Melay (Saône-et-Loire)
| Melay | |||||
L'église Saint-Étienne. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Saône-et-Loire | ||||
| Arrondissement | Charolles | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Marcigny | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Claude Ducarre 2020-2026 |
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| Code postal | 71340 | ||||
| Code commune | 71291 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Mélayots, mélayotes | ||||
| Population municipale |
967 hab. (2023 |
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| Densité | 26 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 46° 12′ 52″ nord, 4° 01′ 04″ est | ||||
| Altitude | Min. 245 m Max. 353 m |
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| Superficie | 36,5 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Roanne (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Paray-le-Monial | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Saône-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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| Liens | |||||
| Site web | mairie-melay.fr | ||||
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Melay est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire, en région Bourgogne-Franche-Comté.
C'est l'une des six communes du département de Saône-et-Loire située sur la rive gauche de la Loire (à l'ouest du fleuve dans cette partie de son cours).
Géographie
[modifier | modifier le code]Melay fait partie du Brionnais. Elle est traversée par le canal de Roanne à Digoin et par la Loire. Roanne est 25 km et Marcigny à 10.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Chenay-le-Châtel | Artaix | Saint-Martin-du-Lac | ||
| N | Iguerande Briennon (Loire) | |||
| O Melay E | ||||
| S | ||||
| Vivans (Loire) |
Noailly (Loire) | La Bénisson-Dieu (Loire) |
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 792 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,4 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charlieu à 13 km à vol d'oiseau[7], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 41 °C, atteinte le ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Melay est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Roanne, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 88 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (76,3 %), zones agricoles hétérogènes (14,2 %), forêts (7,4 %), zones urbanisées (1,6 %), eaux continentales[Note 3] (0,6 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]Dans la tradition des fêtes patronales, Melay organise chaque année son désormais célèbre défilé de chars du . Cette manifestation attire une foule de plus en plus nombreuse, venant des quatre coins de la région.
Dans la nuit du 19 au , un avion Lysander venant d’Angleterre et piloté par le Flight Lieutenant John Bridger DFC a atterri. Il déposait trois grands résistants français : Jean Moulin, unificateur de la Résistance ; le général Delestraint, chef de l'Armée secrète et Christian Pineau, chef du réseau « Phalanx »[15]. Le même avion ramenait à Londres Paul-Jacques Kalb[16] (alias « Jacques d'Alsace »[17]).
Politique et administration
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Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[19].
En 2023, la commune comptait 967 habitants[Note 4], en évolution de −2,72 % par rapport à 2017 (Saône-et-Loire : −0,59 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Structure et évolution récente de la population
[modifier | modifier le code]Du recensement de 2008 à celui de 2013 la population passe de 872 habitants à 975[22], elle a augmenté de 103 habitants (soit + 11,7 %). La tranche d'âge des moins de 30 ans a un effectif de 345 soit 34,4 % de la population, c'est celle qui a le plus augmenté ; les 30-60 ans sont 302, soit une quasi stabilité (298 en 2008), et la tranche des plus de 60 ans a un effectif de 245, en légère progression (238 en 2008).
Les personnes « actives », ayant entre 15 et 64 ans, sont 552 (soit 79,2 % de leur tranche d'âge).
Logements
[modifier | modifier le code]Il existe sur le territoire communal 510 logements, dont 408 résidences principales, 44 résidences secondaires et 58 logements vacants. 487 logements sont des maisons individuelles et 23 des appartements. 55,2 % des résidences principales ont été construites avant 1919.
57,1 % des ménages occupant leur résidence principale l'habitent depuis 10 ans ou plus.
Économie et emploi
[modifier | modifier le code]Emploi
[modifier | modifier le code]Le nombre d'actifs résidant dans la commune est de 406 (317 salariés et 89 non salariés). Le nombre d'emplois dans la commune est de 135. Sur ce dernier nombre 66 sont des salariés et 69 des non-salariés.
Vie locale
[modifier | modifier le code]Sports
[modifier | modifier le code]- Club de football : Association Sportive Melay Iguerande.
- Club de judo : Judo-club Melay Le Dragon.
Enseignement
[modifier | modifier le code]Un RPI (regroupement pédagogique intercommunal) regroupe les écoles de Melay, Chenay-le-Châtel et Artaix.
Culte
[modifier | modifier le code]Melay et son église Saint-Étienne relèvent de la paroisse Saint-Hugues-en-Brionnais-Bords-de-Loire, paroisse du diocèse d'Autun qui regroupe 26 villages et dont le siège est installé à Marcigny.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
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Parmi les principaux lieux et monuments de Melay figurent notamment :
- l'église Saint-Étienne, reconstruite au XIXe siècle mais qui a conservé son clocher de la fin du XIIe siècle[23] ;
- le château de Maulevrier, ancien château fort reconstruit au XVIe siècle qui se dresse à la lisière des bois de Bagneaux et de la Goutte et qui fut le centre de la seigneurie puis du marquisat de Maulevrier (édifice partiellement inscrit aux Monuments historiques par arrêté du 24 janvier 1991 : façades et toitures y compris les soubassements, fossés, pont dormant, escalier tournant et porte à claire-voie du XVIe siècle[24]) ;
- la motte castrale de Bagneaux, dernier vestige de la maison forte qui se dressait en ces lieux (citée en 1223)[25], maison qui fut la possession des Semur puis des Baignaux. La maison forte est mentionnée en 1343[25]. Elle est pillée vers 1380[25]. Elle est, au XVe siècle[25], la possession de la famille d'Esserpens et passe, en 1566[25], par mariage aux la Guiche. Andrault de Langeron, marquis de Maulévrier (château de Maulevrier), achète la seigneurie en 1670[25] ; le château n'étant plus habité à cette date.
- la stèle commémorant un épisode de la Seconde Guerre mondiale : l’atterrissage en d’un avion britannique Lysander déposant sur le sol français trois grandes figures de la Résistance (qui furent hébergées à Marcigny avant de partir vers leur destin respectif). La stèle a été inaugurée le en présence de Christian Pineau, dernier survivant de l’aventure. Y est gravée l'inscription suivante : « Dans le combat contre l'occupant nazi et pour la libération de la France, près d'ici, en bordure de Loire, dans la nuit du 19 au , un avion Lysander atterrissait venant d'Angleterre, piloté par le Flight-lieutenant John Bridger D.F.C. Il déposait trois grands Résistants Français : Jean Moulin, unificateur de la Résistance, le général Delestraint, chef de l'Armée secrète, Christian Pineau, chef du réseau Phalanx. Officier d'opération au sol : Pierre Delaye radio assisté de Jean Delaye et Henri Morier. »[26] ;
- l'espace du Pressoir.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Parmi les personnalités attachées à l(histoire de Melay figurent en particulier :
- François Savary de Brèves (1560-1628), orientaliste français.
- Jean Moulin, résistant français.
- Jean Robin, éditeur français.
Galerie photos
[modifier | modifier le code]-
La façade de l'église Saint-Étienne. -
L'un des chapiteaux visibles dans l'église. -
Croix de chemin avec inscription. -
Architecture rurale, pigeonnier. -
Architecture rurale. -
Plaque sculptée apposée sur le monument aux morts.
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- Melay sur le site de l'Institut géographique national
- Site de la mairie
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Melay et Charlieu », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Charlieu », sur la commune de Charlieu - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Charlieu », sur la commune de Charlieu - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Melay ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Roanne », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Christian Pineau », sur Biographies des Compagnons de la Libération (consulté le ).
- ↑ Michel Souillat, « Melay. Zoom sur Paul-Jacques Kalb, un personnage historique. », Le Journal de Saône-et-Loire, (lire en ligne, consulté le ). Cet article cite comme source : Gilles Moreau, Crashs en Saône-et-Loire 1939-1945, les Nouvelles éditions du Creusot Arts et lettres, .
- ↑ François Igersheim, « L’Alsace et la Lorraine à Londres et Alger : de la BBC à la Libération 1940-1944 », Revue d'Alsace, no 136, , p. 199-273 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ « INSEE dosiier complet commune de Melay (71291) », sur INSEE.fr, (consulté le ).
- ↑ Brochure de présentation de l'église Saint-Étienne de Melay éditée par la pastorale des réalités du tourisme et des loisirs du diocèse d'Autun (PRTL 71).
- ↑ « Château de Maulévrier », notice no PA00113545, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Jean-Marie Jal, Les châteaux du Brionnais Xe – XVIIIe siècle Histoire et patrimoine rural en Bourgogne du Sud no 7, Les Éditions du Centre d'études des patrimoines - Pays Charolais-Brionnais, Saint-Christophe-en-Brionnais, 2013, (ISBN 979-10-91041-01-0), p. 44.
- ↑ Alain Dessertenne, Françoise Geoffray, Flâneries entre Loire et canal de Roanne à Digoin, revue « Images de Saône-et-Loire », n° 196, décembre 2018, pp. 12-13.
