Fraternités monastiques de Jérusalem

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Fraternités monastiques de Jérusalem
Ordre religieux
Institut Institut religieux de droit diocésain
Type contemplatif
Règle Livre de Vie de Jérusalem
But prière
Structure et histoire
Fondation 1975 (il y a 43 ans)
Paris
Fondateur Pierre-Marie Delfieux
Site web jerusalem.cef.fr
Liste des ordres religieux

Les Fraternités monastiques de Jérusalem forment un institut religieux catholique d'inspiration monastique, dont les membres - moines et moniales rassemblés en deux fraternités séparées - vivent l'esprit de la solitude monastique au cœur des grandes villes.

Fondées en 1975 par le père Pierre-Marie Delfieux, les Fraternités ont été érigées en Instituts diocésains de vie religieuse en 1996 par le cardinal Lustiger, archevêque de Paris.

Fondation[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gervais, où se célèbrent les offices de la fraternité de Paris

Les Fraternités de Jérusalem sont nées dans le mouvement de renouveau qui a suivi le concile Vatican II, à l'initiative du cardinal Marty, alors archevêque de Paris, et du père Pierre-Marie Delfieux, alors aumônier d’étudiants à la Sorbonne[1]. Elles rassemblent des moines, des moniales et des laïcs désireux de partager une même spiritualité qui les invite à vivre « au cœur des villes, au cœur de Dieu », pour y ouvrir une « oasis de prière »[2].

Le père Pierre-Marie Delfieux est l'auteur du Livre de Vie de Jérusalem, qui en est la règle monastique et qui se veut aussi un « tracé spirituel » adressé à tous ceux qui sont sensibles à la dimension urbaine et universelle de la vocation chrétienne[3].

Les Fraternités sont aujourd'hui composées de trois branches, la première étant la principale :

  • les deux Instituts monastiques des Frères et des Sœurs de Jérusalem, dont la vocation principale est liturgique et contemplative ;
  • les Fraternités apostoliques, dont la vocation principale est évangélisatrice, nourrie par l'esprit monastique de « Jérusalem » (silence, prière, lectio divina) ;
  • les Fraternités laïques, dont l'engagement est varié (catéchuménat, culture et foi, groupes de prière, accompagnement, retraites...) et qui ont en commun l'inspiration qu'ils trouvent dans le Livre de Vie de Jérusalem.

Esprit et orientation religieuse[modifier | modifier le code]

Moines et moniales sont citadins, considérant que les grandes villes sont un des phénomènes les plus marquants de l'époque contemporaine, et souvent anonymes elles semblent conduire vers le repli individuel et l'absence de Dieu.

Moines et moniales vivent en locataires des lieux qu'ils occupent, ainsi que le sont la grande majorité de leurs contemporains. Ils cherchent à éviter l'installation et l'esprit de possession.

Moines et moniales ne cohabitent pas, mais partagent des moments de prière, d'études, de rencontre et des offices religieux.

Moines et moniales sont des salariés, vivant de leur travail, considérant que le travail est le lot et la dignité de l'homme moderne. Ils choisissent cependant un travail à mi-temps pour se garder de tout esprit d'accumulation de richesses et de réussite socio-professionnelle.

Moines et moniales vivent en communion et symbiose avec l'Église locale, dans l'esprit du Concile Vatican II qui est à l'origine de la fondation des Fraternités.

Moines et moniales vivent sans clôture religieuse, mais se préservent néanmoins des temps et lieux de silence, recueillement et prière.

Pourquoi Jérusalem ?[modifier | modifier le code]

Le choix de Jérusalem est expliqué dans le Livre de Vie des Fraternités monastiques de Jérusalem :

« Parce que Jérusalem est la ville donnée par Dieu aux hommes et bâtie par les hommes pour Dieu, devenant en cela la patronne de toutes les villes du monde, et que ta vocation est d’être citadin, tu es moine et moniale de Jérusalem. » § 161[4].

« Veille à garder aussi en ton cœur un vrai souci de communion avec tous les fils d’Abraham, juifs et musulmans, qui sont comme toi des adorateurs de l’unique Dieu et pour qui Jérusalem est également une Ville sainte. » § 174[5].

Offices et liturgie[modifier | modifier le code]

Depuis plus de dix ans[Quand ?], les Fraternités monastiques retransmettent en direct depuis l'église Saint-Gervais-Saint-Protais à Paris leurs offices religieux sur la chaîne de télévision KTO (du mardi au samedi : laudes du matin, office du milieu du jour- messe du samedi soir).

« Rien n’interdit au monde monastique de dire et de chanter sa foi en Dieu par le témoignage de sa vie et le partage de sa prière, notamment liturgique. » (Père Pierre-Marie Delfieux).

Implantations[modifier | modifier le code]

Moniales des Fraternités monastiques de Jérusalem à l'abbaye du Mont Saint-Michel.

Au total en 2013, les Fraternités monastiques comptaient 52 frères engagés et une dizaine de postulants et novices, ainsi que 104 sœurs engagées et une quinzaine de postulantes et novices.[6]

Ces communautés, catholiques, existent en :

Publications[modifier | modifier le code]

  • Revue Sources Vives

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]