Jean-Louis Faure (sculpteur)

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Jean-Louis Faure
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Jean-Louis Faure en 2006.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jean Louis Paul Élie FaureVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Parentèle
Élie Faure (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Jean-Louis Faure est un sculpteur, peintre et écrivain français né en à Paris et mort dans la même ville[1] le [2].

Son œuvre de sculpteur, commencée en 1979, comporte un total de 112 sculptures (qu'il préfère dénommer aujourd'hui ouvrages de menuiserie narrative).

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Louis Faure est né à Paris, en 1931. Études primaires et secondaires à l’école de Saint-Seurin-de-Prats, dans plusieurs lycées parisiens, ainsi qu’au Collège de Guyenne. De ces études qu’il qualifie lui-même de « poussives », il retient surtout l’apostrophe de son professeur de mathématiques, en troisième : « Mon pauvre Faure, vous passerez toute votre vie comme un croûton de pain derrière une malle ».

Le , son père François Faure (Paco dans la Résistance), qui avait rejoint le général de Gaulle, est arrêté par les Allemands, envoyé au Struthof puis à Dachau. Il en revient en 1945, et est fait compagnon de la Libération.

Entre à l’École des Beaux-Arts de Paris en 1950, un séjour qu’il qualifie de « furtif », et où il y apprend la gravure à l’eau-forte[3].

En 1951, il réalise un portrait (aujourd’hui disparu) de Jean Genet, et assure le ravitaillement des coureurs durant le Tour de France.

Service militaire en Algérie en 1952-1954. Spahi affecté à la garde à cheval du gouverneur, muni du sabre modèle 1822, il se fait distinguer par ses talents artistiques, et devient peintre de la cavalerie (sans doute le dernier)[3]. Libéré en . La guerre d’Algérie commence le .

Séjour-exil d'un an en Bolivie (1955-1956), sur l’Île du Soleil, au milieu du lac Titicaca. Première exposition de peinture à La Paz[3]. Séjour en Argentine jusqu'en 1959. Arrêté puis jugé à son retour en France, il est acquitté par la justice de classe[4].

En 1960, il signe le Manifeste des 121 pour le droit à l’insoumission. Dans les années 1960, Il prend la direction artistique de magazines (Marie Claire, Adam…) et dans d’importantes maisons d’édition[3]. En 1962, il contribue à la création de la collection 10/18. En 1966, il réalise pour le magazine Le Crapouillot (alors repris par Jean-Jacques Pauvert) les numéros consacrés au commerce des Pompes funèbres, au LSD et aux Suédois. Il entre en 1969 aux Éditions Rencontre où il participe à l’élaboration du film Le Chagrin et la Pitié, de Marcel Ophuls et André Harris, produit par Charles-Henri Favrod.

En 1973, Jean-Louis Faure reprend la peinture puis l’abandonne de nouveau, « pour le bonheur de tous » (dixit l'artiste), après la série des Capitonnages.

En 1979, il aborde la sculpture (Maquette utilisée par Lord Ismay[5]).

En 1983, la première exposition de ses sculptures se tient rue Berryer. Fortuitement, c’est dans cet ancien hôtel particulier des Rothschild, et dans la pièce même où il expose qu’en 1932 fut assassiné le Président de la République Paul Doumer, embaumé par Élie Faure, grand-père de Jean-Louis Faure[6].

En 1987, son apparition dans le documentaire du réalisateur allemand Heinz Peter Schwerfel sur la sculpture contemporaine européenne suscite chez le critique Michel Nuridsany l’appréciation suivante : « Passons sur le Français Jean-Louis Faure dont on se demande s’il a été choisi pour accréditer l’idée, si répandue en Allemagne, que l’art français n’existe plus depuis vingt ans »[7].

En 2004, Régis Debray, qui a pris connaissance de l'œuvre au fil des années, projette la construction dans son vaste jardin d’un local en bois destiné à l’exposer. Le projet est abandonné pour des raisons matérielles.

En 2009, des expositions et un dépôt (temporaire) de la plupart de ses œuvres aux musées Dominique Vivant Denon et Nicéphore Niepce de Chalon-sur-Saône.

En 2013, le soutien constant de Régis Debray à Jean-Louis Faure, par ses écrits et ses interventions, inspire à Antoine Gallimard l’idée de présenter pendant un an la pièce Bêtise de l’Intelligence dans le hall de la NRF (aujourd'hui éditions Gallimard[8]).

Depuis 1979, Jean-Louis Faure a réalisé 112 sculptures[9] (qu'il préfère dénommer aujourd'hui pièces de « menuiserie narrative »), ainsi que la conception de l’épée d’académicien du Professeur Alain-Jacques Valleron[10] (2005).

La sculpture Bêtise de l'intelligence (1994) dans l'atelier de l'artiste. On y voit distinctement Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir refusant de serrer la main d'Arthur Koestler (19). Staline est le vrai sujet de l'ouvrage. Collection Régis Debray[11].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Dès ses premiers ouvrages (1979), Jean-Louis Faure incorpore souvent des objets manufacturés (robinets, tapis de voiture, assiettes et couverts, etc...), distantes réminiscences des Ready-made de Marcel Duchamp. Ensuite, ces incorporations incluront des objets personnels (insignes, photographies, armes...) y compris des œuvres d'art, dont certaines héritées de son grand-père, Elie Faure (masques africains, statue anonyme de Vierge du XIVe siècle, portefeuille de gravures de Goya, peinture sur bois inachevée de Chaïm Soutine, sculpture hellénistique du IIe siècle av. J.-C., etc...).

Selon Bertrand Raison, « pour aborder l’univers sculpté de Jean-Louis Faure, [il faut] lire les titres de ses œuvres, mais encore […] s’intéresser de près aux notules explicatives qu'il prend la peine de rédiger pour chaque pièce. La légende et la sculpture ne vont pas l’une sans l’autre »[11].  Pour Patrick Marnham « Une grande partie de l'œuvre de Faure vient de la fascination qu'exercent sur lui les côtés sombres de l'Histoire de France et les dessous tragi-comiques du pouvoir. Les titres de ses ouvrages donnent le ton de ses préoccupations »[12].

Projet de monument public.

Il a proposé en 2006, sur une commande de la Ville de Paris, un projet de sculpture en hommage au général Dumas, qui se serait trouvée place du Général-Catroux, sur un terre-plein de gazon bordé par l'avenue de Villiers, à cinquante mètres de l’hommage de Gustave Doré à Alexandre Dumas, fils du général.

Dans une note explicative accompagnant la proposition de l'artiste, Jean-Louis Faure donne les précisions suivantes :

Il est difficile, pour une sculpture, de rendre l’intelligence, le courage, l’intégrité, la bonté, la noblesse de caractère d’un être. En revanche nous avons le bonheur de tenir, avec notre héros, et contée par son fils, une abondante et charmante légende d’exploits physiques stupéfiants — quatre fusils soulevés à l’horizontale et portés à bout de bras, quatre doigts d’une main glissés dans les canons, ou une dizaine de soldats saisis l’un après l’autre par leur fond de culotte et lancés par-dessus un mur — qui seraient un plaisir à décrire en volume.

Projet de monument public pour la Ville de Paris, en, hommage au général Dumas.

Nous avons préféré choisir, dans cette geste admirable, une anecdote proprement surhumaine, la plus propre à frapper les esprits. Thomas-Alexandre sera donc représenté en général de division de la République, sabre au côté, cramponné à une poutre, et à cru sur un cheval perdant pied qui n’en revient pas d’être ainsi traité. Durant cette action agitée — il en perd son bicorne — le regard du père ne quittera pas le fils, sur l’autre versant de l’avenue de Villiers.

Enfin, nous nous devions de commémorer par des inscriptions sur la poutre figurant le fronton du monument, ainsi que sur les colonnes la soutenant, le refus — lui aliénant définitivement Bonaparte — d’aller prendre en 1802 le commandement d’une expédition punitive contre la colonie révoltée de Saint-Domingue.

Nous voulons souligner ainsi par La Liberté ou la Mort, Haïti et France, la fidélité farouche du général à une République anti-esclavagiste, ainsi que son indéfectible attachement à la terre de son enfance.

La Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris ne donnera pas suite à cette proposition.

Conservation[modifier | modifier le code]

  • Musée Nicéphore Niepce, Châlon-sur-Saône (2 sculptures en dépôt)
  • Musée de la Grande Guerre, Meaux    (4 sculptures en donation)[13].
  • Musée de l'Homme, Paris (1 sculpture, en donation)
  • Centre National des Arts Plastiques (acquisition de 4 sculptures)
  • Fonds Régional d'Art Contemporain Provence Côte d'Azur (1 sculpture)
  • Fonds Régional d'Art Contemporain Languedoc-Roussillon (1 sculpture)
  • Fonds Régional d'Art Contemporain Alsace (1 sculpture).

Expositions[modifier | modifier le code]

Brouette sacrée à déroulement funèbre négatif (1981, n°9)

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Faure – Peintures Galerie Rodolphe Stadler, Paris Du 04/04/1974 au 04/05/1974.
  • Jean-Louis Faure - Sculptures Galerie Alain Blondel, Paris Du 16/10/1984 au 05/01/1985.
  • Jean-Louis Faure Galerie Arlogos, Nantes 1985.
  • Jean-Louis Faure. Sculptures Théâtre d’Hérouville - Comédie de Caen (en collaboration avec la galerie Arlogos) Du 20 avril au 22 mai 1988.
  • Jean-Louis Faure / Gérard Gasiorowski. La guerre Galerie Arlogos, Nantes (avec la collaboration de la galerie Adrien Maeght, Paris) 1989.

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • Siméon et les flamants roses, jeune sculpture européenne (Allington – Baquié – Bartolani – Blacker – Catania – Di Rosa – Faure – Friedmann – Guerresi – Houshiary – Jammes – Monnier – Navarro – Noguera – Nunzio – Proudhom – Plensa – Raynaud – Totem) Centre Culturel de l’Albigeois - Albi Du 3 au 31 juillet 1984.
  • F.I.A.C. 1985 Présenté par la galerie Alain Blondel, Paris Ateliers internationaux du Grand Lucé Abbaye de Fontevault, (F.R.A.C. Pays de Loire) 1985.
  • Salon de Montrouge (Présenté par la galerie Alain Blondel Paris.
  • Six siècles d’Art contemporain Chartreuse de Villeneuve-les-Avignon.
  • Obersteinbach « Corpo » Présentation de la collection du F.R.A.C. Alsace.
Il faut être inexact, mais précis.Juan Gris. (1989 - n°55).
  • Passé-Présent Présentation de la collection du F.R.A.C. Rhône-Alpes Galerie Porte-Avions Marseille.
  • Fusionen : Faure, Fleischer, Lavier, Rousse, Bayer Kultur Forum, Leverkusen.
  • Jean-Louis Faure, Richard Baquié, Fabrice Hibert Galerie Arlogos, Nantes.
  • (sans titre) Centre d’Art du Luxembourg, Luxembourg.
  • Du Mur de l’Atlantique au Mur de Berlin (Joachim Bandau, François Gante–Pacos, Paul Caranicas, Pierre Faucher, Jean-Louis Faure, Christian Fossier, Jean-Claude Gautrand, Pierre-Marie Goulet, Louis Jammes, Peter Klasen, Micha Laury, Danièle Lazard, Ruth Nahoum, Claude Parent, Denis Pondruel, Jean- Marie Poumeyrol, Krzysztof Pruszkowski, Jean-Pierre Raynaud, Erik Varin, Paul Virilio, Wolf Vostell), Saint-Vaast-la-Hougue, Musée maritime de l'île Tatihou, du 20 mai au 15 septembre 1994 / Conseil régional de Basse-Normandie, Abbaye aux Dames (Caen), du 30 septembre au 30 octobre 1994 / Musée des Beaux-Arts de Saint-Lô, du 10 novembre 1994 au 3 janvier 1995.
  • Un Autre Monde///Dans Notre Monde. Évocation contemporaine du réalisme fantastique (Véronique Béland, Yoan Beliard, Abdelkader Benchamma, Valère Bernard, Rémi Bragard, Markus Brunetti, Alexis Choplain, Arnauld Colcomb & Bertrand Planes, Julien Crépieux, Julien Creuzet, Fred Deux, Hoël Duret, Eric Duyckaerts, Jean-Louis Faure, Nicolas Floc’h, Aurélien Froment, General Idea, Norbert Ghisoland, Jean Gourmelin, Laurent Grasso, Giulia Grossmann, Martin Gusinde, Jackson, Louis Jammes, Magdalena Jetelová, Emmanuelle K, Bertrand Lamarche, Augustin Lesage, Corey McCorkle, Pierre Mercier, Laurent Montaron, Jean-Louis Montigone, Adrian Paci, Abraham Poincheval & Matthieu Verdeil, Bettina Samson, Robert Schlicht & Romana Schmalisch, Jim Shaw, Dennis Stock, Anaïs Tondeur, Agnès Troublé dite agnès b., Marie Voignier). FRAC Provence Alpes Côte d’Azur. Marseille, du 23 mars au 2 juin 2019.
Sainte-Hélène. Jeudi 5 février 1818. Napoléon observe des blattes (1993 - n°67)
C'est fini, mon joli (1991 - n°62)

Écrits[modifier | modifier le code]

  • La plus puissante des impuissances, in Revue d'Esthétique 33, 1998.
  • J'ai vu les mêmes abrutis dénoncer les Juifs, puis tondre les femmes. préface de Régis Debray ; avant-propos de Charles-Henri Favrod. Gollion (Suisse), Infolio éditions, 2012. (ISBN 9782884748131).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Catalogues et plaquettes[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Faure – Peintures, Charles-Henri Favrod - Galerie Rodolphe Stadler, Paris, 1974 (carton dépliant).
  • Rendez-vous d’artistes : Christian Corre / Jean-Louis Faure / Jean-Pierre Le Boul’ch / Alain Tirouflet Fondation Nationale des Arts Graphiques et Plastiques, Paris, 1983.
  • Jean-Louis Faure, Patrice Bloch & Laurent Pesenti – Pierre Leyris - Galerie Alain Blondel 2, Paris, 1984 (plaquette-affiche).
  • (Il faut être inexact mais précis. Juan Gris. Hommage à Raymond Roussel), Ministère de la Culture – Délégation aux arts plastiques, La Commande Publique p. 17.
  • Siméon et les flamants roses, jeune sculpture européenne - Centre Culturel de l’Albigeois - Albi, 1984.
  • Fusionen : Faure, Fleischer, Lavier, Rousse, Bayer Kultur Forum, Leverkusen, 1989.
  • Du mur de l'Atlantique au mur de Berlin. Catalogue édité par Les cahiers culturels de la Manche, le Musée maritime de l'île Tatihou, le Conseil régional Basse-Normandie, le Musée des beaux-arts, et Faggionato Fine Arts – 1994.
  • Les abrutis ne voient le beau que dans les belles choses. Arthur Cravan Catalogue de l’exposition Jean-Louis Faure galerie I.U.F.M. Confluence(s), Lyon. 1998. Le spectre de l’évènement. Texte de Pierre Pachet.
  • Jean-Louis Faure / Gérard Gasiorowski. La Guerre, Clémence de Biéville (expert en art africain), Michel Enrici, Bertrand Raison - Éditions Adrien Maeght, Paris, 1989. (ISBN 2869410948).
  • Du sabre d’un immortel Plaquette dépliante illustrée en couleurs éditée à l’occasion de la remise de son épée d’académicien au professeur Alain-Jacques Valleron, le 23 novembre 2005 (hors commerce).
1940. Kurt Schwitters en Angleterre, aboyant (1996 - n°78)
  • Un Autre Monde///Dans Notre Monde. Évocation contemporaine du réalisme fantastique. FRAC Provence Alpes Côte d’Azur. Marseille, du 23 mars au 2 juin 2019.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Heinz-Peter Schwerfel; Photos de Caroline Abitbol, Kunst in Paris, Köln, Kiepenheuer & Witsch Verlag, 1990 (ISBN 3462020706).
  • Michel Enrici – Joëlle Pijaudier – Heinz-Peter Schwerfel, Jean-Louis Faure, Paris, La Différence / Musée d’Art Moderne de Villeneuve-d’Ascq, 1991, (ISBN 9782729106850).
  • Clémence de Biéville. Préface de Pierre Leyris, Trente-six sculptures de Jean-Louis Faure. Inventaire descriptif par un expert en arts africains, Nantes, joca seria, 1993 (ISBN 2908929139)[17].
  • Clémence de Bieville, Dessins de Pierre Le Tan, Louis Max. L’histoire d’une famille, Paris, Les Éditions de l’Épure, 1995. (Hors Commerce).
  • Jean-Louis Faure – Pierre Pachet, Bêtise de l’intelligence, Nantes, joca seria, 1995 (ISBN 2908929317)[18].
  • Dominique Noguez Les Derniers Jours du monde Robert Laffont, 1991, (1re éd. ), 2001, 2e éd. , 596 p. (ISBN 2221095022)[19]
  • Dominique Noguez, L'arc-en-ciel des humours, Jarry, Dada, Vian, Paris, Hatier, collection « Brès Littérature », 1996. / Le Livre de Poche, 2000. 229 pages (ISBN 2253943010).
  • Dominique Noguez Les Martagons, roman, Gallimard, coll. « L'infini », 1995 (prix Roger-Nimier 1995) ; Folio, 1999.
  • Dominique Noguez, L'Embaumeur, roman, Fayard, 2004 ; Le livre de poche, 2006.
  • Régis Debray (préface), divers auteurs, Jean-Louis Faure, Sculptures, Paris, Éditions De Fallois, 2009. 200 p. (ISBN 9782877066884).
  • Régis Debray (préface), divers auteurs, Catalogue irraisonné : Sculptures De Jean-Louis Faure, Paris, Éditions De Fallois, 2014. 256 p. (ISBN 9782877068741)[20].
  • Régis Debray, François Taillandier (préfaces), divers auteurs, Ultime Catalogue Irraisonné - Sculptures, . Paris, Éditions De Fallois, 2020. 264 p. (ISBN 9791032102282).
  • Emmanuel Guibert, Jacques Samson, Emmanuel Guibert, en bonne compagnie. Impressions Nouvelles, Collection Traverses (ISBN 9782874498305).

Bibliographie critique[modifier | modifier le code]

Le dormir a occupé une grande partie de ma vie. Montaigne dans l'atelier de l'artiste (2008 - n°93)
Un orgasme par jour éloigne le médecin. Kim Philby (1996 - n°79)
  • Patrice Bloch & Laurent Pesenti, Jean-Louis Faure, revue Artistes, n°14, janvier-février 1983.
  • M. Albert, Jamais un coup de feu n’abolira l’histoire de l’art, Les Nouvelles littéraires, janvier 1983.
  • Jean-Louis Ferrier, Rendez-vous d’artistes, Le Point, janvier 1983.
  • Pierre Leyris, Les objets stupéfiants d’un médium, - Libération, 13 février 1983.
  • Arlette Barré-Despond, Le goût du sacré, - revue Autrement, n°48 (« Les créateurs »), mars 1983.
  • Patrice Bloch & Laurent Pesenti, Matière à table, Les Nouvelles Littéraires, septembre 1983.
  • Otto Hahn et Franck Maubert, Les nouveaux médiateurs, L’Express, 23-29 septembre 1983.
  • Sophie Anargyros, Meubles-sculptures, Beaux-Arts Magazine, n°9, janvier 1984.
  • Gilbert Salem, Un sculpteur tord le cou au hasard, 24 Heures, Lausanne, 27 février 1984.
  • Patrice Bloch & Laurent Pesenti, Jean-Louis Faure / Richard Di Rosa, Axe Sud, n°13 (été 1984) ; texte du catalogue de Siméon et les flamants roses, jeune sculpture européenne.
  • Carole Rio et Stéphanie Taranne, Les assemblages de Jean-Louis Faure : un jeu de déconstruction, - revue Prova d’autore –E – n° 0, (octobre 1984).
  • Patrice Bloch & Laurent Pesenti, Jean-Louis Faure, L'Art vivant, n°6 (octobre 1984).
  • Jean-Louis Ferrier, Objets du culte de l’esprit, Le Point, n°631, (22 octobre 1984).
  • Jean-Marie Tasset, Jean-Louis Faure : l’objet de la mémoire, Le Figaro du 23 octobre 1984.
  • Gibus de Soultrait, On ne sait plus sur quel style danser, revue Déclic n°9, novembre 1984.
  • Carole Rio et Stéphanie Taranne, Jean-Louis Faure, City Magazine, novembre 1984.
  • Christian Schlatter, De l’avant-garde avant toute chose, Vogue, novembre 1984.
  • Patrice Bloch & Laurent Pesenti, Jean-Louis Faure (portrait d'artiste), Beaux-Arts magazine n°18 (novembre 1984).
  • Walter Lewino, Parole d’objets, Le Nouvel Observateur du 2 novembre 1984.
  • Franck Maubert, La malle aux trésors de Jean-Louis Faure, L’Express, 2-8 novembre 1984.
  • Jean-Louis Ferrier, Jean-Louis Faure, champion des sculptures rébus, France-Soir du 10 novembre 1984.
  • Carole Rio et Stéphanie Taranne, Jean-Louis Faure, Art Press, décembre 1984.
  • Alfred Nemeczek, Dieses Ding hat Pfiff !, art. Das Kunstmagazin, mai 1985, pp. 48-57. (En allemand).
  • Philippe Piguet, Jean-Louis Faure, sculpteur d’histoire, L'Œil, n°370, mai 1986.
  • Dominique NOGUEZ, Rétro : « Dix de der » (1990-1999) en ex-France, Libération, 29/07/1988.
  • Entretien avec Noèle B., Jean-Louis Faure / sculptures, La lettre du Pôle d’Animation et de Rencontres Culturelles, Nantes, janvier 1989.
  • P. Giquel, Gérard Gasiorowski et Jean-Louis Faure, Ouest-France, janvier 1989.
  • Clémence de Biéville, « C’est fini mon joli » de J.-L. Faure, revue In-8° - 16 pages à propos d’art et de littérature, mars 1991.
  • (en) Patrick Marnham, « Joker in the attic », The Independent Magazine,‎ .
  • Dominique Noguez, L’exposition que Bill Clinton aurait dû voir…, L'Événement du jeudi, n°728 (15-21/10/1998).
  • Jean-Baptiste Harang, Jean-Louis Faure, Libération, 9 novembre 1998.
  • Régis Debray, Salut l’artiste, revue Médium n°1, automne 2004.
  • Nadine Vasseur, Jean-Louis Faure, sculpteur conteur, Palace n°3, mars 2005.
  • Delfeil De Ton , Sculptés dans la masse, Le Nouvel Observateur (Les lundis de Delfeil de Ton), 18-24 juin 2009.
  • Phil Casoar, Statuaire historico-farfelue, Fluide glacial, juillet 2009.
  • Georges Raillard, Deux sculpteurs singuliers : Jean-Louis Faure / Stephan Balkenhol, La Quinzaine Littéraire, 01-15/01/2011
  • Patrick Marnham, A sculptor settles his accounts, The Oldie, pp. 30-31, September, 2014 (en anglais).
  • Pierre Michon, La panoplie littéraire de Pierre Michon / les autres, DECAPAGE (éditions Flammarion), automne-hiver 2014, p.88.
  • Anonyme, Les œuvres de Jean-Louis Faure, In Rapport d’activité 2015 du Musée de la Grande Guerre du pays de Meaux, p. 10. 2016.
  • Tromex Trouvé, La jeune morte et les œufs au plat, JESUS n°5, juin 2018.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • La Troisième Dimension Réalisateur : Heinz-Peter Schwerfel (1ère partie : Franck Dorneiff, Markus Lüpertz, Markus Raetz, Jean-Louis Faure, Richard Deacon - 2ème partie : Gloria Friedman, Tony Cragg, Michelangelo Pistoletto, Anne et Patrick Poirier). Coproduction la SEPT, Arion, HPS films, WDR, ORD, ENAP. 1987.
  • Vies: Alain Cavalier Avec Jean-Louis Faure, Michel Labelle, Alain Pouliquen, Françoise Widhoff. 87 minutes, 2000.
  • Être vivant et le savoir : Alain Cavalier, 80 minutes, 2019. (présence de la sculpture La Jeune Morte).

Notes et référence[21]s[modifier | modifier le code]

  1. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
  2. (en) « Jean-Louis Faure, French satirical artist whose work treated patriotic myths to an acid bath of contempt - obituary », sur The Telegraph, (consulté le )
  3. a b c d et e (de) Biehounek, Ulrike, « Faure, Jean-Louis (1931) », Allgemeines Künstlerlexikon Online: Allgemeines Künstlerlexikon Online / Artists of the World Online, edited by Wolf Tegethoff, Bénédicte Savoy and Andreas Beyer, Berlin, New York, K. G. Saur,‎ (lire en ligne, consulté le )Accès payant.
  4. « Histoire(s) Jean-Louis Faure Sculptures (et biographie) », sur memorial-caen.fr.
  5. Maquette utilisée par Lord Ismay devant la commission d'enquête sur le naufrage du Titanic (1912). (consulter en ligne).
  6. Médium, « Jean-Louis Faure », Médium, no 1,‎ (lire en ligne).
  7. Le Figaro du 09/12/1987.
  8. Pierre Assouline, « Arthur Koestler Dérange Encore », La République Des Livres Par Pierre Assouline,‎ (lire en ligne, consulté le ) sur Scribd.
  9. Selon Ulrike Biehounek, rédactrice de l'article dédié à Jean-Louis Faure dans le Allgemeines Künstlerlexikon ; depuis le début l’artiste numérote les sculptures de manière consécutive. Celles-ci ne deviennent accessibles au spectateur que grâce à des textes d'accompagnement détaillés, qu'il publie sur Internet et qui font partie de l'œuvre d'art. Dans ces textes, il réfléchit sur des personnes et des événements historiques [réels] dans des anecdotes librement interprétées et révèle ainsi une vision très personnelle de l'histoire. Jean-Louis Faure ne poursuit pas [d'abord] un but esthétique, mais veut illustrer des idées[3].
  10. « l'épée d'académicien de AJ Valleron, France 3, le 23 Novembre 2005 » (consulté le ).
  11. a et b Bertrand Raison, « Jean-Louis Faure sculpte et ausculte avec gourmandise les travers de l’Histoire », La Revue des Deux Mondes,‎ (lire en ligne).
  12.  Patrick Marnham 23 juillet 1994.
  13. « Art contemporain », sur www.museedelagrandeguerre.com (consulté le ).
  14. Jean-Baptiste Harang, « Arts. Sous des titres mystérieux, le sculpteur expose à Lyon ses oeuvres drôles et dérangeantes. Faure, le tailleur d'histoires. Jean-Louis Faure. Exposition galerie IUFM Confluence(s), 5, rue Anselme, 69004 Lyon, jusqu'au 14 novembre », Libération,‎ (lire en ligne).
  15. Marie Madeleine Remoleur, « Caen. Les sculptures de Jean-Louis Faure exposées à la BAdT », Ouest France,‎ (lire en ligne).
  16. Benoît Le Breton, « Caen. Le sculpteur de la bibliothèque est un farceur », Ouest France,‎ (lire en ligne).
  17. « Clémence de Biéville », sur www.jocaseria.fr (consulté le ).
  18. « Bêtise de l'intelligence », sur www.jocaseria.fr (consulté le ).
  19. Dans ce roman, Dominique Noguez invente de toutes pièces une oeuvre de Jean-Louis Faure, qu'il décrit et intitule En avant les petits chasseurs !
  20. « Catalogue irraisonné, Jean-Louis Faure : Sculptures . Edition revue et singulièrement augmentée Préface de Régis Debray de Jean-Louis Faure : livre à découvrir sur France Culture », sur France Culture (consulté le ).
  21. Nicolas Weill, "Les tribulations du premier roman de Koestler", Le Monde du 27 juin 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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