Communauté de la Théophanie

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Communauté de la Théophanie
Repères historiques
Fondation 1972
Fondateur(s) Jacques Langhart, Yves et Nicole Capony, Maurice et Chantal Bernon
Disparition 1990 / 1994
Fiche d'identité
Église Catholique
Courant religieux Renouveau charismatique

La communauté de la Théophanie est une association de fidèles chrétiens, communauté nouvelle d'abord née dans le catholicisme - dans la période des changements conciliaires - et qui a aujourd'hui disparu.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Communauté de la Théophanie a été une communauté nouvelle catholique de rite byzantin, issue du Renouveau charismatique, fondée par Yves et Nicole Capony, Maurice et Chantal Bernon et un diacre en vue du sacerdoce, Jacques Langhart, lors d'une retraite à l'abbaye Notre-Dame d'Aiguebelle à la Pentecôte 1972.

La communauté s'installe à Saint-Guilhem-le-Désert qu'elle quitte en avril 1979[1] et à Montpellier qu'elle quitte en septembre 1980[2], à la suite de l'achat de deux propriétés : le domaine de Cantauque en 1977 et la plus grande partie de l'abbaye de Lagrasse[3] en 1979.

En 1975, Jacques Langhart fonde un centre de formation à Aïn Karem près de Jérusalem, érigé en mai 1980 en monastère Saint-Jean-du-Désert par Mgr Maxime V Hakim.

La même année, à Bruxelles, des laïcs proches de la Communauté se sont constitués en Fraternité des douze apôtres.

La communauté de la Théophanie célèbre alors une liturgie byzantine simplifiée, comme le présentent quelques enregistrements ou vidéos[4], jointe à une expression charismatique de la prière (prière spontanée et chant en langue).


Disparition[modifier | modifier le code]

Des tensions entre les religieux et les familles s'amplifient de 1984 à 1990, conduisant à un procès en 1991, mené par plusieurs familles, qui entraîne une dissolution juridique de l'Association de la Théophanie[3].

Parmi les membres restant, un quart choisit d'entrer dans l'Église orthodoxe, dont Yves Capony qui y est ordonné prêtre.

Un certain nombre de membres, dont Yves et Nicole Capony, rejoignent à Villardonnel, le monastère orthodoxe du Buisson Ardent (Moniales de la Résurrection issues du monastère de la Théophanie), s'installant à proximité du monastère. Un couple, Paul et Maria Senny, s'y installe pour monter un atelier de fabrication de planches pour peintres d'icônes, repris en 2007 par Paul Van Nyverseel, [1][5].

Des religieux poursuivent la vie communautaire au monastère Saint-Jean-du-Désert près d'Ain Karem en Terre sainte jusqu'en 2001, date à laquelle la Custodie de Terre Sainte en reprend la propriété pour y installer un couvent franciscain.

Le chantre de la Communauté, Jean-François Capony, est devenu le directeur des éditions de Sylvanès et le bras droit du Père André Gouzes à l'abbaye de Sylvanès.

En 2001, certains moines, de retour en France et menés par le Père Jacob (Jacques Langhart), s'installent au monastère de Cantauque. Des moniales fondent le monastère de la Nativité-de-la-Mère-de-Dieu d'abord à Cantauque puis à Pertuzades, dans la commune de La Tieule (48). Ces deux monastères se rattachent aujourd'hui à la Métropole orthodoxe roumaine d'Europe occidentale et méridionale.

Quatre moines[6] sont restés dans l’Église grecque-catholique melkite au sein du monastère Saint-Jean-du-Désert situé à Aïn Traz au Liban, et le hiéromoine Élisée Marzin qui est l’aumônier du monastère de la Théophanie.

Personnalités issues[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Capony, chantre et chef de choeur
  • Père Jacob (Jacques Langhart), Cantauque
  • Yves Capony, prêtre orthodoxe
  • Jacques-Jude Lépine, prêtre orthodoxe, formateur aux USA[7]

Sources et références[modifier | modifier le code]