Monténégrin

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Monténégrin
црногорски / crnogorski
Pays Monténégro, Serbie, Croatie, Albanie
Région Péninsule Balkanique
Nombre de locuteurs 232 646[1]
Typologie SVO + ordre libre, flexionnelle, accusative, accentuelle, à accent de hauteur
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Drapeau du Monténégro Monténégro
Codes de langue
IETF sr-ME

Le monténégrin (en alphabet cyrillique црногорски jeзик, en alphabet latin crnogorski jezik) est une langue slave méridionale du groupe occidental de ces langues, parlée par les Monténégrins. Du point de vue de la sociolinguistique, c’est une langue Ausbau, c’est-à-dire une langue à part ayant son propre standard. Celui-ci a pour base le dialecte chtokavien de l’entité linguistique appelée « langue serbo-croate » à l’époque de l’ancienne Yougoslavie. Du point de vue de la linguistique comparée, c’est l’une des variantes standard d’une seule et même langue, les autres, basées sur le même dialecte chtokavien étant le serbe, le croate et le bosnien[2].

Locuteurs et statut officiel[modifier | modifier le code]

Répartition de la population du Monténégro selon la langue maternelle, par localités, en 2011.
  •      Localités avec plus de 50 % d’habitants de langue maternelle monténégrine
  •      Localités avec moins de 50 % d’habitants de langue maternelle monténégrine
  •      Localités avec plus de 50 % d’habitants de langue maternelle serbe


Selon les données du recensement de la population effectué en 2011, sur un total de 620 029 habitants du Monténégro, 278 865 personnes, soit 44,98 % de la population se déclaraient d’ethnie monténégrine, 178 110 (28,73 %) se déclarant Serbes. Pour ce qui est de la langue, 393 740 déclaraient comme langue maternelle le serbe et 229 251 le monténégrin. 42,88 % des habitants du Monténégro se considéraient donc comme des locuteurs du serbe et 36,97 % déclaraient avoir le monténégrin comme langue maternelle[3].

Il y a aussi des données sur les Monténégrins dans les pays suivants :

Pays Nombre des personnes Statut des personnes
Serbie 38 527 d’ethnie monténégrine[4]
2 519 de langue maternelle monténégrine[5]
Croatie 4 517 d’ethnie monténégrine[6]
876 de langue maternelle monténégrine[7]
Slovénie 2 667 d’ethnie monténégrine[8]
Albanie 366 d’ethnie monténégrine[9]

Le nombre total des personnes ayant déclaré le monténégrin comme langue maternelle aux recensements des divers pays est de 232 646.

Le monténégrin n’est langue officielle qu’au Monténégro, les langues des minorités nationales (le serbe, le bosniaque, l’albanais et le croate) y étant elles aussi d’usage officiel[10].

Polémique autour de l’idée de « langue monténégrine »[modifier | modifier le code]

Le Monténégro présente un exemple de ces fragmentations d’identités nationales dans les États post-soviétiques et post-yougoslaves à la fin du XXe siècle[11]. Cette fragmentation, que les dirigeants des nouveaux États ont estimée nécessaire pour légitimer leur indépendance, repose sur deux développements principaux :

  • la construction d’une histoire propre insistant sur tout ce qui sépare l’État de ses voisins ;
  • l’affirmation de l'existence d’une langue locale, ici monténégrine.

L’élite politique et culturelle s’est ainsi divisée en une fraction « pro-intégration » avec la Serbie et une fraction indépendantiste, qui a eu gain de cause.

Cette construction d’identité a porté le débat politique dans le champ scientifique, en cherchant à argumenter les thèses politiques par des recherches linguistiques ou historiques visant à collecter ceux des indices pouvant légitimer la thèse défendue.

Ainsi, les adeptes de l’idée de langue monténégrine sont en mêmes temps adeptes de l’indépendance du Monténégro. Les intellectuels du Centre PEN monténégrin, protestant contre la constitution de 1992 du Monténégro, qui stipulait que la langue officielle de la république était le serbe, avancent comme argument principal le droit de chaque nation d’avoir sa propre langue, s’appuyant en cela sur l’exemple du croate et du bosnien. Ils ne nient pas l’appartenance du monténégrin au diasystème slave du centre-sud, comme les trois autres langues, mais ils exigent que leur langue s’appelle officiellement le monténégrin[12].

Le principal promoteur de l’idée du monténégrin était le professeur Vojislav Nikčević, de l’Université de Nikšić, qui commença à développer cette idée en 1968, étant l’auteur des premiers travaux normatifs de cette langue (voir, plus bas, Officialisation du monténégrin). Parmi ses adeptes il y a Vuk Minić, Sreten Zeković, Jevrem Brković, Rajko Cerović[13], etc.

L’un de leurs arguments est l’existence du terme « langue monténégrine » dans des documents plus ou moins anciens.

  • La première de ces attestations remonte à 1837, étant notée par Vuk Stefanović Karadžić qui, d’ailleurs, n’acceptait que l’idée d’une langue serbe unitaire. Il mentionne les paroles d’un colonel français ayant visité le Monténégro en 1813, qui croyait que « la langue monténégrine » était un dialecte du grec[14].
  • En 1857, l’écrivain serbe Ljubomir Nenadović note à propos d’un voyage au Monténégro : « Dans toutes les écoles la langue est le monténégrin, en grande partie différent de cette belle langue reconnue dans laquelle est traduite la Bible[15]. Si les Monténégrins continuent dans leurs écoles comme jusqu’à présent, alors dans cent ans entre les deux langues il y aura une différence plus grande qu’entre le portugais et l’espagnol[16]. »
  • L’appellation de « langue monténégrine » apparaît aussi chez un autre écrivain serbe, Simo Matavulj. Il cite un Monténégrin qui dit que même les meilleurs acteurs serbes ne savent pas parler po naški « notre langue », čisto crnogorski « le monténégrin propre »[17].
  • Hélène, princesse monténégrine devenue en 1896 reine d’Italie, à la fin d’une entrevue avec le ministre serbe Janjić, qui lui fait des compliments sur la beauté du serbe qu’elle parle, réplique à celui-ci qu’elle parle monténégrin[18].
  • L’Encyclopædia Britannica de 1911 fait aussi mention de la « langue monénégrine », en précisant tout de suite qu’elle est pratiquement identique au serbo-croate[19].

Les adversaires de cette idée sont en même temps adeptes de l’union étatique avec la Serbie, par exemple les linguistes Mihajlo Sćepanović[20], Branislav Brborić, Slobodan Remetić, Drago Ćupić et Mato Pižurica[21]. Leur argument principal est qu’il n’y a pas de différences notables entre la langue parlée au Monténégro et celle qu’on parle en Serbie.

Un autre de leurs arguments est que, en général, les Monténégrins se sont considérés tout au cours de l’histoire comme des Serbes, malgré les longues périodes d’indépendance de ce pays. En effet, le Monténégro parvint à assurer son autonomie dans le cadre de l’Empire ottoman, voire devint pratiquement indépendant à la fin du XVIIe siècle, alors que la Serbie était effectivement occupée. L’indépendance des deux pays fut reconnue par le Congrès de Berlin en 1878, et le Monténégro resta indépendant jusqu’en 1918, quand il fut incorporé au Royaume des Serbes, des Croates et des Slovènes, la future Yougoslavie. L’une des preuves que les Monténégrins se considéraient comme Serbes est que selon les dispositions de la loi monténégrine de 1911 sur le système de l’éducation, l’enseignement primaire était obligatoire dans des écoles serbes publiques ou privées, et que deux des matières principales y étaient l’histoire serbe et la langue serbe[22].

En général, les linguistes du dehors de l’espace ex-yougoslave, non impliqués émotionnellement dans la question, font une distinction nette entre le point de vue sociolinguistique et celui de la linguistique proprement-dite. Par exemple Paul-Louis Thomas, professeur à l’Université Paris-Sorbonne, dont les spécialités sont « langue et littératures bosniaques, croates, monténégrines et serbes (BCMS) »[23], admettait en 2001 la notion de langue monténégrine, précisant qu’elle tient uniquement du domaine de la sociolinguistique et que du point de vue de la linguistique il optait pour la notion de serbo-croate adoptée depuis longtemps dans la slavistique[24].

Officialisation de la langue monténégrine[modifier | modifier le code]

L’action de standardisation de cette langue commence dès 1997, lorsque paraît sa première orthographe[25]. Elle est suivie de la première grammaire du monténégrin[26].

En 2003 est créé à Cetinje l’Institut de la Langue Monténégrine et de Linguistique, sous la direction de Vojislav Nikčević, avec un statut d’organisation non gouvernementale, mais il est soutenu financièrement par le Ministère de la Culture.

En 2004, le gouvernement modifie les programmes d’enseignement, utilisant le terme « langue maternelle (serbe, monténégrin, croate, bosniaque) » au lieu de « langue serbe[27] ».

En 2005, un symposium international débattant de la standardisation du monténégrin se réunit à Podgorica[28].

Après la proclamation de l’indépendance du Monténégro (2006), en 2007 on adopte constitution du pays, où l’on précise le statut officiel du monténégrin.

En 2008, le Ministère de l’Enseignement et des Sciences annonce qu’à partir de 2009, les livres scolaires seront publiés en monténégrin.

En juillet 2009 paraît le document qui fixe et officialise l’orthographe (voir Sources bibliographiques).

En août 2010, le gouvernement approuve la grammaire officielle du monténégrin, le livre qui le contient paraissant le 4 septembre 2010 (voir Sources bibliographiques).

En avril 2016 paraît le tome 1er du premier dictionnaire du monténégrin, publié par l’Académie Monténégrine des Sciences et des Arts[29], qui provoque un tollé. D’un côté, des auteurs des premiers ouvrages normatifs, ceux concernant l’orthographe et la grammaire, par exemple Adnan Čirgić, le considèrent comme non scientifique[30], d’un autre côté, des Monténégrins musulmans (Bosniaques et Albanais) y trouvent des éléments chauvins qui les offensent, et 114 Monténégrins musulmans et non musulmans exigent dans une lettre ouverte que le volume soit retiré[31].

Particularités du standard monténégrin[modifier | modifier le code]

La standardisation du monténégrin se fait sur la base de deux catégories de traits langagiers : d’un côté ce sont ceux des traits du dialecte chtokavien qui sont communs aux locuteurs de bosniaque, de croate, de serbe et de monténégrin, d’un autre côté, les traits communs aux parlers monténégrins du dialecte chtokavien[32], classifiés en trois groupes : du sud-est, du nord-ouest et de ceux de la partie monténégrine du Sandžak[33]. Le standard monténégrin a non seulement des traits commun avec tous les trois autres standard, mais aussi certains communs seulement avec le croate et d’autres communs seulement avec le serbe.

Phonétisme et graphie[modifier | modifier le code]

Le standard du monténégrin contient la plupart des traits phonologiques des standards des autres langues du diasystème (voir Croate et Serbe). À côté de ceux-ci, il fixe comme norme la prononciation (i)jékavienne qui est standard en croate aussi, ainsi que quelques traits propres au monténégrin seulement.

Consonnes[modifier | modifier le code]

Il est établi comme norme une palatalisation provoquée par la prononciation jékavienne[34]. Celle-ci produit deux consonnes spécifiques, dues à la palatalisation jékavienne de /s/ et de /z/ :

La palatalisation jékavienne concerne deux autres consonnes encore, produisant des consonnes qui existent bien dans les autres standards, mais non produites par ce type de palatalisation. Exemples :

  • t > ć : poćernica ((hr) potjernica, (sr) poternica) « mandat d’arrestation » ;
  • d > đ : đevojka ((hr) djevojka, (sr) devojka) « fille ».

Cependant, on admet également les variantes non palatalisées de ces consonnes, telles qu’elles existent dans le standard croate[35].

Le groupe ije[modifier | modifier le code]

La prononciation (i)jékavienne est en général commune aux standards monténégrin et croate, mais le monténégrin a pour norme ije (prononcé en deux syllabes) dans d’autres mots aussi que ceux où il existe en croate. Exemples[36] :

zasijedanje ((hr) zasjedanje, (sr) zasedanje) « séance, réunion » ;
kolosijek ((hr) kolosjek, (sr) kolosek) « voie ferrée » .

Autres phénomènes[modifier | modifier le code]

La chute de la consonne /l/ à la fin de la forme de nominatif singulier des noms masculins après /o/ est commune avec le standard serbe : so ((sr) so, (hr) sol) « sel ».

Dans certains parlers, le groupe vocalique ao, présent, par exemple, à la fin de la forme de masculin singulier du participe actif des verbes, se réduit à a, et dans d’autres parlers à o : reka sam, respectivement reko sam vs. rekao sam « j’ai dit ». Ces phénomènes ont une aire réduite et ne sont pas compris dans le standard[37].

Graphie[modifier | modifier le code]

Le monténégrin s’écrit, comme le serbe, aussi bien avec l’alphabet cyrillique qu’avec l’alphabet latin, ce qui est précisé dans la constitution du pays. La tendance actuelle est à utiliser davantage l’alphabet latin[38]. Ce sont les mêmes alphabets que ceux utilisés par le serbe et le croate (voir Serbe. Correspondance graphie – prononciation). L’alphabet monténégrin comporte deux lettres supplémentaires, pour rendre les deux consonnes spécifiques. Dans l’alphabet latin, ce sont Ś et Ź, empruntées à la graphie du polonais, qui a aussi les consonnes correspondantes. Dans l’alphabet cyrillique, il leur correspond Ć et З́ respctivement[39]. Les variantes sans palatalisation jékavienne étant admises, on admet aussi leur écriture avec sj (cyrillique сj) et zj (cyrillique зj) respectivement[35].

Comme en serbe, les noms propres étrangers sont transcrits d’ordinaire phonétiquement, y compris avec l’alphabet latin, sauf leur utilistation dans le trafic postal. Dans certains cas, lorsqu’on l’estime nécessaire, comme par exemple sur les cartes géographiques, on peut les transcrire en parallèle phonétiquement et dans la langue d’origine, si celle-ci utilise l’alphabet latin ou cyrillique[40].

Grammaire[modifier | modifier le code]

La morphologie et la syntaxe du monténégrin standard n’ont que quelques particularités par rapport aux standards du reste du diasystème (voir Serbe. Grammaire).

Certaines formes spécifiques découlent de la fréquence plus grande en monténégrin du groupe ije. Par conséquent, seules les formes avec ije de l’indicatif présent forme négative du verbe biti « être » sont standard : nijesam ((hr) et (sr) nisam) « je ne suis pas »[41].

De même, la forme de datif-instrumental-locatif pluriel aux trois genres des adjectifs, des pronoms et des adjectifs numéraux où il y a le groupe ije, est normée à côté de celle, plus fréquente, ou il y a i au lieu de ije, comme en croate et en serbe[42]:

  • dobri (masc.), dobra (neutre), dobre (fém.) « bons, bonnes » : datif-instrumental-locatif dobrijem(a) ou dobrim(a) ;
  • ti, ta, te « ces, ceux-là, celles-là »: tijem(a) ou tim(a) ;
  • prvi, prva, prve « premiers, premières »: prvijem(a) ou prvim(a).

Les traits langagiers spécifiques aux monténégrins sont plus nombreux dans le registre de langue familier. Exemples :

  • familier ni vs. courant nam « nous » (datif), fam. ne vs. nas « nous » (accusatif) ;
  • vi vs. vam « vous » (datif), ve vs. vas « vous » (accusatif) ;
  • l’emploi de l’infinitif sans i final : Idem malo odmorit vs. Idem se malo odmoriti « Je vais me reposer un peu »[44] ;
  • l’omission fréquente du pronom réfléchi (l’exemple précédent).

Certains traits du registre familier se retrouvent dans la littérature artistique actuelle, sans être présents dans le registre courant ni dans le langage administratif ni dans la presse. Ainsi :

  • Dans le registre familier on utilise l’imparfait, alors que dans le reste du diasystème il est en général littéraire à nuance archaïque : Jedni se igrahu, drugi razgovarahu « Certains jouaient, d’autres causaient… »[45].
  • Dans ce registre on utilise une forme verbale appelée potencijal imperfekta « conditionnel de l’imparfait », composée du verbe auxiliaire htjeti (ayant aussi la forme šćeti) « vouloir » à l’imparfait et l’infinitif du verbe à sens plein. Cette forme correspond exactement au conditionnel passé français. Par contre, dans le registre courant on utilise le conditionnel, qui a les valeurs temporelles aussi bien de présent que de passé : Hoćah vam se javiti da sam imao vremena (familier) vs. Javio bih vam se da sam imao vremena (courant) « Je vous aurais donné signe de vie si j’avais eu le temps »[46].

Certaines conjonctions utilisées dans la littérature monténégrine ancienne ne se sont conservées que dans le registre familier :

  • ma vs. ali « mais »[47];
  • a…, a vs. bilo…, bilo « que…, ou que »: A došli, a ne došli, isto im se piše « Qu’ils viennent ou qu’ils ne viennent pas, leur sort sera le même »[48];
  • e vs. da « que »: Ovo vi pišem da ne možete reći e nijeste znali « Je vous écrit ceci pour que vous ne puissiez pas dire que vous ne saviez pas »[49].

Lexique[modifier | modifier le code]

Le lexique du monténégrin ne diffère pas essentiellement de celui du diasystème en général. Il y a néanmoins nombre de mots différents[50].

Exemples de mots d’origine commune, mais de formes différentes de celles du serbe et du croate :

Monténégrin Serbe Croate Français
cklo staklo staklo verre (le matériau)
đetić dečak dječak garçon
koštanj kesten kesten châtaignier
mrtac mrtvac mrtvac cadavre
omraziti mrzeti mrziti haïr
śutra sutra sutra demain
znaven poznat poznat connu

Exemples de mots différents ayant le même sens en monténégrin, en serbe et en croate :

Monténégrin Serbe Croate Français
izvanjac stranac stranac étranger (du pays)
glib blato blato boue
cukar šećer šećer sucre
oriz pirinač riža riz
razuriti srušiti srušiti démolir

La forme dans laquelle s’adaptent les emprunts peut aussi être différente en monténégrin :

Monténégrin Serbe Croate Français
le suffixe -tada : kvalitada -tet : kvalitet) -teta : kvaliteta qualité
le suffixe -an : Austrijan -anac : Austrijanac -anac : Austrijanac Autrichien
le suffixe -dur(ica) : štimadur(ica)) procenitelj(ica) procjenitelj(ica) estimateur

Comme les parlers croates de la côte adriatique, le monténégrin a emprunté plus de mots à l’italien que le serbe. Exemples :

bastadur(ica) « celui/celle qui en a assez » < basta ;
durati « durer » < durare ;
kaseta « caisse » ;
kušin « coussin, oreiller » < cuscino ;
lencun « drap (de lit) » < lenzuolo ;
medig « médecin » < medico ;
pjat « assiette » < piatto ;
skala au sens de « échelle » < scala ;
taulin « table » < tavolino.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Somme des nombres de personnes qui ont déclaré le monténégrin comme langue maternelle aux recensements de 2011 effectués au Monténégro, en Serbie et en Croatie.
  2. Voir au sujet de la discussion autour du statut de ces langues et de leur dénomination, l’article Serbo-croate.
  3. Communiqué du 12 juillet 2011 de Zavod za Statistiku (office statistique du Monténégro) concernant les résultats du recensement de 2011.
  4. Données du recensement de 2011, p. 21 (consulté le 27 juin 2016). À noter que le recensement n’a pas été effectué au Kosovo par les autorités serbes, mais par les autorités locales.
  5. Données du recensement de 2011, p. 16 (consulté le 27 juin 2016).
  6. Données du recensement de 2011 – La population selon l’ethnie (consulté le 27 juin 2016).
  7. Données du recensement de 2011 – La population selor la langue maternelle (consulté le 27 juin 2016).
  8. Données du recensement de 2002 (consulté le 27 juin 2016).
  9. Données du recensement de 2011, p. 71.
  10. Constitution du Monténégro, article 13.
  11. Petar Bojanic, « Souveraineté, pseudo-souveraineté, tutorat : l’exemple des États ex-yougoslaves », Revue d'études politiques et constitutionnelles est-européennes, n° spécial, Presses universitaires de la faculté de droit de Clermont-Ferrand, ISSN 1632-451X
  12. « Jezik kao domovina. Deklaracija crnogorskog P.E.N. centra o ustavnom položaju crnogorskog jezika » [« La langue en tant que patrie. Déclaration du Centre PEN monténégrin au sujet de la situation constitutionnelle du monténégrin »].
  13. Des articles de ces auteurs, sur le site Nauka. Jezik [« Science. Langue »] du portail Montenegrina (consulté le 27 juin 2016).
  14. Dans son ouvrage paru en allemand, Montenegro und die Montenegriner [« Le Monténégro et les Monténégrins »], Stuttgart, 1837, traduit par la suite en serbe.
  15. C’est-à-dire le serbe normé par Vuk Karadžić.
  16. L’original ici (consulté le 27 juin 2016).
  17. Dans Bilješke jednog pisca [« Notes d’un écrivain »], œuvre autobiographique inachevée, parue d’abord en feuilleton entre 1898 et 1903, dans la revue Letopis Matice srpske de Belgrade. Cf. Montenegrina.
  18. Prvi pomen crnogorskog jezika [« Première mention de la langue monténégrine »], Montenegrina (consulté le 27 juin 2016).
  19. Encyclopedia Britannica, vol. XVIII, p. 773 ; en ligne : XVTII (consulté le 27 juin 2016).
  20. Cf. la polémique entre Mihajlo Sćepanović et Vojislav Nikčević, modérée par Omer Karabeg, Radio-Most, 5 avril 1998 (consulté le 27 juin 2016).
  21. Violeta Arsenić, « Govorite li crnogorski? » [« Parlez-vous monténégrin? »], Vreme, n° 478, 4 mars 2000 (consulté le 27 juin 2016).
  22. Loi concernant les écoles populaires dans le Royaume du Monténégro de 1911 (consulté le 27 juin 2016).
  23. Page de Paul-Louis Thomas sur le site de l’université (consulté le 27 juin 2016).
  24. Aleksandar Manić, « Crnogorski na Sorboni » [« Le monténégrin à la Sorbonne »] (interview avec Paul-Louis Thomas), Glas javnosti, Belgrade, 5 juin 2001 (consulté le 27 juin 2016).
  25. Vojislav P. Nikčević, Pravopis crnogorskog jezika [« Orthographe du monténégrin »], Cetinje, Centre PEN, 1997.
  26. Vojislav P. Nikčević, Gramatika crnogorskog jezika [« Grammaire du monténégrin »], Podgorica, Dukljanska akademija nauka i umjetnosti, 2001.
  27. (en) Mirko Boskovic, « Montenegro Says Farewell to ‘Mother Tongue’ » [« Le Monténégro dit adieu à la ”langue maternelle” »], BalkanInsight.com, 14 septembre, 2010
  28. Međunarodni naučni skup Norma i kodifikacija crnogorskog jezika. Zbornik radova [« Symposium international ”Normes et standardisation du monténégrin”. Recueil des communiqués »], Cetinje, Institut za crnogorski jezik i jezikoslovlje, 2005.
  29. Majda Šabotić, « CANU objavila prvi dio Rječnika crnogorskog narodnog i književnog jezika » [« L’AMSA a publié la première partie du Dictionnaire de la langue monténégrine populaire et littéraire »], Vjesti online, 8 avril 2016 (consulté le 27 juin 2016)
  30. Adnan Čirgić, « Rječnik CANU – crnogorskoj nezavisnosti na dar » [«  Le dictionnaire de l’AMSA en cadeau pour le jubilée de l’indépendance monténégrine »], Spiritus movens.
  31. « Otvoreno pismo CANU: izvinite se gradjanima i povucite rjecnik » [« Lettre ouverte à l’AMSA : Demandez des excuses aux citoyens et retirez le dictionnaire »], ULINFO, 7 juin 2016 (consulté le 27 juin 2016).
  32. Perović 2009, p. 5.
  33. Čirgić 2011, p. 51.
  34. Čirgić 2010, p. 50–51.
  35. a et b Perović 2009, p. |38–39.
  36. Perović 2009, p. 36.
  37. Perović 2009, p. 44.
  38. Seul cet alphabet est utilisé par les sites du parlement et du président de la république, celui du gouvernement utilisant le cyrillique aussi.
  39. Perović 2009, p. 8.
  40. Perović 2009, p. 30–31.
  41. Čirgić 2010, p. 129.
  42. Čirgić 2010, p. 57.
  43. Čirgić 2010, p. 84.
  44. Čirgić 2010, p. 355.
  45. Čirgić 2010, p. 174.
  46. Čirgić 2010, p. 178.
  47. Čirgić 2010, p. 296.
  48. Čirgić 2010, p. 297.
  49. Čirgić 2010, p. 303.
  50. Section d’après Sreten Zeković, Razur crnogorskoga jezika i njegova revitalizacija [« Destruction du monténégrin et sa révitalisation »], Montenegrina.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

  • Čirgić, Adnan ; Pranjković, Ivo ; Silić, Josip, Gramatika crnogorskoga jezika [« Grammaire du monténégrin »], Podgorica, Ministère de l’Enseignement et de la Science du Monténégro, 2010, ISBN 978-9940-9052-6-2 (consulté le 27 juin 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Lingua Montenegrina – revue de linguistique, de littérature et de culture (consulté le 27 juin 2016)
  • Montenegrina – Portail culturel du Munténégro (consulté le 27 juin 2016)
  • Vukčević, Milan et al., Crnogorski online [« Monténégrin en ligne »], Centre pour les Émigrés du Monténégro (consulté le 27 juin 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]