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Abd Allah ibn az-Zubayr

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Abdullah ibn az-Zubayr
Avers d'un drahm en argent de type sassanide figurant Abdullah ibn az-Zubayr
Fonction
Calife
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
عبد الله بن الزبيرVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Appartenance ethno-culturelle
Famille
Père
Mère
Fratrie
Al-Munzir ibn az-Zubayr (d)
Urwah ibn Zubayr
Mus'ab ibn al-Zubayr (en)
Amr ibn az-Zubayr (en)
Khàlid ibn az-Zubayr (d)
Jàfar ibn az-Zubayr (d)
Hamza ibn az-Zubayr (d)
Ramla bint az-Zubayr (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Tumadir bint Manzur (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Abbad ibn Abd-Al·lah ibn az-Zubayr (en)
Khubayb ibn Abd Allah ibn al-Zubayr (d)
Hamza ibn Abd-Al·lah ibn az-Zubayr (d)
Àmir ibn Abd-Al·lah ibn az-Zubayr (d)
Thabit ibn Abd Allah ibn al-Zubayr (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Conflits
Rue au nom d'Abdullah ibn az-Zubayr à Salé, au Maroc

‘Abd Allāh ibn az-Zubayr (en arabe : عبد الله بن الزبير)[1], né en 624 à Médine et mort assassiné en 692 à La Mecque, est le dirigeant d'un califat basé à La Mecque, opposé au califat omeyyade durant la deuxième fitna.

Membre de la tribu des Banu Assad, ainsi que du clan qurayshite des Banû 'Abd al'Uzza[réf. nécessaire], il est le fils d'Asmaa, la fille d'Abou Bakr, compagnon de Mahomet élu comme premier calife de la confédération médinoise après le décès du prophète (selon l'historiographie officielle), et la sœur d'Aïcha, la plus jeune épouse de Mahomet (même source).

Premier-né des émigrés (muhadjirun) selon la tradition, il serait né en l'an deux de l'hégire dans le camp de Médine, et aurait donc été confronté à la bataille de Badr, indirectement. À l'âge de 12 ans, il aurait accompagné son père Zubayr ibn al-Awwam dans la bataille du Yarmouk qui se conclut par la conquête de la Syrie par les armées d'Omar ibn al-Khattâb[2].

Opposition aux Omeyyades et révolte

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Abdullah ibn az-Zubayr ne semble pas avoir d'activité politique sous le règne du calife omeyyade Mu'awiya I, mais à l’accession au pouvoir de son fils Yazid I, il refuse de faire allégeance.

Après la mort d'Al-Hussein à la bataille de Kerbala, il retourne au Hijaz où il s’autoproclame commandeur des croyants.[réf. nécessaire] Il commence alors à renforcer sa position et nomme un gouverneur à Koufa.[Quoi ?] Rapidement il étend son influence au Yémen et même à certains établissements arabes de Syrie et à Fustat en Égypte. Il bénéficie largement du soutien des Arabes qui revendiquent une identité propre et dont les tribus syriennes marginalisées acceptent la suzeraineté en se soudant en grande confédérations (Qays) et parallèlement, des Arabes « émigrés » de l'Irak qui souhaitent conserver leurs privilèges de rente non nominatives.

Yazid tente d’envahir le Hijaz, mais sa mort soudaine met fin à cette campagne laissant les Omeyyades en guerre civile entre les deux tribus des Qays et Yaman.

Les établissements arabes du Sham (Homs et Damas) proclament dès lors Marwan ibn al-Hakam comme commandeur des croyants en 684 ; l'année suivante, son fils Abd Al-Malik lui succède et entame la conquête de l'Irak.

La guerre civile s'installe, c'est la deuxième fitna. Après avoir été endommagée suite aux combats, Ibn az-Zubayr démolit la Kaaba dans le but de la reconstruire entièrement et prend la pierre noire pour la mettre en lieu sûr. Tabari rapporte que l'année suivante, Ibn az-Zubayr prétendit avoir découvert les fondations de l’authentique Kaaba construite par Abraham[3]. Abdullah ibn az-Zubayr perd le soutien égyptien et Abd al-Aziz ibn Marwan prend le contrôle du camp de Fustat et ses alliés tribaux sont soit écrasés soit retournés en Syrie. Ces événements se combinent avec la révolte des kharidjites en Irak.[Quoi ?] Abdullah ibn Zubayr ne garde en soi que le Hijaz vers 688.[Quoi ?]

Finalement Abd Al-Malik, envoie son vassal Al-Hajjaj ibn Yussuf comme gouverneur de l'Irak. Sa répression anti-alide, anti-hachémite et anti-zubayride est restée comme le symbole de la cruauté de l'État à l'égard des sunnites alides et des chiites. Il conquiert alors le Hijaz et bombarde La Mecque à la catapulte, endommageant un mur de la Kaaba.

Al-Hajjaj ibn Yussuf vainc Ibn Zubayr, le tue, le décapite et crucifie son cadavre en 692[4], les Marwanides orientent dès lors la propagande autour d'une « rébellion » zubayride, et son frère, Urwa ibn az-Zubayr, célèbre collecteur de hadith, se rallie immédiatement au pouvoir omeyyade et contribue à justifier son entreprise législative par une ascendance hachémite, arabe et prophéto-coranique.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Abd Allah ibn al-Zubayr » (voir la liste des auteurs).

  1. 'Abd Allah ibn az-Zubayr. In : Encyclopedia Britannica. Volume=I: A-Ak - Bayes. Chicago : Encyclopedia Britannica, 2010. (ISBN 978-1-59339-837-8).
  2. Futun Misr wa al Maghrib, p. 61; Qa’dat Fath al Sham wa Misr, p. 208-226
  3. « Géographie coranique : Enquête et évaluation des références géographiques dans… », sur iqri.org via Wikiwix (consulté le ).
  4. http://at-tawhid.net/le-r-gne-maudit-de-yaz-d-ibn-mu-wiyah-entre-le-massacre-de-kerbala-et-l-clatante-victoire-de-abdu-ll-h-ibn-az-zubayr-as-suy-t__69.html

Liens externes

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