Edmund Phelps

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Edmund Strother Phelps
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Edmund Phelps en 2008

Naissance (83 ans)
Evanston, Illinois (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Domaines Sciences économiques
Institutions université Yale, MIT, université de Pennsylvanie, université Columbia
Diplôme Amherst College, Ph.D de l'Université Yale
Renommé pour Théorie de la détermination de l'emploi, dynamique prix-salaires, Taux de chômage naturel, règle d'or, Hystérésis
Distinctions Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel (2006)

Edmund Strother Phelps (né le 26 juillet 1933 à Evanston, Illinois, États-Unis) est un économiste américain reconnu pour ses travaux sur la croissance économique menés à la Cowles Foundation dans les années 1960 et lauréat du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel en 2006. Il est notamment célèbre pour avoir introduit à la fin des années 1960 une dimension microéconomique fondée sur les anticipations dans la théorie de la détermination de l'emploi (employment determination) et de la dynamique prix-salaires (price-wage dynamics). Son travail le plus fécond est probablement sa théorie du taux de chômage naturel (son existence, comment son niveau est déterminé, etc.) dont il a été l'initiateur avec Milton Friedman.

Il figure en bonne place parmi les 100 économistes les plus importants depuis Adam Smith, selon les travaux de Mark Blaugh, fondés sur l'analyse du Social Science Citations Index.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edmund S. Phelps s'inscrit à Amherst College - après des brillantes études secondaires - sans idée précise de ce qu'il veut faire. Il obtient son Bachelor of Arts en 1955 dans la même institution. Il rejoint rapidement l'Université Yale, en décevant un peu Paul Samuelson qui voulait de lui au MIT[1]. Là, il rencontre quelques grands noms de cette discipline : Thomas Schelling, James Tobin (qui va diriger sa thèse de doctorat). Phelps obtient donc son Ph.D. à l'université Yale[2].

Une fois Docteur, il passe une année dans la Rand Corporation, à Los Angeles, puis revient à l'université de Yale. Il fait ensuite un séjour d'un an au MIT, où il enseigne avec Robert Solow, et rencontre Paul Samuelson et Franco Modigliani. Il débute réellement sa carrière académique dans cette dernière université, puis à l'université de Pennsylvanie et enfin à l'université Columbia où il est actuellement professeur d'économie politique.

Il obtient le Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel le 9 octobre 2006 pour « son analyse des arbitrages intertemporels en politique macroéconomique »[3]. Il publie le lendemain dans le Wall Street Journal un article intitulé Dynamic Capitalism. Entrepreneurship is lucrative and just (Le Capitalisme dynamique. L'esprit d'entreprise est lucratif et juste) qui critique le capitalisme continental, corporatiste, et vante le système capitaliste anglo-saxon, plus efficace et plus juste[4].

Edmund Phelps constate en outre que les emplois apportent davantage que des revenus monétaires ; par exemple, un esprit d'échange créatif. Il affirme que cette possibilité est entravée en Europe, particulièrement en France, par la persistance du modèle corporatiste, par le « manque d’esprit d’entreprise ou d’initiative » qui en découle, par des « systèmes éducatifs qui restreignent la créativité ludique », par une « difficulté généralisée à accepter l’idée de gagner beaucoup d’argent ».[réf. nécessaire]

Enfin, E. Phelps est connu dans le domaine de croissance économique à travers la règle d'or de Phelps, dite parfois « règle d'or de l'accumulation ».

Dans son ouvrage La Prospérité de masse (2013), il s'efforce de déterminer quels sont les moteurs indispensables du dynamisme économique[5],[6]

Il est un passionné de cinéma, tous les chapitres de son manuel d'économie politique commencent par une citation d'un extrait de film. E.Phelps est aussi un chanteur d'opéra[7].

Publications[modifier | modifier le code]

originales en anglais[modifier | modifier le code]

  • Edmund S. Phelps, The Golden Rule of Capital Accumulation, American Economic Review, 1961, volume 51, pages 638-643
  • Edmund S. Phelps, Golden Rules of Economic Growth: Studies of Efficient and Optimal Investment, W. W. Norton, New York, 1966 (ISBN 0393097080)
  • Edmund S. Phelps, Microeconomic Foundations of Employment and Inflation Theory, W. W. Norton, New York, 1970, (ISBN 0393093263)
  • Edmund S. Phelps, Models of Technical Progress and the Golden Rule of Research, Review of Economic Studies, 1966, volume 33, pages 133-146
  • Edmund S. Phelps, Money-Wage Dynamics and Labor Market Equilibrium, Journal of Political Economy, 1968, volume 76, pages 678-711
  • Edmund S. Phelps, Individual Forecasting and Aggregate Outcomes, Cambridge university press, 1984, (ISBN 0521816955)
  • Edmund S. Phelps, Designing Inclusion, Cambridge university press, 2003, (ISBN 0521816955)
  • Edmund S. Phelps, Mass Flourishing: How Grass Roots Innovation Created Jobs, Challenge, and Change, Princeton University Press, 2013, (ISBN 978-0-691-15898-3).

traductions en français[modifier | modifier le code]

  • La Prospérité de masse [« Mass Flourishing: How Grass Roots Innovation Created Jobs, Challenge, and Change »], Odile Jacob, , 447 p. (ISBN 978-2738136268)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]