Anzy-le-Duc

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Anzy-le-Duc
Vue du sud.
Vue du sud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Charolles
Canton Paray-le-Monial
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Marcigny
Maire
Mandat
Jean-Marc Pommier
2014-2020
Code postal 71110
Code commune 71011
Démographie
Population
municipale
459 hab. (2014)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 15″ nord, 4° 03′ 39″ est
Altitude Min. 243 m – Max. 345 m
Superficie 25,06 km2
Localisation

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Anzy-le-Duc

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Anzy-le-Duc

Anzy-le-Duc est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Anzy-le-Duc fait partie du Brionnais. La commune est traversée par la rivière l'Arconce, affluent de la Loire. Elle est située à 5,5 km de Marcigny, 21 de Paray-le-Monial, 23 de la Clayette. La gare SNCF la plus proche est celle de Paray-le-Monial.

  • Hameaux

(liste non exhaustive)

  • Le Lac, dit aussi : Saint-Martin-du-Lac, avant la Révolution. Aujourd'hui commune, dont un des écarts dit Rejus, situé entre l'église et Champceau, était la possession des moines de Saint-Martin d'Autun, sur la paroisse d'Anzy-le-Duc, au XVIe siècle[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vindecy Montceaux-l'Étoile Saint-Didier-en-Brionnais Rose des vents
N Sarry
O    Anzy-le-Duc    E
S
Baugy Semur-en-Brionnais

Toponymie[modifier | modifier le code]

Suivant les auteurs Anzy-le-Duc a été appelé Enziacum, Aziacum, Andiacum, Andicius, Antidius : il s'agit d'un nom de famille suivi du suffixe domanial acum[2],[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

On sait peu de chose sur l'installation des premiers habitants sur le site d'Anzy-le-Duc. Il est fort probable qu'une villa rustica romaine se soit installée sur ce site propice à l'agriculture et proche des premières voies de communications (Loire et voies gallo-romaines qui passent sur le territoire de la commune). C'est sans doute de cette villa que le seigneur Letbalde fit don en 876 à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun pour y fonder un établissement bénédictin. Son premier prieur, Hugues de Poitiers fut choisi pour édifier ce monastère dès 880. La renommée de ce prieur donna rapidement une certaine importance au prieuré dans le Brionnais. Mais c'est sa mort qui finit de donner une grande notoriété à cet établissement. Il devint en effet un important lieu de pèlerinage au Xe siècle et XIe siècle où les reliques de saint Hugues de Poitiers étaient exposées. Ce pèlerinage apporta de nombreuses richesses à ce monastère et une population s'installa rapidement à l'ombre du prieuré. Le pape Alexandre III, réfugié en France, confirme Saint-Martin d'Autun dans sa propriété du prieuré par une bulle d'avril 1164[4].

Le hameau Le Lac dit aussi Saint-Martin du Lac, appartient au XVe siècle à la famille Petitjean, qui donnera son dernier abbé régulier à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun. Le fief passera vers 1550 à la famille de Massenet. Guillaume de Massenet est le mari de Jeanne de Digoine, la sœur du doyen de la collégiale de Saint-Hilaire de Semur[5].
En 1576 Anzy souffre de l'invasion des reîtres. Quelques années après, le 18 juin 1594, Le prieuré, semblable à une citadelle, est pris et pillé pour le compte du roi par d'Amanzé. Mais il est repris quelques semaines après par Després, ligueur. Anzy perd alors une partie de sa population et de son importance[6].
Lors de la révolution les bâtiments du prieuré sont mis en vente .. C'est M. de Chamapgny, duc de Cadore qui s'en rend acquéreur. A la mort de celui-ci ses héritiers les vendent à M. Thomas d'Anzy. C'est M. Lamy, gendre de ce dernier, qui restaure le prieuré afin d'en faire son habitation[7].

En 1770, le prieur, paie 40 écus de patronage à l'abbé de Saint-Martin.
Saccagé à de nombreuses reprises, le prieuré commença de décliner à partir du XVIIe siècle. En 1789, avant la Révolution, le prieuré ne comptait plus que 2 à 3 moines. L'église, promise à la démolition du fait de l'existence d'une église paroissiale, fut rachetée par 3 habitants de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Curés

(liste non exhaustive)

  • 1562- Ambroise Frichot curé du Lac[8].
Maires élus
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Françoise Larue    
mars 2008 en cours Jean-Marc Pommier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 459 habitants, en augmentation de 4,08 % par rapport à 2009 (Saône-et-Loire : 0,19 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
738 795 791 876 870 935 962 983 1 015
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
994 1 013 977 995 1 016 1 018 1 011 978 879
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
866 842 819 710 674 643 642 606 564
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
543 518 447 428 458 434 441 440 459
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Evolution et structure récente de la population[modifier | modifier le code]

En 2013 les 448 habitants de la commune se répartissent en 138 personnes de moins de 30 ans, 169 personnes de 30 à 60 ans et 141 personnes de plus de 60 ans. 218 personnes sont des hommes et 230 des femmes[13].

De 2008 à 2013 la population a augmenté de 6 personnes.Elle avait augmenté de 8 personnes de 1999 à 2008, alors que, de 1968 à 1999, elle avait diminué de 64 personnes.

186 personnes sont classées dans les « actifs », dont 96 hommes et 89 femmes. L'effectif scolarisé est de 101.

Logements[modifier | modifier le code]

Le nombre de logements est de 247[13], dont 186 résidences principales, 33 résidences secondaires ou occasionnelles, 29 logements vacants. 242 de ces logements sont des maisons individuelles et 5 des appartements.

143 occupant des résidences principales sont propriétaires de leur logement, 33 sont locataires et 10 sont logés gratuitement. 114 ménages, sur un total de 186, habitent la commune depuis plus de 10 ans.

Economie et emploi[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le nombre d'emplois dans la commune est de 92 alors que le nombre d'actifs habitant la commune et ayant un emploi est de 174[13].

Le statut professionnel des 92 emplois sur le terrtioire communal est ,pour 57 personnes, le statut de salariés et pour 36 celui de non salariés.

Entreprises[modifier | modifier le code]

Le nombre d'établissements implantés dans la commune, en 2014, de 54 ; ils emploient, ensemble 42 salariés.

23 appartiennent au secteur de l'agriculture 3 à celui de l'industrie, 2 à la construction, 21 au commerce et services divers et 5 à l' "adminitration publique, santé ,enseignement, action sociale".

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame de l'Assomption.
Croix de calvaire sur le site de l'ancienne église paroissiale d'Anzy-le-Duc, implantée sur le portail d'entrée du cimetière.
  • Église Notre-Dame-de-l'Assomption, des XIe et XIIe siècles, classée au titre des monuments historiques en 1851[14].
  • Prieuré d'Anzy-le-Duc des XIIe, XVIe et XVIIe siècles, classé au titre des monuments historiques en 1922 et 1992[15].
  • Château du Lac, transformé en chambres d'hôtes.
  • Chapelle de Notre-Dame de La Touche : La Touche est un hameau d'Anzy-le-Duc, à la limite de Semur-en-Brionnais, sur un chemin qui conduit à Montmégin, à l'orée de la forêt domaniale des Charmays. Le nom de la Touche aurait, pour Mario Rossi[16], comme origine « un mot préceltique qui désignait la forêt laissée après les défrichements ; ce nom est resté au moyen âge avec le sens de bouquet d'arbres ». À La Touche existe une chapelle répertoriée aux archives départementales de Saône-et-Loire comme « chapelle de pèlerinage »[17]. Grâce à la vierge des miracles auraient eu lieu près d'une source qui coulait à proximité. La chapelle est construite par les habitants d’Anzy-le-Duc en 1870, elle est consacrée le 9 septembre 1874[18].

En littérature[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]


Sources, Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Olivier Beigbeder, « Symbolisme des chapiteaux de la nef d'Anzy-le-Duc », in Gazette des beaux-arts, 1962, 20 p.
  • Circuit des églises du Brionnais, Documentation du Centre international d'Études des Patrimoines culturels du Charolais-Brionnais
  • Félix-Pierre Fornas, Art roman en Bourgogne, tome I : L'Architecture, Édition La Taillanderie, 2000
  • Félix-Pierre Fornas, Art roman en Bourgogne, tomeII : La Sculpture, Édition La Taillanderie, 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Gregaine, Journal d'un bourgeois de Marcilly, pendant la Ligue en Brionnais (1589-1596), MSE, tome 38, 1910, BnF, Gallica
  2. . Ragut, « Anzy-le-Duc », Statistiques du département de Saône-et-Loire t.1, (consulté le 6 décembre 2016), p. 14.
  3. Mario Rossi, Les noms de lieux du Brionnais-Charolais, Editions Publibook, -, , 579 pages p., p. 179.
  4. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun: Charte N°XVIII.
  5. Jean Gregaine: Journal d'un bourgeois de Marcilly pendant la Ligue (1589-1596)-MSE,t.38, 1910, BnF-Gallica.
  6. Courtépée "Description historique et topographique du duché de Bourgogne" tome IV, 1779 Dijon, chez Causse imprimeur, 692 p. p. 195 (consultable sur Google livres)
  7. Archives départementales de Saône-et-Loire, Mme Oursel, « Anzy-le-Duc » (consulté le 6 décembre 2016).
  8. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte 160.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. a, b et c « Dossier complet Commune d’Anzy-le-Duc (71011) », sur INSEE.fr (consulté le 7 décembre 2016)
  14. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption », notice no PA00113071, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Prieuré (ancien) d'Anzy-le-Duc », notice no PA00113070, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Mario Rossi, Les noms de lieux du Brionnais-Charolais: témoins de l histoire du peuplement et du paysage, [Bourgogne du Sud], Éditeur Editions Publibook, , 579 p. (ISBN 9782748350722), p. 36
  17. « Archives 71 Anzy-le-Duc », sur archives71.fr
  18. « Lieux sacrés, Notre-dame de La Touche », sur http://lieuxsacres.canalblog.com/ (consulté le 24 novembre 2016)
  19. Édition dite du Furne, vol. 6, p. 392-93-98, 400, 401, 410.