Église et couvent de la Trinité-des-Monts

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L'église de la Trinité-des-Monts domine la place d'Espagne à Rome.

L'église de la Trinité-des-Monts (Trinità dei Monti en italien) de Rome est l'une des Églises nationales françaises de Rome. Elle est située sur le Pincio, au sommet de l'escalier du même nom dominant la place d'Espagne et possède une façade mondialement connue avec ses deux clochers symétriques datant de 1495. Devant cette élévation se dresse un obélisque égyptien.

En réalité, cet obélisque provient des jardins de Salluste et comporte de pseudo-hiéroglyphes gravés par les artisans romains, à l'imitation de l'obélisque d'Auguste du Circus Maximus[1] : il semblerait toutefois que le bloc de pierre soit bien, lui, d'origine égyptienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cet ensemble conventuel est fondé par Charles VIII en 1495 au bénéfice des Minimes, en reconnaissance de l'assistance de saint François de Paule venu à Plessis-lez-Tours essayer de guérir son père Louis XI. Il achète quatre hectares pour y faire construire un couvent royal et une église de style gothique de 1502 à 1595.

L'Ordre des Minimes s'y établit jusqu'en 1828, avec une interruption pendant la Révolution et l'Empire, avant d'être remplacé par les religieuses du Sacré-Cœur. L'institut des Dames du Sacré-Cœur à la Trinité-des-Monts était un des établissements de jeunes filles parmi les plus prestigieux d'Europe pendant la majeure partie du XXe siècle, où l'enseignement entièrement en français était d'excellence, ainsi que l'instruction chrétienne. Elles ferment l'établissement (devenu mixte) en 2006 et sont remplacées par les Fraternités de Jérusalem jusqu'en 2016[2].

L'église, longtemps abandonnée à la suite de l'écroulement d'une partie de la voûte, avait été rétablie et restaurée en 1816 grâce au Comte de Blacas, ambassadeur de France en Italie, par des artistes français sous la direction de l'architecte François Mazois[3]. Cette église, comme celle de l'ensemble consacré à « Saint-Louis des Français », appartient aux « Pieux Établissements de la France et Lorette ». À ce titre, la gestion et l'entretien de cet édifice sont à la charge de l'État français.

Dans les anciens Jardins de Lucullus, une maison d’accueil ouverte en 1975 reçoit les touristes et pèlerins francophones[4].

Le 25 juillet 2016, des accords sont signés à Rome entre le Saint-Siège et la République française pour confier à la Communauté de l'Emmanuel la gestion du domaine de la Trinité-des-Monts[5].

Sépultures de personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Sont enterrés à la Trinité-des-Monts :

Les orgues sont l'œuvre du facteur Joseph Merklin.

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Filippo Coarelli, traduit de l’italien par Roger Hanoune, Guide archéologique de Rome, édition originale italienne 1980, Hachette, 1998, (ISBN 2012354289), p. 176
  2. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Séjours Spirituels en Europe, Petit Futé, , p. 122
  3. François Mazois in Dictionnaire critique des historiens de l'art, publications numériques de l'Institut national d'histoire de l'art [1]
  4. Centre d'Accueil des Touristes et Pèlerins de La Trinité des Monts
  5. A Rome, la Trinité-des-Monts est confiée à la communauté de l’Emmanuel

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]