Hylobates

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Hylobates est un genre de primates de la famille des hylobatidés et fait partie des hominoïdés. Ce genre rassemble sept des dix-sept espèces de gibbons.

Au moins certaines de ces espèces jouent un rôle important de dissémination de graines en forêt (zoochorie)[1], et donc pour la régénération forestière.

Description[modifier | modifier le code]

Très territoriaux, les gibbons défendent leurs frontières à l'aide de gestes et de cris. Les hurlements, qui peuvent être entendus de très loin, sont émis par un couple mâle-femelle, les jeunes se joignant parfois à leurs parents.

La femelle met au monde un seul petit au bout de 7 mois. Le gibbon peut vivre plus de 43 ans en captivité et 40 ans dans la nature.

État, pressions, menaces sur les populations[modifier | modifier le code]

Ces espèces sont menacées par la déforestation, la fragmentation des forêts, la chasse et le braconnage.
Les cris que l'on entend de loin font de ces singes des proies facilement localisables par les braconniers qui les chassent pour leur commerce ou pour la médecine traditionnelle.

La plupart de ces espèces est en danger, d'abord à cause de la disparition de leur habitat.

Répartition[modifier | modifier le code]

Aire de répartition des gibbons du genre Hylobates :

Toutes les espèces se rencontrent dans les forêts d'Indochine et des Îles de la Sonde

Noms vernaculaires et noms scientifiques correspondants[modifier | modifier le code]

Liste alphabétique des noms vernaculaires attestés en français.
Note : certaines espèces ont plusieurs noms. Les classifications évoluant encore, certains noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide.

Classification[modifier | modifier le code]

La classification des Hylobates a été revue d'après les nouvelles méthodes d'investigation.

Liste des espèces actuelles[modifier | modifier le code]

Ancien Hylobates[modifier | modifier le code]

Classés actuellement dans un genre séparé : parmi les gibbons, on trouve le siamang, le gibbon à mains blanches ou gibbon lar. Le siamang, qui est le plus grand des 13 espèces, se distingue par deux doigts fusionnés sur chaque main, ce qui lui donne son nom de genre et d'espèce, Symphalangus et syndactylus.

Phylogénie au sein des gibbons[modifier | modifier le code]

Phylogénie des espèces actuelles de gibbons d'après Springer et al., 2012[8]:

 Hylobatidae 
 Hoolock 

Hoolock hoolock - Gibbon hoolock occidental



Hoolock leucogenys - Gibbon hoolock oriental




 Nomascus 


Nomascus hainanus - Gibbon de Hainan



Nomascus nasutus - Gibbon de Cao-Vit





Nomascus concolor - Gibbon noir




Nomascus gabriellae - Gibbon à joues jaunes




Nomascus leucogenys - Gibbon à favoris blancs du Nord



Nomascus siki - Gibbon à favoris blancs du Sud







 Symphalangus 

Symphalangus syndactylus - Siamang


 Hylobates 

Hylobates pileatus - Gibbon à bonnet




Hylobates lar - Gibbon à mains blanches





Hylobates klossii - Siamang De Kloss



Hylobates moloch - Gibbon cendré






Hylobates agilis - Gibbon Agile



Hylobates albibarbis





Hylobates abbotti




Hylobates funereus



Hylobates muelleri - Gibbon de Müller











Notes[modifier | modifier le code]

  1. Whittington, C. (1990), Seed dispersal by white-handed gibbons (Hylobates lar) in Khao Yai National Park, Thailand. Master thesis (Environmental Biology), Faculty of Graduate Studies, Mahidol Unive rsity
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0-444-51877-0), 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  3. a, b, c, d, e, f, g et h Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  4. a, b et c « http://www.photozoo.org/asie/indonesie/surabaya/Hylobates+moloch+6.JPG.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 9 octobre 2017)
  5. a, b et c Nom vernaculaire en français d’après Termium plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada
  6. ITIS, consulté le 8 août 2016
  7. Mammal Species of the World, consulté le 8 août 2016
  8. (en) Mark S. Springer, Robert W. Meredith, John Gatesy, Christopher A. Emerling, Jong Park, Daniel L. Rabosky, Tanja Stadler, Cynthia Steiner, Oliver A. Ryder, Jan E. Janečka, Colleen A. Fisher et William J. Murphy, « Macroevolutionary Dynamics and Historical Biogeography of Primate Diversification Inferred from a Species Supermatrix », PLoS ONE, vol. 7, no 11,‎ , e49521 (ISSN 1932-6203, PMID 23166696, PMCID 3500307, DOI 10.1371/journal.pone.0049521, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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