Garrett Hardin

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Garrett James Hardin
Naissance
Dallas (Texas)
Décès
Santa Barbara (Californie)
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Profession
Famille
Jane Hardin (en), son épouse

Garrett James Hardin () était un écologue américain influent, connu principalement pour son article de 1968 : The Tragedy of the Commons (La Tragédie des biens communs)[1].

Dans cet article, Garret Hardin décrit les mécanismes de prédation et surexploitation de ressources naturelles qui résulteraient d'un accès totalement libre (bien que Hardin ne les évoque pas dans son article, les critiques, positives ou négatives, se fonderont sur l'exemple des prés communaux qui entourent les villages anglais jusqu'à la fin du XVIIIe siècle). Dans ce mode d'organisation, chaque villageois a accès au pré communal pour y faire paître ses animaux. Cette structure sociale fournit aux villageois une certaine sécurité. Chacun dispose d'un accès libre et gratuit à une ressource partagée. Du fait de la liberté de l'accès au pré communal, aucun éleveur n'intègre dans son calcul économique le coût de la ressource prélevée sur la collectivité. Le surpâturage ramène à zéro la fertilité du pré communal et provoque la destruction du bien collectif[2].

Garett Hardin avait une réputation d'innovateur et il a selon Constance Holden [3] été très influent dans une foule d'autres domaines et de causes connexes, dont en matière d'écologie, le contrôle de la démographie, de défense des droits de femmes et à l'avortement, et les questions d'immigration. Il avait aussi la réputation de dire franchement et sans détour ce qu'il pensait ; il est aussi l'un des signataires du texte, publié en 1994 dans le Wall Street Journal, sous le titre Mainstream Science on Intelligence. Il a défendu le livre The Bell Curve: Intelligence and Class Structure in American Life, de Charles Murray et Richard J. Herrnstein. Le livre attribue à la génétique des différences de quotient intellectuel entre les soi-disant "groupes raciaux" humains.

Herman Daly, économiste à l'Université du Maryland a dit de lui qu'il a ouvert la voie à une nouvelle race d'économistes écologiques (« ecological economists »)[3] et à l'importance de « donner au bien-être des générations futures un poids pour des prises de décisions morales » [4]

Avec sa femme Jane, ils expérimentent et appliquent les méthodes qu'ils prêchaient, dont la collecte des eaux pluviales pour produire son eau de boisson, la collecte et le recyclage des déchets, dont par compostage, en évitant les journaux pour ne pas gaspiller le papier[3].
Ils auraient tous deux été membres de la Société Hemlock[3]

Éléments de biographie[modifier | modifier le code]

Le 14 septembre 2003 sa femme (Jane) et lui, en très mauvaise santé tous deux, respectivement âgés de 81 et 88 ans organisent leur fin de vie une semaine après leur 62e anniversaire de mariage, en un suicide commun qui a lieu dans leur maison à Santa Barbara, (Californie), laissant derrière eux 4 enfants[3].

Après sa mort, une société s'est créée pour entretenir le patrimoine de ses idées et travaux (27 livres et 350 articles ) : la Garrett Hardin Society

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Fabien Locher, « Les pâturages de la Guerre froide : Garrett Hardin et la « Tragédie des communs » », Revue d'histoire moderne et contemporaine, vol. 2013, no 1,‎ , p. 7-36. (résumé, lire en ligne [PDF])

Références[modifier | modifier le code]

  1. Garrett Hardin, The Tragedy of the Commons. Science (13 décembre 1968), vol. 162. no 3859, p. 1243-1248 Site de Science Texte intégral sur le site dédié à Garrett Hardin
  2. C. de Perthuis, Et pour quelques degrés de plus..., 2009, Pearson Education France Paris, p. 78-79
  3. a, b, c, d et e Constance Holden (2003) 'Tragedy of the Commons' Author Dies , Science, 26 septembre 2003
  4. "giving the welfare of future generations a weight in moral decisions."

Liens externes[modifier | modifier le code]