Dominique Noguez

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Dominique Noguez
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Avenir de la langue française
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Dominique Noguez, né le à Bolbec (Seine-Maritime), est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Dominique Noguez est ancien élève de l'École normale supérieure, où il est entré en 1963[1], et en sort agrégé de philosophie[1],[2] et docteur d'État[3],[2].

Il enseigne à l'université de Montréal, puis à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Spécialiste d'esthétique, il est un des premiers à écrire en France sur le cinéma underground nord-américain et sur le cinéma expérimental[1] en général, et aide à faire connaître de nombreux cinéastes, notamment Teo Hernàndez, Patrick Bokanowski, Maria Klonaris, Katerina Thomadaki ou encore Stéphane Marti parmi de nombreux autres.

Il est « spécialiste mondial de l’écrivain Raoul Ouffard et du cinéaste Paul Vanderstrick[2]. »

Se consacrant aussi à la littérature, il publie son premier roman en 1981[1], M et R, il écrit des romans et des essais, certains à la fois délurés et saugrenus, tels Les Trois Rimbaud, paru en 1986, où il fait vivre Arthur Rimbaud jusqu'en 1937[2], ou encore Lénine Dada, publié en 1989 où il imagine Lénine en quasi-fondateur du mouvement dada[2].

Il obtient le prix Roger-Nimier en 1995 pour Les Martagons et le prix Femina en 1997 pour Amour noir[1].

En 1992-1993, il préside Avenir de la langue française.

Proche de Jean-Pierre Chevènement bien qu'ayant voté oui au traité de Maastricht, il a été candidat aux élections européennes de 1994 sur la liste du MDC.

Passionné par la vie littéraire, il s'attache à défendre et faire connaître d'autres écrivains, notamment lorsqu'ils sont perçus comme mal-pensants par l'époque, à l'exemple de Michel Houellebecq. Il défend aussi le rayonnement de la langue française ; La Colonisation douce porte la dédicace : « À Gaston Miron et à nos frères du Québec ; aux francophones de l'an 3000 ».

En 2009, les frères Larrieu portent à l’écran son roman Les Derniers Jours du monde dans un film au même titre, avec Mathieu Amalric dans le rôle principal.

Il a été lauréat de la Bourse Cioran, attribuée par le Centre national du livre, en 2002. Il fait partie des jurys des grands prix de l’Humour noir, du prix Marguerite-Duras et du prix Décembre. Il est nommé en 2012 « Transcendant Satrape » au Collège de ’Pataphysique.

Dans son récit autobiographique Une année qui commence bien, paru en 2013, il se souvient d'une histoire d'amour vaine et malheureuse qu'il a eue à la cinquantaine avec un jeune homme de vingt-quatre ans[4], rencontré en 1993 lors d'un colloque[1],[4]. « Près de vingt ans ont passé entre les premières pages et l’achèvement du texte[1] », mais, selon ses propres termes « l’essentiel du livre, je l’ai écrit, dans sa forme définitive, en trois ans, de 2009 à 2012[1] ». Pour Florent Georgesco, dans l'avis critique du Monde des livres, supplément du journal Le Monde : « Par l’intensité, la richesse stylistique de sa traque du plus particulier, [l'auteur] atteint au plus communément humain. La rectitude n’est pas une qualité qu’il soumettrait à notre admiration. Elle est la forme même du récit, et une forme neuve, inventée à mesure, qui donne au texte sa violente et impérieuse beauté[1]. »

En 2017, il reçoit le Prix de l'Académie, décerné par l'Académie Française, pour l'ensemble de son œuvre[5].

En 2018, il sort L'Interruption, aux éditions Flammarion.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Essais sur le cinéma[modifier | modifier le code]

  • Essais sur le cinéma québécois, Montréal, Les Éditions du Jour, 1970.
  • Le Cinéma, autrement, Union Générale d'Editions 10/18, 1977 ; réédité aux Éditions du Cerf, 1987.
  • Éloge du cinéma expérimental, Centre Pompidou, 1979, rééd. par Paris expérimental en 1999 et 2010.
  • Trente ans de cinéma expérimental en France (1950-1980), A.R.C.E.F., 1982: repris dans les éditions 1999 et 2010 d'Éloge du cinéma expérimental.
  • Une renaissance du cinéma : le cinéma "underground" américain, Méridien-Klincksieck., 1985 ; seconde édition, Paris Expérimental, 2002
  • Ciné-Journal (1959-1971) de Jonas Mekas (préface et traduction), Paris Expérimental, 1992
  • Ce que le cinéma nous donne à désirer - Une nuit avec la Notte, Crisnée , Yellow Now, 1995
  • Cinéma &, Paris Expérimental, 2010

Romans et récits[modifier | modifier le code]

  • M & R, roman, Robert Laffont, 1981
  • Les Deux veuves, récit, La Différence, 1990
  • Les Derniers Jours du monde, roman, Robert Laffont, 1991 et 2001
  • Les Trente-six Photos que je croyais avoir prises à Séville, récit, Maurice Nadeau, 1993
  • Les Martagons, roman, Gallimard, coll. L'infini, 1995 (prix Roger-Nimier 1995) ; Folio, 1999
  • Amour noir, roman, Gallimard, coll. l'Infini, 1997 (prix Femina 1997) ; Folio, 1999
  • L'Embaumeur, roman, Fayard, 2004 ; Le livre de Poche, 2006
  • Une année qui commence bien[1],[4], récit autobiographique, Flammarion, 2013
  • L'Interruption, Flammarion, 2018

Essais et textes divers[modifier | modifier le code]

  • Dandys de l'an 2000, Hallier, 1977 [sous le pseudonyme de Collectif Givre]; Rocher, 2002
  • Ouverture des veines et autres distractions, Robert Laffont, 1982; PUF, 2002
  • Les Trois Rimbaud, Éditions de Minuit, 1986
  • Le Retour de l'espérance, Cognac, le Temps qu'il fait, 1987
  • Épigrammes de Martial, (présentation, choix et traduction), La Différence, 1989 ; Arléa, 2001 et 2006
  • Lénine dada, Robert Laffont, 1989 ; Le Dilettante, 2007
  • Sémiologie du parapluie et autres textes, La Différence, 1990
  • Tombeau pour la littérature, essais, La Différence, 1991
  • La Colonisation douce — Feu la langue française ?, carnets, Éditions du Rocher, 1991 ; Arléa Poche 1998
  • Aimables quoique fermes propositions pour une politique modeste, Éditions du Rocher, 1993
  • Derniers Voyages en France, notes et intermèdes, Champ Vallon, 1994
  • L'Arc-en-ciel des humours - Jarry, Dada, Vian, etc., essai, Hatier, 1996 ; Le Livre de Poche, coll. Biblio Essais, 2000
  • Je n'ai rien vu à Kyoto — Notes japonaises (1983-1996), Éditions du Rocher, 1997
  • Cadeaux de Noël, Zulma, 1998 (grand prix de l'Humour noir, 1999)
  • Immoralités suivi d'un Dictionnaire de l'amour, Gallimard, coll. l'Infini, 1999
  • Le Grantécrivain et autres textes, 2000
  • Duras, Marguerite, 2001
  • Comment rater complètement sa vie en onze leçons, 2002
  • L'Homme de l'humour, 2004
  • Vingt choses qui nous rendent la vie infernale, Payot et Rivages, 2005 ; Rivages poche, 2007
  • Avec des si (avec des dessins de Selçuk Demirel), Flammarion, 2005 ; J'ai lu, 2007
  • La Véritable Histoire du football & autres révélations, Gallimard, 2006
  • Dans le bonheur des villes: Rouen, Bordeaux, Lille, 2006
  • Œufs de Pâques au poivre vert, Zulma, 2008
  • Duras, toujours, Actes Sud, 2009
  • Soudaine mélancolie (aphorismes), Payot et Rivages, 2010
  • Montaigne au bordel & autres surprises[2], Maurice Nadeau, 2011
  • La Véritable origine des plus beaux aphorismes, Manuels Payot, Payot & Rivages, 2014[6]
  • Pensées bleues (dessins de Pierre Le-Tan), Équateurs, 2015
  • Projet d'épitaphe précédé de cinq poèmes plus longs, Éd. du Sandre, 2016
  • Causes joyeuses ou désespérées, Albin Michel, 2017

Filmographie - films expérimentaux[7][modifier | modifier le code]

  • Tosca, 16mm, 1978
  • Fotomatar, 16mm, 1979
  • Una Vita, 16mm, 1981

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Adaptation de son œuvre au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j Florent Georgesco, « Dominique Noguez : En pleine lumière », article Le Monde des livres du 30 août 2013, p.12 ; disponible en PDF via le site crcpe.umontreal.ca.
  2. a b c d e et f Jérôme Garcin, « Au bordel avec Montaigne », article du site nouvelobs.com du 11 février 2011.
  3. SUDOC 041104005
  4. a b et c Jérôme Garcin, « Dominique Noguez : Comment rater sa vie amoureuse », article Bibliobs du 19 septembre 2013.
  5. a et b Lauréats 2017, site de l'Académie Française.
  6. Noguez, l’érudition heureuse, Jérôme Leroy, causeur.fr, 1er août 2014
  7. (en) « Collectif Jeune Cinéma », sur www.cjcinema.org (consulté le 5 juin 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]