Ahmad Ibn Hanbal

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Ahmad Ibn Hanbal
Ahmad bin Hanbal Name.png
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
أحمد بن حنبلVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Enfants
Abdûllâh ibn Aḥmad ibn ḥanbal (d)
Salih ibn Ahmad ibn Hanbal (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaines
Religions
Maîtres
Al-Chafi'i, Abou Yoûsouf, ‘Abd Arrazzâq as-San‘âny (en), Sûfyân ibn ’unaynah (en), Ibn MaīnVoir et modifier les données sur Wikidata
Élèves
Abdûllâh ibn Aḥmad ibn ḥanbal (d), Abû al-Qâsim Al-Baghûy (d), Muslim ibn al-Hajjaj, Abou Dawoud, Abû Zur’a Arrâzy (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Œuvres réputées
Musnad (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ahmad Ibn Hanbal (arabe : الإمام أحمد بن حنبل al-imām aḥmad ibn ḥanbal), né à Bagdad en 780 (ère chrétienne), mort en 855, est un théologien juriconsulte et traditionaliste musulman, fondateur de l'une des quatre grandes écoles juridiques (madhhab) sunnites, connue sous le nom de "hanbalite". Il est aussi à l'origine de la fondation de l'école théologique islamique (`aqida), l'école atharite.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né d'une famille arabe ayant soutenu Abû al-`Abbas al-Saffah dans sa prise du pouvoir contre les Omeyyades, Ibn Hanbal est le contemporain des deux califes ayant voulu imposer le motazilisme qui prônait la croyance en la création du Coran. Le calife Al-Ma`mûn, alors en campagne militaire, le fit arrêter et torturer pendant deux ans. Al-Ma`mûn décède avant la rencontre. Relâché, Ibn Hanbal continue d'enseigner à Bagdad jusqu'à ce qu'Al-Wâthiq ne renouvelle la persécution. De là l'imam arrêtera d'enseigner et se cachera pendant cinq années jusqu'à ce qu'en 847, le calife Al-Mutawakkil revint à la Tradition en rejetant le motazilisme et en expulsant ses savants, mais Ibn Hanbal n'en resta pas moins réservé.

Il était également connu pour son ascétisme et côtoyait les célèbres soufis tels que Ma'rouf al-karkhi (qu'il considérait comme un des abdaal), Bishr al-Hâfi, Ahmad bin Abi al-hawari.

Une doctrine rigoureuse[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié le fiqh et la science du hadith sous différents maîtres à Bagdad (il y suivit entre autres les enseignements de l'imâm al-Châfi'î et d'Abou Youssouf, lui-même disciple d'Abou Hanîfa et reçu des hadîth écrits de Mouhammad Al-Shaybânî) puis en Syrie et au Yémen, Ibn Hanbal s'en émancipe progressivement pour fonder une école de pensée rigoureuse lui paraissant la plus conforme au Coran et à la Sunna[1].

Questions de droit se rapportant à Ibn Hanbal, manuscrit daté (octobre 879).

On lui doit un important recueil de traditions, le Musnad ("fondé"), où les ahâdîth sont classés suivant les chaînes de transmetteurs, remontant jusqu'à un des compagnons de Mahomet, et en fonction de leur authenticité considérée comme "parfaite" (sahîh), bonne ("hasan") ou "faible" (da'îf). Ibn Hanbal a également écrit des ouvrages de commentaires sur la Tradition et sur les principes moraux dans l'islam, ainsi que des éloges des premiers califes rashidoun, "les bien guidés". On doit enfin à ses disciples, dont l'un de ses fils, 'Abdullâh (mort en 903), une compilation des "réponses" qu'il donnait aux questions qui lui étaient posées sur les sujets les plus divers.

La doctrine hanbalite, attachée au strict respect du Coran et de la Tradition, elle la tentation de l'innovation (bid'a), le "stratagème" (hîla), et condamne les déviations religieuses et/ou politiques apparues dans l'histoire du califat, à commencer par le kharidjisme et toutes les formes de chiisme, etc.

C'est aussi pourquoi Ibn Hanbal s'oppose à l'école sunnite d'Abou Hanîfa, qui préconise le large recours à la libre opinion du juge ou du commentateur (ashâb al-ra'y), voire aux subterfuges juridiques ou stratagèmes (hilal).

Il eut pour épouse Oumm abi 'Abbassa qui lui donna son fils Sâlih (mort en 873) et quand son épouse décéda, il épousa Rayhânah qui lui donna Abdullah (mort en 903).

Parmi les élèves de Ahmad ibn Hanbal figurent ses deux fils ainsi que l'imam Boukhari, Mouslim, grands savants du hadith et compilateurs des recueils de hadîth éponymes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'orthodoxie musulmane, la "Tradition authentique" [du Prophète], d'où le mot "sunnisme" (par opposition à "chi'isme")

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Laoust, Les schismes dans l'Islam, Paris, Payot, édition de 1977 (voir la bibliographie de l'article consacré à Laoust).
  • Louis Milliot, Introduction à l'étude du droit musulman, Paris, Sirey, 1953.

Liens externes[modifier | modifier le code]