Koffi Olomidé

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Koffi Olomidé
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Koffi Olomidé en 2009.

Informations générales
Nom de naissance Antoine Christophe Agbepa Mumba
Naissance (58 ans)
Stanleyville, Congo belge
Activité principale auteur-compositeur-interprète
Genre musical Ndombolo
Rumba
Soukous
Instruments Guitare
Années actives depuis 1978
Labels Next Music/Sono (ex. Sonodisc)
Sonima Music
Diego Music
Koffi Central
Site officiel http://kofficentral.info

Koffi Olomidé, de son vrai nom Antoine Christophe Agbepa Mumba[1], est un auteur-compositeur-interprète congolais né le à Stanleyville, au Congo belge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Koffi Olomidé est né le 13 août 1956[2] à Stanleyville, au Congo belge.

Selon la coutume du pays de sa grande-mère (mère de sa mère), la Sierra Leone, la légende veut qu'au sortir du ventre de sa mère l'enfant ait eu la main collée à la joue, symbole de tristesse.[réf. nécessaire] De fait, il semble émaner des circonstances de la naissance de l'artiste une sorte de malheur diffus. Le sentiment d'abandon provoqué par le fait de mettre son enfant au monde loin de chez elle est accentué pour la mère par l'absence de son mari.[interprétation personnelle] Le chanteur apprendra qu'à l'époque, son père aurait envisagé de quitter sa femme pour une autre. Le premier jour, ne parvenant pas à allaiter son nouveau-né, la mère doit s'en remettre à une voisine. L'enfant paraît si chétif que l'on n'a peu d'espoir de le voir vivre bien longtemps. Antoine Makila Mabe (« Antoine le malchanceux») est son surnom d'alors.

Enfant, Koffi Olomidé habite un quartier populaire de Kinshasa. Il écoute la rumba congolaise de Franco Luambo, Grand Kalle, Vicky Longomba ou encore Tabu Ley Rochereau.

Koffi Olomidé apprend, grâce à l'aide d'un voisin, à jouer de la guitare. Il n'est alors âgé que de 13 ans. Son père, Charles Agbepa, aurait préféré une carrière dans l'administration. Mais poussé par sa mère et surtout par son grand frère Johnny Co, il intègre petit à petit le milieu de la musique congolaise.

Enfant, il voulait devenir footballeur. Mais c'est vers 1978, durant ses vacances à Kinshasa (il revenait de la France, où il était allé étudier), qu'il enregistra ses premières chansons. L'année 1983 marquera le début d'une aventure musicale qui commence avec la sortie de l'album Ngounda. Trois ans après, il crée un groupe, le Quartier Latin International, dont il est le leader.

Il connaît le succès, notamment par le nombre d'exemplaires vendus, avec son album Noblesse oblige sorti en septembre 1993 ce qui lui vaudra pour la seconde fois consécutive d'être consacré « Meilleur chanteur » aux Africa Music Awards. L'Olympia le le Zénith , Bercy le faisant de lui premier artiste africain à avoir rempli la plus grande salle de France (plus de 17 000 personnes) en one man show.[réf. nécessaire]

Son travail lui a valu, quatre trophées aux Kora Awards en 2002 en une soirée, le titre de Meilleur artiste de la décennie en 2005 et un total de 10 Koras (1x1998, 2x1999, 2x2000, 4x2002, 1x2005)[réf. souhaitée]

Il est l'un des douze artistes musiciens africains, le seul congolais, à avoir été cité dans les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie[réf. nécessaire]. Son album sans nom (Bord ezanga kombo en lingala), sorti en août 2008, est interdit 7 mois après sa sortie, de vente et de diffusion par la commission nationale de censure de la RDC puis autorisé un mois plus tard.

Koffi Olomidé détient le record de récompenses de Kora avec un rafle de 4 trophées remportés pour la même édition.[réf. souhaitée]


Carrière[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Vers le milieu des années 1970, Koffi Olomidé se fait remarquer par Papa Wemba, un des leaders de la formation Zaïko Langa Langa. Une amitié se lie entre les deux hommes.

En 1974, Papa Wemba quitte Zaïko Langa Langa et demande à Koffi Olomidé de lui composer des chansons[réf. souhaitée].

A la fin de ses études au lycée, Koffi part poursuivre ses études en France. Néanmoins, il rentre chez lui à chaque fois qu'il en a l'occasion. C'est au cours de l'une de ces visites[Quand ?] qu'il enregistre son premier 45 tours, Onia. En , ses titres Asso et Princesse Synza l'aident à se faire connaître[réf. souhaitée].

L'année suivante, il obtient le titre de « meilleur auteur-compositeur » grâce au titre Anibo[réf. nécessaire], un duo avec Papa Wemba publié sous le label Viva La Musica.

Années 1980[modifier | modifier le code]

Diplômé en sciences commerciales en 1980, il choisit de rentrer au pays. Ne trouvant pas de travail, il décide finalement de retourner en Europe.

Lorsqu'il retourne au Zaïre, Koffi Olomidé est connu, principalement du fait de sa collaboration avec Papa Wemba quelques années plus tôt. C'est dans ce cadre que sort en 1983, l'album Ngounda, pour lequel il fait appel à Josky Kiambukuta Londa (en) du TP OK Jazz de Franco Luambo. L'album rencontre un succès mitigé mais Koffi récidive un an plus tard avec Lady Bo avec la participation de King Kester Emeneya.

C'est en 1985 que la carrière de Koffi est lancée, à la sortie de l'album Diva. Un album travaillé par l'arrangeur Rigo Moya dit « Rigo Star ». Toutefois ses premiers textes, qui plaisent aux filles n'accrochent, pas beaucoup les hommes.[réf. nécessaire] Koffi Olomidé déclare que le Tcha Tcho (aussi appelé « Soukous Love »), son style de musique, est pour les jeunes filles (Tcha Tcho, pona yo mwana mwasi). L'année suivante, en 1986, il sort l'album Ngobila, l'album le plus écouté à ce jour de son répertoire.[réf. nécessaire] Mais à sa sortie, il ne connait pas beaucoup de succès. La chanson qui donne le titre à l'album raconte l'histoire d'un homme, debout sur le quai du port, qui voit son amour partir pour un voyage et qu'il n'est pas sûr de revoir un jour.

En début de l'année 1987, on le dit mort du sida en Europe où il séjournait. Koffi sera très sérieusement ébranlé par cet épisode. Il compose la chanson Le revenant dans laquelle il répond à ses détracteurs par « Bomoni té, boyoki yango, tika kotuba koloba, tuba tuba eza mabé » (« vous n'avez rien vu mais seulement entendu, arrêtez de parler des choses que vous ne connaissez pas, la diarrhée verbale est une mauvaise chose ») et sur la maladie, il dira « Kuna na mboka lola ata bato oyo ya sida, bazuaka pe kimia oyo ya seko » (« au moins au paradis, il y a la paix éternelle même pour ceux qui souffrent du sida »).[réf. nécessaire] À la suite de ce morceau, il composera le titre Dieu voit tout en compagnie de l'artiste Reddy Amisi, de Viva La Musica de Papa Wemba, dans lequel il parle de sa prochaine mort. Beaucoup de gens voient, à travers les paroles de la chanson, une prémonition sur sa mort prochaine, ce qui relance la polémique.

En 1987 sort le nouvel album intitulé Rue d'amour, opus qui sera réédité en support CD en 1992 par Sonodisc sous le titre Forever. C'est le premier qui comporte au moins six titres inédits. Dans cet opus, Koffi chante pour la première fois des VIP dans ses chansons. Il compose un titre Mosika na Miso ou Loin des yeux pour Claudien Likulia, le fils du général Likulia Bolongo et il rend hommage dans Myriam à la défunte Myriam, riche héritière de la famille Moleka. Comme récompense, une maison sera construite pour la star dans un quartier de Kinshasa, à Bandalungwa. Dans les autres morceaux de l'album, il chante l'amour dans le titre éponyme et dans Stéphie, de la jalousie à son égard dans Petit frère ya yezu et dans Droits de l'homme.

À l'été 1988, l'album Henriquet paraît, du nom de la miss du Congo élue cette année-là. C'est un énorme succès. Koffi Olomidé devient un phénomène dans le milieu musical des deux Congo. D'ailleurs, au cours d'une émission, Lukunku Sampu, vedette de la télévision congolaise, le qualifie de « plus grande star actuelle de la musique zaïroise »[réf. nécessaire]. Comme le précédent album, il est composé de six morceaux. En plus du titre éponyme, deux titres connaissent le succès : Orphelinat et Djino.

Koffi Olomidé multiplie les concerts et son succès attire beaucoup de mécènes, notamment le manager Laudert Bongwalanga qui contribuera au jumelage entre Olomide et le groupe Zaïko Langa Langa de Nyoka Longo.

Les années 1980 se terminent par la sortie de l'album en Elle et Moi. La chanson Elle et Moi est dédiée à ses aînés, Aristote et Minou[3]. Cette fois-ci, Koffi travaille avec le capverdien Manu Lima.

Alors qu'il se trouve à Paris, une rumeur court, selon laquelle il aurait été arrêté en France avec de la drogue. Rumeur démentie quelques jours plus tard à la télévision par Laudert, proche du chanteur. À la sortie de l'opus, les mélomanes notent quelques changements, dus sûrement à l'arrangeur capverdien. Le Tcha Tcho prend une nouvelle connotation. Le son et le rythme sont plus modernes, l'animation propre à la musique congolaise s'affirme davantage.

Années 1990[modifier | modifier le code]

En , Olomidé sort l'album Les prisonniers dorment. Pour la première fois, on commence à le citer devant Papa Wemba[réf. nécessaire]. À Abidjan, il est numéro un des ventes d'albums[réf. nécessaire]. Gilles Obringer classe l'album premier dans son émission Canal Tropical sur RFI[réf. nécessaire].

L'année 1991 se termine avec plusieurs prix qui lui sont décernés au cours des trophées de la musique zaïroise[réf. nécessaire]. Koffi est désigné meilleur auteur compositeur, Les prisonniers dorment « meilleur album de l'année ». Le titre Zéro faute terminera à la deuxième place[réf. nécessaire]. Quelques mois plutôt, il avait reçu des trophées similaires sur RFI[réf. nécessaire].

En sort l'album Haut de gamme / Koweït, rive gauche, allusion à la guerre du Golfe[réf. souhaitée]. L'album, épuisé, a été réédité l'année dernière[Quand ?] à la demande du public[réf. nécessaire]. Il enchaîne des tournées à travers le continent et est invité à jouer au palais présidentiel du Gabon par le président Omar Bongo Ondimba et durant la campagne présidentielle congolaise par le président Denis Sassou-Nguesso.[réf. souhaitée]

En , sortie de l'album Noblesse oblige. Le titre Papa Plus fera succès dans les boîtes de nuit d'Europe et d'Afrique[réf. nécessaire].

En , sortie de l'album Magie dont les clips ont été tournés aux États-Unis[réf. souhaitée].

Le 31 octobre 1994, le chanteur obtient un premier grand triomphe parisien pour son spectacle au Parc des Expositions de la Porte de Versailles[réf. nécessaire][non neutre]. Fin novembre, Koffi Olomidé et le Quartier Latin International apparaissent à la sixième place des ventes de la Fnac Forum à Paris[réf. nécessaire].

Le 10 décembre 1994, au Palais des Congrès de l'hôtel Ivoire à Abidjan, Koffi Olomidé reçoit deux distinctions aux African Music Awards : celui du meilleur chanteur et celui du meilleur clip[réf. nécessaire]. Enfin, Koffi termine l'année en apothéose, faisant danser ses fans toute la nuit de Noël au fameux Aquaboulevard de Paris[réf. nécessaire][non neutre].

En , l'album V12 sort.

En , Koffi sort l'album Wake Up en collaboration avec Papa Wemba.

Ce sont deux albums qui sortent en  : Ultimatum et Loi.

Le 29 août 1998, Koffi Olomidé se produit avec son groupe Quartier Latin International à l'Olympia de Paris.

Koffi terminera les années 1990 avec l'album Attentat.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Il est le premier artiste africain à se produire one-man show dans la plus grande salle de France, la Bercy Arena, le 19 février 2000[réf. nécessaire].

En juillet 2001, il se produit pour la seconde fois au Zénith de Paris[réf. souhaitée]. Il entame ensuite une grande tournée américaine[réf. souhaitée] et participe au Lincoln Center Festival à New-York[réf. souhaitée].

En novembre 2001, Koffi sort l'album Effrakata qui est Disque d'Or avec plus de 150 000 exemplaires vendus, comme Loi, le générique fit un succès international.[réf. nécessaire]

En 2002, il remplit le Stade des Martyrs de Kinshasa et il détient le record de Kora Awards avec 4 trophées remportés la même année[réf. souhaitée][N 1], ce qui lui vaut le surnom du « Quadra Kora Man »[réf. nécessaire].

En 2005, il a le Kora Award de l'« artiste de la décennie »[réf. souhaitée].

Le 13 octobre 2007, il se produit au Zénith de Paris pour la troisième fois avec son nouveau groupe Les Mineurs du Quartier Latin[réf. souhaitée].

En 2008 sort l'album Bord Ezanga Kombo (l'album sans nom).

Le 16 mai 2009, il se produit au Zénith de Paris avec sa nouvelle chanteuse, Cindy le Cœur, et remplit cette salle pour la quatrième fois[réf. souhaitée].

Années 2010[modifier | modifier le code]

En 2013, Koffi annonce que l'album Treizième Apôtre sera le dernier album de sa carrière[réf. souhaitée].

Controverses[modifier | modifier le code]

Il a également provoqué l'indignation de certains opposants congolais en soutenant publiquement au Rwanda la candidature du parti FPR (élections de 2010) et de son leader Paul Kagamé[4].

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Koffi Olomidé.

Vidéoclips[modifier | modifier le code]

  • Noblesse Oblige (1993)
  • Magie (1994)
  • V12 (1995)
  • Ultimatum / Ultimaclips (1997)
  • Loi (1998)
  • Droit de Véto / Zénith 98 (1999)
  • Attentat (2000)
  • Force de Frappe (2001)
  • Effrakata (2002)
  • Affaire d'État (2003)
  • Monde Arabe (2005)
  • Boma Nga N'Elengi(2005)
  • Danger de Mort (2006)
  • Swi Chocolat Chaud (2006)
  • Bord Ezanga Kombo (2008)
  • La Chicotte à Papa (2009)
  • Abracadabra (2012)
  • Treizième Apôtre (2015)

Quartier Latin International[modifier | modifier le code]

Le Quartier Latin International est un orchestre congolais, fondé par Koffi Olomidé en .

Le groupe a connu de nombreux départs de musiciens, dont certains ont réintégré le groupe.

Certains de ceux qui ont quitté le Quartier Latin International ont entamé une carrière solo, comme Fally Ipupa ou Ferré Gola.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « meilleur artiste de l'Afrique Centrale », « meilleur artiste du continent africain », « meilleur clip vidéo » avec l'album Effrakata et « prix spécial du jury » pour sa contribution à la musique africaine[réf. souhaitée]
  2. a, b, c, d, e, f et g avec le groupe Quartier Latin International.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche de Koffi Olomidé », sur africultures.com
  2. « Biographie de Koffi Olomidé », sur rfimusique.com,‎
  3. Jean-Pierre Eale, « Koffi Olomidé : 50 ans d'âge dont 30 ans de vie musicale et 20 ans de Quartier Latin », La Liberté,‎ (lire en ligne)
  4. Pépin LULENDO, « RDC : Koffi OLOMIDE soutient et fait la promotion de l'organisation terroriste M23, qui pille, viole et tue les populations civiles au Nord-Kivu », sur kongotimes.info,‎ (consulté le 2 juin 2015)