Antoine Gallimard

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Antoine Gallimard
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Antoine Gallimard en juin 2011.

Naissance (70 ans)
Paris, France
Nationalité française
Profession
Ascendants
Claude Gallimard (père)
Simone Gallimard (mère)
Gaston Gallimard (grand-père)
Famille

Antoine Gallimard, né le à Paris[1],[2], est un éditeur et un patron d'entreprise français, président des éditions Gallimard et du Groupe Madrigall.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine Gallimard est l'un des quatre enfants de Claude Gallimard et Simone Gallimard, fils et belle-fille du fondateur des éditions Gallimard en 1911, Gaston Gallimard[3],[4]. Antoine Gallimard a quatre filles dont Charlotte (1980- ), nommée PDG des éditions Casterman en novembre 2012.

Claude Gallimard succède à son père, Gaston Gallimard, à la tête des éditions Gallimard en 1975. À son tour Antoine Gallimard est chargé en 1988 par son père de prendre les rênes du groupe d'édition[1] d'où le fils aîné de la famille, Christian Gallimard, dauphin désigné, est parti en désaccord profond avec son père, en 1984[2],[5],[6]. Malgré sa jeunesse et son relatif manque d'expérience, Antoine Gallimard (qui avait pensé devenir professeur de philosophie et que son père avait orienté de force vers la Faculté de Droit, à Assas), s'impose et réussit à faire sortir les éditions Gallimard du conflit familial où elles avaient failli sombrer[3].

En 2000, après avoir envisagé de racheter la société d'édition électronique Bibliopolis, il met brusquement fin à ce projet[7]. Le 5 janvier 2003, Antoine Gallimard peut annoncer que lui et ses proches – associés dans la holding Madrigall – détiennent désormais 98 % du capital de l'entreprise familiale, à la suite du rachat des parts d'actionnaires minoritaires. En février 2011, dans un entretien accordé à Télérama, il s'explique sur l'état de la maison Gallimard, cent ans après sa création : « Depuis l'an 2000, nous traversons effectivement une phase heureuse. C'est une respiration. Le moteur, pour moi, c'est que Gallimard demeure une maison qui sache attirer des auteurs, les convaincre de venir, une maison qui reçoit des prix littéraires mais qui est aussi capable de s'en passer. Nous pouvons connaître de la même façon des moments difficiles, et je m'y prépare en permanence. On ne peut rien prévoir. Sauf à faire le contraire de son métier. Constater, par exemple : tiens, en ce moment, ce sont les vampires qui marchent, alors je vais commander une série à tel auteur...» Quant à cette envie d'écrire, il précise : « J’ai eu la chance d’arriver à la tête de Gallimard à une époque où le marché du livre était favorable. C’étaient les Trente Glorieuses de l’édition. On assistait à une progression énorme du secteur jeunesse et du poche, et on conservait encore un noyau dur de grands lecteurs. Aujourd’hui, tout cela est mis en cause. Le marché du poche s’est légèrement rétracté, la vitalité du secteur jeunesse dépend de grands succès commerciaux tels que les séries Harry Potter ou Twilight. »

Antoine Gallimard a été président du Syndicat national de l'édition[2]. Il est président de l’Association pour le développement de la librairie de création (ADELC).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Comment Antoine règne chez Gallimard dans L'Express du 1er décembre 2010.
  2. a, b et c Antoine Gallimard, troisième du nom par Alain Beuve-Méry dans Le Monde du 10 mars 20111.
  3. a et b « Antoine Gallimard : "Notre catalogue est comme le sang qui coule dans nos veines" » par Nathalie Crom, Télérama, 26 février 2011.
  4. « Le tenant des titres » dans Libération du 12 mai 1997.
  5. [PDF] Référentiel « Gallimard » dans Le Nouvel Observateur
  6. Gallimard, un éditeur à l'œuvre, Découvertes, no 569, p. 134
  7. Bug chez Gallimard par Ange-Dominique Bouzet dans Libération du 31 août 2000.
  8. Décret du 13 juillet 2016

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]