Longues-sur-Mer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Longues-sur-Mer
Le logis abbatial de l'abbaye Sainte-Marie.
Le logis abbatial de l'abbaye Sainte-Marie.
Blason de Longues-sur-Mer
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Canton Bayeux
Intercommunalité Communauté de communes Bayeux Intercom
Maire
Mandat
Roland Tirard
2014-2020
Code postal 14400
Code commune 14377
Démographie
Gentilé Longuais
Population
municipale
624 hab. (2014 en diminution de 5,6 % par rapport à 2009)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 09″ nord, 0° 41′ 44″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 77 m
Superficie 12,29 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Calvados

Voir sur la carte administrative du Calvados
City locator 14.svg
Longues-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : Calvados

Voir sur la carte topographique du Calvados
City locator 14.svg
Longues-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Longues-sur-Mer

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Longues-sur-Mer

Longues-sur-Mer est une commune française, située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 624 habitants[Note 1] (les Longuais).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur le littoral de la mer de la Manche, la côte est hérissée de falaises de soixante-cinq mètres de hauteur. Longues-sur-Mer se trouve dans le Bessin, à 6,5 kilomètres de Bayeux. Couvrant 1 229 hectares, son territoire est le plus étendu du canton de Ryes.

Communes limitrophes de Longues-sur-Mer[1]
Mer de la Manche Mer de la Manche Mer de la Manche
Commes Longues-sur-Mer[1] Manvieux
Vaux-sur-Aure Vaux-sur-Aure, Saint-Vigor-le-Grand Magny-en-Bessin

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est attesté sous la forme latinisée de Longis en 1027[2]. Diverses étymologies ont été proposées : un nom de personne Longus[3] pris absolument ou une allusion à un « terrain allongé »[3],[4] ou encore un nom gaulois en longo- « navire ». Dans tous les cas, il manque un second élément, autre appellatif ou suffixe.

Fontenailles remonte à un gallo-roman *FONTENALIA, comme Fontenailles (Seine-et-Marne et Yonne) et signifie « source, ru »

Marigny appartient probablement à la série des Marigny, Marigné, Marignac, toponyme gallo-roman *MARINIACU du nom de personne Marinus « le marin » suivi du suffixe gaulois de localisation et de propriété -acum.

Crodalles (Crodale, sans date), nom du moulin Turquois (la Masse de Crodale) et d'une ferme à Fontenailles s'explique vraisemblablement comme Croixdalle (Seine-Maritime, Craudale en 1253[5], ensuite la graphie est régulièrement Crodalle encore au XVIIIe siècle[6]) et peut-être Groudle (Île de Man, Crawdale vers 1511). Ils remontent vraisemblablement au vieil anglais crāwe, corneille (moderne crow) et anglo-danois dal(r), vallée (anglais dial. dale, danois dal) cf. toponymes en -dal et -dalle(s)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye Sainte-Marie de Longues.

En 1168, un baron normand du nom de Hugues Wac seigneur de Rubercy fonde une abbaye bénédictine à cet endroit. Tombée en commende en 1526, elle fut supprimée en 1782, faute de vocations. On peut encore en voir des vestiges importants.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1861, Longues (403 habitants en 1856) absorbe les anciennes communes de Fontenailles (177 habitants, à l'est du territoire) et de Marigny (287 habitants, à l'ouest)[8]. La commune prend le nom de Longues-sur-Mer 1924[8].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au nord du village, à 500 mètres du littoral, la Wehrmacht avait construit dès 1943, une batterie côtière. Celle-ci abritait quatre canons de marine bien protégés d'une portée de près de 20 km qui outre les navires au large, menaçait directement la plage du débarquement de Gold Beach et pouvait aussi atteindre la plage d'Omaha Beach à l'ouest. Les Alliés firent donc de la mise hors de combat de cette batterie un objectif prioritaire du jour J. Outre des bombardements aériens la semaine précédente, la batterie subit un pilonnage depuis deux croiseurs anglais et du croiseur français Georges Leygues empêchant les canons à longue portée allemands d'exercer une réelle menace. Le lendemain, le en fin de matinée, après un second bombardement aérien de la RAF, et avec leurs canons hors de combat, les soldats allemands se rendirent aux soldats britanniques du régiment du Devonshire.

Longues-sur-Mer, située à la limite des secteurs américain et anglo-canadien, subit de gros dégâts pendant les jours du débarquement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 2001 Jean Anger    
mars 2001 mars 2008 Jacques Regnault    
mars 2008 en cours Roland Tirard[9]    
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11].

En 2014, la commune comptait 624 habitants[Note 2], en diminution de 5,6 % par rapport à 2009 (Calvados : +1,58 %). Longues a compté jusqu'à 875 habitants en 1861, mais les trois communes de Longues, Fontenailles et Marigny totalisaient 958 habitants en 1821 (respectivement 402, 185 et 371)[8].

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
355 359 403 402 400 373 361 346 375
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
403 875 832 742 718 666 647 657 640
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
575 565 509 467 436 447 466 441 462
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
466 469 447 463 561 586 674 648 624
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Batterie allemande du mur de l'Atlantique.
  • Abbaye bénédictine Sainte-Marie de Longues. Fondée en 1168 par Hugues Wac, seigneur de Rubercy. Tombée en commende en 1526, elle fut supprimée en 1782, faute de vocations. Église du XIIIe siècle.
  • Église paroissiale Saint-Laurent de Longues. Mentionnée au XIIe siècle, elle fut totalement remodelée au XVIIe, après le regroupement des trois paroisses (Longues, Marigny et Fontenailles).
  • Église Saint-Laurent de Marigny XIIe-XIIIe siècles. La porte de son cimetière fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques[14].
  • Église Saint-Pierre de Fontenailles XIIe siècle. Construite en 1202, elle fut détruite par les bombardements de 1944, elle n'a pas été reconstruite et reste en ruines. Elle possédait à son sommet la cloche la plus vieille de France qui a depuis été transférée au musée Baron-Gérard à Bayeux.
  • Château de Marigny, XVIIe siècle.
  • Le Chaos : falaises calcaires écroulées par l'action de l'érosion entre Port-en-Bessin et Arromanches qui donnent à la côte un aspect sauvage et chaotique.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Longues-sur-Mer Blason Taillé haussé à dextre et abaissé à senestre : au 1er d'azur aux trois demoiselles [rochers isolés des falaises] en ombre d'argent, au 2e de gueules à deux léopards d'or l'un au-dessus de l'autre[15].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2014.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 411a sous Longes
  3. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Presses Universitaires de Caen, 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 161.
  5. François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 64
  6. Abbé Jean-Joseph Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, 1764, p. 545
  7. François de Beaurepaire, Op. cit.
  8. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Longues-sur-Mer », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 27 avril 2010) et fiches liées.
  9. a et b Réélection 2014 : « Longues-sur-Mer (14400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 26 avril 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  14. « Cimetière », notice no PA00111503, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=735

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :