Hœrdt

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Hœrdt
Hœrdt
La mairie de Hœrdt.
Blason de Hœrdt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin
Arrondissement Haguenau-Wissembourg
Canton Brumath
Intercommunalité C.C. de la Basse Zorn
Maire
Mandat
Denis Riedinger
2014-2020
Code postal 67720
Code commune 67205
Démographie
Population
municipale
4 324 hab. (2016 en diminution de 2,22 % par rapport à 2011)
Densité 261 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 50″ nord, 7° 47′ 04″ est
Altitude Min. 128 m
Max. 139 m
Superficie 16,56 km2
Localisation

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Hœrdt

Hœrdt est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Hœrdt est située dans la partie nord du Bas-Rhin entre Strasbourg et Brumath. La commune est traversée par la route départementale 37 qui mène, au nord, vers Bischwiller (à 10 km) et qui se raccorde à 3 km au sud à l'autoroute A35 sur la section Strasbourg-Lauterbourg. La départementale 223, qui traverse le village d'est en ouest, relie La Wantzenau à Geudertheim et Brumath. La ligne TER Strasbourg - Haguenau - Niederbronn-les-Bains - Wissembourg dessert le village.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 1192, Hœrdt est citée pour la première fois dans des documents officiels comme fief impérial du landgrave de Basse-Alsace sous le nom de Herde, qui signifie sol sec et inculte. Le village fait alors partie du Saint-Empire romain germanique, c'est-à-dire du premier empire allemand.
  • À travers les siècles, le village fut successivement la propriété de l'évêché de Strasbourg, et de plusieurs familles nobles dont la famille des Hanau-Lichtenberg (à partir de 1570) et de leurs héritiers, les Hesse-Darmstadt (de 1736 à la Révolution française). Hœrdt faisait partie du bailliage de Brumath.
  • En 1570, la Réforme fut introduite en vertu du principe cujus regio, ejus religio , qui indique que les sujets doivent adopter la religion de leur prince.
  • Après avoir subi la guerre de Trente Ans, qui ravagea toute la région, et plus généralement une bonne partie de l'empire, la population eut à faire face, au XVIIe siècle, à deux incendies en 1669 et 1687, ainsi qu'aux guerres menées par Louis XIV.
  • Au XVIIIe siècle, pendant la guerre de Succession d'Espagne, de 1701 à 1714, Hœrdt garda rarement plus d'un an la même nationalité. Toutefois, jusqu'à la Révolution française et laGrande Fuite[1] de 1793, pendant la Terreur, une période de paix permit un lent accroissement de la population.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Hœrdt

Les armes d'Hœrdt se blasonnent ainsi :
« D'or à la botte d'asperges de sinople posée en pal. »[2].

Économie[modifier | modifier le code]

  • La principale production agricole est la culture des asperges.
  • Après avoir subi les épreuves liées aux deux guerres mondiales et pleuré 187 de ses enfants morts au combat, Hœrdt a su profiter de sa localisation géographique pour se développer.

Les cultures maraîchères, pratiquées dans le Ried, approvisionnent en grande partie, les marchés de la proche ville de Strasbourg. La mécanisation de l'agriculture a conduit près de 800 Hœrdtois à chercher leur emploi dans les grandes et petites villes qui entourent Hœrdt. L'aménagement d'une zone industrielle a permis la création de près de 2 500 emplois au sud du village.

Face à la forte pression démographique, une prudente politique d'urbanisation limite l'extension du village. La volonté de la municipalité de conserver le caractère rural de la commune reste inébranlable, sans, toutefois, se cantonner dans un conservatisme rétrograde. Cette volonté se concrétise par l'aménagement d'un équipement culturel et sportif exemplaire. C'est ainsi que la construction d'un centre culturel en 1968, a permis la création de nombreuses activités culturelles et sportives qui ont enrichi une vie associative déjà très active : l'aménagement de deux terrains de football supplémentaires, la construction d'une salle de sports avec une salle de judo et une autre pour la gymnastique, ainsi qu'un terrain de pétanque. Ces équipements ont été complétés par la construction d’une maison de retraite, d’une nouvelle mairie, d’une crèche garderie et la création d’une bibliothèque-médiathèque municipale, d’une nouvelle salle de sports et enfin d’un groupe scolaire unique.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Chrétien Glaas    
Charles Arlen    
Robert Klein    
René Arlen    
Alfred Maechling DVD  
En cours Denis Riedinger[3] DVD Cadre supérieur
Président de la CC de la Basse-Zorn
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5].

En 2016, la commune comptait 4 324 habitants[Note 1], en diminution de 2,22 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1471 1431 2641 4041 5021 5371 5391 5881 696
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 6921 7931 8371 8681 9782 3772 4812 7032 767
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 8032 9372 9422 8233 0433 3653 2773 1043 508
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 5603 8193 7923 6993 8364 1234 3374 4404 337
2016 - - - - - - - -
4 324--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments[modifier | modifier le code]

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Quelques maisons alsaciennes[modifier | modifier le code]

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Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École maternelle.
  • Groupe scolaire Im Leh.
  • Collège Baldung-Grien : 475 élèves.

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque municipale [1].
  • Stade municipal de football et centre culturel.
  • Sentier nature : il permet aux marcheurs, randonneurs ou cyclistes, de découvrir, tout au long d'un circuit d'environ 12 km, la biodiversité et l'écosystème autour du village.
  • Parcours de santé Ludisme et équilibre vital : situé dans la forêt de Geudertheim, il s’étend sur près de quatre kilomètres.
  • Hippodrome de Strasbourg-Hœrdt.

Fêtes et manifestations[modifier | modifier le code]

Pesage des asperges à Hœrdt vers 1930.
  • Carnaval : le carnaval de Hœrdt est l’un des événements majeurs de la vie culturelle locale. Fort d’une soixantaine de chars et groupes, le cortège défile chaque année le jour du Mardi Gras dans les rues de Hœrdt. Il est précédé d’un bal costumé le lundi soir.

Historique : Le premier cortège a eu lieu en 1925-1926. En 1936, le carnaval de Hœrdt a connu son heure de gloire grâce à un char très remarqué représentant le paquebot Normandie, le plus luxueux des transatlantiques de son époque. Après une interruption pendant la Seconde Guerre mondiale, un nouveau défilé fut improvisé en 1950, à l’initiative d’un groupe de copains. L’année suivante, quatre d’entre eux fondent S’Nàrre Comité (Comité des fous) qui va se charger de l’organisation annuelle de cet événement. En 1996, une équipe rajeunie reprend le flambeau. Une nouvelle association carnavalesque est créée : la Herrefasenacht (carnaval des Seigneurs).

  • Fête de l'Asperge : les fêtes à caractère gastronomique fleurissent en Alsace. Pierre vous y servira de bonnes bières (celles qu'il ne boit pas).

Des coupures de journaux, conservées par certains Hœrdtois attestent de l’éclat particulier de l’une ou l’autre Spàrichelfeschd :

    • la première manifestation de ce genre fut organisée en 1932 par la société locale de musique Harmonie.
    • le dimanche 10 mai 1936, l’Harmonie de Hœrdt organisa « la Fête de propagande de l’asperge » couplée avec une fête folklorique. Des invités de marque : Gustave Stoskopf Fritz Stephan, auteurs de poèmes en dialecte et Gustave Burkhard furent accueillis à la gare du village par le maire Ottmann.
    • la Seconde Guerre mondiale sonna le glas du Spàrichelfeschd , qui devra attendre 1947 pour renaître ;
    • une Fête de l’asperge ultérieure aura pour invité d’honneur la Confrérie d’Argenteuil et sera animée par Annie Cordy ;
    • le Spàrichelfeschd de 1975 s’assurera le concours de la Musique municipale de Gries, de la Musique « Union » de Kilstett et des majorettes de Reichstett[8].

La société de musique continua d’organiser annuellement la fête de l’asperge jusqu’au milieu des années 1990. En 1998, le comité du Cyclo-Club, créé en 1992, estima qu’on ne pouvait pas laisser Hœrdt sans sa fête de l’asperge et décide alors de l’organiser en coopération avec la coopérative et un certain nombre de fermes. Actuellement, Hœrdt célèbre sa fête de l’Asperge tous les deuxièmes dimanches du mois de mai.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Hoerdt est jumelé avec Büttelborn, une ville de Hesse en Allemagne, distante de 180 km, avec qui elle partage la culture de l'asperge, une similitude de terrains (ried ou zones humides), le Carnaval...

Vie sportive et associative[modifier | modifier le code]

Près de 60 associations se partagent les installations du centre culturel et de son gymnase, du hall de tennis et de la salle de sports Jacques-Brandt.

L'AS Hoerdt Football évolue depuis 4 années en Régionale 3 Alsace.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument Heyler (par Alfred Marzolff) sur un mur du presbytère.
  • Louis Gustave Heyler (° 1836 – † 1904), pasteur qui a introduit l'asperge à Hœrdt en 1873[9]. Une rue du village porte le nom de Heyler et depuis 1992 l'école primaire située dans cette rue porte également ce nom[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  1. [Cf. La grande fuite de décembre 1793 et la situation politique et religieuse du Βas-Rhin de 1794 à 1799, Frans van Kalken & Rodolphe Reuss, Revue belge de philologie et d'histoire, 1924, vol. 3, n° 4, pp. 936-939.]
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] Liste des maires au 1 avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Hœrdt notre village, Éditions Corpus
  9. L´asperge d´Alsace.
  10. Site de l'école Heyler à Hœrdt.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Hirlemann, Alfred Maechling, Doris Pflumio (et al.), Hœrdt, images d'une histoire, Carré Blanc éditions, Strasbourg, 2006, 263 p. (ISBN 2-84488-089-4)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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