Saint-Malo-de-Guersac

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Saint-Malo-de-Guersac
Maison de l'éclusier
Maison de l'éclusier
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Saint-Nazaire-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire
Maire
Mandat
Alain Michelot
2014-2020
Code postal 44550
Code commune 44176
Démographie
Gentilé Malouins
Population
municipale
3 196 hab. (2014)
Densité 219 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 21′ 06″ nord, 2° 10′ 42″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 13 m
Superficie 14,62 km2
Localisation

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Saint-Malo-de-Guersac
Liens
Site web saintmalodeguersac.fr

Saint-Malo-de-Guersac est une commune de la Loire-Atlantique située à 15 km de Saint-Nazaire en pleine Brière.

La référence à Saint-Malo dans le nom de la commune viendrait de l'événement mythique suivant : Malo né au Pays de Galles, évêque d'Aleth sur l’estuaire de la Rance, retournait à Aleth après un premier séjour à Saintes. Selon la légende : "Lors de sa traversée de l’île de Guersac, son cheval trébucha sur un rocher qui a conservé la trace de son sabot". Ce rocher est dénommé depuis le Pas de Saint Malo.

Malo s'était retiré à Saintes à la suite de persécutions en Domnonée armoricaine. En rentrant, il accédait ainsi à la demande des bretons d'Aleth qui réclamaient son retour (cf. le lien externe concernant la vie de Saint Malo en bas de page).

Selon les biographies, Saint Malo a vécu au VIe ou au VIIe siècle. Son possible passage par l'île de Guersac est en tout cas antérieur à la découverte, vers l'an 800, du tombeau dit de l'apôtre Jacques par l'ermite Pelagius en Galice et donc antérieur au Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le bourg et l'église

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Selon l'Insee, Saint-Malo-de-Guersac est la deuxième commune d'une unité urbaine de deux communes (la première étant Saint-Joachim)[1], incluse dans l'aire urbaine de Saint-Nazaire et dans l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire.

Selon le découpage de la Bretagne fait par Erwan Vallerie, Saint-Malo-de-Guersac fait partie du pays traditionnel de la Brière et du pays historique du Pays Nantais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Joachim Crossac Rose des vents
N Donges
O    Saint-Malo-de-Guersac    E
S
Trignac Montoir-de-Bretagne

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • le Bourg
  • Le Pin
  • La Ganache
  • L'Isle
  • Rozé
  • Île d'Errand
  • la Grée
  • La Paquelais
  • La Petite Brière
  • Crosmain
  • La Gravelle
  • La Bosse

Ressources et productions[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Saint-Malo-de-Guersac dans le département de la Loire-Atlantique

Il s'agit essentiellement de cultures fourragères.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Guersac en 1401, Sant-Malo vers 1850[2].

Guersac/Gwersac'h est le nom de la principale île qui constitue le territoire communal de Saint-Malo-de-Guersac (Sant-Maloù-Gwersac'h en breton[2], la localité est fondée au Ve siècle par des émigrants bretons).
Saint Malo est l'un des sept saints fondateurs de la Bretagne, que l'on retrouve dans d'autres noms de lieux comportant le même éponyme, dont celui de la fameuse cité corsaire Saint-Malo/Sant-Maloù.
Guersac se compose de la forme réduite du breton Gwern (ce mot désigne une zone marécageuse et son association à Sac'h est naturelle) qui est extrêmement fréquent en toponymie bretonne et la chute du "n" à la césure devant un second composant commençant par une consonne est assez fréquente et de Sac'h (sac) au sens d'un « endroit où il y a des eaux stagnantes ». Le mot se retrouve régulièrement en toponymie bretonne, comme dans le célèbre Sac'h de Quéven dans le Morbihan (Sac'h Kewenn en breton).

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine est attestée dès la Préhistoire par la présence de nombreux objets datant de l'époque moustérienne, et l'érection du menhir de la Pierre Blanche, situé dans la partie orientale de la commune.

Au Ve siècle un village est fondé par des émigrants britons (venus de la Bretagne insulaire) ; puis Saint-Malo-de-Guersac (Sant Maloù Gwersac'h en breton, de gwern (marais) et sac’h (stagnant)) s'étendra principalement sur les deux îles : l'île de Guersac qui est l'île la plus grande et la plus haute des îles de Brière, et l'île d'Errand.

Au Moyen Âge, Saint-Malo-de-Guersac dépend de la vicomté de Donges assujettie au duché de Bretagne et partageait les droits collectifs du territoire indivis du marais avec les habitants des 14 paroisses de la « Brière » conformément au privilège donné aux briérons par François II duc de Bretagne, le , par lettre patente (voir Saint-Joachim). La duchesse Anne ratifie la lettre patente de son père François II. Ce privilège a été confirmé plusieurs fois au cours des siècles suivants.

Avant la Révolution française, le territoire de la commune actuelle faisait partie de la paroisse de Montoir-de-Bretagne. Son histoire est donc étroitement liée à cette dernière. La paroisse Saint-Malo-de-Guersac est fondée en 1845. En 1848, le bourg n'est constitué que de quelques maisons groupées autour d'une vieille chapelle.

La construction d'une nouvelle église commence en 1858 avec la pose de la première pierre le 22 juin. L’église est inaugurée en avril 1862. Le clocher est érigé en 1878 et les cloches sont installées en 1889. Édifiée sur le point le plus haut de l'île de Guersac (13 m), et de par ses formes, ses dimensions et son clocher qui culmine à 37 m au-dessus du marais, cette église a été surnommée "le petit Mont Saint-Michel de Brière".

La commune, distraite de Montoir-de-Bretagne, est créée par la loi du .

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 1971 Jules Guitton Divers droite  
mars 1971 mars 1983 Geneviève Grattier Divers gauche  
mars 1983 mars 1989 Pierre Rambaud PS  
mars 1989 juin 1995 Marcelle Baucher-Guérant PS  
juin 1995 mars 2008 Roger David[Note 1] PCF conseiller général du canton de Montoir-de-Bretagne (2008-2015)
mars 2008 juin 2011 Alain Bentaha PS conseiller régional (2004-2010)
juin 2011 en cours Alain Michelot[Note 2],[3] PS retraité de la construction navale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1925 après démembrement partiel de Montoir-de-Bretagne.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1926. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 3 196 habitants, en augmentation de 0,82 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 049 2 000 1 960 2 046 2 102 2 207 2 247 2 461 3 286
1990 1999 2005 2010 2014 - - - -
3 294 3 126 3 085 3 212 3 196 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7]. Pour le recensement 2005, base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,8 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[8],[9],[10]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[8],[9],[10].

Pyramide des âges à Saint-Malo-de-Guersac en 2013 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,4 
4,9 
75 à 89 ans
8,5 
18,2 
60 à 74 ans
19,3 
21,2 
45 à 59 ans
20,7 
21,6 
30 à 44 ans
19,0 
13,4 
15 à 29 ans
12,9 
20,5 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Consanguinité[modifier | modifier le code]

L'isolement géographique de la commune a longtemps été une source de consanguinité (ce qui est vrai pour toute la Brière, mais encore plus pour Saint-Malo de Guersac et Saint-Joachim). Ce problème tend à disparaître depuis le premier quart du XXe siècle, et le désenclavement de la Brière. Ceci a également entraîné une faible diversité des patronymes : les Halgand, Aoustin, Moyon, Mahé, Chedotal, Guihéneuf et Legof constituant toujours la majorité des noms de famille, principalement dans les îles, où les habitants sont surnommés les « canards » (les habitants de la bordure du marais étant eux surnommés les « naquets »). D'ailleurs, le roman de Alphonse de Châteaubriant, La Brière, traite de ce problème, où un père de famille « canard » refuse que sa fille épouse un « naquet » de Crossac. L'exogamie, même avec des communautés géographiquement et culturellement proches, était peu pratiquée.[réf. nécessaire]

Vie locale[modifier | modifier le code]

  • Pêche, chasse, promenades en chaland.
  • Vitrine du marais (faune et flore).
  • Sentier de découverte du marais.
  • Parc animalier de Rozé (faune de Brière).
  • Orchestre de Batterie fanfare de Saint Malo de Guersac : classée en supérieur, la batterie fanfare se produit dans la commune mais aussi un peu partout en France. Elle possède désormais une fanfare de rue : la bande d'Eolas.

Monuments et lieux remarquables[modifier | modifier le code]

  • l'église (1858-1878) dont la première pierre est posée le . Elle est inaugurée en avril 1862. Le clocher est édifié en 1878 et les cloches sont installées en 1889
  • la croix de la Ganache, située rue de la Ganache
  • le calvaire, situé au carrefour des rues de l'Isle et Aristide Briand
  • le château (1908), situé rue Émile Zola
  • les haras nationaux (1980), situés au no 40 route de la Ganache. Les haras dépendaient jadis et jusqu'en 1980 de la commune de Montoir-de-Bretagne
  • l'école Saint-Joseph (XIXe – XXe siècle), située rue Aristide Briand. L'école est construite en 1863 sur l'initiative du curé, Julien Malary
  • l'ancienne cure (1866), située rue Aristide Briand et édifiée par l'abbé Lanoë
  • la maison de l'éclusier
    Maison de l'éclusier en hiver
    , située sur la route de Saint-Joachim et restaurée en 1975. Elle héberge aujourd'hui un musée
  • les écluses et la maison de l'éclusier (début du XIXe siècle), située au Port de Rozé (une seule écluse a gardé ses portes)
  • le site de la réserve Pierre Constant (Réserve Naturelle Régionale Marais de Brière), près de la maison de l'éclusier
  • la statue de la Vierge à l'Enfant (1947)
  • le blockhaus (1939-1945), situé sur la butte du Pin. Cet édifice hébergeait jadis une batterie de défense aérienne chargée de protéger Saint-Nazaire où la Kriegsmarine avait placé une base de sous-marins
  • le rocher dit "Pas de Saint-Malo" qui est visible à proximité du centre ville, près de l'allée de la Garenne sur le circuit de randonnées no 1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Réélu en 2014.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]