Fraternité de Tibériade

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La Fraternité de Tibériade est une communauté religieuse catholique d'inspiration franciscaine dont la maison-mère est à Lavaux-Sainte-Anne en Belgique. Elle a obtenu une reconnaissance canonique dans le diocèse de Namur.

Elle compte en 2015 trente religieux et 9 religieuses[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le 25 avril 1979, un jeune trentenaire faisait ses vœux dans les mains de l'évêque de Namur. Devenu désormais Frère Marc, il brûlait à l'idée de donner vie à une petite fraternité vivant dans l'unité, la prière et l'humilité.

Depuis cet engagement, 32 frères « moineaux » et dix sœurs « mésanges » l'ont rejoint. Le nom de « moineau » parce qu'ils ressemblent à des moines apôtres, ils prennent de manière régulière leur envol pour évangéliser le plus directement possible en tout lieu. Cette vie religieuse est donc toute imprégnée par la contemplation, la vie fraternelle et la mission. Leurs journées sont rythmées par la prière, l'accueil et le travail manuel qu'ils essayent de favoriser. Le travail de ses mains enracine dans le réel et ouvre à l'émerveillement de la création. Par l'étude, ils tiennent à recevoir une formation solide et spirituelle pour former des petits frères « tout terrain » dont certains pourraient devenir prêtres selon l'appel et les besoins de la mission.

En avril 2015, le Frère Marc Piret a temporairement quitté la communauté pour recharger ses batteries. Bart Verhack[2] lui succède comme supérieur général pour une période de six ans. Le Frère Verhack a rejoint la communauté en 1999 à l'âge de vingt ans[3]. Il a passé une licence de sciences religieuses à la faculté de théologie de l'université catholique de Louvain. Il a prononcé ses vœux perpétuels en 2005 et le 24 juin 2007 il a été ordonné prêtre[4]à la cathédrale Saint-Aubain de Namur par Mgr Léonard, pour le diocèse de Namur. 

L’Église à aimer[modifier | modifier le code]

De la prière et la communion fraternelle, ils essayent de déborder dans la mission. Leur grande joie est d'annoncer Jésus et de faire aimer son Église en se convertissant à l’Évangile, en suivant l'exemple vigoureux de saint François et la petite voie de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus qui les aident à vivre dans un abandon à la Providence.

Des disciples ardents[modifier | modifier le code]

Cette évangélisation, ils l'accomplissent spécialement auprès des jeunes et des familles afin que l'Esprit donne à l’Église de jeunes saints, des disciples ardents. Régulièrement, ils vivent des temps d'itinérance dans les villages, les écoles et les paroisses, là où ils sont appelés. Ils vont aussi visiter les familles ; c'est une mission qui les tient fort à cœur pour donner à l’Église de saintes familles.   

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La Fraternité de Tibériade se caractérise par :

  • le choix d'une simplicité de vie, une sobriété qui laisse un espace à la Providence ;
  • l'attention à la qualité de la vie fraternelle : lieu de conversion pour que l'amour circule comme dans la Trinité ;
  • se laisser simplifier par l'Évangile et la confiance ;
  •  l'unité par la charité, l'humilité et la fidélité crée beaucoup de possibilités. Humblement, ils veulent aussi se mettre au service de l'unité là où le Seigneur les envoie. Ce qui leur importe, ce n'est pas d'être de telle ou telle tendance, mais de vivre l'Évangile et l'amour de l’Église avec audace, et de ne pas perdre son temps dans des querelles inutiles, afin que « l'Amour soit aimé ».

Les frères sont vêtus d'un habit bleu à capuchon sans scapulaire avec une ceinture de cuir et une croix de bois latine trilobée (symbole de la Trinité) et chaussés de sandales. Les sœurs ajoutent un scapulaire et un fichu blanc sur la tête.

Le nom « Fraternité de Tibériade »[modifier | modifier le code]

Le récit de la marche de Pierre sur les eaux du lac de Tibériade a guidé frère Marc dans le choix de ce nom : « Pour moi, suivre le Christ est un appel à marcher dans la foi. Bien souvent, j'avale quelques tasses d'eau bien salées, mais sans cesse, le Christ ressuscité me tire des profondeurs de la mer. En méditant l'évangile, j'ai perçu combien ce lac et ses rives étaient riches de la présence de Jésus : réponse des premiers disciples à son appel, témoignage de confiance de Jésus qui dort dans la barque malgré la tempête et qui répond à la détresse de ses frères, ... »[5].

Fondations[modifier | modifier le code]

La fraternité de Tibériade ne s'arrête pas aux frontières belges. Nous pouvons la retrouver en Lituanie, au Congo (près de Kikwit) et aux Philippines.

La fraternité en Lituanie[modifier | modifier le code]

Le monastère de Chevetogne (à 30 kilomètres de Lavaux-Sainte-Anne) accueille des moines catholiques de rite latin et de rite byzantins qui ont permis aux moineaux de découvrir Saint Séraphin de Sarov et Saint Silouane du Mont Athos, deux figures d'Orient. Diverses rencontres et anecdotes conduisirent le frère Joseph à participer au camp de Vytautas Toleikis, un professeur de Vilnius. Peu de temps après ces rencontres, deux jeunes invitaient le frère à y retourner. Dès lors, le 11 novembre 1991, Frères Joseph (aujourd'hui au Congo), Marc et Benoît s'embarquent dans une mission invraisemblable car, en Belgique, la fraternité croît difficilement. Pourtant ce séjour fut déterminant.

Aujourd'hui, ils sont cinq frères (dont un frère lituanien et un prêtre) dans ce village de campagne déshérité. Ils ont restauré l'église de bois du village et ont construit un oratoire, dédié à saint Joseph. Ils habitent dans une ferme, ancien kolkhoze, et évangélisent la région[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article du 6 septembre 2015
  2. Article du 9 mars 2012
  3. Né dans une famille de quatre enfants, il est le fils d'Ignace Verhack, professeur de philosophie à Louvain
  4. (nl) Article du 7 septembre 2015
  5. Frère Marc, fondateur de la Fraternité de Tibériade
  6. Historique et photographies de la communauté de Lituanie

Liens externes[modifier | modifier le code]