Miqdad ibn Aswad

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Miqdad ibn Amr al-Bahrani (arabe : مقداد بن عمرو البهراني) était un compagnon du prophète de l'islam Mahomet.

Biographie[modifier | modifier le code]

À l'origine, ce jeune Syrien avait pour nom Miqdad Al Bahrani (en référence à la tribu des Bahra). Il était issu d'une grande famille de commerçants qui sillonnait le pays pour les affaires. Sa famille fut cependant massacrée une nuit par un groupe de brigands qui terrorisait la Syrie à l'époque, et il a été le seul à en réchapper. Après avoir passé des jours à errer dans le désert, il arriva à Damas, ou il fut recueilli par un esclave noir qui venait d'être affranchi. Il l'éleva alors comme son propre fils, de la sorte, on l'appela Ibn Al Aswad (ce qui signifie le fils du noir en Arabe, les noms de famille n'existant pas à l'époque dans les pays arabes). Il embrassa très vite la religion, et devint un des proches du prophète Mahomet, avec qui il combattit les gens qui s'élevaient contre l'apparition de la religion musulmane. Sa foi en l'Islam fut inébranlable, à tel point qu'il se retira longtemps dans les contrées isolées de la Syrie afin "d'éclairer" les gens, et les convertir ainsi à l'Islam. Il mourut vieux, à l'âge de 90 ans.

Sa descendance n'emprunta pas le même chemin. On ignore tout de la vie des descendants de Miqdad ibn Aswad jusqu'en 1159, à la naissance d'Al Miqdadi al Aswad, nommé par ses parents en référence à un ancêtre dont ils avaient entendu parler. Le nom en lui-même a été mal rapporté. Né à Alep, de parents musulmans chiites, Al Miqdadi a vécu dans un cercle familial commerçant, qui ne lui convenait pas trop selon les écrits qu'il a laissé à sa descendance. Il aspirait à plus, voulait voyager, aller plus loin que la Syrie où il était né. Mais ses parents souhaitaient avant tout qu'il prenne le relais commercial comme tout ses ancêtres avant lui. Sa vie lui semblait fade et monotone jusqu'à ce qu'un drame bouleverse sa vie en 1180, lorsque son père sa mère et son petit frère furent assassinés par un homme qui n'était d'autre qu'un employé que le père d'Al Miqdadi avait renvoyé pour l'avoir surpris en train de voler des provisions du magasin. Ce qui sauva Al Miqdadi, c'est que durant la soirée où sa famille fut exterminée, il était sorti en dehors de la ville afin de boire du vin en cachette. Il faut dire que malgré l'éducation dont il avait joui, il n'a jamais été un fervent croyant. La perte de ses proches fut un véritable choc pour lui. Il tenta de mettre fin à ses jours deux fois, mais sans succès. La culpabilité le rongeant de jour en jour, il décida de devenir soldat dans l'armée de Malik al Afdhal, afin de fuir son passé. Très vite, il devint un archer très connu dans toute la Syrie. Plus tard, il voyagea jusqu'en Égypte où il avait été recommandé par ses supérieurs pour entrainer les archers de Saladin. En 1188, un an avant la troisième croisade, il se lia avec une femme venu d'Asie, ce qui était très rare à l'époque. C'est elle qui lui aurait donné ses deux enfants, Ghita et Sayf. Ses faits d'Armes durant la troisième croisade furent légendaires dans le clan Sarrasin comme celui des croisés. On dit qu'en tout, il terrassa plus de 243 soldats ennemis. Il mourut en 1191, durant le siège de Saint Jean D'Acre, a l'âge de 32 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]