

Toutes ces pièces furent émises en 1763, millésimées avec les coins de 1762. En effet l’entrée en activité de l’hôtel des monnaies de la Corse fut le 26 février 1763. Un mois plus tard, succès total, on disposait assez d’argent pour verser la solde de la troupe et « tout le monde (dit-on) voudrait en détenir ». Ce qui n’est pas du goût du commissaire général de Gènes à Bastia qui annonce des sanctions contre les utilisateurs de « fausse monnaie » qualifiées de « falsifiées et adultérines »… Il faudra inventer de nouveaux impôts et des collectes diverses pour approvisionner en matériaux précieux A Zecca de Murato, dont le fameux « tabernacle » (ostensoir) en argent, de Torino, ainsi qu’un impôt spécial sur le clergé.

La consulte de mai 1761 ayant décidé de frapper les monnaies « aux armes du royaume de Corse », les types de monnaies porteront au droit une « tête de maure, tournée à dextre, animée (avec yeux), perlée (à pendant d’oreille), colletée (collier de perles), portant tortil (bandeau sur la nuque).

Le premier maître monnayeur fut Pierre Ortosani, payé 4 000 livres par mois. On y décrit un contremaître (Suzzoni), six ouvriers, quatre auxiliaires et un attaché aux écritures.

On a pu compter 22 types de monnaie, mais nous ne connaissons pas l’importance de chaque émission, parfois fort rare comme le 20 soldi de 1762 retrouvé en un seul exemplaire au cabinet impérial de Saint-Petersbourg.

L’expédition de 1767, la conquête de Capraia par Achille Murati entraînera de lourdes dépenses, aggravées encore au lendemain du succès militaire (4 000 livres par mois). En septembre 1767 prendra fin la production de la monnaie corse à Murato. Les dernières fontes auront lieu les huit premiers jours du mois courant octobre 1767, le transport de la Zecca sur Corte nécessitera 36 convois muletiers conduits par des hommes d’Orezza. Pourquoi ce déménagement ? L’étau se resserre autour de Murato, les armées françaises s’y installeront dès 1768, le couvent étant transformé en hôpital militaire par les troupes royales.

C’est désormais aux environs de Murato que tout se joue : Oletta, Chjesa Negra, A Custera. Ponte Novu le 9 mai 1769. Barbaggi s’exilera avec Paoli à Londres.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts

1789 : la pieve du Bevinco est remplacée par le canton de Murato. Celui-ci est composé des communes de Murato, Piève, Rapale et Rutali.

1839 : Prosper Mérimée visite le Nebbio le 1er et 2 octobre. Le premier jour il se rend à Murato avec le sous-préfet de Bastia, Morati, et son épouse. À cette occasion il signale s'être délecté « d'admirables jambons ».

Depuis 1870, toutes les guerres ont fait payer un lourd tribut à la commune. Sur le monument aux morts sont gravés les noms de ses enfants morts : 1870 : 8, 1896 : 1 (Madagascar), 1914 : 13, 1915 : 22, 1916 : 7, 1917 : 7, 1918 : 11, 1919 : 3 et 1939-1945 : 13, soit au total 85.

1971-1973 : Le nouveau canton de Haut-Nebbio est créé avec la fusion imposée des anciens cantons de Lama, Murato et Santo-Pietro-di-Tenda.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Ferdinand Ugolini[12] DVG Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[14],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 609 habitants, en augmentation de 0,33 % par rapport à 2009 (Haute-Corse : 5,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
474 632 720 673 787 890 922 979 1 024
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 069 1 029 1 073 1 086 1 206 1 044 1 079 1 072 1 182
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 049 992 959 1 022 1 013 877 1 027 1 012 542
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014 -
538 538 533 565 555 586 614 609 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006 [16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L école du village se compose d'une école maternelle et primaire. Il y a deux classes multi niveau

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

  • San Michele, la fête patronale est le 08 Mai
  • L'église San Michele est le point de départ d'un petit train touristique. Ce train sur pneus permet de découvrir le village qui s'étend de part et d'autre de la route D5 et longe le Bevinco.

Sports[modifier | modifier le code]

Randonnées[modifier | modifier le code]

Un sentier patrimonial nommé "Histoire de pierres et d'eau à Muratu", a pour point de départ le lieu-dit San Michele situé à l'entrée du village.

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est le seul pratiqué à Murato. L'église paroissiale de l'Annonciation (A Nunziata) relève du diocèse d'Ajaccio. En été, des concerts y sont donnés.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église San Michele[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Michel de Murato.

San Michele est une petite église d'architecture romane, l'une des plus belles de Corse. Elle se situe à l'entrée du village en venant du col de Santo Stefano.

Autres patrimoines religieux[modifier | modifier le code]

  • Église de l'Annonciation (A Nunziata) située quartier Couvento, elle a été récemment restaurée. L'église édifiée au XVIIIe siècle, est accolée à l’ancien couvent construit en 1615 par des franciscains récollets. Pour faire du couvent son quartier général entre 1755 et 1767, Pascal Paoli en chassa les occupants car les moines étaient proches des Génois et étaient peu sensibles à ses idées.
  • Chapelle Saint-Jean l'Évangéliste (San Giovanni Evangelista) au quartier éponyme. (XVIe siècle ?). Au début du XVIIe siècle, elle était co-paroisse avec l'église San Michele. Elle a la particularité d'avoir un clocher triangulaire. Elle est située sur le sentier patrimonial qui fait la boucle du village et de ses alentours.
  • Chapelle Saint-Roch (San Roccu) à l'ouest du village. Elle est également située sur le sentier patrimonial qui fait la boucle du village et de ses alentours.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le Palais de la Monnaie Corse[modifier | modifier le code]

Le Palais de la Monnaie Corse est une demeure en pierre et lauze édifiée à partir de 1437 par la famille Morati. Il a été occupé non seulement par Giuseppe Barbaggi, mais également le sous-préfet de Bastia, Tiburzio Morati, qui y a accueilli Prosper Mérimée le 1er octobre 1839. Mérimée signalera, pour l'anecdote, s'y être délecté d'admirables jambons. Le petit-fils de Tiburzio Morati, François de Morati-Gentile, était lui-même par sa mère, petit-neveu de Colomba Carabelli, veuve Bartoli de Fozzano, qui a inspiré le récit de Colomba.

Par une tradition de famille, François de Morati-Gentile tenait de sa grand-tante Colomba et de son aventure l'anecdote suivante : Les Durazzo, ennemis des Bartoli-Carabelli, faisaient construire une tour crénelée devant la maison de leur adversaire. Colomba, sachant le but de cette construction, somma le maçon qui y travaillait de n'avoir pas à continuer. L'ouvrier passa outre. Colomba descendit alors dans son jardin attenant à la tour et se mit à allaiter son enfant après avoir caché un fusil sous une meule de foin. Elle répéta son injonction au maçon et finalement lui lâcha son coup. Elle replaça tranquillement l'arme sous le foin et continua à allaiter le bébé. On accourut au bruit de la détonation ; le maçon blessé fut chevaleresque et la gendarmerie intervenue ne comprit goutte à l'affaire. Colomba Carabelli eut connaissance vers 1854 du livre qui avait inspiré son nom et n'en fut nullement choquée.

Les ponts génois[modifier | modifier le code]

Pont de Torreno

Murato a le privilège de posséder 3 ponts génois :

  • le pont de Torreno, pont à trois arches à une cinquantaine de mètres en amont du pont de la route D82 sur le Bevincu à 317 m d'altitude. Cet ouvrage a la particularité d'avoir ses trois piles construites sur une commune différente : Olmeta-di-Tuda, Murato et Rutali.
  • Toujours sur le Bevinco, en amont du village à 493 m d'altitude, le 1er pont de Santa-Lucia se trouvant à 150 m sous la D5 à la sortie Ouest du village, et
  • Plus en amont à 527 m d'altitude, le 2e pont de Santa-Lucia à moins de 50 m et en contrebas de la D5. Il est appelé pont de la Croix des 4 vents car il est situé au pied de la croix aux 4 vents.

Autres[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts, érigé sur le parvis de l'église de l'Annonciation. Le monument porte le nom des enfants de Murato morts pour la patrie depuis la guerre de 1870. Le tribut est lourd : 85 noms y sont gravés !
  • Fontaines et lavoirs anciens. Ils font partie des ouvrages à découvrir en parcourant le sentier patrimonial (boucle du village et de ses alentours).

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Sentier "Histoire de pierres et d'eau à Muratu"

Il existe un sentier patrimonial, "Histoire de pierres et d'eau à Muratu", dont le point de départ est situé au lieu-dit San Michele.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Murato est concernée par une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Crêtes Mont Asto Mont St Angelo

Situé dans le nord de l'île, le massif du Tenda assure la transition entre la chaîne du Cap Corse et celle de San Petrone en Castagniccia. La zone concerne neuf communes. Les crêtes du Tenda apparaissent très dénudées avec une végétation arborescente pratiquement absente. Les causes sont principalement liées à la déforestation pour la mise en culture de terrasses. Celles-ci sont encore bien visibles[17].

Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites d'Intérêt Communautaire (Dir. Habitat)
Massif du Tenda et forêt de Stella
La commune abrite un SIC de la directive "Habitats, faune, flore", d'une superficie de 3 055 ha, inscrit à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche FR9400598 - Massif du Tenda et forêt de Stella[18].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Canavaggio : biographe et spécialiste de Cervantès
  • Giuseppe Fieschi : anarchiste
  • Raúl Leoni : président de la République du Venezuela de 1964 à 1969. Son adversaire aux présidentielles de 1963 était Pietri, originaire du Cap Corse
  • Tiburzio Morati : sous-préfet de Bastia
  • Sixte Ugolini : bâtonnier de Marseille
  • Marcel Bianchi : guitariste
  • Paul Penciolelli, secrétaire de Clemenceau de 1910 à 1917, avocat, écrivain, maire du XXe arrondissement de Paris.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. par opposition à l'Au-Delà-des-Monts (Pumonte) ou Corse granitique au sud-ouest
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Bussu (Y7311040) » (consulté le 12 mai 2015)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Forcali (Y9101040) » (consulté le 12 mai 2015)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Nepita (Y7310540) » (consulté le 12 mai 2015)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Sualello (Y7021160) » (consulté le 12 mai 2015)
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Felicione (Y7601060) » (consulté le 12 mai 2015)
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Salinelle (Y7500540) » (consulté le 12 mai 2015)
  7. a et b La Corse dans l'Antiquité et le haut Moyen Âge X. Poli p. 61
  8. « Vers l'an 400 la Corse comptait une quinzaine de diocèses » Alérius Tardy in Fascinant Cap Corse, Bastia-Toga 1994
  9. R. Cagnat, Étude sur les cités romaines de la Tunisie, dans le Journal des Savants, année 1896, p. 406
  10. Palissy Murato
  11. http://www.culture.fr/recherche/?typeSearch=collection&SearchableText=Rapale&portal_type=CLT_Site_Note
  12. http://murato.fr/la-mairie/le-conseil-municipal-r8-p15.html
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  17. ZNIEFF 940013187 - Crêtes Mont Asto Mont St Angelo sur le site de l’INPN.
  18. FR9400598 .html Fiche FR9400598  - Massif du Tenda et forêt de Stella sur le réseau Natura 2000 (consulté le 18 juin 2014)