Gazélec Football Club Ajaccio

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Gazélec FC Ajaccio
Logo du Gazélec FC Ajaccio
Généralités
Nom complet Gazélec Football Club Ajaccien
Surnoms I diavuli rossi, Les Gaziers
Noms précédents Gazélec Football Club Ajaccio (1960-1997)
Gazélec Football Club Olympique Ajaccio (1997-2012)
Fondation 25 mars 1960
(58 ans, 6 mois et 25 jours)
Statut professionnel 2012-
Couleurs Rouge et bleu
Stade Stade Ange Casanova
(8 000 places)
Siège Stade Ange Casanova
Route de Mezzavia - 20167 Ajaccio
Championnat actuel Ligue 2
Président Drapeau : France Olivier Miniconi
Entraîneur Drapeau : France Hervé Della Maggiore
Joueur le plus capé Drapeau : France Louis Poggi (314)
Meilleur buteur Drapeau : Sénégal Assane Tall (41)
Site web gfca-foot.com
Palmarès principal
National[1] Championnat de France de CFA (4)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2018-2019 du GFC Ajaccio
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Dernière mise à jour : 27 novembre 2017.

Le Gazélec Football Club Ajaccio, couramment appelé Gazélec d'Ajaccio et abrégé, le plus souvent, en Gazélec FC Ajaccio, GFC Ajaccio ou GFCA, est un club de football français professionnel basé à Ajaccio, issu de la fusion en 1960 de deux clubs ajacciens : le FC Ajaccio (fondé en 1910) et la section football du club omnisports du Gazélec Corse Club (fondé en 1956).

Le premier match du club en Ligue 1 s'est déroulé au Stade de l'Aube face à l'ES Troyes AC (0-0) le 9 août 2015 lors de la première journée de Ligue 1. Le 24 octobre 2015 est un jour historique pour le club de l'Île de Beauté. En effet, il décroche ce jour-là sa première victoire dans l'élite en battant l'OGC Nice sur le score de 3-1 au stade Ange Casanova.

Le club évolue en Ligue 2 depuis la saison 2016-2017. Le club est présidé par Olivier Miniconi, patron de boulangeries dans la région d'Ajaccio[2], et l'équipe première, entraînée par Hervé Della Maggiore depuis le 15 octobre 2018.

Localisation du Stade Ange Casanova par rapport à la ville d'Ajaccio.

Histoire[modifier | modifier le code]

Genèse du club (1960-1961)[modifier | modifier le code]

Le Gazélec Football Club Ajaccien voit le jour en 1960 à la suite de la fusion entre le Football Club Ajaccien et le Gazélec Corse Club. Les deux clubs évoluaient alors pour la saison 1959-1960 tous les deux en Division d'Honneur, le FC Ajaccio en terminant quatrième et le Gazélec Corse Club troisième[3]. Le FC Ajaccio, fondé au tout début des années 1930[4],[5],[6], succédait lui-même en 1910[6] à la Jeunesse sportive ajaccienne fondée en 1906[6]. Le FC Ajaccio avait été un club de poids dans le football corse, ayant été quatre fois de champion de Corse en 1937, 1938, 1956 et 1957, mais traversait alors une passe difficile. Le Gazélec Corse Club est quant à lui initialement un club corporatif monté par des agents EDF-GDF, fondé en 1957[7]. Le nom Gazélec est fréquemment donné aux clubs corpos d'EDF-GDF (Gaz = Gaz de France et élec = Électricité de France).

Le surnom du club est « le bistro », car son siège se trouve alors au fond du bar « Le Claridge » (actuellement le bar L'Esarc) lui-même surnommé « le bistro »[8].

Le premier stade du Gazélec se nomme Miniconi, du nom du président du F.C.A. Le club s'installe à Mezzavia en 1961. Le , le club rend hommage au principal artisan de la création du Gazélec en 1960, Ange Casanova (décédé le ), en donnant son nom au stade Mezzavia.

Les belles années du Gazélec (1961-1972)[modifier | modifier le code]

Pierre Cahuzac a offert 4 titres de champion de France amateurs au Gazélec avec la casquette d'entraîneur-joueur entre 1961 et 1971.

Sur les conseils d'Albert Batteux, Pierre Cahuzac devient l'entraîneur de l'équipe en . Le club remporte dès lors le championnat de Corse et se trouve promu en Championnat de France amateur.

Pour sa première saison en CFA, le Gazélec se classe à la cinquième place du championnat. En Coupe de France, le Gazélec affronte l'AS Béziers en 32e de finale. C'est la première fois qu'un club corse atteint ce stade de l'épreuve. Après un résultat nul (2-2) à Bastia, les deux équipes se retrouvent à Nice. Les spectateurs azuréens découvrent à cette occasion le « Canon à Mercure », véritable pièce d'artillerie, mascotte du Gaz. Néanmoins, devant plus de 7 000 spectateurs, le Gazélec s'incline face à l'AS Béziers au terme d'une rencontre riche en buts (2-3).

Au cours des années 1960, sous la houlette de Pierre Cahuzac, le Gazélec connaît de nombreux succès avec quatre titres de champion de France amateurs en 1963, 1965, 1966 et 1968[9]. La performance est d'autant plus remarquable qu'à cette époque, l'effectif du Gazélec était constitué en grande majorité d'agents électriciens et gaziers[10].

La fusion ratée du GFCA et de l'ACA (1972)[modifier | modifier le code]

En 1972, l'AC Ajaccio est l'objet de problèmes financiers à la suite d'erreurs dans la gestion des comptes du club. Alors, les dirigeants de l'ACA pensent à leurs rivaux du Gazélec Ajaccio afin de conserver le club parmi l'élite. En mai 1972, les deux camps entrent en contact réel avec du côté de la délégation du Gazélec, Claude Lévy, Mathieu Armani ou encore le docteur Colonna d'Istria et du côté acéiste Jean Ferracci, Simon Cruciani et Jean-Étienne Alexandre. Les deux clubs trouvent un accord de principe pour fusionner, cependant les dirigeants du Gazélec refusent le professionnalisme et préfèrent les compétitions amateurs de la troisième division. À la suite de l'impossibilité économique d'avoir en même temps une équipe en première division et une autre en troisième, la fusion tombe à l'eau[11]. En outre, la volonté de mettre en avant les valeurs et mérites du football amateur aura conduit les dirigeants du club à décliner la proposition de la mairie d’Ajaccio de se rapprocher de l’ACA[12].

Dans l'ombre de l'AC Ajaccio (1972-1999)[modifier | modifier le code]

Par la suite, le club navigue dans l'ombre du rival de l'AC Ajaccio entre la deuxième et la troisième division jusqu'au début des années 1990. Le club, alors en deuxième division, refait parler de lui avec plusieurs parcours en coupe de France qui le voient éliminer des clubs de l'élite (Toulon, Saint-Étienne...) et lui permet d'affronter l'Olympique de Marseille de Jean-Pierre Papin (défaite 3-1 au stade Ange Casanova). En 1992, le club atteint même les quarts de finale de la compétition où il s'incline à domicile face à Monaco, alors entraîné par Arsène Wenger, finaliste de la coupe des coupes européennes (défaite 2-0).

En 1997, le club alors en National 1, l'équivalent du National, fusionne avec le S.C.O d'Ajaccio, club fondé en 1928 et vainqueur de la Coupe de Corse en 1957, évoluant alors en National 3, l'équivalent du Championnat de France amateur 2 de football. Le club prend alors le nom de Gazélec Football Club Olympique d'Ajaccio (GFCOA)[13].

En 1997-1998, malgré la venue de Pascal Olmeta venu tout droit de l'Espanyol Barcelone, le club finit 5e, à 20 points du leader du championnat National, son grand rival l'AC Ajaccio. Cette saison marque un changement dans la hiérarchie du football ajaccien. Le Gazélec se retrouve derrière l'Athlétic après plus de 20 ans de règne sur la cité impériale.

L'accession en Division 2 refusée (1999)[modifier | modifier le code]

Mickaël Pagis termine meilleur buteur du Gazélec en 1998-1999 en inscrivant 17 réalisations.

En 1999, les dirigeants dont le président Robert Feliciaggi, sont bien décidés à rattraper le grand rival de l'AC Ajaccio. Durant l'intersaison, le club réalise un recrutement ambitieux fait de joueurs confirmés tels que Mamadou Faye, Radovan Turudija et Philippe Mazzuchetti qui s'ajoutent aux joueurs déjà présents au club tels que le défenseur Jean-Luc Luciani, le milieu Patrick Leonetti, l'attaquant belge Patrick Van Kets qui finira meilleur buteur du championnat ou encore le gardien Pascal Olmeta.

Le directeur sportif du club, André Di Scala, recrute également des joueurs méconnus qui seront les révélations de la saison comme l'attaquant axial Mickaël Pagis, Sadio Sow, les défenseurs Patrick Monny-Bille et Yannick Zambernardi ou encore le portier Hervé Sekli. Cet effectif, sous la responsabilité de Jean-Michel Cavalli, effectue un parcours en dents de scie jusqu'au mois de mars où au terme d'une soirée où il est défait 2-0 à Valenciennes, le club compte 10 points de retard sur le troisième, Valenciennes. Les Ajacciens entament alors une remontée qui les voit se retrouver à la troisième place à la veille de la dernière journée où ils jouent sur le terrain de l'US Créteil alors deuxième du classement du National. Au terme d'un match à rebondissement, le Gazélec s'impose 2-1 au stade Dominique-Duvauchelle et est sportivement assuré d'accéder en Division 2.

Cependant, la Ligue de football professionnel refusera la montée au club ajaccien au motif qu'un article de son règlement interdit à une commune de moins de 100 000 habitants de compter deux clubs professionnels dans la même division. Les dirigeants ajacciens luttent contre cette décision d'autant qu'à la Ligue, les opposants sont nombreux, tel que le Sporting Club de Bastia. Finalement, la Ligue maintient sa décision. Un recours devant le conseil d'État est intenté par les dirigeants mais sera finalement rejeté par les instances décisionnaires.

Entre National et CFA (1999-2012)[modifier | modifier le code]

Le GFCOA demeure donc en National pour le compte de la saison 1999-2000 et n'aura pas le droit de monter bien qu'une décision de justice abrogera 6 mois plus tard l'article qui a empêché le Gazélec de monter. Le club a dû redémarrer la saison en jouant ses 5 premiers matches à domicile sur le continent (à Istres et Vitrolles). Après 2 premiers mois très difficiles où il n'emporte aucun match, il reçoit et bat Martigues 2-1 à Mezzavia pour son retour dans son antre grâce à des buts de Turudija et Sadio Sow. Les jeunes ajacciens, encadrés par Mickäel D'Amore, Radovan Turudija ou Patrick Leonetti, arracheront le maintien en fin de championnat, terminant à la quinzième place.

En 2000-2001, le club, en proie à des difficultés financières, recrute malin. Anthony Colinet, Julien François, Guillaume Deschamps et un certain Christophe Meslin rejoignent une équipe à reconstruire. Le nouvel entraineur Hubert Velud choisit un schéma de jeu résolument offensif qui verra le club finir 3e attaque du championnat et Meslin remporter le titre de meilleur buteur du National avec 21 buts. L'équipe finira huitième après un très bon début de championnat. Mais on retiendra surtout cette année-là la venue en 32e de finale de la coupe de France de l'AS Saint-Étienne, en plein affaire des faux passeports. Les Ajacciens, après avoir encaissé un but de Stéphane Pédron, égalisent grâce à Gautier, puis prennent l'avantage par Meslin qui dribble Jérémie Janot avant de marquer dans le but vide. Mais à la 94e minute, alors que 3 minutes d'arrêts de jeu sont annoncés, Julien Sablé profite d'un cafouillage pour égaliser. Les verts s'imposent en prolongation grâce à Chavériat, qui détourne involontairement une frappe de Pédron. En fin de saison, la DNCG rétrograde le club en DH et menace de le mettre en liquidation judiciaire. Le club et les supporters font tout pour empêcher cela. Une manifestation est organisée devant la préfecture de région. Nombreuses sont les personnes qui y participent. Ils réussiront à réduire la sanction en obtenant une rétrogradation en CFA.

Le club ne reste que 2 saisons en amateur et remonte avec de gros objectifs. Marc Libbra est ainsi recruté pour jouer la montée en L2. Après une très bonne première partie de saison (les gaziers sont deuxièmes à la trêve), les hommes de Jean-Luc Luciani s'écroulent, ce qui lui coûtera sa place : il est remplacé par Baptiste Gentili. Après une saison de transition avec une équipe de jeunes, le club semble reparti pour jouer l'accession avec un recrutement qui paraît correct. Mais le GFCOA vit là une des pires saisons de son histoire, finissant dernier du championnat National, avec un changement d'entraineur dès octobre (Baptiste Gentili remplacé par Patrick Leonetti).

S'il n'est pas en réussite en championnat où il ne termine jamais très loin de l'accession, son parcours en coupe de France est excellent. Un 32e de finale face à Strasbourg (1-2) en 2006-2007, un 16e de finale à Amiens (1-0) en 2007-2008 et pour la saison 2008-2009, les diables rouges ont réédité l'exploit pour un club amateur d'atteindre pour la deuxième fois consécutive les 16es de finale. Cette fois-ci, c'est le Paris Saint-Germain qui leur est proposé. Sur le terrain, les Ajacciens s'inclinent 3-0. Mais en championnat, le club patine toujours et n'accède pas une fois de plus au National.

Après une nouvelle bonne saison ponctuée cependant d'une deuxième place insuffisante pour accéder, le Gazélec remplace son entraineur emblématique Patrick Leonetti par l'entraineur du Pontet, Dominique Veilex. À la suite d'une saison 2010-2011 mouvementée et marquée par un terrible mois d'octobre (2 défaites à l'extérieur consécutives en encaissant 5 buts plus une élimination en coupe de France face à une équipe de DH, l'AS Propriano évoluant à 10), le club décroche l'accession le , lors de l'avant dernière journée. Les Ajacciens l'emportent 2-1 face à l'US Albi, devant un stade de Mezzavia en fête. Le Gazélec retrouve donc le championnat National pour la saison 2011-2012 avec comme objectif de s'y maintenir et de pérenniser le club à ce niveau.

La métamorphose du club (2012-2015)[modifier | modifier le code]

Le Gazélec Ajaccio (ici en blanc) lors d'un match de National contre le Paris FC le au stade Charléty.

À l'aube de la saison 2011-2012, le Gazélec s'attend à jouer le maintien comme tout promu. Le début de saison, malgré des qualités évidentes dans le jeu, le confirme. Les Ajacciens sont relégables un soir de septembre après une défaite au Poiré-sur-Vie 3 buts à 1 en ayant terminé le match à huit et encaissé deux buts dans les arrêts de jeu. Le déclic a lieu à la mi-temps du match suivant face à Vannes, alors leader du championnat. Menés 1-0, les Ajacciens sont réduits à 10. Revenus avec d'autres intentions, ils égalisent et prennent l'avantage en fin de match. Dès lors, la machine est enclenchée et plus rien ne pourra l'arrêter, pas même les deux points en moins de sanction de la FFF après un match contre l'AS Beauvais.

Le Gazélec valide son ticket pour la Ligue 2 en faisant match nul à Epinal (1-1), tandis que dans le même temps, Vannes et Niort sont défaits respectivement par le Red Star et l'AS Beauvais. Le club termine la saison à la troisième position. Cette accession validée par la DNCG permet au club d'obtenir pour la première fois de son histoire le statut professionnel[14],[15]. De surcroît, le club se permet même le luxe de s'offrir un très bon parcours en Coupe de France. Pour accéder en demi-finale de la Coupe de France, le club a éliminé que le champion de France de Ligue 1 Montpellier, Troyes (Ligue 2, promu en Ligue 1), ou encore Toulouse (Ligue 1). Le parcours ajaccien s'est terminé en demi-finale face à l'Olympique lyonnais.

Lors de la saison 2012-2013, la Corse compte ainsi trois clubs corses professionnels, avec l'AC Ajaccio et le Sporting Club Bastia en Ligue 1. Pour l'anecdote, un quatrième club Corse a accédé au championnat National : le CA Bastia, qui est devenu champion de CFA en 2012 et qui de ce fait, maintien la présence de la Corse au niveau National en récupérant la place laissée vacante par le GFCA.

L'attaquant gazier Ali M'Madi (ici en rouge) lors d'un match de Ligue 2 contre Le Havre AC le au stade Océane.

Cependant, la saison 2012-2013 en Ligue 2 ne se passe pas comme espéré. Après la première journée et un match nul face à Caen, coup de théâtre, l’entraîneur Dominique Veilex est limogé malgré les deux montées successives suite à un désaccord avec le directeur général Christophe Ettori[16]. Il est remplacé par un ancien de la maison, le technicien Jean-Michel Cavalli, qui effectue alors son troisième retour au sein du club. Mais la greffe a du mal à prendre et le parcours des diables rouges est chaotique. Après une série de mauvais résultats et la mise à l'écart de certains joueurs, Cavalli est limogé à son tour au soir d'une défaite 2-3 face à Nîmes Olympique. Le technicien français Thierry Laurey, ancien entraîneur du FC Sète, le remplace alors. Il n'a pas le temps de jouer deux matches à domicile que le stade Ange-Casanova est suspendu jusqu'à la fin de la saison en raison d'une bousculade envers l'arbitre de la rencontre Tony Chapron. Le 19 avril 2013, à la suite d'une défaite 1-0 contre le Tours Football Club, le GFCA est mathématiquement certain de redescendre en National.

Le technicien français Thierry Laurey fait monter le Gazélec Ajaccio de National en Ligue 1 en l'espace de deux saisons.

Le GFCA dispute alors le Championnat de France de football National 2013-2014. Durant l'intersaison, l'équipe dirigée par Thierry Laurey opère un profond renouvellement de l'effectif où seuls Clément Maury, Rodéric Filippi, Anthony Colinet, Louis Poggi ou encore Mickaël Colloredo sont conservés par le club. Après un excellent début de saison qui se matérialise par aucune défaite jusqu'en novembre, le Gazélec se retrouve en position favorable pour remonter directement en Ligue 2, chance qu'il ne laissera pas passer. En effet, lors de la 32e journée, malgré une défaite 4-2 à Amiens Sporting Club Football le 9 mai 2014, le club valide son ticket pour l'étage supérieur en terminant à la troisième place du classement juste derrière l'US Orléans et Luzenac[17].

Le Gazélec retrouve la Ligue 2 pour la saison 2014-2015. Le club retrouve également l'AC Ajaccio qui est descendu de Ligue 1. Le 18 août 2014, pour les grandes retrouvailles entre les deux clubs ajacciens, le GFCA est battu sur sa pelouse par l'ACA 0-2. Au match retour, il s'impose 3-0 au stade François Coty. Sur la dynamique de sa montée de National en Ligue 2, l'expérience des hommes de Thierry Laurey, notamment avec la présence de cadres comme les milieux Julien François et Louis Poggi, le défenseur international français Jérémie Bréchet ou encore l'attaquant français Grégory Pujol, parviennent à monter en Ligue 1 en terminant à la deuxième place du championnat alors que l'objectif déclaré en début de saison était de se maintenir en Ligue 2. Les 18 victoires engrangées durant la saison ont permis aux Corses d'accéder pour la première fois dans l'histoire du GFCA à l'élite du football français pour la saison 2015-2016.

Un passage éphémère en Ligue 1 (2015-2016)[modifier | modifier le code]

Pour la première fois de son histoire, les gaziers parviennent à monter en Ligue 1 en s'imposant à domicile face à Niort lors de la 37e journée de Ligue 2, et s'assurant ainsi la deuxième place du championnat. Plus petit budget du championnat avec 4,5 millions d'euros, le club espère atteindre les 12 millions d'euros pour sa première saison dans l'élite française[18]. Il obtient son tout premier point de son histoire en Ligue 1 le 8 août 2015 face à l'ES Troyes AC lors de la première journée de championnat.

Le 24 octobre 2015, le club corse obtient sa première victoire en Ligue 1 (3-1 face à l'OGC Nice). En plus que cela soit un match historique, Ajaccio quitte la place de lanterne rouge du championnat de France et reprend espoir après un début de saison difficile (6 points après 11 journées). Après cette victoire, l'équipe emmenée par Thierry Laurey prend confiance et obtient 21 points de la 11e à la 19e journée. Deuxième meilleure équipe avec le Paris Saint-Germain sur cette période, le GFCA termine la première partie de saison à la 12e place du classement, chose inespérée au vu du début de saison. D'ailleurs, l'équipe gagne un prix remis par le journal France Football. Il s'agit de l' "exploit de l'année"[19]. Mais le club termine finalement avant-dernier et redescend en Ligue 2.

Retour en Ligue 2 (2016-)[modifier | modifier le code]

À l'issue de la saison 2015-2016, le GFC Ajaccio descend en Ligue 2 et remplace Thierry Laurey par Jean-Luc Vannuchi. En dépit d'un recrutement ambitieux où Steeve Elana, François Clerc, Rémi Mulumba signent en faveur du Gazélec, sans oublier la présence de cadres de la saison précédente à l'image de David Ducourtioux, d'Amos Youga ou encore de Louis Poggi, le club termine à la neuvième place au classement. Au terme de la saison, Vannuchi est remplacé sur le banc par Albert Cartier. Le club change une fois de plus une grande partie de l'effectif lors du mercato d'été et se sépare notamment de l'emblématique capitaine gazier Louis Poggi parti renforcer les rangs du FC Bastia-Borgo en National 2.

Identité du club[modifier | modifier le code]

Identité[modifier | modifier le code]

Les valeurs véhiculées par le GFCA sont les valeurs d'un club où la solidarité et la mentalité priment devant le talent. De plus, l'ADN de l'entité GFCA conduit à un rejet de l'individualisme et du côté bling-bling trop souvent attaché au milieu du football professionnel[2].

Couleurs[modifier | modifier le code]

Le GFCA arbore traditionnellement les couleurs rouge et bleu qui sont celles du Football Club d'Ajaccio, club avec lequel la fusion s'est établie en 1960[20].

Logos[modifier | modifier le code]

Palmarès et records[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant récapitule les performances du Gazélec Football Club Ajaccio dans les diverses compétitions françaises et européennes.

Palmarès de l'équipe première du Gazélec FC Ajaccio
Compétitions internationales Championnats nationaux Coupes nationales




Compétitions régionales Compétitions locales Tournois saisonniers


Parcours en Coupe de France[modifier | modifier le code]

Bilan sportif[modifier | modifier le code]

Championnats disputés[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant indique le championnat disputé par le club au cours des saisons depuis 1959.

Évolution du championnat disputé par le Gazélec FC Ajaccio
Niveau I Niveau II Niveau III Niveau IV Niveau V Niveau VI Niveau VII Niveau VIII Niveau IX
1959-1961 DH Corse
1961-1968 CFA
1968-1972 Division 2
1972-1975 Division 3
1975-1982 Division 2
1982-1986 Division 3
1986-1988 Division 2
1988-1990 Division 3
1990-1993 Division 2
1993-2001 National
2001-2003 CFA
2003-2006 National
2006-2011 CFA
2011-2012 National
2012-2013 Ligue 2
2013-2014 National
2014-2015 Ligue 2
2015-2016 Ligue 1
2016- Ligue 2
  •      Championnat national professionnel
  •      Championnat national professionnel et amateur
  •      Championnat national amateur
  •      Championnat régional amateur
  •      Championnat de district amateur

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

Le tableau suivant recense l'ensemble des différents présidents du club depuis sa création en 1960.

Liste des présidents du Gazélec Ajaccio
Rang Nom Période
1 Drapeau : France Ange Casanova 1960 - N.C
2 Drapeau : France Pierre Martinetti 1983 - 1984
3 Drapeau : France François Tagliaglioli N.C
4 Drapeau : France Robert Feliciaggi 1998 - 2001
5 Drapeau : France Jean Bujoli 2001 - 2007
6 Drapeau : France Olivier Miniconi depuis 2012

Historique des entraîneurs[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous dresse la liste non exhaustive des différents entraîneurs du club gazier au cours de son histoire.

Rang Nom Période
1 Drapeau : France Fernand Berthon 1960 - 1961
2 Drapeau : France Pierre Cahuzac 1961 - déc. 1971
3 Drapeau : France Guy Calléja déc. 1971 - 1976
4 Drapeau : France Jean Luciano 1976 - 1978
5 Drapeau : France Jacques Berthommier 1978 - 1979
6 Drapeau : France Paul Orsatti 1979 - 1980
7 Drapeau : France Guy Calléja 1980 - 1988
8 Drapeau : France Baptiste Gentili 1988 - 1989
9 Drapeau : France Guy Calléja 1989 - 1990
10 Drapeau : France Jean-Michel Cavalli 1990 - 1991
11 Drapeau : France Pierre Garcia 1991 - 1994
Rang Nom Période
12 Drapeau : France Marcel Husson 1994
13 Drapeau : France Philippe Anziani 1995
14 Drapeau : France Paul Orsatti 1995 - jan. 1998
15 Drapeau : France Jean-Michel Cavalli jan. 1998 - 1999
16 Drapeau : France Patrice Buisset 1999 - fév. 2000
17 Drapeau : France Jean-Michel Cavalli fév. 2000 - mai 2000
18 Drapeau : France Hubert Velud 2000 - 2001
19 Drapeau : France Jean-Luc Luciani 2001 - mars 2004
20 Drapeau : France Albert Vanucci mars 2004 - mai 2004
21 Drapeau : France Baptiste Gentili mai 2004 - nov. 2005
22 Drapeau : France Patrick Leonetti nov. 2005 - 2010
Rang Nom Période
22 Drapeau : France Patrick Leonetti nov. 2005 - 2010
23 Drapeau : France Dominique Veilex juin 2010 - 2012
24 Drapeau : France Jean-Michel Cavalli 2012 - fév. 2013
25 Drapeau : France Thierry Laurey fév. 2013 - juin. 2016
26 Drapeau : France Jean-Luc Vannuchi juin 2016 - mai 2017
27 Drapeau : France Albert Cartier mai 2017- oct. 2018
28 Drapeau : France Hervé Della Maggiore oct. 2018-

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Meilleurs buteurs[21]
Rang Nom Buts Matchs Carrière au club
1 Drapeau : Sénégal Assane Tall 41 200 1975 - 1981
2 Drapeau : France Marc Kanyan 36 89 1963 - 1969
1976 - 1977
3 Drapeau : France Mickaël Colloredo 33 118 2010 - 2014
4 Drapeau : France Baptiste Gentili 32 207 1974 - 1989
5 Drapeau : France Louis Poggi 30 314 2000 - 2005
2007 - 2017
Joueurs les plus capés[21]
Rang Nom Matchs Carrière au club
1 Drapeau : France Louis Poggi 314 2000 - 2005
2007 - 2017
2 Drapeau : France Anthony Colinet 277 2000 - 2002
2003 - 2006
2008 - 2014
3 Drapeau : France Michel Vigneau 226 1975 - 1982
1986 - 1988
4 Drapeau : France Charles Alessandri 215 1971 - 1984
5 Drapeau : France Baptiste Gentili 207 1974 - 1989

Au cours de son histoire, le club gazier a compté dans ses rangs plusieurs joueurs qui ont marqué de leur empreinte l'histoire du club.

Le défenseur Louis Poggi est le joueur le plus capé sous le maillot ajaccien avec 311 apparitions suivi par le milieu Anthony Colinet avec 276 apparitions.

Au rayon des meilleurs buteurs, c'est l'attaquant sénégalais Assane Tall qui occupe la première place avec 41 réalisations suivi de l'attaquant français Marc Kanyan auteur de 36 réalisations.

Lors de la saison 1972-1973, l'ancien buteur de l'AC Ajaccio en Division 1 Étienne Sansonetti rejoint le Gazélec pour quatre saisons. Il inscrira 24 réalisations en 43 rencontres officielles disputées sous le maillot des Gaziers. Baptiste Gentili signe au Gazélec en 1974 en provenance de l'ennemi et néanmoins voisin de l'AC Ajaccio. Il y disputera 207 rencontres de Division 3 et de Division 2 au poste d'attaquant[22]. En 1975, le milieu offensif sénégalais Assane Tall signe en faveur du Gazélec Ajaccio où il restera six saisons et inscrira 34 buts en Division 2 devenant ainsi le meilleur buteur de l'histoire du Gazélec en Division 2 jusqu'à encore aujourd'hui[23]. L'attaquant Michel Vigneau rejoint lui aussi les Gaziers en 1975 alors en Division 2. Il y disputera un total de 226 matchs avant de raccrocher les crampons en 1988. Le milieu de terrain Charles Alessandri, natif d'Ajaccio, porta les couleurs du Gazélec durant toute sa carrière entre 1971 et 1984 pour un total de 215 matchs.

Le portier Pascal Olmeta, champion d'Europe avec l'OM en 1993, termine sa carrière au Gazélec Ajaccio.

Le portier international sénégalais Tony Sylva est prêté au Gazélec alors en National par l'AS Monaco lors de la saison 1995-1996. Sous les ordres du technicien français Paul Orsatti, il réalise une saison pleine en prenant part à 33 rencontres.

Il est remplacé la saison suivante par le portier champion d'Europe avec l'OM, Pascal Olmeta, qui signe au GFCA durant l'été 1997 après un passage par l'Espanyol Barcelone. Après une montée en D2 gagnée sur le terrain, mais annulée en raison du fait que l'autre club de la ville, l'AC Ajaccio, évolue déjà en D2, il met un terme à sa carrière.

En 1998-1999, le club corse voit les signatures des attaquants Mickaël Pagis et du belge Patrick Van Kets. Pagis et Van Kets ont formé un duo d'attaque redoutable lors de cette saison. En effet, Pagis inscrira un total de 17 réalisations tandis que Van Kets marquera lui 19 réalisations sous le maillot ajaccien en National.

Ismaël Bangoura débute en France sous les couleurs du Gazélec.

Pour la saison 2001-2002, désireux d'obtenir du temps de jeu conséquent, l'attaquant Christophe Meslin est prêté au club qui évolue en National. Il disputera une excellente saison, inscrivant 20 buts en 36 matchs, et termine ainsi meilleur buteur ex-aequo du championnat en compagnie d'Hocine Lachaab, attaquant du VA FC. Le Gazélec termine à la huitième place, et arrive en 32e de finale de Coupe de France.

Alors qu'il évoluait à l'Atlético de Coléah, les scouts du Gazélec repère le jeune buteur guinéen Ismaël Bangoura et le font signer alors au GFCA durant l'été 2003. C'est en 2004-2005 que l'attaquant guinéen se révèle en National en inscrivant 13 réalisations en 34 journées et permet au club corse de terminer dans la première partie du tableau de National. Il est vendu au Mans FC le 16 juin 2005 contre un chèque de 300 000 euros. En 2006-2007, le camerounais Samuel Ojong inscrit avec le Gazélec alors en CFA un total de 18 réalisations en 27 matchs. Lors de la saison 2011-2012 qui signe le retour du club parmi le monde semi-professionnel, l'attaquant Mickaël Colloredo ou encore le milieu offensif réunionnais Quentin Boesso s'illustrent en National et permettent la montée du club en Ligue 2.

L'unique saison du club gazier parmi l'élite du football français voit l'éclosion de l'international tunisien Mohamed Larbi au poste de meneur de jeu. Lors de cette saison, le club gazier comptait dans ses rangs l'attaquant international camerounais Jacques Zoua, l'expérimenté Grégory Pujol ou encore le buteur marocain Khalid Boutaïb, auteur de dix réalisations avec le GFCA cette saison-là.

Effectif professionnel actuel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Saison 2018-2019 du GFC Ajaccio.

Le tableau suivant liste l'effectif du Gazélec FC Ajaccio pour la saison 2018-2019.

Effectif professionnel du Gazélec FC Ajaccio de la saison 2018-2019 au 15 octobre 2018[24]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[25] Nom Date de naissance Sélection[26] Club précédent Contrat
1 G Drapeau de la France Cassara, MaximeMaxime Cassara 21/08/1991 (27 ans) Lyon-Duchère AS 2017-2019
30 G Drapeau de la France Oberhauser, DavidDavid Oberhauser 29/11/1990 (27 ans) Platanias FC 2018-2020
2 D Drapeau de la France Puel, GrégoireGrégoire Puel 20/02/1992 (26 ans) France -20 ans Le Havre AC 2017-2019
999 D Drapeau du Sénégal Ba, OusseynouOusseynou Ba 11/11/1995 (22 ans) Diambars 2017-2019
15 D Drapeau de la France Dumont, DamienDamien Dumont 18/04/1997 (21 ans) Espérance pernoise 2017-2021
18 D Drapeau de la France Guidi, DominiqueDominique Guidi 06/02/1996 (22 ans) AS Furiani-Agliani 2018-2019
24 D Drapeau de la Pologne Perquis, DamienDamien Perquis 10/04/1984 (34 ans) Nottingham Forest 2017-2019
27 D Drapeau de la France Campanini, ThibaultThibault Campanini 27/07/1998 (20 ans) France -20 ans Formé au club 2016-2019
999 D Drapeau de la France Palmieri, JulianJulian Palmieri 07/12/1986 (31 ans) FC Metz 2018-2020
3 D Drapeau de la Guinée Camara, FodéFodé Camara 17/04/1998 (20 ans) SC Bastia 2018-2020
6 M Drapeau de la France Marveaux, JorisJoris Marveaux 15/08/1982 (36 ans) Montpellier HSC 2017-2019
8 M Drapeau de la France Roye, JimmyJimmy Roye 08/09/1988 (30 ans) Chamois niortais 2018-2021
23 M Drapeau de la France Anziani, JulienJulien Anziani 07/11/1995 (22 ans) AC Ajaccio rés. 2017-2019
28 M Drapeau de la France Pierazzi, Jean-BaptisteJean-Baptiste Pierazzi 17/06/1985 (33 ans) Corse Alki Oroklini 2018-2020
12 M Drapeau du Sénégal N'Doye, MayoroMayoro N'Doye 18/12/1991 (26 ans) Tours FC 2018-2020
7 A Drapeau de la France Araujo, AlexisAlexis Araujo 07/11/1996 (21 ans) France -16 ans Lille OSC 2017-2020
9 A Drapeau de la France Armand, RomainRomain Armand 27/02/1987 (31 ans) US Orléans 2017-2019
10 A Drapeau de la France Gomis, DavidDavid Gomis 21/12/1992 (25 ans) SC Toulon 2017-2019
11 A Drapeau de la France Jobello, WesleyWesley Jobello 23/01/1994 (24 ans) Clermont Foot 2017-2019
13 A Drapeau de la France Blayac, JérémyJérémy Blayac 13/06/1983 (35 ans) RC Strasbourg 2018-2020
999 A Drapeau du Gabon flèche vers la droite Boupendza, AaronAaron Boupendza 07/08/1996 (22 ans) Gabon Girondins de Bordeaux 2018-2019
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
  • Drapeau : France Freddy Morel
Préparateur(s) physique(s)
  • Drapeau : France Nicolas Baup
Entraîneur(s) des gardiens
  • Drapeau : France Ludovic Grégori
Kinésithérapeute
  • Drapeau : France Julien Corvisier
  • Drapeau : France Adrien Barbe
  • Drapeau : France Jérôme Agostini (ostéopathe)
Médecin(s)
  • Drapeau : France Jean-Jacques Robert

Légende


Consultez la documentation du modèle

Structures du club[modifier | modifier le code]

Structures sportives[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

Le GFCA est propriétaire du stade Ange Casanova à l'image de son rival de l'ACA propriétaire du stade François Coty.
Article détaillé : Stade Ange Casanova.

Situé à la sortie nord d’Ajaccio au cœur de la zone commerciale et industrielle de la cité impériale, le stade Ange Casanova de Mezzavia (qui signifie à mi-route) est le produit d’un travail collectif conduit par des travailleurs électriciens et gaziers, mais aussi de tous les supporters du GFCA (issu d’une fusion le 25 mars 1960 entre le FC Ajaccio et le Gazélec Corse Club) qui unirent leurs efforts pour doter le club d’une structure capable d’accueillir le public dans de bonnes conditions. Ce stade a été construit en un temps record au début de l’été 1960. « Ce sont nos joueurs avec en tête leur entraîneur Pierre Cahuzac qui ont dressé les grillages, aménagé et peint les vestiaires, planté et entretenu la pelouse. Ce stade c’est notre maison, notre œuvre. Celle d’une vraie famille » soulignait son président fondateur Ange Casanova.

Composé d’une tribune couverte, il se caractérise par son virage imposant mais aussi par sa tribune populaire où jusqu’en 1999 ses plus fidèles supporters prirent place en donnant naissance à la première association officielle de supporters en Corse, le CR 90. Le club est propriétaire de son stade à la différence de nombreux clubs français de Ligue 1 ou de Ligue 2.

C’est le 27 août 1961 que l’enceinte accueillit la première rencontre de Division 4. Face au CS Louhans-Cuiseaux, les Diables Rouges concédèrent le match nul (0-0), mais démontrèrent par la suite que repartir victorieux de leur chaudron relevait non pas de l’exploit mais du miracle. Ils vont en définitive y dicter leur loi pendant sept années, au sein d’un groupe sud-est ravi à cinq reprises. Ils inscriront la bagatelle de 231 buts donnant très vite à leur stade de Mezzavia des allures de forteresse imprenable. Seuls Vichy lors de la saison 1962-1963, Annecy 0-2 l’année suivante et Avignon 1-2 en 1964-1965, parviendront à s’y imposer à l’issue des quatre-vingt-deux matches disputés. Ce dernier étant émaillé d’un incident (l’arbitre M. Blum étant poursuivi et agressé à l’aéroport) provocant la fameuse « table de Montélimar » visant par le biais d’une motion instiguée par le président vauclusien Honoré Lemaire, à entraîner l’ensemble des clubs continentaux à ne plus se rendre en Corse.

Sur une pelouse qu’un prêtre contacté par Jean Spinosi, véritable cheville ouvrière du club, n’hésita pas à bénir à deux reprises (la seconde fois il officia devant les filets), le GFCA va également écrire la première grande page de son histoire en Coupe de France. Après avoir éliminé son grand rival de l’AC Ajaccio en finale départementale (1-0) puis Miramas (2-0), il réussit le tour de force en décembre 1961 de sortir les professionnels de l’AS Cannes grâce à un but de Angeot Alfonsi lors de la prolongation. Cette victoire lui permet d’être la première équipe insulaire à atteindre le stade des 32es de finale. Le 4 juin 1963, c’est aussi en terrassant l’ogre de l'US Quevilly (4-0 devant 8000 spectateurs) qu’il s’ouvrira les portes du premier de ses quatre titres nationaux, remporté trois semaines plus tard à Versailles face à Brest (6-1).

Le 17 janvier 2016, le club devient propriétaire de son stade à l'image du rival de l'AC Ajaccio[27]. Cette acquisition permet d'augmenter ainsi les produits d'exploitation du club avec notamment les recettes de la billetterie et les différents événements organisés dans le stade.

Centre de formation[modifier | modifier le code]

Depuis l'obtention du statut de club professionnel en 2012, les dirigeants du Gazélec Ajaccio structurent progressivement le club avec leurs moyens afin de le pérenniser parmi le monde professionnel du football français. Dans cette logique, un centre de formation devrait sortir de terre à l'horizon 2021 d'après le président du directoire, Olivier Miniconi[28]. Ce futur équipement, qui représente un investissement conséquent de la part du club gazier, est rendu possible grâce à la cession de l'attaquant Fousseni Diabaté à Leicester City lors du mercato hivernal 2018 contre la somme de 2 millions d'euros[29]. Ce centre de formation doit permettre de fournir à l'équipe première des jeunes joueurs de qualité à l'image de la politique de formation menée par l'AC Ajaccio qui a permis de faire émerger du centre de formation des joueurs comme Benjamin André, Jean-Baptiste Pierazzi ou encore Andy Delort.

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Aspects juridiques[modifier | modifier le code]

Statut juridique et légal[modifier | modifier le code]

Le GFCA est composé d'une association présidée par Fanfan Tagliaglioli, détentrice du numéro d'affiliation à la FFF, et d'une société. L'association est responsable de la section amateur et du futur centre de formation. La société a le statut d'entreprise unipersonnelle sportive à responsabilité limitée (EUSRL)[30].

Organigramme[modifier | modifier le code]

Le président du directoire du GFCA est Olivier Miniconi. Fanfan Tagliaglioli est quant à lui président d'honneur.

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

Éléments comptables[modifier | modifier le code]

Chaque saison, le GFC Ajaccio publie son budget prévisionnel de fonctionnement après validation auprès de la DNCG, l'instance qui assure le contrôle administratif, juridique et financier des associations et sociétés sportives de football afin d'en garantir la pérennité. Le budget prévisionnel d'un club s'établit en amont de l'exercice à venir et correspond à une estimation de l'ensemble des recettes et des dépenses prévues par l'entité. Le tableau ci-dessous résume les différents budgets prévisionnels du club saison après saison.

Historique du budget prévisionnel du Gazélec FC Ajaccio
Saison 1998-1999 1999-2000 2000-2001 2001-2002 2002-2003 2003-2004 2004-2005
Budget 9,2 MF N.C MF MF 600 k€ N.C 1,3 M€
Saison 2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012
Budget N.C M€ N.C N.C N.C N.C 1,1 M€
Saison 2012-2013 2013-2014 2014-2015 2015-2016 2016-2017 2017-2018 2018-2019
Budget 4,8 M€ 1,8 M€ 4,5 M€ 13 M€ M€ 7,5 M€ M€
Légende : M€ = millions d'euros.

Équipementiers et sponsors[modifier | modifier le code]

Depuis 2014, l'équipementier italien Macron fournit l'ensemble des maillots du GFCA en lieu et place d'Adidas[31]. Outre le soutien financier des collectivités territoriales locales, le club corse compte également plusieurs partenaires à l'image de Carrefour, Qwant, Air Corsica, Icare, Atout pub, Casino d'Ajaccio, Foxy Auto, Ecodia ou encore Le fournil de Marius[32].

Soutien et image[modifier | modifier le code]

Affluences et supporters[modifier | modifier le code]

Le Gazélec compte plusieurs groupes de supporters dont les Compañero GFCA créé à la fin de la saison 1997-1998.

Affluences moyennes du Gazélec FC Ajaccio depuis 1960[33]
Stade Ange Casanova

Réseaux sociaux[modifier | modifier le code]

Le GFCA comptabilise plus de 75 000 fans sur le réseau social Facebook[34].

Sur Twitter, le GFCA est suivi par plus de 38 000 abonnés[35] tandis que sur Instagram, il compte plus de 8 700 abonnés[36].

Rivalités[modifier | modifier le code]

Avec l'AC Ajaccio[modifier | modifier le code]

Comme le souligne l’auteur Jean-Philippe Carrolaggi, spécialiste du football corse, l’antagonisme qui caractérise la relation entre les deux clubs ajacciens trouve d’abord son origine sur un plan politico-culturel. En effet, le Gazélec représente les classes populaires tandis que l’ACA est le club de la bourgeoisie locale. Ces deux oppositions ont même été incarnées par les présidents des deux clubs avec côté acéiste, l’industriel français François Coty dont la couleur politique était positionnée à droite et côté gaziers Ange Casanova qui était responsable syndical chez EDF et dont le bord politique penchait en direction des communistes. Cependant, bien que le fondateur du Gazélec ait été un militant communiste, le club se revendique comme étant apolitique[37]. Des différences à l'origine qui se traduisent notamment au niveau des conditions d’entraînement jugées précaires concernant le Gazélec et à l'opposé foncièrement professionnelles à l’égard de l’AC Ajaccio qui dispose d’infrastructures pérennes comme exigé par le football professionnel et d'un centre de formation. L’ancien capitaine du Gazélec, Rodéric Filippi, explique même que cette opposition se retrouve sur le carré vert au niveau du jeu avec un jeu fait d’impact pour le Gazélec à l'inverse de l'AC Ajaccio qui a tendance à éviter les duels[38].

Les premiers derbies d'Ajaccio se font en DH Corse, en 1959-1960 et 1960-1961[39],[40]. Les deux clubs sont alors accompagnés par le FC Ajaccio, qui fusionne avec le Gazélec Corse Club en 1960 sous l'impulsion du président Ange Casanova[41], et par l'Olympique d'Ajaccio. En 1967-1968, en Coupe de France, les deux clubs se rencontrent en seizièmes de finale au stade Vélodrome de Marseille. Devant 17 000 spectateurs, dont une majorité de supporters corse, on assiste à un match nul deux buts partout à l'issue de la prolongation. Le match retour se jouera à Paris au Parc des Princes et verra le Gazélec battre l'ACA grâce à l'attaquant Marc Kanyan au terme d'un raid solitaire. Les deux clubs se recroisent en National pour la saison 1997-1998[42]. Au match aller, l'ACA, qui finira champion, fait match nul (1 à 1) chez son voisin avant de remporter le match retour 3 à 0. Lors de la saison 2014-2015, le Gazélec Ajaccio et l'AC Ajaccio s'affrontent dans le cadre des matchs du championnat de Ligue 2 le 15 août 2014 au stade Ange Casanova et le 23 janvier 2015 au stade François Coty[43]. C'est à nouveau le cas lors de la saison de 2016-2017 de Ligue 2. Le bilan des Gaziers est positif avec 4 victoires, 2 nuls et 3 défaites face à l'ennemi de l'AC Ajaccio. Bien que l'ACA possède une expérience du haut niveau bien plus grande que le Gazélec, c'est pourtant le Gazélec Ajaccio qui s'est bâti une solide réputation qui en fait le club le plus populaire de la ville d'Ajaccio grâce aux quatre titres de Champion de France Amateur et aux trois Coupe de Corse glanés dans les années 1960[15].


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Avec le SC Bastia[modifier | modifier le code]

Les deux clubs se croisent en CFA Sud-Est 1963-1964 et 1964-1965.

Il faut attendre 1986-1987 pour que les deux clubs se retrouvent, en Division 2. Ils évoluent encore ensemble en 1987-1988, mais aucune rencontre en championnat entre 1988 et 1990 en raison de la relégation du GFCA en Division 3. Les deux clubs se retrouvent encore trois saisons de 1990-1991 à 1992-1993.

En 1993, après un derby à l'ambiance regrettable, le président du Gazélec, M. Appietto, dit à la presse « avant le match, on pense toujours qu'il s'agira d'une fête comme ce fut souvent le cas. Malheureusement, il arrive qu'on déchante et cela est arrivé. Je n'aurais jamais pensé qu'un tel climat d'hostilité pourrait s'instaurer. Je n'en connais pas les causes et jamais, les Bastiais n'avaient eu un tel comportement vis-à-vis de leurs adversaires. Bastia, après la catastrophe de Furiani, joue à Mezzavia d'où notre colère après les graves incidents qui se sont produits au cours du derby. Il faut que l'on voit les dirigeants bastiais et qu'une coopération nouvelle s'instaure. Sinon, le SCB sera indésirable à Ajaccio... »[45]. La même année, néanmoins, les deux clubs se réconcilient. Lors de la saison 2015/2016 les deux équipes s'affronteront en Ligue 1.

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Autres équipes[modifier | modifier le code]

Section féminine[modifier | modifier le code]

À l'image d'autres clubs de Ligue 1, le Gazélec Football Club créée une section féminine en 2015[46].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. a et b « Olivier Miniconi du Gazélec Ajaccio : "Vous connaissez beaucoup de présidents de L1 boulangers ?" », sur lejdd.fr, (consulté le 7 mars 2018)
  3. « DH Corse - 1960 », sur footballenfrance.fr, Association des historiens du football français
  4. « Notre Histoire », sur Site officiel du GFC Ajaccio, GFC Ajaccio
  5. (en) « Liste des entraîneurs de clubs français », sur www.rsssf.com, The Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation. (Avec 1933 comme date de fondation du FC Ajaccio.)
  6. a b et c Didier Rey, La Corse et son football, Albiana, , 399 p. (ISBN 978-2846980470), p. 117. (Avec pour dates de fondation : 1906 pour la JS Ajaccienne et 1931 pour le FC Ajaccio.)
  7. Didier Rey, La Corse et son football, Albiana, , 399 p. (ISBN 978-2846980470), p. 246
  8. Antoine Bonnet, « L'histoire du "Bistro", le surnom du Gazélec Ajaccio », sur konbini.com,
  9. « GFC Ajaccio - Gazélec Football Club Ajaccio », sur francebleu.fr, (consulté le 7 mars 2018)
  10. « Ligue 1 : « C’est notre comité d’entreprise qui a inventé le Gazélec » », sur lemonde.fr, (consulté le 7 mars 2018)
  11. « La fusion ratée du GFCA et de l'ACA », sur corsicatheque.com (consulté le 6 mars 2015).
  12. « Gazélec d'Ajaccio : derrière l'arrivée du club en Ligue 1, la mémoire du football populaire », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 10 août 2015)
  13. Ajaccio unit ses efforts, Corse Presse,
  14. « Le statut pro accordé au Gazélec », sur sofoot.com, (consulté le 6 mars 2018)
  15. a et b « Pourquoi le GFC Ajaccio est différent de l'AC Ajaccio? », sur lequipe.fr, (consulté le 6 mars 2018)
  16. « L2 - Le coach du Gazélec Ajaccio limogé ! », sur madeinfoot.com, (consulté le 7 mars 2018)
  17. « Football - Fiche Compétition : National 2013/2014 », sur footballdatabase.eu, (consulté le 7 mars 2018)
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  19. Le palmarès 2015 France Football dévoilé, Lensois.com, 16 décembre 2015, consulté le 16 décembre 2015
  20. « HAC - Gazelec Ajaccio, 1ère affiche de la saison au Stade Océane », sur hac-foot.com, (consulté le 27 novembre 2017)
  21. a et b « Football : Joueurs utilisés », sur footballdatabase.eu (consulté le 18 février 2017)
  22. « Football : Baptiste Gentili », sur footballdatabase, (consulté le 1er août 2015)
  23. « Football : Assane Tall », sur footballdatabase, (consulté le 8 mars 2015)
  24. « Site officiel du GFC Ajaccio », sur gfca-foot.com, (consulté le 4 juin 2018)
  25. Seule la nationalité sportive est indiquée. Un joueur peut avoir plusieurs nationalités mais n'a le droit de jouer que pour une seule sélection nationale.
  26. Seule la sélection la plus importante est indiquée.
  27. RMC Sport, « Ligue 1 : comme l’OL, le Gazélec est propriétaire de son stade », sur rmcsport.bfmtv.com,
  28. « Olivier Miniconi donne les dates clefs pour le futur centre de formation du GFC Ajaccio », sur maligue2.fr, (consulté le 6 mars 2018)
  29. « Fousseni Diabaté - Profil du joueur », sur transfermarkt.fr, (consulté le 6 mars 2018)
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  33. « Historique Gazélec Ajaccio », sur www.footballstats.fr
  34. « GFCA - Gazélec Football Club Ajaccio », sur www.facebook.com (consulté le 6 mars 2018)
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  41. Loic, « L’abécédaire du GFCO Ajaccio », (consulté le 14 mai 2012)
  42. « National - 1998 », sur footballenfrance.fr (consulté le 14 mai 2012)
  43. « Calendrier de la saison », (consulté le 21 juin 2014)
  44. [1], footballdatabase.eu
  45. « BASTIA - AJACCIO », sur footnostalgie.free.fr, (consulté le 14 mai 2012)
  46. Section Féminine