Verbe

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Le verbe (du latin verbum : mot, verbe) constitue avec le nom la catégorie de mots ou partie du discours principale de toute langue. La tradition grammaticale présente le verbe en opposition au nom à cause de sa capabilité le pouvoir d'exprimer un procès, en traduisant une action accomplie (ex. : Il regarde un film) ou subie par le sujet (ex. : Il a été déçu par ce film), ou un état (ex. : Il est satisfait) ou des modifications du sujet (ex. : Il a changé d'avis). À cet aspect sémantique la linguistique contemporaine, de tendance majoritairement distributionnaliste et structuraliste, oppose une approche morphosyntaxique, rejetant toute définition du verbe fondée sur son rapport avec un aspect de la réalité qui le distinguerait du nom (Fonction référentielle) pour privilégier sa fonction de mise en relation des autres composants de la phrase.

D'un point de vue morphosyntaxique, le verbe joue un rôle majeur dans l'organisation de la plupart des phrases (il y a des phrases nominales, sans verbes). En mettant en relation les autres éléments constitutifs d'une proposition, selon son sens propre et des règles morphosyntaxiques propres à chaque langue, le verbe fait de la proposition un ensemble signifiant dont il constitue le noyau.

La forme verbale peut se réduire à un radical ou lexème qui lui donne son sens: c'est toujours le cas des langues où il est invariable. Dans celles dotées de conjugaisons, le lexème est susceptible de se combiner à des morphèmes flexionnels ou désinences susceptibles d'indiquer principalement la ou les personnes grammaticales ainsi que le temps, l'aspect, le mode, la voix ou diathèse. Des verbes auxiliaires et semi-auxiliaires peuvent tenir dans certaines langues le rôle des morphèmes verbaux ou les compléter.

Nature du verbe[modifier | modifier le code]

Comme tout autre partie du discours, le verbe peut être envisagé sous trois aspects :

Définition du verbe[modifier | modifier le code]

Dans toutes les langues le nom et le verbe sont les deux principales catégories lexicales. S'appuyant sur des critères sémantiques et la conscience de tout sujet parlant, les grammairiens indo-européens de l'antiquité les définissent en les opposant l'un à l'autre : le nom renvoie aux êtres et aux choses alors que le verbe désigne un processus. Yâska, grammairien indien du VIe ou Ve siècle av. J.-C., considère que fondamentalement le nom se réfère à une essence, une entité (sattva) et le verbe à une existence, un devenir (bhava), en précisant toutefois que certains noms peuvent aussi exprimer un devenir, mais sous une forme figée (comme une marche). Dans Le Sophiste de Platon, Théétète fait dire à son interlocuteur : En effet, nous avons deux espèces de signes pour représenter ce qui est au moyen de la voix (...) Ce qu'on appelle les noms (ὄνομα, ónoma) et ce qu'on appelle les verbes (ῥῆμα, rhêma) (...) Nous appelons verbe le signe représentatif des actions (...) Et nom le signe vocal qu'on applique à ceux qui font ces actions[1]. Pareille distinction relève du bon sens et reflète les Catégories de la pensée définies par Aristote, substance pour les noms, action et passion pour le verbe particulièrement pour les langues indo-européennes et bien d'autres où le verbe est conjugué. C'est littéralement, en allemand comme en polonais, le "mot du temps", Zeitwort et czasownik (de czas, le temps). Même dans les langues où le verbe reste invariable comme le nom et se confond avec lui dans sa forme, on l'associe volontiers à l'action (indonésien : kata kerja, « mot de l'activité ») ou au mouvement (vietnamien : động từ, « mot du mouvement »). L'article sur le verbe dans l'édition chinoise de Wikipédia le définit ainsi : « Le verbe sert à décrire ou représenter divers types de mouvement. Toute phrase complète a un verbe. »[2]. Ce genre de définition reposant principalement sur des critères notionnels (action, état, devenir) se retrouve dans bien des grammaires et dictionnaires contemporains[3] et repose sur l'idée que la dichotomie nom vs verbe reflète deux aspects fondamentaux de la réalité vécue.

La Grammaire de Port-Royal, en revanche, se fonde sur une caractéristique différente du verbe, ce que la linguistique appelle un porteur d'indice d'ancrage dans la situation d'énonciation : Le verbe n'est rien d'autre qu'un mot dont le principal usage est de signifier l'affirmation, c'est-à-dire de marquer que le discours où ce mot est employé, est le discours d'un homme qui ne conçoit pas seulement les choses, mais qui en juge et qui les affirme[4]. Nombreux aujourd'hui sont ceux qui ont fait remarquer que le nom pouvait tout aussi bien exprimer les mêmes notions que le verbe[5]. La linguistique privilégie les caractéristiques morphosyntaxiques plus rigoureuses pour définir le verbe que son sémantisme tout en adoptant deux approches. L'une exclut tout autre aspect ; ainsi selon Cl. Hagège, Le critère de l'opposition verbo-nominale est morphosyntaxique. S'il ne l'était, comment les langues exprimeraient-elles deux sens plus ou moins voisins par deux choix thématiques différents : ex. Il part bientôt et Son départ est proche, où la même donnée est formulée successivement par un verbe puis par un nom, ne se distinguant pas par le sens, mais par le recours à deux structures différentes[6]. Quelques autres[7], tout en soulignant l'importance de l'aspect morpho-syntactique, estiment qu'il existe plusieurs manières de représenter la réalité selon qu'on recourt à un verbe, un nom, voire un adjectif ou un adverbe, la distinction entre les classes de mots étant inscrite en nous lors de l'apprentissage de notre langue en corrélation avec la période où l'enfant est en mesure de distinguer les évènements et les choses[8]. Cette hypothèse est réfutée par Claude Hagège[6].

Typologie du verbe[modifier | modifier le code]

Le verbe est la catégorie grammaticale qui présente la plus grande variabilité, n'exprimant que son sens ou y ajoutant les valeurs les plus diverses. Voici l'équivalent en chinois et en turc de la phrase : « Tu ne pourras pas le faire attendre. »

Chinois
你 不 你      nǐ bù néng ràng tā děng nǐ
néng ràng děng nǐ
toi ne...pas pouvoir laisser lui attendre toi
Turc
Onu bekletemeyeceksin
Onu bekle- t- e-me- y- ecek- sin
lui accusatif attendre suffixe factitif impossibilité Voy.liaison futur 2°pers. sing

Là où le chinois utilise comme le français trois verbes, mais sans indicateur de personne, de temps ou de mode,le turc recourt à une seule forme verbale composée d'un radical complété de cinq suffixes indiquant une causalité (ou factitivité), une modalité négative (le suffixe e n'est utilisé qu'avec la négation pour exprimer l'impossibilité), un temps, une personne.

Globalement, les formes verbales reflètent les caractéristiques propres aux trois types morphologiques de langues :

  • Dans les langues isolantes le verbe est invariable et ne se conjugue donc pas. Tel quel, il peut renvoyer à n'importe quel temps. La phrase en vietnamien : Tôi đi chợ mua gạo peut se comprendre je vais au marché acheter du riz, mais aussi je suis allé... ou j'irai. Les verbes đi (aller) et mua (acheter) n'expriment ni temps ni personne (indiquée ici par le pronom tôi). Le contexte peut être suffisamment explicite.

Rien ne le distingue morphologiquement d'un nom ou d'une autre catégorie grammaticale. Il est éventuellement complété par une particule, un adverbe pour préciser, si nécessaire, un aspect, un temps, une voix ou une modalité. L'expression du temps est souvent lexicalisée (comme c'est le cas en français dans Il part l'an prochain). C'est par exemple le cas des langues chinoises, de la majorité des langues du Sud-Est asiatique - bien qu'elles appartiennent à des familles différentes -, des langues malaises, de certaines langues africaines comme les langues Mandé, l'ewé, le haoussa ou le yoruba. Le verbe aller en vietnamien đi, le verbe partir en ewé dzó se confondent dans tous leurs emplois avec leur racine.

  • Les langues agglutinantes connaissent une relative stabilité du radical, mais à celui-ci s'ajoute un nombre plus ou moins grand de suffixes, comme on le voit dans l'exemple turc précédent. Ces affixes ne renvoient qu'à un seul trait grammatical et une caractéristique grammaticale est notée par le même affixe.
  • Dans les langues synthétiques on rencontre des verbes couramment regroupés en diverses conjugaisons dont le radical ainsi que les marques d'accord, de temps, de modes, de voix comportent les mêmes variations. C'est le cas des langues indo-européennes.

Les composants du verbe : radical et affixes grammaticaux[modifier | modifier le code]

Le verbe est composé d'un radical qui lui donne son sens, auquel s'ajoutent éventuellement un ou plusieurs affixes, porteurs de valeurs grammaticales. Dans la forme (nous) écouterions, écout- est le radical qui renvoie à la racine du mot et constitue la partie sémantique du verbe (le lexème), -e- est une voyelle thématique, -r-, -i- et -ons sont des suffixes de nature grammaticale (les morphèmes) qui indiquent, dans l'ordre, le futur, l'imparfait et la première personne du pluriel (morphologiquement le conditionnel présent est un futur du passé). Le changement ou la suppression d'un morphème exprimera un autre temps/mode (écout-ons), une autre personne (écouteri-ez), une autre catégorie grammaticale (écout-eur). La forme verbale (nous) détest-e-r-i-ons renvoie par son radical à une autre lexème, mais appartient par ses suffixes à la même catégorie grammaticale que (nous) écouterions.

Radicaux[modifier | modifier le code]

Le radical d'un même verbe peut être fixe ou se présenter sous différentes formes dues à des évolutions phonétiques ou à des phénomènes d'analogie. Si ces formes sont apparentées, il s'agit d'un radical à plusieurs bases[9]. Ainsi le verbe rester a rest- pour seul radical, alors que le verbe venir a quatre bases : vien- (je viens), ven- (nous venons), vin- (il vint), viend- (je viendrai). Plus rarement, mais il s'agit de verbes très courants, certains verbes recourent dans leur conjugaison à des radicaux différents comme aller (je vais, nous allons, j'irai) ou le verbe être dans de nombreuses langues indo-européennes. Ces variations peuvent se manifester dans un seul et même temps comme les nombreuses modifications phonétiques des langues romanes, qui entraînent des irrégularités dans les conjugaisons, sans exprimer des valeurs grammaticales différentes. Ainsi, en espagnol, les formes pido (je demande) et pedimos (nous demandons) se réfèrent toutes deux au présent malgré la modification du radical.

Il en va tout autrement des différences de radical, spécifiques à certaines langues, qui reflètent des différences grammaticales. Par exemple, les verbes forts des langues germaniques distinguent par l'alternance vocalique d'origine indo-européenne, appelée ablaut, le présent, comme en allemand, ich finde (je trouve) du prétérit ich fand (j'ai trouvé) et du participe passé gefunden ( trouvé). De même, les variations vocaliques de la racine le plus souvent trilittère dans les langues sémitiques, procédure fondamentale de dérivation, peuvent traduire des changements de voix. Par exemple en arabe : formes actives : يَضرِبُ / yaḍrib(u) / il frappe ; ضَرَبَ / ḍaraba / il a frappé ; formes passives : يُضرَبُ / yuḍrab / il est frappé ; ضُرِبَ / ḍuriba / il a été frappé. Les changements vocaliques signalent le passage de l'actif au passif [10].

Affixes grammaticaux[modifier | modifier le code]

Tous les types d'affixes sont susceptibles de s'ajouter au radical pour le doter de traits grammaticaux en faisant varier sa forme. Leur ensemble constitue la conjugaison d'un verbe. Les langues romanes recourent surtout aux suffixes, mais les préfixes sont aussi possibles. Les formes de l'imparfait et de l'aoriste de l'indicatif du sanskrit et du grec sont ainsi pourvus de ce qui est appelé un augment, a- en sanskrit, ε- en grec ancien et pour certains verbes, en grec moderne : abhavat est l'imparfait de bhavati (il est) en sanskrit ; γραψα / έγραψα (j'ai écrit) est l'aoriste de γράφω (j'écris) en grec ancien comme en grec moderne. Les marques de personnes de l'inaccompli (présent) de l'arabe sont aussi des préverbes auxquels s'ajoute un suffixe à certaines personnes : أقول /?aqull/ (je dis), préfixe: ?a-, تقول /taqull/ (tu dis, masc.), préfixe : ta- تقولين /taqullīn/ (tu dis, fém.), préfixe : ta- + suffixe -īn, يقول, /yaqull/ (il dit), préfixe : ya-, تقول /taqull/ (elle dit), préfixe : ta-. Certaines langues emploient aussi des infixes et des circumfixes.


Les affixes peuvent aussi être partiellement ou totalement remplacés par un verbe grammaticalisé qui s'ajoute au verbe principal et indique sa personne, son temps, son mode, son aspect, sa voix, cependant que lui- même prend une forme impersonnelle. Ces verbes qui permettent de conjuguer partiellement ou complètement un verbe s'appellent des auxiliaires et se rencontrent dans de nombreuses langues. Le français et toutes les langues romanes recourent ainsi aux verbes être et avoir pour compléter leurs conjugaisons et constituer des temps dits composés ou périphrastiques. Toutes les formes de la majorité des verbes basques sont formées d'un participe et d'un auxiliaire.

Accord du verbe[modifier | modifier le code]

L'accord du verbe à son sujet, nom ou pronom, et plus rarement à ses compléments, signifie que sa forme comporte un ou plusieurs morphèmes grammaticaux qui indiquent des propriétés de ces noms ou pronoms . Ainsi le français indique par des suffixes la personne et le nombre du sujet : La terminaison -ons renvoie nécessairement à un sujet à la première personne et au pluriel. D'autres langues qui expriment le duel peuvent en doter leurs formes verbales. Outre les personnes et le nombre singulier, pluriel et parfois duel, certaines différencient aussi le genre. Les marques de la conjugaison de l'inaccompli en arabe (qui correspond au présent français) sont les suivantes :

Singulier أدرُسُ / 'adrus(u) (j'apprends) ; تَدرُسُ / tadrus(u) (tu apprends, masc.) ; تَدرُسينَ / tadrusīn(a) (tu apprends, fém.) ; يَدرُسُ / yadrus(u) (il apprend) ; تَدرُسُ / tadrus(u) (elle apprend). Duel' تَدرُسانِ / ta'drusān(i) (vous deux apprenez) ; يَدرُسانِ / yadrusān(i') (eux deux apprennent) ; تَدرُسانِ / tadrusān(i) (elles deux apprennent) Pluriel نَدرُسُ / nadrus(u) (nous apprenons)  ; تَدرُسونَ / tadrusun(a) (vous apprenez, masc.) ; نَدرُسنَ / tadrusna (vous apprenez, fém.) ; يَدرُسونَ / yadrusūn(a) (ils apprennent) ; يَدرُسونَ / yadrusna (elles apprennent)[11].

Pour distinguer les personnes de cette conjugaison, l'arabe classique et l'arabe standard classique recourent soit à un préfixe (à la différence des langues indo-européennes), soit à un préfixe accompagné d'un suffixe (indiqués en caractères gras). Il présente d'autre part des formes distinguant le masculin et le féminin comme les autres langues sémitiques (l'hébreu par exemple) ainsi que des duels aux 2e et 3e personnes. Les terminaisons du duel sont également attestées dans les langues indo-européennes anciennes comme le sanscrit (pour les trois personnes), le grec ancien (une forme commune pour la 2e et la 3e personne, sauf à l'impératif : ποιεῖtoν / poieïton (vous faites tous les deux / ils ou elles font tous/toutes les deux s'oppose aux pluriels, ποιεῖτε / poieïte (vous faites) et ποιοῦσι /poiousi (ils/elles font), le gotique (pour les 1re et 2e personnes), le vieux slave (pour les trois personnes). Il reste très vivant en slovène et dans deux dialectes lituaniens, le tchakavien et le sorabe. Certaines langues non européennes marquent aussi le duel, comme la langue inuit (pour les trois personnes) ou le mapuche[12] (pour les trois personnes), mais d'autres plus nombreuses ont des formes de duel pour les noms et /ou pronoms, et non pour les verbes qui recourent au pluriel pour s'accorder à des sujets au duel.

Plusieurs langues caucasiennes comme le géorgien, mais aussi le basque accordent leur verbe non seulement à son sujet, mais aussi à ses compléments d'objet et/ou d'attribution. Ainsi le verbe basque reflète le nombre de son complément d'objet : Nik liburua hartzen dut (Je prends le livre), mais Nik liburua hartzen ditut (je prends les livres)[13] et peut comporter jusqu'à trois affixes renvoyant au sujet, au complément d'objet et au complément d'attribution : dans la phrase Guk zuri liburu hau eman dizugu (Nous vous avons donné ce livre), le verbe eman (donner) se conjugue avec l'auxiliaire avoir ainsi formé : D-i-Zu-Gu où le radical de ukan, i est complété par le préfixe D- qui renvoie au complément d'objet liburu hau (ce livre), le suffixe -Zu qui renvoie au complément d'attribution zuri (vous) et le suffixe Gu qui renvoie au sujet Guk (Nous)[14].

Catégories verbales : temps, aspect et mode[modifier | modifier le code]

Ce sont les catégories majeures des formes verbales.

Le temps situe le procès par rapport à un repère sur l'axe temporel, ce peut être le moment de l'énonciation ou un autre repère temporel.

L'aspect désigne la manière dont son déroulement est envisagé, globalement dans il voyagea ou dans sa durée dans il voyageait.

Le mode exprime l'attitude du locuteur par rapport au contenu de son énoncé : Il regarde un tableau est un constat (indicatif) ; regarde ce tableau est une exhortation (impératif).

Ces formes sont généralement classées en conjugaisons qui ne présentent traditionnellement que des temps et des modes  ; seules les langues slaves où l'opposition perfectif / imperfectif est essentielle dans leur système verbal prennent explicitement en compte la notion d'aspect . Il est donc nécessaire de distinguer le terme de temps utilisé en grammaire et la notion de temporalité, comme le font l'allemand et l'anglais en employant Tempus et tense pour le premier, Zeit et time, pour la seconde, le temps grammatical réunissant le plus souvent expression de la chronologie et de l'aspect : ce qui différencie en français le passé composé, le passé simple et l' imparfait, ce n'est pas le temps, mais l'aspect, puisque Il a beaucoup voyagé, il voyagea beaucoup,il voyageait beaucoup peuvent parfaitement se référer à un même passé, mais chacune de ces formes représente le procès sous un aspect différent.

De plus, les trois notions de temps, aspect et mode sont souvent intrinsèquement liées dans leur expression morphologique, mais aussi dans leurs valeurs. La plupart des langues présentent des formes dotées de marqueurs qui relèvent de deux, voire trois de ces catégories. Les terminaisons de l'imparfait dans les langues romanes expriment à la fois un temps passé et un aspect inaccompli ; un passé composé français peut avoir des emplois où tantôt la valeur temporelle de passé prédomine (Le Titanic a coulé dans la nuit du 13 au 14 avril 1912), tantôt la valeur aspectuelle d'accompli apparaît seule, le contexte pouvant très bien être présent (Maintenant, j'ai compris la stratégie à adopter) ou futur (On est bientôt arrivé). En arabe le système essentiellement aspectuel accompli / non accompli de la langue classique s'est transformé dans la langue moderne en des distinctions temporelles, l'accompli exprimant le plus souvent un passé et l'inaccompli un présent ou un futur, ce dernier étant marqué, si nécessaire, par la particule -ﺳ (sa)[15].

C'est pourquoi les linguistes regroupent ces trois catégories sous l'abréviation de T.A.M.(temps, aspect, mode). Pour le français, Jacques Damourette et Édouard Pichon ont proposé au lieu de temps le terme de tiroir verbal pour tenir compte des trois dimensions d'une forme verbale, souvent exprimées par un seul morphème[16]. Des désaccords existent d'ailleurs entre grammairiens et linguistes sur certaines formes comme le conditionnel français considéré par les uns comme un mode, comme un temps par les autres [16]. Pour le turc, Gerd Jendraschek montre que plusieurs suffixes verbaux usuels véhiculent des valeurs aspectuelles alors qu'ils sont généralement présentés comme des marqueurs temporels [17]  ; ainsi, le suffixe - iyor- souvent présenté comme celui du présent, et ainsi dénommé en turc, exprime l'aspect progressif comme l'anglais to be + ing ou l'espagnol estar + participe présent, puisqu'on le trouve également associé au suffixe du passé : Le présent gidiyorsun (gid- , aller + -iyor- + -sun, 2e pers. sing.), « you are going » (« tu vas »), est à comparer au passé gidiyordun (gid-aller + -iyor + -du- passé + -n 2e pers.sing.), « you were going », « tu allas », pour constater que le présent ne s'exprime pas par -iyor-, mais qu'il n'a pas de marque propre (gid-iyor-ø-sun) .

Temporalité[modifier | modifier le code]

Dans de nombreuses langues le verbe est porteur d'indications chronologiques. Cette caractéristique qui paraît évidente aux usagers des langues européennes est loin d'être universelle. Ainsi le verbe dans les langues de l'Est et du Sud-Est asiatiques comme les langues chinoises, le malais-indonésien ou certaines langues amérindiennes comme le yurok ou le keres n'exprime pas le temps qui est indiqué, si nécessaire, par le lexique toujours beaucoup plus précis que les temps grammaticaux, y compris dans les langues dotées de marques verbales. L'existence du futur peut être ainsi précisé par des adverbes ou des noms compléments comme bientôt, demain, dans deux heures, l'an prochain. C'est d'ailleurs le cas pour de nombreuses langues indo-européennes qui peuvent exprimer un fait futur par un présent (allemand, français,persan, par exemple). Il est de fait tout à fait possible de dire Ils partent s'installer à Londres à la fin de l'année. Certaines langues sont dépourvues de futur comme le finnois et l'estonien et, pour l'exprimer, les langues scandinaves recourent à des auxiliaires modaux. Le nombre de temps est très variable, le hongrois contemporain n'a que des temps simples, le présent, le passé et le futur qui utilise un auxiliaire comme les langues germaniques, alors que les langues romanes ont des temps simples et des temps composés . Il existe des cas où la grammaire exprime des degrés d'éloignement temporel beaucoup plus nombreux ; le Yemba ou bamileke-dschang distingue cinq niveaux parallèles dans le passé et le futur, selon que le procès se situe, par rapport au moment de l'énonciation, dans l'immédiat, le jour même, à la veille et au lendemain, quelques jours avant ou après, dans un passé ou un avenir beaucoup plus lointain[18]. La plupart des langues papoues présentent trois ou quatre temps du passé : immédiat (aujourd'hui), proche (hier), éloigné (avant-hier) par exemple pour l'enga et l'alamblak ; le yimas a quatre temps du passé et deux futurs, pour le lendemain et pour un futur éloigné[19].

Dans ses emplois usuels, le temps situe chronologiquement un événement par rapport à un ou plusieurs repères. Les temps dits absolus ou plus exactement déictiques sont ceux qui prennent comme seul repère le moment de l'énonciation et localisent l'événement dans le passé, le présent ou l'avenir du locuteur énonciateur, le fait rapporté pouvant lui être antérieur, concomitant ou postérieur ; les temps dits relatifs, comme le passé composé, le plus-que-parfait ou le futur antérieur du français se réfèrent à autre événement qui leur sert de référence. Pour en rendre compte, il faut donc recourir à trois types de repères sur la flèche du temps : le moment de l'énonciation (L =locuteur), l'événement ou les événements ( E), le point de référence (R), ces repères pouvant ou non coïncider[20] :

Temps déictiques et temps relatifs ( exemples en français ) Ink LI

Aspect[modifier | modifier le code]

Il s'agit ici de l'aspect strictement grammatical, marqué par des formes verbales spécifiques et non de l'aspect lexical, lié au sens même du verbe, exprimé dans son radical.

Rares sont les langues où les verbes n'expriment pas l'aspect. On pourrait le dire du ohongrois dont la conjugaison se limite à trois temps, mais un de ses nombreux préverbes meg- a perdu son sens originel (vers l'arrière) pour acquérir une valeur perfective  : Holnap érkezem (demain ; arriver Prés. indicatif 1ère p.sing.), demain, j'arrive se distingue de Holnap megérkezem (demain ; arriver Prés. indicatif 1ère p.sing.), demain, je serai arrivé. À l'expression pure et simple de l'événement s'oppose l'insistance mise sur le résultat positif du procès[21] .

La capacité d'expression de l'aspect par le verbe est très variable. Au français ils habitèrent / ils habitaient ne correspond qu'une forme en allemand, sie wohnten ; à l'espagnol trabajo et estoy trabajando répond une seule forme je travaille ( à moins de recourir à la périphrase d'insistance, je suis en train de travailler, optionnelle à la différence de la forme espagnole). Les deux formes anglaises I have washed my car et I have been washing my car présentent des différences de sens que beaucoup de langues ignorent. Le chinois mandarin dispose de trois suffixes qui peuvent s'ajouter au verbe pour exprimer l'accompli (了 , le), l'expérience vécue (过), guo), la prolongation d'un état (着, zhe) : 我 看 这 本书, wŏ kàn le zhè bĕn shū (je lire-le ce livre), j'ai lu ce livre (j'en ai fini la lecture) ; 我看 这 本书, wŏ kàn guo zhè bĕn shū (je lire-guo ce livre), j'ai déjà lu ce livre ; 他 坐 , tā zuò zhe ( il s'asseoir- zhe ), il est assis. On peut distinguer ainsi des langues dont le système verbal est essentiellement fondé sur des critères aspectuels comme le haoussa où la forme basique du verbe a valeur d'accompli et s'oppose aux deux formes d'inaccompli que sont le continuatif/progressif et l'habituel ; il existe bien deux futurs, mais le principal recourt à un auxiliaire modal comme l'anglais ( will ) ou le mandarin ( 要 , yāo ). D'autres privilégient les temps comme l'allemand ; d'autres encore expriment les trois temps et pour chacun d'entre eux différents aspects comme l'anglais ou le swahili.


Aspects accompli et inaccompli.

Le procès, qu'il s'agisse d'événements ou d'états, peut être fondamentalement envisagé selon deux points de vue : l'aspect inaccompli le présente de l'intérieur dans son déroulement , sans indication de limites ( il voyageait ) ; l'aspect accompli l'envisage de l'extérieur comme achevé ( il a voyagé ). Cette bipartition structure le système verbal de nombreuses langues, même si le système aspectuel a pu devenir un système temporel, l'aspect accompli tendant logiquement à exprimer un passé et l'inaccompli un présent et un futur . C'est le cas du latin où aux temps de l'infectum ( qui n'est pas accompli ), présent, imparfait, futur, répondent ceux du perfectum ( qui est accompli ), parfait, plus-que-parfait, futur antérieur [22]. Les langues sémitiques reposent sur ce bipartisme ; l'hébreu biblique, l'araméen, l'arabe, les langues sudarabiques opposent aux suffixes personnels ajoutés à la base verbale pour l'accompli les préfixes verbaux de l'inaccompli (auxquels peuvent s'ajoutent des suffixes au duel et au pluriel) : sudarabique, accompli kətōbən (nous avons écrit), inaccompli kōtəb (nous écrivons) [23].


Aspect global.

Ce découpage ne rend pas compte des formes qui s'ajoutent à l'accompli pour exprimer des faits passés comme le passé simple des langues romanes, le prétérit des langues germaniques, le passé du turc . Celles-ci envisagent le procès dans sa globalité, en rupture avec la situation d'énonciation, à la différence d'un accompli qui exprime généralement le résultat d'une action antérieure qui se poursuit ou dont l'effet se fait sentir dans le temps de référence .

On peut les considérer comme des temps du passé, dénués de toute valeur aspectuelle , comme on le fait généralement de l'infinitif aoriste du grec ancien dont l'emploi s'oppose à l'infinitif présent à valeur d'inaccompli[24]). Certains linguistes , en revanche, parlent d' l'aspect global [25] [26]. Ainsi les prétérits anglais et espagnol présentent le procès comme un événement complètement terminé, dans un temps révolu, coupé du présent de l'énonciation : I saw them yesterday , los vi ayer , je les ai vus hier ( La présence de l'adverbe de temps rend impossible ici l'emploi du present perfect ( I have seen ) [27],[28] ou du pretérito perfecto ( los he visto ) [29] qui établirait un lien avec le moment de l'énonciation en contradiction avec la présence de l'adverbe.

Différence entre accompli/inaccompli et perfectif /imperfectif

Ces termes sont souvent confondus , alors qu'ils renvoient à des notions différentes . L' imperfectif et le perfectif se réfèrent aux langues slaves où une majorité de verbes se présentent en couple, partageant pour la plupart un radical commun et un sens identique voisin. Le premier présente le procès sans en spécifier le terme, le second exprime un procès non seulement accompli (ou devant être accompli), mais au terme duquel il ne peut être poursuivi , différence que le français n'exprime pas par le verbe, mais en ajoutant éventuellement un complément de temps : j'ai lu ce livre pendant deux heures correspond à un imperfectif, mais j'ai lu ce livre en deux heures rend nécessaire en russe l'usage du perfectif. Ainsi à l'infinitif lire correspond en russe tantôt l'imperfectif читáть, tchitát' , tantôt le perfectif прочитáть, protchitát' : Нáдо читáть, nádo tchitát', il faut lire (imperfectif) , mais Нáдо прочитáть этo письмó , nádo protchitát' êto pismó, il faut lire cette lettre (perfectif)[30]. De même en bulgare, les deux phrases аз пих еднo кафе (az pix edno kafé) et аз изпих еднo кафе (az izpix edno kafé) correspondent toutes deux à un passé accompli en français , mais seule la seconde indique que l'action a été accomplie et menée à son terme[31] .

Classification des verbes[modifier | modifier le code]

Groupes de verbes en français[modifier | modifier le code]

Il existe un classement traditionnel des verbes français qui répartit l'ensemble des verbes en trois groupes.

Premier groupe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Premier groupe de verbes français.

Les verbes du premier groupe rassemblent tous les verbes ayant une terminaison à l'infinitif en « er » à l'exception du verbe aller. Les verbes du premier groupe ont un seul radical. Exemple : Chanter.

C'est le groupe le plus nombreux. Il est également le plus productif car tous les nouveaux verbes sont forgés sur son modèle (ex : débriefer, réinitialiser, etc), l'exception notable de amerrir, alunir.

Deuxième groupe[modifier | modifier le code]

Le deuxième groupe rassemble tous les verbes ayant leur participe présent finissant par « issant », à l'exception de maudire, qui appartient au troisième groupe (maudissant au participe présent).
Ils se terminent tous par ir (phonétiquement).

Exemple : Finir (infinitif), au participe présent : finissant ; Haïr (infinitif), au participe présent : haïssant.

Ce groupe compte plus de 300 verbes[32].

Troisième groupe[modifier | modifier le code]

Le troisième groupe est très disparate. Il regroupe tous les verbes qui n'appartiennent pas aux premier et deuxième groupes. Ce sont notamment tous les verbes avec une terminaison en « ir » qui n'ont pas la terminaison issant au participe présent, « re » et « oir ».

Exemple : Boire, dire, venir.

Groupes de verbes en anglais[modifier | modifier le code]

Il existe un classement traditionnel des verbes anglais en divers groupes selon les modifications morphologiques opérées sur les radicaux des verbes. Ces verbes font partie des verbes dits irréguliers, mais les verbes dits réguliers (dont la conjugaison se fait en -ed) présentent aussi une irrégularité dans leur prononciation de cette particule, qui varie suivant les verbes.

  • le groupe *eak *oke *oken
    • break--broke--broken
    • speak--spoke--spoken
  • le groupe *i* *a* *u*
    • drink--drank--drunk
    • sing--sang--sung
    • swim--swam--swum
  • le groupe *and *ood *ood
    • stand--stood--stood
    • understand--understood--understood
  • le groupe *ow *ew *own
    • know--knew--known
    • throw--threw--thrown

Verbes en néerlandais[modifier | modifier le code]

En néerlandais, tout comme en français, le verbe varie selon la personne, le temps, le mode, et la voix. De plus, selon la manière dont ils forment leur préterit et participe passé, les verbes néerlandais réguliers se font subdiviser en deux groupes principaux : les verbes « forts » (qui ont de l'apophonie dans le radical) et «  faibles  » (qui obtiennent le suffixe -d(e)(n) ou -t(e)(n)).

Temps de l'indicatif à la voix active[modifier | modifier le code]

L'emploi des temps en néerlandais et l'emploi des temps français ne correspondent pas exactement entre eux. La dénomination des temps est très longue en néerlandais, les grammairiens et enseignants utilisent fréquemment les abréviations.

Voici la liste des temps :

  • onvoltooid tegenwoordige tijd (ott) correspond en français au présent ;
  • voltooid tegenwoordige tijd (vtt) correspond au passé composé ;
  • onvoltooid verleden tijd (ovt) se traduit par l'imparfait ou le passé simple en français. Les grammairiens germanistes appellent parfois ce temps le « prétérit » ;
  • voltooid verleden tijd (vvt) correspond au plus-que-parfait ;
  • onvoltooid tegenwoordige toekomende tijd : futur ;
  • voltooid tegenwoordige toekomende tijd : futur antérieur ;
  • onvoltooid verleden toekomende tijd : conditionnel présent ;
  • voltooid verleden toekomende tijd : conditionnel passé.

Autre classement de verbes[modifier | modifier le code]

Verbes défectifs[modifier | modifier le code]

Un verbe est dit défectif lorsque sa conjugaison est incomplète : un certain nombre de temps, de modes ou de personnes sont inusités.

Il est important de noter que les verbes qui sont défectifs dans une langue ne le sont pas forcément dans une autre, par exemple pleuvoir est défectif en français mais pas en espéranto où l'on peut dire théoriquement mi pluvas (je pleus) alors que la forme est inexistante en français.

Français[modifier | modifier le code]

Exemples :

  • gésir
  • (sans coup) férir
  • (s')ensuivre
  • falloir
  • déchoir
  • seoir
  • ouïr
  • sourdre et deux de ses dérivés : absoudre, dissoudre
  • frire
  • traire et quatre de ses dérivés : extraire, soustraire, distraire, abstraire
  • issir
  • éclore
  • émoudre

Anglais[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Verbes modaux en anglais.

Les verbes dits « défectifs » en anglais sont can, may, must, shall, will, ought, ainsi que dare et need dans certains de leurs emplois : ils ont une conjugaison incomplète, quatre d'entre eux n'ayant que deux formes, un présent et un prétérit (can (could), may (might), shall (should), will (would)), les autres ayant une forme unique.

On les dénomme également « auxiliaires de modalité » en raison de leur rôle d'auxiliaires. Ils ne prennent pas d's à la 3e personne du singulier du présent et ils se conjuguent sans do aux formes interrogative, interronégative et négative (ex : forme affirmative : He can ride a bike - forme négative : He can't ride a bike - forme interrogative : Can he ride a bike? - forme interronégative : Can't he ride a bike?).

Allemand[modifier | modifier le code]

  • regnen
  • schneien

Verbes pronominaux[modifier | modifier le code]

Essentiellement pronominaux[modifier | modifier le code]

Pronominaux réciproques[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Sophiste 262a, édition bilingue [1]
  2. zh:动词.
  3. Par exemple : Maurice Grevisse, Le Bon Usage, §1337 1980 ; Le Nouveau Petit Robert, 2014
  4. La Grammaire de Port-Royal, Hachette, 1846, Ch.13, p. 108
  5. Par exemple : M. Widmet, Grammaire critique du français, p. 300, De Boeck 2007 ; M. Riegel, J.Ch. Pellat, R. Rioul, Grammaire méthodique du français, p. 118-119 2003 ; Jack Feuillet, Introduction à la typologie des langues, Honoré Champion, 2015, p. 65
  6. a et b Claude Hagège, La structure des langues, p. 70-71, PUF, Que sais-je ? 1986
  7. J. René Lapaire et Wilfred Rotgé, Linguistique et grammaire de l'anglais, P.U. du Mirail 1993, p. 339-341
  8. D. Bolinger, Aspects of language, 3e édition, p. 86, cité par J.René Lapaire et Wilfrid Rotgé dans Linguistique et grammaire de l'anglais, P.U. du Mirail, 1993
  9. L. Wagner et J.Pinchon Grammaire du français hachette 1991 p. 241
  10. M.Neyreneuf et Gh.Al-Hakkak, Grammaire active de l'arabe littéral, Le livre de poche 1996, p. 30
  11. Les voyelles entre parenthèses ne sont prononcées qu'en langage soutenu
  12. Quelques verbes conjugués en mapuche [2]
  13. Pour former son présent, le verbe hartu se conjugue en associant son participe inaccompli hartzen avec l'auxiliaire ukan (avoir) très irrégulier qui devient dut avec un sujet à la 3e personne du singulier et un objet singulier et ditut avec un objet pluriel
  14. A brief grammar of Euskara, p. 98
  15. P. Larcher, Le Système verbal de l'arabe classique ; Presses Universitaires de Provence 2012 . Ch.12 Temps et/ou aspect ?
  16. a et b , p.513,1.2." Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « RPR » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  17. Gerd Jendraschek . A fresh look at the tense-aspect system of Turkish ; University of Regensburg, Language Research 47.2: 245-270 [3]
  18. [B.Comrie Tenses, p.97 Cambridge University Press, 1985]
  19. [J. Feuillet Introduction à la typologie linguistique, p.313-315 Honoré Champion, Paris 2015 ]
  20. D'après H. Reichenbach, The tenses of verbs, p.72-73, Nex-York, 1947 [ http://www.derczynski.com/sheffield/tsie/Reichenbach%20-%20tenses%20of%20verbs.pdf ].
  21. Jean Perrot, Etudes de linguistique finno-ougrienne, les préverbes hongrois, p.90-91. [4]
  22. A.Ernout et Fr.Thomas, Syntaxe Latine, 1953 , p. 215-219
  23. Les langues sudarabiques modernes dans Dictionnaire des langues, PUF, 2011, p. 349
  24. Jean humbert, Syntaxe grecque, librairie Klincksieck, 1954, p.160-161
  25. Iva Novakova,fonctionnement comparé de l'aspect verbal en français et en bulgare, p.91[5]
  26. L. Gosselin, dans Sémantique de la temporalité, Duculot, 1996, p.22, propose la notion d' aspect global, apparu sous le terme d' aspect aoristique chez A.Culioli, David J. , Martin R. , éd. 1980, p.181-193
  27. [Bescherelle, anglais, la grammaire, Hatier, Paris, 2008, § 52 ].
  28. [Y.Bardière, La détermination verbale en anglais, P.U. du Mirail, 2011, les formes simples, p.64-65 ]
  29. [Bescherelle, espagnol, la grammaire, Hatier, Paris, 2008, § 372]
  30. Charles J. Veyrenc, Grammaire du russe, PUF, Paris, 1978, p.70-71
  31. Y. Kozareva, l'aspect grammatical et ses manifestations dans les traductions en français de textes littéraires bulgares , p. 130-131, thèse de doctorat , Paris, 2011 [6]
  32. Verbes du 2e groupe sur Verbe.mobi

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]