Rumba congolaise

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Rumba congolaise
Origines stylistiques Rumba
Origines culturelles Congo
Scènes régionales République du Congo, République démocratique du Congo

Genres dérivés

Soukous, Ndombolo

La rumba congolaise est un genre musical du Congo, issu dans les années 1930 de la rumba cubaine ayant une grande postérité au Congo. Les décennies qui suivent l'indépendance sont l'âge d'or de la rumba congolaise. On peut citer parmi ses représentants la formation TPOK Jazz, des musiciens tels que Franco, bantou de la capitale, Tabu Ley Rochereau, Papa Noël, Sam Mangwana, Paul Kamba, Wendo Kolosoy, Michelino Mavatiku Visi. La création de zaïko langa-langa en 1969 va orienter le propos ailleurs avec le cavacha, un sebène bien rythmé joué à la guitare et la batterie inspiré d'un train qui roule. Les acteurs de zaïko sont : Manuaku Pépé-Felly, Papa Wemba, N'yoka Longo, Evoloko, Mary-Joe, Staff Benda Bilili et Antoine Moundanda..... pour ne citer que ceux-là.

Histoire[modifier | modifier le code]

La transplantation au Congo de la rumba cubaine s'effectue à la fin des années 1930, par un curieux aller-retour de l'histoire entre les Caraïbes et l'Afrique. Elle s'explique par le passage des cargos transatlantiques dans les ports de l'Afrique de l'Ouest, et par les échanges entre kroumen et marins cubains qui leur apportent des 78 tours de firme EMI, et notamment les disques GV de ce catalogue EMI[1]. Cette musique pénètre dans les terres, en suivant le cours du fleuve Congo, jusque Léopoldville et Brazzaville. Le terreau se révèle propice au Congo où, contrairement à l’ancien empire mandingue (Mali, Guinée, Sénégal…), la musique n’est pas réservée à la caste des griots[2].

Ces 78 tours « GV », soit près de 250 titres édités, constituent le point de départ la rumba congolaise. Ils sont importés par les épiciers grecs installés dans les quartiers « indigènes » des grandes cités congolaises, qui recourent au gramophone à manivelle[1]. Constatant le succès de cette musique, certains de ces épiciers improvisent dans leur arrière-boutique un studio c'enregistrement. C'est ainsi que Nico Jeronimis fonde les éditions Ngoma (en), qui publient en 1948 le premier tube congolais, Marie Louise, composé par un mécanicien de bateaux du fleuve Congo, Antoine Wendo Kolosoy[2]. Rapidement, le lingala et d’autres langues syncopées de la région supplantent l’espagnol de la rumba cubaine et le français de la société bourgeoise congolaise. La rumba congolaise est née[1].

Les années phares de la rumba congolaise se situent entre les années 1940 et la fin des années 1950 (rumba traditionnelle) et, entre le début des années 1960 et le début des années 1970 (rumba fortement imprégnée de l'identité culturelle congolaise). Elle va ensuite perdurer, avec de grands noms, tels que Papa Wemba (Zonga Zonga), les bantous de la capitale et Dr Nico (Tu m'as déçu Chouchou).

Aujourd'hui, cette rumba semble avoir une variété : elle a engendré le Soukous fondé par l'orchestre Sinza de Brazzaville et le Ndombolo, une musique populaire auprès des jeunes grâce à son rythme très saccadé associant des instruments musicaux modernes importés de l'Occident, et le Ngwasuma caractérisé par une ambiance totale associant des instruments aux cris d'un atalaku ou DJ. Les orchestres, comme Extra-Musica, Nouvelle écriture, Wenge Musica, Quartier Latin, Empire Bakuba, Bana Poto-poto et Bukebuke, incarnent la nouvelle phase de cette musique dont les artistes naissent comme des champignons. Les plus connus sont Papa Wemba (le roi de la Rumba), Aurlus Mabélé (le roi du Soukouss), Extra-Musica, Roga-Roga, Felix Wazekwa, Werrason (Noël Ngiama), J.B. Mpiana, Fally Ipupa, Ferré Gola, Doudou Copa et Pierrette Adams.

Culture[modifier | modifier le code]

Cette musique imprégnée dans la culture congolaise est riche par la diversité des thèmes inspirant les chansons. Mais, il est difficile pour tout mélomane de bien comprendre les paroles à cause de la langue musicale (le lingala), une langue peu parlée hors des deux Congo et de l'Angola.

La rumba congolaise[3], chantée en lingala, va devenir le soukous et le Ndombolo des quatrième et cinquième générations de la musique congolaise (JB Mpiana, Koffi Olomidé, Papa Wemba, …) en incorporant des influences locales et antillaises.

Rois de la Rumba congolaise[modifier | modifier le code]

Reines de la musique Congolaise[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Arnaud 2006, Africultures.
  2. a et b Mortaigne 2015, Le Monde.
  3. http://www.universrumbacongolaise.com/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]