Hominina

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Hominiens, Hominines • Lignée humaine

Ne doit pas être confondu avec Homininae (les Homininés) ou Hominini.

Les Hominina (hominines[1] ou hominiens[2],[3],[4]), forment la sous-tribu de grands singes à laquelle appartiennent le genre humain (Homo) et les genres éteints apparentés tels que les Australopithèques ou les Paranthropes. Ils rassemblent les espèces bipèdes postérieures à la séparation de la lignée humaine d'avec celle des chimpanzés (Panina).

Histoire évolutive[modifier | modifier le code]

L'apparition de la lignée humaine, incluant les Australopithèques et les Paranthropes, a pu être interprétée comme le résultat d'une divergence sous la pression de l'environnement. Des épisodes d'aridité avec réduction du couvert forestier et accroissement des habitats ouverts, auraient poussé des Hominini à exploiter de nouvelles niches écologiques, comprenant un complément de ressources alimentaires à base de viande et de graisse[5].

Classification phylogénétique[modifier | modifier le code]

Classification d'après Lecointre et al. (2015)[6] :

Phylogénie des genres actuels et fossiles d'homininés :

 Homininae 
 Gorillini 

 Gorilla (les gorilles)


 Hominini 
 Panina 

 Pan (les chimpanzés)


 Hominina 

 Ardipithecus † (Ardi)




 Australopithecus † (Little Foot, Lucyetc.)




 Paranthropus † (Crâne noir)



 Homo (les humains)








Répartition géographique des Hominina[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sites d'hominines en Afrique.
Principaux sites de découverte d'Hominina fossiles sur le continent Africain. Les découvertes de fossiles en Afrique du Sud, dans la vallée du Grand Rift est-africain et au Tchad s'expliquent en partie par un biais taphonomique. En effet, dans de nombreuses régions d'Afrique, la faible sédimentation, le couvert forestier actuel qui donne des sols acides, l'érosion et d'autres facteurs en ont empêché la conservation[7].

À ce jour, les paléoanthropologues n'ont trouvé de représentants de la sous-tribu des Hominines antérieurs au genre Homo qu'en Afrique, principalement dans trois grandes régions : la Grande faille est-africaine, qui court de l'Éthiopie jusqu'au Malawi, l'Afrique du Sud, et le Tchad. Les principaux sites de découverte sont les suivants :

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste de fossiles d'hominidés.
Proto-hommes (bleu), hommes primitifs (rose) et hommes modernes (rouge).

La liste des Hominines connus à ce jour, du plus ancien au plus récent, est la suivante :

v · d · m


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Francisation fautive du latin scientifique Hominina ; ne pas confondre avec l'anglais hominines.
  2. Des hominiens en Chine il y a 2.1 millions d'années ? Pour la Science, septembre 2018, p. 8.
  3. Y. Coppens, D. Geraads, Anthropogenesis in History of Humanity: Volume I: Prehistory and the Beginnings of Civilization, S.J. De Laet, 1994 (ISBN 9780415093057) p. 25 (hominians = Australopithecus & Homo)
  4. L’hominien de Denisova
  5. (en) Peter B. deMenocal, « African climate change and faunal evolution during the Pliocene-Pleistocene », Earth and Planetary Science Letters, vol. 220, nos 1-2,‎ , p. 3-24 (DOI 10.1016/S0012-821X(04)00003-2)
  6. Guillaume Lecointre, Corinne Fortin et Marie-Laure Le Louarn Bonnet, Guide critique de l'évolution, Humensis, , 64 p. (ISBN 978-2-7011-7847-9, présentation en ligne).
  7. Joseph Ki-Zerbo, Méthodologie et préhistoire africaine, UNESCO, , p. 527.
  8. L'adoption de la station érigée (debout) a été mise en avant lors de l’identification de l'espèce en 1894 sous le nom de Pithecanthropus erectus, mais des hominines bipèdes beaucoup plus anciens ont été découverts par la suite.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]