Montceaux-l'Étoile

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Montceaux-l'Étoile
Détail du portail de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Détail du portail de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Paray-le-Monial
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Marcigny
Maire
Mandat
Vincent de La Celle
2014-2020
Code postal 71110
Code commune 71307
Démographie
Gentilé Montcellois
Population
municipale
303 hab. (2014)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 21′ 09″ nord, 4° 02′ 40″ est
Altitude Min. 239 m – Max. 320 m
Superficie 9,64 km2
Localisation

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Montceaux-l'Étoile

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Montceaux-l'Étoile

Montceaux-l'Étoile est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Montcellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est entourée au nord et au nord-est par la commune de Versaugues, ainsi qu'à l'est. Au sud et sud-est par Anzy-le-Duc. Au sud-ouest, par Avrilly et à l'ouest et nord-ouest par Vindecy. Montceaux-l'Étoile est à 49 km du parc naturel régional du Morvan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents L'Hôpital-le-Mercier Saint-Yan Rose des vents
Vindecy N Versaugues
Saint-Didier-en-Brionnais
O    Montceaux-l'Étoile    E
S
Anzy-le-Duc


Géologie[modifier | modifier le code]

Terrain à dominante calcaire sur les hauteurs et marneux dans les dépressions. Marnes du lias sur les rives de l'Arconce.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Arconce, qui traverse la commune est un affluent de la rive droite de la Loire. Il mesure 102 km de long et ses affluents sont : le Recorne, la Sonnette, la Semence, l'Ozolette, le Lucenay, la Sermaize, les Mauvières et la Belaine.

Nous y trouvons des espèces d'intérêt patrimonial : la bouvière, la vandoise, le brochet, le chabot, la lamproie, le barbeau, la lotte de rivière, l'anguille (espèces protégées).

Puis des espèces introduites et nuisibles : le poisson-chat, la perche soleil et d'autres espèces comme le pseudorasbora et le hotu.

Histoire[modifier | modifier le code]

La seigneurie de Montceau l'Étoile est la réunion de deux fiefs au XVIIe siècle : celui de la Maison de Fougères, seigneur du lieu au finage de Ligny-en-Brionnais, et celui des Saint-Georges à (Montceaux).
En avril 1164, le pape Alexandre III, réfugié en France, donne une bulle à l'abbaye Saint-Martin d'Autun, confirmant qu'elle possède le patronage de l'église paroissiale : Ecclesiam de Moncellis[1].

La seigneurie de Champron à Ligny en Brionnais fut donnée en 1248 par Saint Louis à la famille de Vichy[2] pour leurs faits d'armes aux Croisades. Le château-forteresse existait déjà et appartenait aux Vichy. La seigneurie de l'Étoile à Ligny en Brionnais et celle de Montceau appartenaient au même seigneur : Philibert de Fougères. Il a 2 filles qui épousent chacune un fils de Saint-Georges Renaud et Claude. À la mort de leur père, Philiberte, épouse de Renaud de Saint Georges, hérite de la seigneurie de l'Étoile à Ligny en Brionnais ; sa sœur Adrienne, épouse de Claude de Saint Georges, hérite de la seigneurie de Montceaux : d'où Montceaux l'étoile ! Gaspard III de Vichy-Champrond en 1752 rachète la seigneurie de Montceaux aux Saint Georges et l'offrira à sa belle-fille Claudine de Saint Georges en 1764 lors de son mariage avec Abel Claude Marie Marthe, son fils aîné ; Abel et Claudine ont 2 fils ; puis son épouse décède en 1775. Il reste en son château, s'occupant dans les passions de son temps, au château de Montceau l'Étoile dont reste aujourd'hui une tour dite Tour Cagliostro. Son malheur sera sa rencontre avec Cagliostro, qui va le ruiner. Il paraît qu'il s'y livrait avec celui-ci à l'observation des astres, à l'alchimie et l'astrologie également. Il est à Londres avec lui lorsqu'éclate l'affaire du collier de la reine. Puis la Révolution éclate... il émigre avec ses 2 fils, revient en France pour épauler l'Armée contre révolutionnaire, se bat au siège de Lyon, est capturé et sera fusillé (avec beaucoup d'autres...) en octobre 1793. Le château de Montceaux sera pillé, brûlé, vendu comme bien d'émigré... et finira par disparaitre !

Au XVIe siècle, cette seigneurie est à la famille des Fougères.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Montceaux-l'Etoile
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1804 1824 Abel Claude de Vichy    
1992 en cours Vincent de la Celle    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 303 habitants, en augmentation de 18,82 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
519 429 434 526 533 489 466 479 498
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
532 530 497 526 532 555 541 511 501
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
470 456 438 385 372 365 333 325 332
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
312 311 310 301 264 255 257 283 303
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2013 les 302 habitants de la commune ont pour 109 d'entre eux  moins de 30 ans,  110 ont entre  de 30 à 59 ans et 73 ont 60 ans et plus[7].

Les personnes âgées de 15 à 64 ans, au nombre de 174, sont, pour 131 d'entre elles des actifs ayant un emploi (74,9 %). Les retraités représentent 10,5 %, les chômeurs 5,3 %, les étudiants 4,1 % et les autres inactifs 5,3 %. 

102 des 131 actifs habitant la commune sont des salariés et 29 des non-salariés.  

Logement[modifier | modifier le code]

Le nombre total de logements est de 167 (augmentation de 15 logements de 2008 à 2013), dont 120 résidences principales, 31 résidences secondaires et logements occasionnels, et 16 logements vacants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Andéol[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre-Saint-Paul de Montceaux-l'Étoile est romane et date du XIIe siècle. Elle est à nef unique, clocher carré à 2 étages de baies géminées, séparées par des colonnettes dont les chapiteaux sont sculptés. Les archivoltes enveloppantes du premier étage, aux arcatures lombardes sous la corniche du sommet, permettent clairement la reconnaissance du style roman brionnais. Le portail sculpté du XIIe siècle (vers 1120-1125) présente l'Ascension. Le Christ dans une mandorle, tenant dans sa main droite le bois de sa croix, au milieu des Apôtres, entouré par deux anges, est un chef-d'œuvre de la sculpture brionnaise. Le tympan et le linteau sont taillés dans la même dalle de calcaire. Au linteau, la Vierge et les Apôtres regardent, les yeux tournés vers le Ciel. La porte est doublée de planches horizontales à l'extérieur et verticales à l'intérieur, avec des ferrures du XIIe siècle.

L'intérieur à nef unique est orienté au levant, avec une travée de chœur réduite. Les fenêtres sont à double ébrasement. On retrouve au niveau de la travée du chœur la construction primitive : la coupole et les arcs de décharge en plein cintre supportent le clocher. On peut encore voir les structures de l'abside romane, semi-circulaire, couverte d'un cul-de-four, reposant partiellement sur une arcature en plein cintre.

Abel de Vichy la fit ouvrir en 1777 pour réaliser la chapelle funéraire de son épouse, Claudine de Saint-Georges. Le style rococo, comme l'église de Fleury-la-Montagne, fait de ces deux édifices les seuls de ce style en Brionnais. La voûte de la nef est en berceau plein cintre, les colonnes supportant les voussures, comportent des chapiteaux. Restaurée au XIXe siècle, elle vient de l'être à nouveau, ce qui a permis de redécouvrir les dorures et faux marbres de l'autel ainsi que les boiseries d'origine. L'autel est en granit avec les armoiries de Vichy et de Saint-Georges. C'est à cette occasion que fut retrouvée au-dessus de la porte de la sacristie une peinture murale du XVIe siècle[8]. Cette église était une annexe de la paroisse de Versaugues et desservie par les moines du prieuré d'Anzy-le-Duc, lui-même rattaché à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun. Ces derniers partageaient les droits seigneuriaux avec le seigneur local.

Pendant cinq mois, après son retour de Bavière où il avait émigré, Roch-Étienne de Vichy, comte de Vichy, seigneur et baron d'Anzy-le-Duc, aumônier de la reine Marie-Antoinette, dernier prieur du prieuré d'Anzy-le-Duc et qui s'était installé dans le château de ses ancêtres, exerça les fonctions curiales de septembre 1803 à janvier 1804[9].

Les vitraux modernes, dénommés par leur auteur Paradis, sont du père Kim En Joong[10]. L'église Saint-Pierre-Saint-Paul fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [11].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Site naturel de Montceaux-l'Étoile[modifier | modifier le code]

Composé d'un marais de 3,48 ha entre Paray-le-Monial et Marcigny, il est situé sur les finages de Montceaux-l'Étoile et Vindecy. Cette zone humide fut acquise par le conseil général du département en décembre 2007. Un sentier aménagé permet au public d'approcher le marais après avoir traversé différentes zones humides et d'accéder à un observatoire. On y trouve une flore et une faune très diversifiées.

Flore[modifier | modifier le code]

(Liste non exhaustive)
Hottonie des marais - Inule des fleuves - Hélophyte - Joncs des marais - Scirpe - etc.

Faune[modifier | modifier le code]

Guêpier d'Europe - Loriot d'Europe - Phragmite des joncs - Râle d'eau - Huppe fasciée - Chevreuil - Lièvre - Martre - Ragondin - etc.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun : Charte n° XVIII
  2. « Joseph Sandre: " La Maison de Vichy ". »
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Dossier complet Commune de Montceaux-l'Étoile (71307) », sur insee.fr, (consulté le 2 mai 2017)
  8. Site du ministère de la culture.
  9. Joseph Sandre, La Maison de Vichy, in Annales de l'Académie de Mâcon, t. XX, 1916-1917 & Jean-Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Généalogie de la Maison de Vichy in Histoire des Pairs de France, t. IV, Paris, 1824.
  10. « La Chapelle funéraire et les vitraux »
  11. Notice no PA00113367, base Mérimée, ministère français de la Culture


Lien externe[modifier | modifier le code]

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