Le Jeu de la dame

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Le Jeu de la dame

Type de série mini-série
Titre original The Queen's Gambit
Genre Drame
Création Scott Frank
Allan Scott
Acteurs principaux Anya Taylor-Joy
Marielle Heller
Thomas Brodie-Sangster
Harry Melling
Bill Camp
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine Netflix
Nb. d'épisodes 7
Durée 46-68 minutes
Diff. originale

Le Jeu de la dame (The Queen's Gambit) est une mini-série américaine en sept parties d'environ 56 minutes créée par Scott Frank et Allan Scott, adaptée du roman de Walter Tevis publié en 1983, et mise en ligne le sur Netflix.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Cette fiction suit Beth Harmon, une prodige des échecs orpheline, de huit à vingt-deux ans, dans sa quête pour devenir la meilleure joueuse d'échecs du monde, tout en luttant contre des problèmes émotionnels et une dépendance aux drogues et à l'alcool. L'histoire commence au milieu des années 1950 et se poursuit dans les années 1960[1].

Distribution[modifier | modifier le code]

Anya Taylor-Joy incarne la protagoniste de la série, Beth Harmon.

Acteurs principaux[modifier | modifier le code]

Version française[modifier | modifier le code]

  • Société de doublage : Cinephase

Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[2]

Production[modifier | modifier le code]

Garry Kasparov, New York, 2003

Le , Netflix commande à la production une série composée de six épisodes[3]. Créée par Allan Scott et Scott Frank, elle est réalisée par ce dernier et sort le [4]. Scott et Frank sont les producteurs exécutifs de la série aux côtés de William Horberg. La production bénéficie des conseils de l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov et de l'entraîneur d'échecs Bruce Pandolfini en tant que consultants[5],[6].

Les personnages de Beth Harmon et du grand maître fictif Vasily Borgov sont le résultat de la synthèse de plusieurs joueurs historiques.

Une femme d'un niveau tel qu'elle affronte l'élite mondiale masculine évoque la joueuse hongroise Judit Polgár , et par exemple son match contre Garry Kasparov en 2002.

Mais dans la préface du roman original, l'auteur, féru d'échecs, indiquait s'être inspiré pour son grand maître fictif[7],[8] d'Anatoli Karpov (plusieurs fois champion du monde de 1975 à 1998).

Enfin une personne de nationalité américaine qui défie la suprématie échiquéenne russe d'après guerre fait immanquablement penser à Bobby Fischer affrontant Boris Spassky. Le match qui clôt la série faisant écho au « match du siècle » qui opposa les deux joueurs pour le titre de champion du monde d'échecs en 1972.

Dès la commande de la série, Anya Taylor-Joy est annoncée dans le rôle star[9], en , la presse rapporte que Moses Ingram rejoint la distribution[10].

Le tournage commence en à Cambridge (Ontario)[11]. Certaines scènes sont également tournées à Berlin[12], notamment Kino International, le zoo de Berlin et le Friedrichstadt-Palast[13].

Épisodes[modifier | modifier le code]

  1. Ouvertures (Openings)
  2. Échanges (Exchanges)
  3. Pions doublés (Doubled Pawns)
  4. Milieu de jeu (Middle Game)
  5. Fourchette (Fork)
  6. Ajournement (Adjournment)
  7. Finale (End Game)

Accueil[modifier | modifier le code]

Audience[modifier | modifier le code]

Le , la série devient la plus regardée sur Netflix[14],[15].

Critique[modifier | modifier le code]

États-Unis

L'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes donne une cote d'approbation de 100% sur la base de 42 avis, avec une note moyenne de 8,04 / 10. « Ses mouvements ne sont pas toujours parfaits, mais entre les performances magnétiques d'Anya Taylor-Joy, les détails d'époque incroyablement réalisés et l'écriture émotionnellement intelligente, The Queen's Gambit est une victoire absolue »[16]. Metacritic a attribué à la série une note moyenne pondérée de 79 sur 100 sur la base de 27 avis[17].

Entertainment Weekly donne un B à la série : « Taylor-Joy excelle dans les moments calmes, ses paupières se rétrécissant lorsqu'elle décime un adversaire, tout son corps matérialisant le désespoir de colère lorsque le jeu se retourne contre elle »[18]. Rolling Stone lui a attribué 3 étoiles sur 5 : « Un projet esthétiquement beau avec plusieurs superbes performances »[19]. Variety écrit : « The Queen's Gambit parvient à personnaliser le jeu et ses joueurs grâce à une narration intelligente. Anya Taylor-Joy est une actrice principale si magnétique que lorsqu'elle regarde l'objectif de la caméra, son éclat de silex menace de le traverser »[20].

France

La série obtient une note moyenne de 3,95 sur le site AlloCiné, qui recense 7 titres de presse[21].

Télérama écrit notamment : « un drame solide et féministe qui réussit à glamouriser un jeu pas facile à porter à l’écran. Et passionnera même les profanes »[22]. Écran Large donne à la série une note de 3,5 sur 5 : « Scott Frank réussit à rendre ce jeu palpitant, explore la complexité de Beth et capte la richesse de son personnage »[23].

Réaction de la communauté des échecs[modifier | modifier le code]

La série a reçu les éloges de la communauté des échecs pour sa représentation du jeu et des joueurs[24][réf. à confirmer].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « NETFLIX ORDERS LIMITED SERIES THE QUEEN'S GAMBIT FROM SCOTT FRANK » [archive du ], Netflix Media Center, (consulté le 20 juillet 2019)
  2. « RS-Doublage », sur www.rsdoublage.com (consulté le 11 novembre 2020)
  3. (en) Denise Petski, « Netflix Orders The Queen's Gambit Limited Series From Scott Frank; Anya Taylor-Joy To Star » [archive du ], Deadline Hollywood, (consulté le 31 octobre 2020)
  4. (en) Jackson McHenry, « The Queen's Gambit Trailer: Anya Taylor-Joy Dives Into Chess, Drugs, and More Chess » [archive du ], sur Vulture, (consulté le 31 octobre 2020)
  5. (en) Judy Berman, « Netflix's Marvelous The Queen's Gambit Is the Kind of Prestige Drama TV Doesn't Make Anymore » [archive du ], sur Time, (consulté le 27 octobre 2020)
  6. (en) John Hartmann, « The Queen's Gambit - Out Today On Netflix! » [archive du ], sur Chess Life, (consulté le 30 octobre 2020)
  7. Ekaterina Sinelchtchikova, « De qui est inspiré le joueur d’échecs Borgov du Gambit de la Reine sur Netflix? », sur fr.rbth.com, (consulté le 12 novembre 2020)
  8. AlloCine, « Le jeu de la dame sur Netflix : la mini-série est-elle inspirée d’une histoire vraie ? », sur AlloCiné (consulté le 12 novembre 2020)
  9. (en) Will Thorne, « Anya Taylor-Joy to Star in The Queen's Gambit Limited Series at Netflix » [archive du ], Variety, (consulté le 31 octobre 20)
  10. (en) Jeff Sneider, « Newcomer Moses Ingram Joins Denzel Washington in Joel Coen's Macbeth » [archive du ], (consulté le 11 juin 2020)
  11. (en) « The Queen's Gambit filming in Cambridge for 2 days » [archive du ], Cambridge Times, (consulté le 31 octobre 2020)
  12. (en) Leonie Cooper, « The Witch star Anya Taylor-Joy: "People always want to put you in a box" » [archive du ], sur NME, (consulté le 8 mai 2020)
  13. (de) Arabella Wintermayr, « Das Damengambit: Zug um Zug in den Netflix-Olymp », Musikexpress,‎ (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2020)
  14. (en) Angela Watercutter, « Why The Queen's Gambit Is the No. 1 Netflix Show Right Now » [archive du ], sur Wired, (consulté le 30 octobre 2020)
  15. (en) Kelly Lawler, « The Queen's Gambit: This Netflix miniseries about chess is one of the best shows of 2020 » [archive du ], sur USA Today, (consulté le 30 octobre 2020)
  16. (en) « The Queen's Gambit: Miniseries (2020) », sur Rotten Tomatoes (consulté le 31 octobre 2020)
  17. (en) « The Queen's Gambit: Season 1 », sur Metacritic (consulté le 29 octobre 2020)
  18. (en) Darren Franich, « The Queen's Gambit plays familiar moves with style and star power: Review » [archive du ], sur Entertainment Weekly, (consulté le 23 octobre 2020)
  19. (en) Alan Sepinwall, « The Queen's Gambit: A Female Bobby Fischer Keeps Her Challengers in Check » [archive du ], sur Rolling Stone, (consulté le 20 octobre 2020)
  20. (en) Caroline Framke, « The Queen's Gambit, Starring a Magnetic Anya Taylor-Joy, Is a Shrewd Study of Genius: TV Review » [archive du ], sur Variety, (consulté le 23 octobre 2020)
  21. « Le Jeu de la dame - critiques presse », sur AlloCiné (consulté le 18 novembre 2020)
  22. Constance Vilanova, « Le Jeu de la Dame, sur Netflix : une minisérie sur les échecs qui remplit toutes les cases », sur Télérama (consulté le 31 octobre 2020)
  23. Arnold Petit, « Le Jeu de la dame : critique échecs et drame sur Netflix », sur EcranLarge.com (consulté le 31 octobre 2020)
  24. Marion Olité, « On a décrypté Le Jeu de la Dame avec une championne d'échecs », sur Konbini (consulté le 14 novembre 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]