Léviathan (Thomas Hobbes)

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Léviathan
Image illustrative de l'article Léviathan (Thomas Hobbes)
Le frontispice, parfois attribué à Wenceslas Hollar mais plus vraisemblablement gravé par Abraham Bosse sur les propres instructions de Hobbes[1],[2], donne une représentation iconique de l'ouvrage. Dans la partie supérieure de l'image, le Léviathan est littéralement constitué de la fusion d'une multitude des corps. Dans celle inférieure sont figurées différentes formes de pouvoir qui s'opposent ou s'équilibrent, temporelles à gauche et spirituelles à droite.

Auteur Thomas Hobbes
Pays Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Genre Philosophie politique
Lieu de parution Londres
Date de parution 1651
Couverture Wenceslas Hollar ou Abraham Bosse
Portrait de Thomas Hobbes par David Beck vers 1650.

Le Léviathan ou Matière, forme et puissance de l’État chrétien et civil (Leviathan, or The Matter, Forme, & Power of a Common-wealth Ecclesiasticall and Civill, by Thomas Hobbes of Malmesbury en anglais) est une œuvre de Thomas Hobbes, publiée en 1651, qui constitue un des livres de philosophie politique les plus célèbres. Il tire son titre du monstre biblique. Classique de la théorie du contrat social, aux côtés des œuvres notamment de Grotius, Locke ou Rousseau, cet ouvrage traite de la formation de l'État et de la souveraineté, comme le montre l'allégorie sur le frontispice représentant l'État composé des individus, tout comme le titre complet. Le Léviathan est divisé en quatre parties : « De l'homme », qui traite notamment de l'état de nature ; « De l'État », qui traite de la formation de ce dernier et des lois civiles (ou droit positif) ; « De l'État chrétien » ; et « Du royaume des ténèbres ».

Enjeux de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Le Léviathan de Hobbes est un ouvrage qui étudie le genre humain et qui fonde la modernité morale et politique en philosophie. Il a un ennemi principal selon le commentateur Gérard Mairet dans sa préface, qui est le « droit auquel prétend telle ou telle église de s'arroger la puissance civile ». Hobbes rejette les prétentions du « pouvoir » ecclésiastique ou spirituel à régenter le pouvoir temporel. Il rompt également avec la philosophie des Grecs et en particulier l'aristotélisme[m 1].

Pour Hobbes, proche en cela de Descartes et Spinoza, la scolastique héritée d'Aristote et du Moyen Âge est une fausse science qui ne mène qu'à l'erreur[m 2]. Selon Mairet, il s'agit pour Hobbes de reconstruire le savoir à partir d'une méthode sûre, qui est celle de la géométrie[m 3]. Cette méthode permet à Hobbes d'élaborer une véritable anthropologie morale et politique. La méthode géométrique consiste à analyser les significations des mots pour voir s'ils ont du sens ou non. Hobbes ajoute qu'il faut partir de définitions justes et enchaîner correctement les noms pour parvenir à la vérité certaine[m 4].

Hobbes considère que la notion scolastique de « substance incorporelle » est contradictoire. Pour lui, il n'existe que des corps, c'est-à-dire des substances qui occupent un lieu et sont des parties de l'univers[m 5]. Sa philosophie part ainsi d'un « présupposé matérialiste radical » selon Mairet. Le but de Hobbes est de construire une « science du corps politique », qui consiste à « établir les règles du mouvement qui anime l'animal humain considéré comme corps individuel, autrement dit comme sujet »[m 6].

Influences[modifier | modifier le code]

Même si Hobbes ne cite pas directement Jean Bodin, il semble qu'il ait été influencé par ce dernier. Bodin invente la « souveraineté » dans Les Six Livres de la République. Hobbes pense l'État à partir de la souveraineté, et son ouvrage Du Citoyen porte le titre d'un chapitre de Bodin (livre I, ch. 6), comme le rappelle Gérard Mairet, spécialiste de Hobbes. Bodin écrit que « La raison et lumière naturelle nous conduit à cela, de croire que la force et violence a donné source et origine aux Républiques » (ch. 8)[m 7]. Pour Bodin, les hommes, dans une situation de liberté pré-civile, cherchent à réduire les autres en servitude et finissent soit par être vainqueurs au moyen de la force et commander, soit par obéir et être sujets[m 8]. Cependant, Hobbes objecte à Bodin que la force peut être opposée à la force, et qu'elle n'est pas un fondement « perpétuel » de la souveraineté[m 9]. Hobbes soutient que le consentement, c'est-à-dire la promesse d'obéir au souverain est constitutive de la souveraineté, qui est alors perpétuelle, absolue et originairement démocratique, résume Mairet[m 10]. En ce sens, les hommes n'ont pas de légitimité à désobéir, puisque la multitude consent à être gouvernée, elle obéit donc à ce qu'elle a elle-même institué pour devenir un peuple de sujets[m 10].

Contenu[modifier | modifier le code]

Théorie de la connaissance[modifier | modifier le code]

Le Léviathan commence par exposer une théorie de la connaissance. Hobbes est empiriste : pour lui, toute connaissance provient de la sensation[3]. Il écrit « l'esprit humain ne conçoit rien qui n'ait d'abord été, en totalité ou en partie, engendré par les organes des sens »[4]. Gérard Mairet précise en note que « les pensées sont originairement des sensations du corps »[m 11]. Hobbes nie qu'il existe une pensée indépendante du corps et du cerveau ; en cela il est matérialiste et s'oppose au spiritualisme de la scolastique médiévale.

Sur le versant ontologique, Hobbes nie qu'il existe un monde des idées ou des formes comme c'est le cas chez Platon. Mairet range ainsi Hobbes dans le nominalisme : il n'y a pas d'essences pour lui, les universaux ne sont que des mots et non des réalités, bref, il n'existe que des êtres singuliers ou individus[m 12].

La raison est définie par Hobbes comme la faculté de calculer, c'est-à-dire d'additionner ou de soustraire, les conséquences des noms généraux[5].

L'état de nature[modifier | modifier le code]

Article connexe : État de nature.

Hobbes développe la thèse d'un contrat social (au profit de celui de « pacte social ») et de règles venant d'un souverain. Profondément marqué par la Première Révolution anglaise (1641-1649) et la violence de la guerre civile, Hobbes développe, dans la première partie (« De l'homme »), l'idée selon laquelle, les hommes à l'« état de nature » cherchent uniquement à survivre, à assurer leur propre préservation, par tous les moyens nécessaires (théorie du « conatus », également chez Baruch Spinoza[6]). Ils n'obéissent qu'à ce qu'il appelle leur droit naturel : le fait que chacun ait la liberté totale d'utiliser sa puissance par n'importe quel moyen afin de se préserver lui-même et de préserver sa propre vie. Ainsi, Hobbes explique que dans un tel cas, la société est en situation de chaos et de guerre civile, selon la formule bellum omnium contra omnes (« guerre de tous contre tous » en latin).

Hobbes part de l'état de nature, comme c'est le cas d'autres grands penseurs des XVIIe siècle et XVIIIe siècle (Locke, Rousseau). C'est un état fictif qui n'est pas situable historiquement, et qui permet de caractériser l'homme avant son développement voire sa déformation dans l'état civil, selon Jacqueline Morne. Il s'agit de faire abstraction de « tout ce que la société apporte à l'homme »[mo 1]. Dans le chapitre 13 du Léviathan, Hobbes considère que les peuples sauvages d'Amérique vivent sans gouvernement et que leur situation est proche de cet état de nature construit intellectuellement par le philosophe[mo 1].

Dans l'état de nature, les hommes sont essentiellement mus par les désirs et les passions. Ils cherchent avant tout à se conserver, à survivre. Ils n'ont pas encore de commandement : la raison n'est pas législatrice, explique Jacqueline Morne, elle est calculante. Les hommes ne s'imposent pas des obligations, ils mesurent leurs actions relativement à leurs intérêts. La loi de nature est cet intérêt que chaque homme possède, à se préserver[mo 2]. Dans le chapitre 14 du Léviathan, Hobbes écrit qu'« il est interdit à un homme de faire ce qui détruit sa vie, ou lui enlève le moyen de la préserver ».

Cependant, Hobbes distingue la loi de nature (lex naturalis), qui dicte à l'homme de se conserver, du droit naturel (jus naturale), qui est la liberté de faire tout ce que sa puissance lui permet de faire. « Tout homme a droit sur toute chose », résume Jacqueline Morne[mo 2]. Le droit naturel dépend des forces de chaque individu. Spinoza est proche de cette position quand il écrit que « Le droit naturel de la Nature entière et conséquemment de chaque individu s'étend jusqu'où va sa puissance »[7]. Cette liberté chez Hobbes finit par entrer en conflit avec celle d'autrui : le droit naturel ne peut fonder aucun ordre ou aucun justice légale, il « ignore tout repère, toute limite »[mo 2].

L'état de guerre[modifier | modifier le code]

Dans l'état de nature, Hobbes soutient qu'il y a une « égalité des aptitudes [qui] engendre l'égalité dans l'espérance que nous avons de parvenir à nos fins »[8]. Il veut dire par-là que les êtres humains, même s'ils sont diversement pourvus, ont de la ruse, ou de la force, ou à défaut ils peuvent se grouper pour compenser leur faiblesse. La conséquence est que la force ne peut pas élever un homme durablement au-dessus des autres et lui donner le pouvoir sur eux. La force pourra toujours être renversée par la force, même si c'est par celle du nombre ou de l'astuce. Jacqueline Morne écrit qu'aucun « rapport stable de domination » n'est possible dans l'état de nature[mo 3].

Le langage[modifier | modifier le code]

Outre l'argument de l'état de nature, la première partie du Léviathan développe, de façon plus large, une anthropologie ainsi qu'une théorie du langage, conçu sous une forme expressive[9].

Théorie de la personne[modifier | modifier le code]

Le dernier chapitre de la première partie (1, 16, « De la personne ») élabore une théorie de la représentation et de la personne morale en s'inspirant à la fois de l'étymologie du terme (persona, ou masque) et d'une théorie de l'acteur au théâtre. Il distingue ainsi « personne naturelle » et « personne fictive ou artificielle ». Ce chapitre permet la transition avec le premier chapitre de la IIe section, considéré comme l'un des passages décisifs de l'ouvrage, voire son cœur même par Lucien Jaume[10].

« Des causes, de la génération et de la définition de l'État »[modifier | modifier le code]

Chaque individu étant présupposé rationnel, et poursuivant en priorité son propre intérêt, il en ressort que les hommes souhaitent naturellement sortir de cet état de nature mortifère, où personne ne peut gagner. Comme Hobbes le montre dans le célèbre chapitre 17 de la deuxième section (De l'État, ou On Commonwealth), intitulé « Des causes, de la génération et de la définition de l'État », quand bien même un individu serait plus fort que les autres, les plus faibles pourraient s'associer entre eux pour le détruire (II, 17). Dès lors, il est inéluctable que chaque individu décide de passer un contrat avec chacun des autres individus, afin d'abdiquer une part de leur pouvoir au profit d'une autorité commune, l'État, ou Léviathan, qualifié de « dieu mortel » en raison de son pouvoir absolu (d'où le frontispice célèbre, dessiné par Abraham Bosse). Seul ce dernier, en effet, est capable de garantir à tous la préservation de leurs vies et de leurs biens. Dit autrement, le gouvernement, selon Hobbes, doit découler d'un pacte de chacun envers chacun où tous cèdent au souverain leur droit de se gouverner eux-mêmes et leur liberté afin que la volonté du souverain ramène les volontés de tous les individus à une seule et unique volonté.

Dans la suite de la deuxième partie, « De l'État », Hobbes définit les lois civiles, les pouvoirs du souverain, et la liberté des sujets. Il y distingue trois types d'État : l'aristocratie, la monarchie et la démocratie (II, 19). Défenseur de la monarchie absolue selon Lloyd et Sreedhar, Hobbes considère ce deuxième type de régime comme le plus apte à assurer « la paix et la sécurité au peuple » (II, 19)[11]. « De la liberté des sujets » (II, 21) distingue la « liberté naturelle », qui est celle, pour un homme, de ne pas être empêché de faire ce qu'il veut faire, de la « liberté civile » : « La liberté des sujets réside donc uniquement en ces choses que, dans le règlement de leurs actions, le souverain s'est abstenu de prendre en compte. » C'est la théorie du « silence de la loi ». Celle-ci est compatible avec une puissance absolue du souverain, lequel ne saurait être limité par les lois civiles qu'il institue lui-même. Hobbes s'oppose ainsi aux républicains ou défenseurs d'une monarchie constitutionnelle qui, à l'instar d'Henry Parker, des Diggers ou des Levellers, souhaitaient limiter le pouvoir royal.

« De l'État chrétien »[modifier | modifier le code]

La troisième partie est consacrée à la religion chrétienne. Hobbes y défend notamment l'idée d'une sujétion du pouvoir ecclésiastique, ou de l'Église, à l'État : il ne saurait y avoir qu'un seul souverain, puisque dans le cas contraire la discorde et, in fine, la guerre civile ne sauraient manquer d'advenir. La souveraineté est indivisible.

Théologie du Léviathan[modifier | modifier le code]

Selon James R. Martel, la théologie occupe une majeure partie de l'ouvrage et Hobbes se fait le défenseur d'une « théologie sceptique » (skeptical theology)[12]. Cette théologie se résume en disant que nous ne connaissons rien de Dieu, ni sa nature, ni sa pensée ou ses plans, ce qui rappelle la théologie négative. Tout ce que nous affirmons à propos de Dieu n'est qu'une création humaine, Dieu est radicalement inaccessible à l'« homme naturel ». Même le chrétien, précise Adrien Boniteau, ne peut connaître Dieu. Boniteau voit dans cette position hobbesienne une radicalisation du calvinisme[13].

Deuxième version du Léviathan[modifier | modifier le code]

Dessin à la plume du frontispice du manuscrit du Léviathan offert en 1651 par Hobbes à Charles II. Contrairement à la version gravée, les personnages formant le corps du Léviathan font face à l'extérieur.

Hobbes publie la première édition du Léviathan en anglais en 1651. Il le publie à nouveau, en latin cette fois, en 1668, mais ce deuxième Léviathan ne constitue pas une transposition fidèle du texte anglais publiée 17 ans auparavant. En effet, après les critiques d’athéisme et d’opportunisme qui lui furent adressées, ce nouvel ouvrage prémunit Hobbes contre toute accusation d’hérésie, en dotant d’une fonction doctrinale essentielle le refus de subordonner le pouvoir politique au pouvoir ecclésiastique. Le Léviathan latin a ainsi pour originalité l’accentuation de la dimension théologico-politique de son enseignement moral et politique.

Postérité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources principales[modifier | modifier le code]

  1. Hobbes 2000, p. 17-18.
  2. Hobbes 2000, p. 26.
  3. Hobbes 2000, p. 27.
  4. Hobbes 2000, p. 28.
  5. Hobbes 2000, p. 34.
  6. Hobbes 2000, p. 35.
  7. Hobbes 2000, p. 38.
  8. Hobbes 2000, p. 37.
  9. Hobbes 2000, p. 39.
  10. a et b Hobbes 2000, p. 40.
  11. Hobbes 2000, note 1, p. 71.
  12. Hobbes 2000, note 1, p. 99.
  • Jacqueline Morne
  1. a et b Morne 2014, I, 1.
  2. a, b et c Morne 2014, I, 2.
  3. Morne 2014, I, 3.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. (en) Keith Brown, « The artist of the Leviathan title-page », British Library Journal,‎ (lire en ligne)
  2. Horst Bredekamp, Stratégies visuelles de Thomas Hobbes: Le Léviathan, archétype de l'État moderne. Illustrations des œuvres et portraits, Les Editions de la MSH, (lire en ligne)
  3. « Thomas Hobbes », sur www.ac-grenoble.fr (consulté le 1er octobre 2017).
  4. Hobbes 2000, livre I, ch. 1, p. 71.
  5. Hobbes 2000, livre I, ch. 5, p. 111.
  6. Pascale Gillot, « Le conatus entre principe d'inertie et principe d'individuation. Sur l'origine mécanique d'un concept de l'ontologie spinoziste », Dix-septième siècle, no 222,‎ , p. 51-73 (lire en ligne).
  7. Baruch Spinoza, Traité politique, II, §4, Paris, GF, 1966, p. 16, trad. Appuhn.
  8. Hobbes 2000, livre I, ch. 13, p. 222.
  9. « L'usage général de la parole est de transformer notre discours mental en discours verbal et l'enchaînement de nos pensées en un enchaînement de mots » (Léviathan, I, 4)
  10. Jaume 1983.
  11. Lloyd et Sreedhar 2014, §8.
  12. (en) James R. Martel, « A Skeptical Theology », in Subverting the Leviathan. Reading Thomas Hobbes as a Radical Democrat, New York, Columbia University Press, 2007, p. 79-106.
  13. Boniteau 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions modernes en français[modifier | modifier le code]

  • Thomas Hobbes (trad. Gérard Mairet), Léviathan ou Matière, forme et puissance de l'État chrétien et civil, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », , 1024 p. (ISBN 9782070752256).
  • Léviathan, traduction de l'anglais et notes par François Tricaud, Paris, Sirey, 1971.
  • Léviathan, traduction du latin et annotations par François Tricaud et Martine Pécharman, Paris, Vrin, 2005.

Sur le Léviathan en particulier[modifier | modifier le code]

  • Adrien Boniteau, « La théologie politique du Léviathan de Thomas Hobbes », sur philitt.fr, (consulté le 16 septembre 2017).
  • Gilbert Boss, La Mort du Léviathan : Hobbes, Rawls et notre situation politique, Zurich, Éditions du Grand Midi, .
  • Lucien Jaume, « La théorie de la « personne fictive » dans le Léviathan de Hobbes », Revue française de science politique, vol. 33, no 6,‎ , p. 1009-1035 (lire en ligne).
  • Arnaud Milanese, Hobbes, Personnalité et autorité politique – Léviathan (I, 16 et II,17), Paris, Ellipses, coll. « Philo-textes », , 112 p. (ISBN 9782729826932).
  • Carl Schmitt, Le Léviathan dans la doctrine de l'État de Thomas Hobbes : Sens et échec d'un symbole politique, Paris, Seuil, coll. « L'Ordre philosophique », , 256 p. (ISBN 9782020213417).
  • (en) Tom Sorell (dir.) et Luc Foisneau (dir.), Leviathan after 350 Years, Oxford University Press, .
    Actes d'un colloque qui s’est tenu à Londres en mai 2001.
  • Anne Staquet, La Ruse du Léviathan, Paris, Hermann, .
  • Emmanuel Tuchscherer, « Le Léviathan dans la doctrine de l’État de Thomas Hobbes : sens et échec du décisionnisme politique », Astérion, no 2,‎ (lire en ligne).
  • Dominique Weber, « Hobbes, les pirates et les corsaires. Le « Léviathan échoué » selon Carl Schmitt », Astérion, no 2,‎ (lire en ligne).

Sur le Léviathan dans la philosophie de Hobbes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]