Artaix
| Artaix | |||||
Vue générale de l'église Saint-Julien d'Artaix, bâtie en 1867-1868 et placée sous le vocable de saint Julien. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Charolles | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Marcigny | ||||
| Maire Mandat |
Éric Nevers 2020-2026 |
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| Code postal | 71110 | ||||
| Code commune | 71012 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Artaisiens | ||||
| Population municipale |
353 hab. (2023 |
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| Densité | 16 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 14′ 45″ nord, 4° 00′ 42″ est | ||||
| Altitude | Min. 242 m Max. 331 m |
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| Superficie | 21,41 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Paray-le-Monial | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | artaix.fr
molartaix.fr |
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Artaix (on ne prononce pas le X final) est une commune française rurale située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
C'est l'une des six communes du département de Saône-et-Loire situées sur la rive gauche de la Loire (à l'ouest du fleuve dans cette partie de son cours).
Toponymie
[modifier | modifier le code]Artaix provient d'Artaius, qui est une épithète (adjectif qualificatif) celtique appliquée au dieu romain Mercure pendant la période romano-celtique.
En Gaule, le mot artos signifie « ours », et artaios aurait été un dérivé (signifiant quelque chose comme « ursine » (les Ursinés (Ursinae) sont une sous-famille d'ours). Miranda Green considère Mercury Artaius comme ayant été un dieu ours.
Il est également possible qu'Artaius dérive d'un nom de lieu (de sorte que, en tant que "Artaian Mercury", il n'aurait qu'une association indirecte avec des ours).
Sur la base d'une inscription trouvée à Beaucroissant, en Isére (Auguste Longnon), on a supposé que le lieu était appelé Artay. Il existe un seul village du même nom, Artaix en Saône-et-Loire - France. Inscription trouvée : MERCVRIO AVG ARTAIO SACR SEX GEMINIVS CVPITVS EX VOTO. Mercure auguste Artaius, Sextus Geminius Cupitus (a consacré cette pierre sacrée ) en accomplissant un vœu.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Artaix fait partie du Brionnais. On y trouve la halte nautique du bassin d'Artaix, le long du canal de Roanne à Digoin. La commune est traversée par le fleuve la Loire et la rivière l'Arçon, qui coule en aval de la commune et qui se jette dans la Loire, deux kilomètres plus loin.
Les communes proches sont Melay, Chambilly, Saint-Martin-du-Lac, Marcigny et Baugy. Artaix se trouve à proximité de Roanne, à environ 23,9 kilomètres au sud.
Les Bois du Grand ainsi que du Bois du Grand Charmay sont situés à environ 7 kilomètres de la commune.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Céron | Chambilly | Marcigny | ||
| N | Saint-Martin-du-Lac | |||
| O Artaix E | ||||
| S | ||||
| Chenay-le-Châtel | Melay |
Risques et catastrophes naturelles répertoriés
[modifier | modifier le code]La sismicité est faible.
Parmi les risques naturels passés, la commune a subi une tempête en novembre 1982, des inondations et coulées de boue en décembre 1982, en mai 1983, en décembre 2003, juin 2007 et novembre 2008. Elle a également enregistré des mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols du 1er juillet au 30 septembre 2003.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 793 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charlieu à 16 km à vol d'oiseau[7], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Artaix est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (85,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (70,5 %), forêts (12,3 %), zones agricoles hétérogènes (9,2 %), terres arables (3,8 %), eaux continentales[Note 2] (3 %), zones urbanisées (1,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
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Le nom de la commune viendrait du nom gaulois artos ou artaios (ours), pour qualifier le dieu gaulois du commerce et des voies d'eau Lug-Mercure. Cette étymologie rappelle qu'Artaix a été un port commercial important sur la Loire dans le passé[15]. De beaux vestiges du port sur la Loire, comprenant une longue cale et une ancienne auberge, ainsi que la maison du passeur, sont encore bien visibles au lieu-dit le Port[16]. J.B. Derost, dans un article publié dans le Bulletin de la Société d'Etudes du Brionnais avance, lui, que le nom viendrait de celui d'une d'une divinité gauloise, nommée Artaïus[17].
Histoire
[modifier | modifier le code]Dans sa monographie des communes du Charollais et du Brionnais le frère Maxime Dubois indique qu'Artaix était situé sur les confins du Forez et de la vicomté du Mâconnais[18]. Souvent les habitants durent souvent payer des impôts aux deux. Le bourg était jadis divisé en deux parties, dont l'une dépendait du domaine royal, et l'autre du duché de Bourgogne. La partie en royauté dépendait du bailliage de Mâcon et de la justice du prieuré de Marcigny. La partie en duché formait les .trois quarts de la paroisse et dépendait du bailliage de Semur-en-Brionnais et de la justice du marquisat de Maulévrier[17].
Artaix a été le lieu d'un gros incendie d'un stock de pneus en 2002 ce qui a soulevé le problème du traitement de ces déchets[19].
Politique et administration
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Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].
En 2023, la commune comptait 353 habitants[Note 3], en évolution de +7,95 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Secteurs d'activité présents sur la commune
[modifier | modifier le code]Les principales entreprises de la commune sont dans les secteurs de la culture et la production animale, les activités immobilières, les travaux de construction spécialisée, les activités d'architecture et d'ingénierie et les activités de contrôle et analyses techniques.
Appellations d'origine contrôlée (AOC) et Indications géographiques protégées (IGP)
[modifier | modifier le code]Artaix est située dans la zone des AOC pour le bœuf de Charolles et les fromages Charolais.
La commune est également dans le périmètre des IGP pour le bœuf charolais du Bourbonnais, l'agneau du Bourbonnais, le porc d'Auvergne, les volailles d'Auvergne, les volailles de Bourgogne, les volailles du Charolais, les volailles du Forez, l'emmental français est-central, la pâte de moutarde moutarde de Bourgogne ainsi que les vins de Saône-et-Loire blanc, rosé et rouge.
Vie locale
[modifier | modifier le code]Enseignement
[modifier | modifier le code]Un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) regroupe les écoles de Melay, Chenay-le-Châtel et Artaix.
Culte
[modifier | modifier le code]Artaix et son église Saint-Julien relèvent de la paroisse Saint-Hugues-en-Brionnais-Bords-de-Loire, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe 26 villages et dont le siège se trouve à Marcigny.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Parmi les principaux lieux et monuments d'Artaix figurent notamment :
- l'église Saint-Julien, église néo-gothique construite en 1867-1868 (d'après des plans dressés par l’architecte Pinchard), édifice constitué d'une nef de quatre travées accostée de collatéraux, d'un transept non saillant et d'une abside semi-circulaire flanquée d’absidioles ouvrant sur les croisillons (la façade et le clocher-porche datent de 1904)[25] ;
- au lieu-dit « Saint-Loup » (du nom de dieu LUG-Loup à l'époque de la Gaule), une fontaine, de laquelle on espérait jadis obtenir la guérison de la fièvre et des maux des yeux (s'y trouvait jadis une chapelle, dont l'emplacement était encore visible au XIXe siècle)[26] ;
- au lieu-dit « La Cuvette », une fondation bétonnée remarquable permettant de soutenir le canal de Roanne à Digoin passant à cet endroit précis sur l'aqueduc de l'Arçon (une série considérable de pylônes discrètement cachés sous les arbres constitue une vaste cavité qui peut se visiter à pied, cette structure résultant de la grave rupture de digue de l'ancienne cuvette qui intervint dans la nuit du 2 au 3 février 1933, entraînant l'effondrement de la rive gauche de l'aqueduc sous laquelle coule la rivière Arçon, événement qui coûta la vie au marinier Henri Lespinasse).
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- José Pelletier : coureur cycliste est né à Artaix le 30 août 1888. Il remporta entre autres le tour de Tarragone 1919, le Circuit du Midi 1919, le Tour de Catalogne 1920.
- Gabriel Rabot, résistant au sein des FTPF, né le 21 juillet 1914 à Artaix (Saône-et-Loire). Fusillé le 26 février 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; tourneur sur métaux ; militant communiste[27].
Héraldique
[modifier | modifier le code]Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Artaix sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Artaix et Charlieu », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Charlieu », sur la commune de Charlieu - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Charlieu », sur la commune de Charlieu - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Mario Rossi, Les noms de lieux du Brionnais-Charolais, , 579 p. (ISBN 978-2-7483-5072-2, lire en ligne), p. 91.
- ↑ Alain Dessertenne, Françoise Geoffray, Flâneries entre Loire et canal de Roanne à Digoin, revue « Images de Saône-et-Loire », n° 196, décembre 2018, pp. 12-13.
- J.B. Derost, « Le canon de Marcigny. Géographie et histoire », Bulletin de la Société d'études du Brionnais, , p. 197-200
- ↑ Frère Maxime Dubois Monographie des communes du Charollais et du Brionnais : département de Saône-et-Loire, t.2. 1904, Charlieu, Impr. de E. Micolon t.2 lire en ligne sur Gallica
- ↑ « aria.developpement-durable.gou… »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?).
- ↑ Le Journal de Saône-et-Loire, édition du 17 avril 2014, p. 2
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Brochure de présentation de l'église Saint-Julien d'Artaix éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
- ↑ Source : André Jeannet, Légendes, superstitions, pèlerinages : inventaire des Fontaines de Saône-et-Loire, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), pp. 15-18.
- ↑ « RABOT Gabriel [dit Philippe] - Maitron », sur fusilles-40-44.maitron.fr (consulté le ).
