Bigorno

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Bigorno
Bigornu (co)
L'église Santa Maria Assunta et la montée au col de Bigorno
L'église Santa Maria Assunta et la montée au col de Bigorno
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Golo-Morosaglia
Intercommunalité Communauté de communes de Marana-Golo
Maire
Mandat
René Graziani
2014-2020
Code postal 20252
Code commune 2B036
Démographie
Gentilé Bigornais
Bigurninchi (co)
Population
municipale
78 hab. (2012)
Densité 8,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 49″ N 9° 18′ 05″ E / 42.5302777778, 9.3013888888942° 31′ 49″ Nord 9° 18′ 05″ Est / 42.5302777778, 9.30138888889  
Altitude 650 m (min. : 132 m) (max. : 1 106 m)
Superficie 8,94 km2
Localisation

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Bigorno (en corse Bigornu, prononcé [biˈwoːɾnu]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse en région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Bigorno est une commune de la basse vallée du Golo (rive gauche), l'une des treize communes du canton d'Alto-di-Casacconi, dans l'ancienne piève de Bigornu. Elle appartient à la microrégion de la Costera, au cœur de la Bagnaja (région de Bastia).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sorio Piève Murato Rose des vents
Lento N Campitello
O    Bigorno    E
S
Lento Castello-di-Rostino Bisinchi

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue du San Petrone depuis le col de Bigorno

Bigorno fait partie de l'En-Deçà-des-Monts (Cismonte en langue corse), dans la « Corse schisteuse » au nord-est de l'île (par opposition à l'Au-Delà-des-Monts et à la « Corse granitique » au sud et à l'ouest). La commune se trouve dans le prolongement de l'arête schisteuse du Cap Corse qui se poursuit avec le massif du San Petrone et se termine au sud de la Castagniccia.< br /> Son sol est fait :

  • d'ophiolites, qui sont en certains endroits, des roches volcaniques très résistantes, laves basiques au secondaire nommées pillows-lavas souvent déformés et transformés par le métamorphismes alpin en prasinites de teinte verte due à la présence d'épidote, et dans d'autres, des roches magmatiques nommées péridotites le plus souvent transformées en serpentinites, teintées en vert par l'olivine ;
  • de schistes lustrés édifiés au tertiaire, roches qui s'altèrent facilement et sont souvent la cause de glissements de terrain. Soumise à de fortes précipitations fréquentes au printemps et en automne, la commune a connu des inondations et des coulées de boue, les plus récentes s'étant produites les 27 et 28 novembre 2008 et le 29 mai 2007.

Son territoire s'étend des crêtes dominant la vallée jusqu'au fleuve Golo, en une bande étroite en forme d'entenoir se terminant au lieu-dit Campo Longo, représentée au nord par le vallon du ruisseau de Pietra Pinzuta, puis celui du ruisseau de Sanguinelli, petit affluent du Golo. Sous le col, nait le ruisseau de Stretta qui alimente le ruisseau de Sanguinelli.

Le plus haut sommet est à l'altitude de 1 106 m, proche du mont Pietrapolo (1 104 m) situé à l'extrême nord de la commune. Sur les hauteurs, entre la crete di e lime et Novale Piane, la route D5 franchit le col de Bigorno à 885 mètres d'altitude pour rejoindre le Nebbio par Murato. Au-dessus du village qui est construit à une altitude moyenne de 675 m, l'environnement montagneux de serpentine, une roche verte, présente une rare et basse végétation.

Par beau temps, la vue est exceptionnelle sur le golfe de Saint-Florent et sur partie de la Castagniccia notamment sur le Monte San Petrone, par-delà la vallée du Golo.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Golo est le principal cours d'eau de Bigorno dont il longe les limites méridionales sur environ 650 m. Sur ce parcours, il reçoit les eaux de son affluent (rg) le ruisseau de Sanguinelli[1] lui-même alimenté par des torrents tels les ruisseaux de Sretta[2] et de Pietra Pinzuta[Note 1].

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le village se situe à une altitude moyenne de 650 m, soit à l'étage intermédiaire entre ligne de crête et lit du Golo, à l'adret de sa basse vallée. En-dessous du village les flancs de la montagne sont couverts d'un épais et haut maquis composé essentiellement d'arbousiers et de bruyères et de chênes verts. Les hauteurs de la commune qui comportent le col de Bigorno, sont balayées par les forts vents d'ouest et du nord-ouest. Elles présentent des roches schisteuses nues. La rare végétation montre bien la rudesse du climat. Aux alentours du col, pousse l'arba barona (thymus herba-barona), le thym de Corse ras, haut de 15 cm maximum, au parfum citronné.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

Col de Bigorno
Article détaillé : Col de Bigorno.

Bigorno est un passage stratégique entre le Nebbio et la vallée du Golo. Plusieurs routes permettent d'y accéder :

  • dans le sens nord-sud, la D5 qui relie Murato à Ponte Nuovu (Castello-di-Rostino) passe au col de Bigorno (885 m), traverse Bigorno et le village de Lento. Longtemps la D5 était restée à l'état de piste carrossable entre le col et le village.
  • de l'est, la D7 venant de Volpajola et Campitello, s'arrête à sa jonction avec la D5 à Bigorno ;
  • de l'ouest, la D105 depuis sa jonction avec la RN 197 au lieu-dit Ponte Rossu (Canavaggia). Cette route sinueuse passe par Canavaggia et Lento pour rejoindre la D5.

Transports[modifier | modifier le code]

Hormis le ramassage scolaire[Note 2], il n'existe aucun moyen de transports en commun sur la commune.

Le village est distant de 44 km de Bastia, la métropole régionale. La gare des Chemins de fer de la Corse la plus proche est celle de Casamozza à 21 km. L'aéroport le plus proche est celui de Bastia, distant de 27 km. Le port de commerce de Bastia se trouve à 45 km.

Urbanisation[modifier | modifier le code]

L'austère décor montagneux de Bigorno abrite quatre hameaux qui sont, du plus haut au plus bas, Teghia (675 m), Sammarcello, Roja et Ficajola (457 m).

Le bâti est composite. On trouve des maisons en schiste, moellons et enduits, avec toits de lauze, des constructions rénovées et d'autres plus récentes, construites en parpaing.

Trois pylônes de transmission (relais de radiophonie, de téléphone et autres) sont installés à l'ouest du col de Bigorno.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La pieve de Bigornu était sous la domination des seigneurs Amondaschi, descendants d'Amondo Nasica, prince romain qui, selon la légende, partit en 771 reconquérir la Corse en compagnie du comte Ugo Colonna et de Guido Savelli. Mais au XIIIe siècle (?), une famille de la piève de Bigornu était en grande réputation ; ses membres se fortifièrent à Lento, et se faisant gentilshommes, ils substituèrent dans cette piève leur autorité à celle des Amondaschi[3].

Castello de Montechiaro[modifier | modifier le code]

Sur le versant nord de la vallée du Golo, en face du château de Rostino, une fortification "marquisale" ou pisane, s'élève la tour de Montechiaro, mentionnée pour la première fois en 1247 et appartenant à un petit lignage portant le même nom que la fortification. Ce château appartenait probablement à une famille aristocratique locale, représentée par un seul personnage, Uberto.

De par sa position, la fortification peut exercer un contrôle visuel sur les hameaux des villages actuels de Lento, Bigorno et Campitello, mais aussi sur toute la zone de Locchia, c'est-à-dire la partie la plus occidentale de la piève de Bigornu qui constitue aussi la limite ouest de la seigneurie des Bagnaia en 1247. Il faut souligner également la présence à proximité du site de chemins importants, l'un traversant la piève d'est en ouest, l'autre reliant les hameaux de Bigorno et le Nebbio par le col de Vadellaia (altitude 1 028 m) et passant par la chapelle romane Sant' Agostino de Locchia (seconde moitié XIIe siècle environ), située à 600 m au sud-ouest du château.

La tour est érigée sur un éperon rocheux tabulaire d'environ 80 m de longueur et 40 m de largeur, qui culmine à 907 m d'altitude. L'éperon est coupé par des fossés de petites dimensions, mais suffisants pour assurer une défense efficace du site.

« Le versant ouest est constitué de falaises infranchissables de plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Les versants est et sud moins abrupts présentent néanmoins de très fortes pentes et des reliefs accidentés qui rendent les déplacements presque impossibles. L'extrémité nord de l'éperon, accessible sans grandes difficultés, est protégée par un fossé au profil fortement évasé, large d'environ cinq mètres et creusé dans la roche. La tour occupe l'extrémité nord de l'éperon ceinturé d'un rempart présentant au moins trois phases de construction. La plus ancienne, visible seulement sur une petite portion du mur oriental, est constituée de gros blocs irréguliers assemblés sans liants et pourrait dater de l'époque préhistorique. Les murs plus récents sont construits en petits fragments de schiste liés à la chaux. À l'opposé de la tour, et donc à l'autre extrémité du site, se trouve la petite chapelle Santa Catalina, de style roman à une seule nef rectangulaire terminée à l'est par une abside semi-circulaire. L'état de conservation de cet édifice et de la tour ne permet pas de réaliser une étude architecturale fine et fiable. Il est simplement permis de constater que les constructeurs ont utilisé des pierres taillées à la broche et au ciseau droit, mais aussi, au moins dans les murs de la tour, des blocs de schiste non retouché après leur extraction des bancs géologiques locaux relativement régulier. Autant d'éléments qui incitent à rapprocher chronologiquement cette fortification et celle de Rostino. »

— Daniel Istria, Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse XIe siècle au XIVe siècle - p. 189

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Santa-Maria Assunta (XVIIIe siècle)

Au début du XVIe siècle, la pieve de Bigornu avait pour lieux habités : Lento, lo Pogio, la Ficagiola, San Marcello, le Tegie, Campitello, lo Panicale, lo Bagnolo, la Volpajola, lo Carcheto, l’Erbagio, la Scolca.

« La piève de Bigorno a douze villages ; l'un des plus connus est Lento, avec son église dédiée à Ste-Marie, qui est, à proprement parler, l'église titulaire de la piève plutôt que toute autre église. Cette piève a de nombreux cours d'eau qui tous vont se jeter dans le Golo ; elle produit des céréales d'excellente qualité, du bétail, de la cire et une certaine quantité de châtaignes. »

— Mgr Agostino Giustiniani in Dialogo nominato Corsica, traduction de l'abbé Letteron - Histoire de Corse tome I p. 50

En 1556, Giordano Orsino, le successeur du maréchal de Thermes dans l'entreprise de l'expédition de Corse, passa à Saint-Florent où il y établit le siège d'un juge, qui fut Venulo Morico, de Fermo, et qui devait rendre la justice au Nebbio, aux pièves de Bigorno, de Mariana et d'Orto et à tout le Cap-Corse[4].

Le col de Bigorno est l'un des importants passages militaires stratégiques ceinturant le Nebbio, la force défensive de l'île. Depuis les Romains puis les Génois et jusqu'à l'expédition en 1553 des armées françaises du général De Thermes lequel avait sous ses ordres des officiers corses dont le colonel général du régiment royal corse Sampiero d'Ornano dit Sampiero Corso, toutes les troupes d'invasions, étrangères et/ou alliées, débarquées à Saint-Florent sont passées par le col de Teghime pour se rendre à Bastia, par le col de Bocca di Tenda, celui-ci séparant Sorio dans le Nebbio de Pietralba dans la vallée de l'Ostriconi, et par les hauteurs de Lento (col de Bigorno et Bocca a croce).

Début juin 1739, Louis XV, roi de France, vient au secours de Gênes. Le marquis De Maillebois avec le colonel D'Auray défait les patriotes corses à Bigorno, Tenda et Lento. "- à midi, Maillebois sort de Bastia et va s'installer dans les Costere (Campitellu) où, après Tenda et Bigornu, Lentu, tenu par Ghj. Paoli, capitule (3 juin). Paoli déclare accepter la protection du Roi mais refuse de se rendre auprès de Maillebois."[5].
Le général Charles François Dumouriez, envoyé participer à l'occupation de la Corse dira : Qui est maître de ce poste peut prendre l'île en deux heures.

Le 15 mai 1768, par le traité de Versailles la Corse est définitivement rattachée au patrimoine personnel du roi de France, cédée par les Génois las de cinq siècles de lutte stérile, la pieve de Bigornu prend le nom de pieve des Costere.

Durant les guerres d'indépendance en 1769, comme prévu dans le dispositif du lieutenant-général Noël Jourda de Vaux missionné par Choiseul pour en finir rapidement avec la rébellion et soumettre la nation corse à l'obéissance, les troupes françaises ont franchi le col de Bigorno pour venir encercler et battre les troupes paolines à Ponte-Novo le 8 mai 1769. Ce jour-là, deux colonnes sorties de Bigorno et de Canavaggia, avaient sous leur feu plongeant, pris à revers les Corses de Paoli qui n'avait pas suffisamment protégé ses flancs.< br /> Le 5 mai 1769 à l'aube, M. De Vaux assisté du lieutenant-général de Bourcet, commande l'offensive générale des troupes françaises : "le maréchal de camp d'Arcambal s'avance sur Piève ; le lieutenant-général marquis de Boufflers bouscule les Nationaux entre Rapale et Vallecalle ; le chevalier de Viomesnil enlève Bigorno"[5]. Le 6 mai 1769, la piève de Bigornu se soumet aux Français. Le 7 mai 1769 le général comte De Vaux établit son QG à Lento[6]. Il en repartira le 16 mai au matin.

La France « put aux termes d'une campagne victorieuse, rattacher définitivement ce morceau de France qu'une convulsion géologique avait séparé des Maures et de l'Estérel »[7].

Avec la Révolution de 1789, la pieve des Costere devient le canton de Campitello. Bigorno fait partie du district de Bastia. En 1793, la Convention divise l'île en deux départements : Golo dont fait partie Bigorno, et Liamone. Ceux-ci seront réunis en 1804 par Napoléon Ier qui rétablit le département de Corse.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts

La petite commune de Bigorno a payé un lourd tribut durant les deux dernières Guerres mondiales (15 morts en 1914-1918 et 8 en 1939-1945).

En 1954 Bigorno faisait partie du canton de Campitello qui était alors composé avec les communes de Bigorno, Campitello, Canavaggia, Lento, Scolca et Volpajola.

En 1971 - 1973 de nouveaux cantons sont créés. Celui d'Alto-di-Casacconi est créé avec la fusion imposée des anciens cantons de Campile et Campitellu. La commune de Bigorno fait aujourd'hui partie du canton d'Alto-di-Casacconi.

Le 1er janvier 2010, Bigorno passe de l'arrondissement de Bastia à l'arrondissement de Corte.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours René Graziani ex-UDF  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 78 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 3],[Note 4].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
162 191 297 239 262 276 268 256 256
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
294 308 307 312 321 337 327 331 307
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
284 315 300 316 242 221 223 176 137
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 -
116 86 100 61 78 79 79 78 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le culte catholique est le seul pratiqué à Bigorno. L'église paroissiale (Santa Maria Assunta) relève du diocèse d'Ajaccio.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La commune de Bigorno n'a aucun édifice classé ou inscrit aux Monuments historiques, ni à l'Inventaire général du patrimoine culturel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Monument-aux-Morts sur la droite de l'église paroissiale

Église paroissiale Santa Maria Assunta[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Santa Maria Assunta XVIIIe siècle et son clocher, est située près du cimetière à Sammarcello. L'église renferme une chapelle, Saint-Augustin, aux remarquables ornements.

Chapelle Sant'Agostino de Locchia[modifier | modifier le code]

Cette ancienne chapelle ruinée, se situe à 650 m à l'est de Teghie, sur le sentier passant par le col de Valdelaia (1 208 m) pour se rendre autrefois dans le Nebbio. Dans son Dialogo nominato Corsica, Mgr Agostino Giustiniani la cite : « Cette montagne [la Serra di Tenda] sépare d'abord le Nebbio de Pietralba, et l'entoure presque complètement de l'est à l'ouest. Elle commence à l'église de S. Agostino de Locchia et finit près de Campocardeto, endroit limitrophe de l'Agriata. »

Autres patrimoines[modifier | modifier le code]

  • Ruines de chapelles romanes : Santo Stefano, San Marcello et l'Annunziata à Sammarcello.
  • Anciennes mines de Suartellu, à un kilomètre au sud du village.
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Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Bigorno est concernée par une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Crêtes Mont Asto Mont St Angelo

Situé dans le nord de l'île, le massif du Tenda assure la transition entre la chaîne du Cap Corse et celle de San Petrone en Castagniccia. La zone concerne neuf communes. Les crêtes du Tenda apparaissent très dénudées avec une végétation arborescente pratiquement absente. Les causes sont principalement liées à la déforestation pour la mise en culture de terrasses. Celles-ci sont encore bien visibles[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle[11], Éditions Alain Piazzola, 1 rue Sainte-Lucie 20000 Ajaccio ;

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le ruisseau de Pietra Pinzuta n'est pas répertorié dans la base Sandre
  2. Circuit scolaire RPI Volpajola/Barchetta/Campitello/Bigorno/Prunelli di Casacconi
  3. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  4. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Sanguinelli (Y7200620) » (consulté le 12 mai 2015)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Sretta (Y7201700) » (consulté le 12 mai 2015)
  3. Giovanni della Grossa, Chronique, traduction de l'abbé Letteron in Histoire de la Corse, Tome I, p. 137
  4. Marc' Antonio Ceccaldi, Chronique, traduction de l'Abbé Letteron in Histoire de la Corse - Tome II, p. 237
  5. a et b La grande révolte des Corses contre Gênes 1729-1769 d'Antoine Dominique Monti - ADECEC. 1979
  6. Site de Lento (non officiel)
  7. François Giacobbi - La Corse Édition Sun Paris 1972
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  10. ZNIEFF 940013187 - Crêtes Mont Asto Mont St Angelo sur le site de l’INPN.
  11. (ISBN 2915410143 et 9782915410143)