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Agy

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Agy
Agy
Église Saint-Vigor.
Blason de Agy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
Arrondissement Bayeux
Intercommunalité Communauté de communes de Bayeux Intercom
Maire
Mandat
Christophe Poitevin
2020-2026
Code postal 14400
Code commune 14003
Démographie
Population
municipale
313 hab. (2021 en augmentation de 11,39 % par rapport à 2015)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 14′ 28″ nord, 0° 45′ 40″ ouest
Altitude Min. 30 m
Max. 83 m
Superficie 4,21 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Caen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bayeux
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Agy
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Agy
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Agy

Agy est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie, peuplée de 313 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 5 kilomètres de Bayeux, dans la vallée de la Drôme, elle fait partie de la communauté de communes Bayeux Intercom.

Communes limitrophes d’Agy
Campigny Ranchy
Agy Subles
Le Tronquay Noron-la-Poterie

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[2]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat des plateaux abrités », correspondant à la plaine agricole de Caen à Falaise, sous le vent des collines de Normandie et proche de la mer, se caractérisant par une pluviométrie et des contraintes thermiques modérées[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 760 mm, avec 12,8 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Balleroy-sur-Drôme à 9 km à vol d'oiseau[4], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 924,3 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Agy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[8]. Elle est située hors unité urbaine[9]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Caen, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[9]. Cette aire, qui regroupe 296 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (94,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54,1 %), terres arables (40,4 %), zones urbanisées (5,5 %)[12]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attesté sous la forme latinisée Ageyum au IXe siècle[13], puis Aagy et Agie en 1229[14], Ageium en 1242[15].

Ce toponyme semble être basé sur un anthroponyme latin Agius[13], suivi du suffixe gaulois de propriété -acum. Il s'agirait donc des terres d'un certain Agius.

Remarque : il semble que le nom de personne Agius soit gaulois, sur un radical ago- « combat, lutte » que l'on retrouve dans le nom de personne gaulois Comagius[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1834 la paroisse d'Agy étant rattachée à Subles, l'église d'Agy est mise à la vente au profit de Subles pour être détruite. Mais le , les habitants s'opposèrent aux huissiers qui vinrent prendre possession des lieux avec les acquéreurs. Face à leur résistance, Alexandre Douesnel-Dubosq, procureur du roi fut mandé ainsi que les gendarmes mais la population armée de gourdins continua de s'opposer à la destruction de l'église et du cimetière. Dans l'après-midi, la Garde nationale de Bayeux arriva en renfort avec trois cents hommes, ce qui mit fin à l'émeute. Trois manifestants furent condamnés au tribunal correctionnel de Bayeux. La destruction de l'église eut lieu au cours des jours suivants. Les habitants de Subles fêtèrent cet événement, créant une rivalité entre les deux communes, un habitant de Subles allant jusqu'à fixer le coq du clocher de l'église d'Agy sur sa maison. Les habitants d'Agy rejoignirent alors l'Église catholique française de l'abbé Châtel et lancèrent une souscription qui aboutit à la construction d'une nouvelle église et à l'installation d'un prêtre, disciple de l'abbé Châtel. Les habitants d'Agy tenaient leur revanche[17].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
? mars 2001 Francis Blondel    
mars 2001 mars 2014 Claude Tillard SE Professeur de construction mécanique
mars 2014[18] mai 2020 Yvette Jeanne SE Employée de gérance retraitée
mai 2020[19] En cours Christophe Poitevin SE Marin de la marine marchande
Les données manquantes sont à compléter.
La mairie

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[21].

En 2021, la commune comptait 313 habitants[Note 3], en augmentation de 11,39 % par rapport à 2015 (Calvados : +1,02 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
302312321306341328319314290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
289303298264273256269250269
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
230243199169160158176198187
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
162183135267280280259252240
2015 2020 2021 - - - - - -
281310313------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La commune se situe dans la zone géographique des appellations d'origine protégée (AOP) Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny[24].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château du XVIIIe siècle et manoir seigneurial du XVIe appartenant à la même famille depuis 1805 et transmis depuis plusieurs générations par les femmes (Dragon de Gomiécourt / d'Isoard de Chénerilles / de la Poëze d'Harambure). Un hommage à cette famille se trouve sur les vitraux de l'église de la commune.
  • Église Saint-Vigor, bâtie au XIXe siècle. Dans l'église, se trouve une statue de saint Léonard, évêque d'Avranches, datant du début du XVIe siècle[25], retrouvée dans un fossé au lieu-dit Saint-Léonard où se serait trouvé avant la Révolution un oratoire ou un prieuré. Au début du XIXe siècle, l'église d'Agy vétuste, était située au milieu du cimetière à quelques centaines de mètres de l'actuelle. Une nouvelle église fut construite à partir de 1834 grâce à une souscription des habitants qui ne voulaient pas, faute d'église, êtres rattachés à la paroisse voisine de Subles.
  • La villa d'Agy (XIXe siècle). Honoré de Balzac, lors de son séjour à Bayeux, a rendu visite à la propriétaire des lieux, Mme de Hautefeuille « aussi remplie d'esprit, écrira-t-il, que la femme de Paris la plus spirituelle ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Agy Blason
D'azur à deux bandes ondées et abaissées d'argent, accompagnées à senestre d'un dragon contourné d'or armé et lampassé de gueules, au franc-quartier de gueules chargé de deux léopards d'or, armés et lampassés d'azur, l'un au-dessus de l'autre[26].
Détails
Le dragon rappelle saint Vigor, patron de la paroisse ; les ondes sont pour la Drôme qui arrose la commune ; les léopards sont repris des armes de la Normandie.

Adopté le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2021.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  3. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  4. « Orthodromie entre Agy et Balleroy-sur-Drôme », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Vaubadon » (commune de Balleroy-sur-Drôme) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Vaubadon » (commune de Balleroy-sur-Drôme) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  8. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  9. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Caen », sur insee.fr (consulté le ).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  13. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 4b.
  14. Dans une charte de l'abbaye de Mondaye.
  15. Célestin Hippeau, Dictionnaire topographique du Calvados : comprenant les noms de lieu anciens et moderne, Impr. nationale (Paris, (lire en ligne), p. 2.
  16. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Éditions Errance, , 440 p. (ISBN 978-2-87772-631-3 et 2-87772-631-2, OCLC 1055598056), p. 53
  17. [Société des sciences arts et belles lettres de Bayeux (1891) sur Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4335811/texteBrut]
  18. « Agy (14400) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  19. « Municipales à Agy. Christophe Poitevin prend la suite d’Yvette Jeanne », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  24. AOP Beurre d'Isigny et Crème d'Isigny
  25. « Bayeux intercom - Agy et son patrimoine ».
  26. « 14003 Agy (Calvados) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).