Elinor Ostrom

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Elinor Ostrom, née le à Los Angeles[1] et morte le à Bloomington dans l'Indiana[2], est une économiste et politologue américaine. Ses travaux portent principalement sur la théorie de l'action collective et la gestion des biens communs et des biens publics (matériels ou immatériels). Ils s'inscrivent dans le cadre de la « nouvelle économie institutionnelle ».

En octobre 2009, elle est la première femme à recevoir le « prix Nobel » d'économie, avec Oliver Williamson, « pour son analyse de la gouvernance économique, et en particulier, des biens communs »[3],[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Los Angeles en 1933 d'Adrian et de Leah Awan, respectivement juif et protestante, Elinor Ostrom fut diplômée de Beverly Hills High School en 1951, puis d'une licence de sciences politiques à l'UCLA en 1954.

Elle fut ensuite employée dans une entreprise de Boston. En tant que première femme à obtenir un poste supérieur à celui de secrétaire dans l'entreprise, elle dût régulièrement faire ses preuves mais obtint finalement une très bonne recommandation de la part de son employeur lorsqu'elle postula pour un poste administratif à l'UCLA. Tout en travaillant à l'UCLA, elle suivit un master en administration publique puis en doctorat. Elle obtint une place alors qu'aucune femme n'en avait obtenu en 40 ans[5].

Pendant son doctorat, elle rencontra Vincent Ostrom lors d'un séminaire qu'il animait sur l'organisation de l'économie publique locale. L'exercice du séminaire consistait à étudier les problèmes de gestion des nappes phréatiques (dont aucune ne correspondait avec les limites d'une juridiction précise) dans un contexte de croissance de la population. L'étude du West Basin de Los Angeles, commencée pour ce séminaire, devint finalement le sujet de thèse d'Elinor Ostrom.

En 1965, elle soutint sa thèse en sciences politiques à l'UCLA, où elle avait effectué toutes ses études supérieures, avec un mémoire portant sur la gestion des ressources partagées d'eau souterraine[6].

Observant pendant son doctorat l'existence d'un collectif parvenant à résoudre un problème d'action collective malgré des facteurs défavorable (nombreux participants, incertitude juridique, intérêts asymétriques, pas d'autorité compétente désignée...), elle accueille avec scepticisme les travaux comme ceux de Garett Hardin ou Mancur Olson affirmant que ces facteurs rendent quasi-impossible la résolution du problème collectif.[5]

Huit ans plus tard, elle fonda, en 1973, le Workshop in Political Theory and Policy Analysis à l'université de l'Indiana avec son mari, Vincent Ostrom (en), de 14 ans son aîné. Les deux travaillent alors dans le domaine de la théorie du choix public, prêtant une attention particulière aux biens communs non exclusifs mais rivaux, qu'ils théorisent sous le nom de common-pool ressources (en) : pâturages, zones de pêche, les nappes phréatiques des systèmes d'irrigationetc.

Elinor Ostrom fait ainsi des enquêtes empiriques sur la gestion des pâturages en Afrique ou de l'irrigation dans des villages du district de Dang, au Népal.

Ex-présidente de l'American Political Science Association et de la Public Choice Society, elle est membre de l'Académie nationale des sciences des États-Unis depuis 2001. Elle fut la première femme à recevoir le Johan Skytte Prize in Political Science (en) en 1999, puis obtint en 2004 le John J. Carty Award (en) de l'Académie des sciences, suivi l'année suivante du James Madison Award (en) octroyé par l'American Political Science Association.

Lorsqu'elle se voit décerner le « prix Nobel » d'économie en 2009, Elinor Ostrom est professeure de sciences politiques à l'université de l'Indiana, à Bloomington (États-Unis). Elle est aussi directrice du Center for the Study of Institutional Diversity à l'université d'État de l'Arizona. C'est la première femme à recevoir ce prix. Le fait qu'elle soit ainsi récompensée, alors que sa spécialité universitaire n'est pas formellement l'économie mais les sciences politiques, provoque quelques réactions de surprise[7].

Elle décède le 12 juin 2012 des suites d'un cancer du pancréas, à l'âge de 78 ans[8].

Travaux[modifier | modifier le code]

La gestion des aquifères californiens[modifier | modifier le code]

La thèse d'Elinor Ostrom portait sur la gestion d'une nappe aquifère californienne. La ressource connaissant des problèmes de surexploitation et d'infiltration d'eau de mer, les multiples utilisateurs étaient confrontés à un problème d'action collective : chacun était incité à la « course au pompage » et l'absence de coordination entre les pompeurs pouvait mener à la surexploitation de la ressource.[5] La thèse d'Ostrom - soutenue en 1965 - explique comment les différents exploitants sont parvenus malgré tout à trouver des solutions en recourant à des arènes de décision publiques (tribunaux) et privées (association d'usagers) afin de construire des accords pour réguler leur consommation et investir dans des solutions techniques de restauration des stock d'eau douce.

Lorsque Ostrom réalise sa thèse, ni La logique de l'action collective d'Olson (1965) ni l'article de Hardin sur la « Tragedie des communs » (1968) n'étaient publiés. Ayant été témoin de l'existence d'un collectif parvenant à résoudre un problème d'action collective malgré des facteurs défavorable (nombreux participants, incertitude juridique, intérêts asymétriques, pas d'autorité compétente désignée...), Elinor Ostrom accueillera avec scepticisme ces théories qui affirment qu'en de telles circonstances chaque individu cherchera à maximiser ses intérêts à court terme et mènera à l'échec collectif.[5]

L'étude de la production de services publics[modifier | modifier le code]

Ces premiers travaux de recherche d'Ostrom en tant que chercheuse sont moins connus. Ils portent sur les politiques publiques et notamment sur la relation entre la taille ou la centralisation d'un service et la performance de celui-ci. Les chercheurs des années 1970 critiquaient la « fragmentation » des services publics métropolitains qu'ils supposaient inefficaces. Les partisans d'une « réforme métropolitaine » supposaient que réduire le nombre d'unités gouvernementales avaient toujours un effet positif. Ostrom et ses étudiants (notamment Roger Parks) ont cherché à démontrer que la corrélation entre la taille et l'efficacité dépend du type de bien produit : la construction d'infrastructure permet des économies d'échelles et peut donc être géré par de grandes unités gouvernementales alors que des activités de service son plus efficaces lorsqu'elles sont organisées en petites unités[5].

Ostrom et ses étudiants ont réalisé de nombreuses enquêtes sur le fonctionnement des services de police et montrèrent que les plus petites unités produisait un meilleur service. Les petites unités étaient en effet plus proches du terrain et pouvaient favoriser la co-production du service avec les citoyens dont la participation (signalement d'activités suspectes, surveillance du voisinage...) améliorait l'efficacité globale[5].

La gestion des biens communs (common-pool resource) par des communautés auto-organisées[modifier | modifier le code]

Elle est principalement connue pour ses travaux portant sur la gestion collective des biens communs[9]. À partir des travaux de Garrett Hardin, les économistes se sont interrogés sur la tragédie des biens communs, c'est-à-dire sur le fait que la rationalité économique doit a priori pousser des individus qui se partagent un bien en commun à le surexploiter, ce qui contrevient au principe de la « main invisible » formulé par Adam Smith[9]. Quand un individu accroît son utilisation du bien commun, il en retire en effet seul l'utilité. Par contre, le coût de l'usure de ce bien que suscite cette utilisation est partagé par tous. Puisque l'utilité est individuelle mais le coût partagé collectivement, cela doit conduire à une surexploitation. Par exemple, des villageois qui se partagent un champ de pâture sont incités à le surexploiter : chacun a intérêt à y faire paître le plus grand nombre possible de ses vaches, puisque le champ ne lui appartient pas, et que le coût lié à son usure est partagé avec tous les autres éleveurs. Pour la plupart des économistes, la solution à cette « tragédie » passe soit par la création de droits individuels de propriété, qui font que le coût est payé par celui qui tire profit du bien, soit par la gestion des biens communs par la puissance publique.

Elinor Ostrom s'est au contraire efforcée de montrer que, depuis longtemps et presque partout dans le monde, des collectivités ont pu et peuvent encore gérer — de manière économiquement optimale[réf. souhaitée] — des biens communs, à travers la création d'« arrangements institutionnels », évitant ainsi à la fois tant leur privatisation que leur gestion par la puissance publique. Il s'agit donc d'un troisième cadre institutionnel, efficace, dans lequel des communautés gèrent collectivement des biens communs. Elle a ainsi montré que ces arrangements institutionnels, basés notamment sur les relations de confiance entre utilisateurs (capital social), avaient permis la gestion collective de nombreux écosystèmes sans conduire à leur effondrement[9].

Toutefois, Ostrom a également souligné que, malgré de nombreux succès, les hommes sont également responsables d'un nombre important d'effondrements environnementaux. En 2009, elle travaille à mettre en avant le caractère multifactoriel des interactions entre les hommes et les écosystèmes et le fait qu'il n'y a pas de solution unique capable de résoudre tous les problèmes que pose la gestion commune de ces écosystèmes.

Dans les années 1990, elle s'est également attachée à démontrer la spécificité des biens communs du savoir, qu'elle définit comme « biens non-rivaux », c'est-à-dire que l'utilisation par les uns de ceux-ci n'appauvrit pas le stock commun mais au contraire l'enrichit[10].

Principes des gestion de ressources communes[modifier | modifier le code]

Dans Governing the commons, Ostrom rend compte d'un travail de méta-analyse réalisé à partir de nombreuses études de cas portant sur des common-pool resource gérés de manière auto-organisés. En étudiant les cas de succès, des situations où les appropriateurs ont conçu, appliqué, et fait respecter leurs propres règles d’usage et où le système de ressource et les institutions associées fonctionnent depuis de longtemps (100 à 1000 ans), Ostrom cherchait à identifier des facteurs de succès de l'auto-organisation. Elle ne trouvera pas de similitude concernant les règles utilisées, celle-ci sont très diverses : elles s'adaptent au contexte local, ce qui explique en partie leur succès. Plutôt que des règles, Ostrom identifie donc huit « principes de conception », des conditions essentielles au succès de ces institutions. Ostrom reste initialement prudente quant à la portée de ces principes, précisant qu'ils sont potentiellement nécessaire, mais non suffisants pour la durabilité de ces institutions[11].

Elinor Ostrom a identifié huit principes caractéristiques des communautés pérennes (robust) de gestion de ressources communes (common-pool resources)[12] :

  1. Définition claire de l'objet de la communauté et de ses membres[13]. Il s'agit d'un préalable sans lequel personne ne sait ce qui est géré ni par qui[14].
  2. Cohérence entre les règles relatives à la ressource commune et la nature de celle-ci[15]. Les règles d'exploitation et de mise à disposition doivent être claires et adaptées à la nature de la ressource partagée[16].
  3. Participation des utilisateurs à la modification des règles concernant la ressource commune[17]. La participation des utilisateurs permet d'assurer l'adaptation dans le temps de l'exploitation de la ressource et donc sa pérennité[18].
  4. Responsabilité des surveillants de l'exploitation de la ressource commune et du comportement de ses exploitants devant ces derniers[19].
  5. Graduation des sanctions pour non-respect des règles d'exploitation de la ressource commune[20]. Ostrom considère cet aspect comme le « nœud du problème » et observe des résultats « surprenants » : les communautés pérennes sont caractérisées d'une part par la non-intervention d'une instance gouvernementale extérieure pour sanctionner un mésusage des ressources communes et d'autre part par un niveau initialement faible de ces sanctions, ce qu'elle analyse, en faisant référence aux travaux de Margaret Levi (en), en termes de « conformation quasi volontaire », définie par cette dernière à partir de l'exemple de la taxation comme « volontaire dans la mesure où les électeurs paient [les impôts] parce qu'ils choisissent de le faire ; quasi volontaire parce qu'ils seront sanctionnés s'ils ne le font pas et qu'ils sont pris »[21] ; et par conséquent comme ne résultant ni de principes idéologiques ou moraux, ni d'une simple coercition, mais d'une « décision calculée se fondant sur la conduite des autres »[22]. Selon Ostrom, les sanctions ont d'abord pour objet le rappel de l'obligation de conformation aux règles, d'où leur degré initialement faible, et sont adaptées à l'intention supposée du trangresseur de s'y conformer à nouveau[23].
  6. Accès rapide à des instances locales de résolution de conflits[24]. Selon Ostrom, si les modèles théoriques de gouvernance selon des règles postulent que les règles de comportement sont univoques et appliquées par des intervenants extérieurs omniscients, les règles sont toujours ambiguës dans la pratique et une instance de résolution de conflits à faible coût d'accès assure tant la pérennité de la gestion de la ressource commune que la conformation des membres de la communauté à ses règles[25].
  7. Subsidiarité des autorités gouvernementales externes[26].
  8. En cas d'existence de plusieurs ressources communes, imbrication de plusieurs communautés avec des règles différentes[27].

Les principes d'Ostrom ont été confirmés à de nombreuses reprises par des études sur les CPR et montrent donc une certaine fiabilité. Les principales critiques concernant ces principes portent sur leur incomplétude. En effet, ils n'incluent pas des facteurs comme la taille et l'hétérogénéité des groupes d'utilisateurs ou les facteurs externes comme le régime de gouvernance à l'intérieur duquel les utilisateurs évoluent. [28] Les facteurs externes, notamment l'intégration aux marchés ou l'intervention d'un Etat, peuvent en effet avoir des effets significatifs sur les communautés. Par extension, la question de la transposition de ces principes à des échelles plus larges est sujette à débat.

Publications[modifier | modifier le code]

En anglais[modifier | modifier le code]

  • (en) Elinor Ostrom, Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action, Cambridge University Press, .
  • (en) Elinor Ostrom, Larry Schroeder et Susan Wynne, Institutional Incentives and Sustainable Development: Infrastructure Policies in Perspective, Oxford, Westview Press,
  • Gardner, Roy, Ostrom, Elinor, et Walker, James (éd.) Rules, Games, and Common Pool Resources, Anne Arbor, University of Michigan Press, 1994
  • « A Behavioral Approach to the Rational Choice Theory of Collective Action: Presidential Address », American Political Science Association, 1997, dans The American Political Science Review, 92(1): 1-22. 1998
  • Ostrom, Elinor et Walker, James (éd.), Trust and Reciprocity: Interdisciplinary Lessons for Experimental Research {Volume VI in the Russell Sage Foundation Series on Trust}, Russell Sage Foundation, 2003
  • Understanding Institutional Diversity, Princeton, Princeton University Press. 2005.
  • Hess, Charlotte et Ostrom, Elinor (éd.), Understanding Knowledge as a Commons: From Theory to Practice, The MIT Press, Cambridge, Massachusetts, 2007
  • Linking the Formal and Informal Economy: Concepts and Policies, edited with Basudeb Guha-Khasnobis and Ravi Kanbur. Oxford, Royaume-Uni: Oxford University Press, 2006
  • Beyond Markets and States: Polycentric Governance of Complex Economic Systems American Economic Review, 100(3), 2010

Traductions en français[modifier | modifier le code]

  • La Gouvernance des biens communs : Pour une nouvelle approche des ressources naturelles [« Governing the Commons: The Evolution of Institutions for Collective Action »], Commission Universite Palais, , 300 p. (ISBN 978-2804161415)
  • Elinor Ostrom et Laurent Eloi, « Par-delà les marchés et les États. La gouvernance polycentrique des systèmes économiques complexes », Revue de l'OFCE, no 120,‎ , p. 13-72 ([www.cairn.info/revue-de-l-ofce-2012-1-page-13.htm lire en ligne])
  • Brondizio Eduardo S., Ostrom Elinor et Young Oran R, « Connectivité et gouvernance des systèmes socio-écologiques multiniveaux : le rôle du capital social », Management & Avenir, no 67,‎ , p. 108-140 ([www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2013-7-page-108.htm lire en ligne])

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nick Zagorski, « Profile of Elinor Ostrom », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 103, 2006.
  2. « IU community mourns passing of Distinguished Professor and Nobel Laureate Elinor Ostrom », sur iu.edu
  3. Communiqué de presse de l'Académie royale des sciences de Suède, 12 octobre 2009.
  4. «Creative Commons se félicite du prix Nobel d'économie, Elinor Ostrom» d'Emmanuelle Delsol sur Le Monde Informatique le 13 octobre 2009
  5. a, b, c, d, e et f Elinor Ostrom, « A Long Polycentric Journey », Annual Review of Political Science, vol. 13,‎ , p. 1–23 (DOI 10.1146/annurev.polisci.090808.123259, lire en ligne)
  6. M.A. Janssen, Elinor Ostrom (1933–2012), Nature 487, 172 (2012)
  7. (en) Catherine Rampell, « Elinor Ostrom, Winner of Nobel in Economics, Dies at 78 », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  8. Anne Rodier, « Elinor Ostrom, Nobel 2009 d'économie, théoricienne des « biens communs » », Le Monde,‎
  9. a, b et c Dominique Bourg (dir.), Alain Papaux (dir.) et Éloi Laurent, Dictionnaire de la pensée écologique, Presses universitaires de France, (ISBN 978-2-13-058696-8), p. 725-727
  10. Christian Laval, « La nouvelle économie politique des communs : apports et limites », contribution au séminaire Du Public au Commun], 9 mars 2011
  11. Elinor Ostrom, Gouvernance des biens communs, pour une nouvelle approche des ressources naturelles, De Boeck, , p. 114
  12. Ostrom 1990, p. 90
  13. « Clearly defined boundaries : Individual or households who have rights to withdraw from the [common-pool resource] must be clearly defined, as must the boundaries of the [common pool resource] itself. »
  14. Ostrom 1990, p. 91
  15. « Congruence between appropriation and provision rules and local conditions : Appropriation rules restricting time, place, technology, and/or quantity of resource units are related to local conditions and to provision rules requiring labor, material, and/or money. »
  16. Ostrom 1990, p. 92
  17. « Collective-choice arrangements : Most individuals affected by the operational rules can participate in modifying the operational rules. »
  18. Ostrom 1990, p. 93
  19. « Monitoring : Monitors, who actively audit [common pool resource] conditions and appropriator behavior, are accountable to the appropriators or are the appropriators. »
  20. « Graduated sanctions : Appropriators who violate operational rules are likely to be assessed graduated sanctions (depending on the seriousness and context of the offense) by other appropriators, by officials accountable to these appropriators, or by both. »
  21. (en) Margaret Levi, Of Rule and Revenue, University of California Press, , p. 32
  22. Ibid p. 52
  23. Ostrom 1990, p. 97
  24. « Conflict-resolution mechanisms : Appropriators and their officials have rapid access to low-cost local arenas to resolve conflicts among appropriators or between appropriators and officials. »
  25. Ostrom 1990, p. 100-101
  26. « Minimal recognition of rights to organize : The rights of appropriators to devise their own institutions are not challenged by external governmental authorities. »
  27. « Nested enterprises : Appropriation, provision, monitoring, enforcement, conflict resolution, and governance activities are organized in multiple layers of nested enterprises. »
  28. (en) Michael Cox, « A Review of Design Principles for Community-based Natural Resource Management », Ecology and Society, no 15,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Omar Sene et Guillaume Hollard, « Elinor Ostrom et la gouvernance économique », Revue d'économie politique, 3e série, vol. 120,‎ , p. 441 à 452 (lire en ligne [PDF])
  • Hervé Le Crosnier, « Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs », Le Monde diplomatique, 2012
  • Fabien Locher, « Les pâturages de la Guerre froide : Garrett Hardin et la « Tragédie des communs » », Revue d'histoire moderne et contemporaine, vol. 2013, no 1,‎ , p. 7-36. (résumé, lire en ligne [PDF])

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]