Vanessa Springora

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Vanessa Springora
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Vanessa Springora, née le [1], est une éditrice, écrivaine et réalisatrice française.

Elle publie, début , l'ouvrage Le Consentement, dans lequel elle dénonce une emprise de l'écrivain Gabriel Matzneff, qui a commencé avec elle des relations sexuelles alors qu'elle avait 14 ans et lui 49. La sortie de ce livre met en lumière auprès du grand public les agissements de Matzneff, qui les développait pourtant longuement dans ses livres depuis plusieurs décennies, et provoque un scandale retentissant sur ses soutiens culturels, politiques et médiatiques. L'ouvrage est rapidement un succès de librairie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Situation personnelle, parcours et éditrice[modifier | modifier le code]

Vanessa Springora est élevée par une mère divorcée[2]. Son père, qu'elle décrit comme absent dans Le Consentement, meurt en [3].

Après une scolarité au collège Jacques-Prévert, puis au lycée Fénelon, à Paris, et deux années en classes préparatoires, Vanessa Springora obtient un DEA de lettres modernes à l’université Paris-Sorbonne[4],[5]. Elle est réalisatrice-autrice en 2003 pour l’Institut national de l’audiovisuel[6], avant de devenir assistante d'édition au sein des éditions Julliard en 2006[7]. En , elle est nommée directrice des éditions Julliard[8],[9].

Elle a coordonné parallèlement de 2010 à 2020 la collection « Nouvelles Mythologies », dirigée par Mazarine Pingeot et Sophie Nordmann, pour les éditions Robert Laffont[6].

En septembre 2021, le groupe Editis annonce que Vanessa Springora quitte la direction des éditions Julliard pour « se consacrer davantage à l’écriture » [10].

Le Consentement[modifier | modifier le code]

Dans son livre intitulé Le Consentement, paru chez Grasset le , Vanessa Springora décrit, en le désignant par ses seules initiales[n 1], l'emprise qu'a eue l'écrivain Gabriel Matzneff[12] sur elle. Ce dernier n'a jamais caché son penchant pour les très jeunes adolescents ou les enfants : déjà en 1974[n 2], il écrit un essai titré Les Moins de seize ans, publié chez Julliard et « mode d'emploi pour les pédophiles » d'après Springora[13], abordant notamment sa relation avec un garçon de douze ans et ses habitudes de tourisme sexuel[14]. Par la suite, il a lui-même retracé sa relation avec Vanessa Springora dans le récit La Prunelle de mes yeux[15], volume de son journal paru en 1993[16], qui couvre la période allant du au [15], mais « avec sa version des faits »[13], « du point de vue du chasseur » selon Vanessa Springora[17] ; elle se voit à l'époque n'être qu'« une proie vulnérable » soumise à une prédation à la fois « sexuelle, littéraire et psychique »[13].

Les faits décrits dans ce livre remontent à la seconde partie des années 1980, durant son adolescence, et commencent alors qu'elle est âgée de 13 ans et lui de 49[18] : elle déclare être à l'époque « encore vierge » mais avec « une envie d'aller vers la sexualité »[13]. Elle accompagne sa mère, attachée de presse dans l'édition, à un dîner où l'écrivain est présent[11] — le —, celui-ci la contacte plusieurs fois ensuite[13] et l'attend à la sortie du collège[11] presque chaque jour ; elle est alors en classe de quatrième. Les premières relations sexuelles[11], elles, arriveront alors que Springora, âgée de 14 ans, n'a pas encore atteint la majorité sexuelle de quinze ans en vigueur en France. L'écrivain loue une chambre d'hôtel à proximité et Vanessa Springora néglige alors le collège[11]. « À quatorze ans, on n’est pas censée être attendue par un homme de cinquante ans à la sortie de son collège, on n’est pas supposée vivre à l’hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche à l’heure du goûter » écrit-elle[17],[19]. Il partage avec elle sa vie parisienne dans le monde littéraire : dîners, théâtre, cinéma, visites, entretiens avec la presse ; elle se joint à lui régulièrement[20],[21]. « Mais, en fait, notre activité principale, c'était le sexe » explique-t-elle[22]. Quelque temps après, la Brigade des mineurs est alertée par lettres anonymes puis Vanessa Springora est admise à l'Hôpital des enfants malades[21].

Elle explique que c'est notamment l'obtention du prix Renaudot essai par Gabriel Matzneff en 2013 qui la révolte et la pousse à écrire[23], souhaitant faire entendre sa version[17]. Elle affirme que c’est par l'écriture, alors qu'elle en a été longtemps incapable, qu'elle tente de se réapproprier cette histoire, après avoir souffert de celle donnée par les livres de Gabriel Matzneff[21]. Elle précise qu'à l'époque, elle était « consentante », ce qui l'a empêchée d'aller en justice alors que le statut d’écrivain de Matzneff l'aurait longtemps protégé[24].

Réception critique[modifier | modifier le code]

L'ouvrage obtient un impressionnant retentissement médiatique[25] avant même sa parution[26], posant la question de la pédophilie, de la pédocriminalité[27] et s'interrogeant sur le milieu littéraire français des années 1980[28]. Le livre est supposé avoir autant d'importance dans le milieu littéraire en France que le témoignage d'Adèle Haenel pour le cinéma[11],[29]. Le sociologue spécialiste de l'histoire de la pédophilie Pierre Verdrager affirme que l'ouvrage marque un « tournant majeur » dans la perception de la pédophilie en France, désormais condamnée universellement ou presque[30],[31],[32]. Gisèle Sapiro, directrice de recherche au CNRS, et autrice de Peut-on dissocier l’œuvre de l’auteur qualifie Le Consentement de « write-back d’une victime qui a trouvé la solution, "prendre le chasseur à son propre piège, l’enfermer dans un livre" »[33],[34]. Ce qui fait dire à l'universitaire Hélène Merlin-Kajman que le « Consentement est en fait moins un livre sur l'abus sexuel qu'un livre sur l'abus de littérature – ou de ce que Matzneff en faisait »[35]. Dans Réinventer l'amour, l’essayiste Mona Chollet considère que Springora « pulvérise sèchement l’image avantageuse que Matzneff s’était construite livre après livre […] montr[ant] comment la dépossession qu’elle a subie a aussi été une privation méthodique de la parole »[36].

Dès la parution du livre, plusieurs romancières prennent la défense de Vanessa Springora. Dans une tribune accordée au journal Le Monde[37], Christine Angot, autrice de L’Inceste, s’indigne que Gabriel Matzneff qualifie sa relation avec Vanessa Springora de « lumineuses et brûlantes amours » et qu’il s’autorise encore, après la publication du Consentement, à s’adresser à elle, par voie de presse, en n’utilisant que son prénom. Marie Darrieussecq exprime elle aussi son soutien à Vanessa Springora dans une tribune dans le JDD[38]. Quant à l'écrivaine québécoise Denise Bombardier, qui avait déjà publiquement réagi contre les agissements à caractère pédophile de Gabriel Matzneff lors de l'émission de télévision Apostrophes, présentée par Bernard Pivot, et diffusée en [39],[40],[n 3], elle salue un « livre remarquable, courageux, d’une écriture chirurgicale »[42].

L'Express parle « d'un récit sans concession sur son expérience avec le romancier »[11]. Le Monde évoque un « récit circonstancié et implacable, porté par une écriture ferme, incisive et irisée d’une douleur discrète. »[43]Télérama y voit « un beau livre, ferme et élégant, tranchant et poignant, drapé d’une douleur feutrée »[44]. Pour Les Inrocks, il s’agit d’un livre « important », « une déconstruction du discours de Gabriel Matzneff et de tous les pédophiles »[45], « courageux et puissant »[46].

Rapidement, au bout de quelques jours après sa sortie, le livre est déjà un succès de librairie. Dix mille exemplaires sont écoulés en trois jours et l'ouvrage atteint immédiatement la première place des ventes « Essais-Documents », la deuxième place en format Kindle sur Amazon, et la troisième place sur Amazon toutes catégories confondues. Après le premier tirage, prudent, son éditeur Grasset lance rapidement cinq réimpressions consécutives[47],[48]. Le 15 janvier 2020, Vanessa Springora est l'invitée principale de l'émission littéraire télévisée de François Busnel, La Grande Librairie, sur France 5, où elle s'explique longuement sur son livre et ce qu'elle a vécu[49]. Au bout de trois semaines, l'ouvrage s'est vendu à 75 000 exemplaires[50] et atteint huit mois plus tard les 180 000 exemplaires[51].

Traduit dans près d’une trentaine de pays[52], Le Consentement rencontre un succès international. Le livre est notamment salué par The Guardian[53], The New York Times[54] et The New Yorker[55].

Répercussions[modifier | modifier le code]

À la suite des révélations du livre, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire pour « viols sur la personne d'un mineur de 15 ans »[56]. L'association Innocence en danger demande à ce que les ouvrages de Gabriel Matzneff soient retirés de la vente[57], alors que Vanessa Springora s'est elle-même exprimée contre cette action[58]. Antoine Gallimard décide toutefois de suspendre la parution des journaux de Matzneff[59]. Dans son essai Le Grand renversement, Pierre Verdrager note qu'il s'agit d'« un fait unique dans l’histoire de la maison d’édition »[60].

Cette publication a relancé le débat sur les abus sexuels sur mineurs et l'instauration légale d'un âge de non-consentement automatique[61]. L'hebdomadaire Marianne souligne que « la prise de conscience générée par l'ouvrage Le Consentement de Vanessa Springora, en 2020, et La Familia Grande de Camille Kouchner, en 2021, trouvent un écho sur le terrain judiciaire »[62]. En avril 2021, le Parlement décide de fixer le seuil de consentement sexuel à l'âge de 15 ans.

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

  • 2022 : Le Consentement, réalisé par Vanessa Filho[65]

Film[modifier | modifier le code]

  • 2004 : Dérive (documentaire), avec Camila Mora-ScheihingLe film reçoit le prix Jeunesse en 2005 à Traces de Vies – Clermont-Ferrand (France) et est sélectionné en 2004 au FIFF-Festival international de films de femmes - Créteil (France)[66].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Mais le doute n'est pas permis » écrit L'Express[11].
  2. Réédité en 2005.
  3. Matzneff a déjà été invité cinq fois à Apostrophes. Lors de l'émission de 1990 son sixième passage, Bombardier dit : « M. Matzneff me semble pitoyable. Il nous raconte dans son livre ennuyeux qu'il sodomise des petites filles de 14 ans. Les vieux messieurs attirent les enfants avec des bonbons, M. Matzneff les attire avec sa réputation. Mais comment ces filles s'en sortent-elles ensuite ? »[41].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Elle évoque dans Le Consentement (p. 43-44) la coïncidence entre sa date de naissance et le début du roman de Gabriel Matzneff Nous n'irons plus au Luxembourg — paru à la Table ronde en 1972 —, qu'elle feuillette et achète dans une librairie peu après leur rencontre.
  2. Notice bibliographique du catalogue général de la BnF.
  3. « Vanessa Springora annule “La Grande Librairie” à la suite du décès de son père », leparisien.fr, 8 janvier 2020.
  4. « Vanessa Springora prend la tête des éditions Julliard », sur actualitte.com (consulté le ).
  5. David Moszkowicz, « Vanessa Springora devient Directrice des éditions Julliard », sur BookSquad, (consulté le ).
  6. a et b « Vanessa Springora prend la tête des éditions Julliard », sur actualitte.com (consulté le ).
  7. « Matzneff : qui est Vanessa Springora, l'autrice du "Consentement" ? », sur LCI (consulté le ).
  8. Claude Combet, Fabrice Piault, « Bernard Barrault et Betty Mialet quittent Julliard », sur Livres Hebdo, (consulté le ).
  9. « Vanessa Springora, Directrice des éditions Julliard - EDITIS », sur editis.com/ (consulté le ).
  10. Le Point magazine, « Vanessa Springora quitte la direction de Julliard », sur Le Point, (consulté le ).
  11. a b c d e f et g Dupuis 2019, p. 90.
  12. Jean Talabot et Alice Develey, « Affaire Matzneff : que découvre-t-on dans Le Consentement de Vanessa Springora? », sur Le Figaro.fr, lefigaro, (ISSN 0182-5852, consulté le ).
  13. a b c d et e Philippe 2020, p. 66.
  14. Dupuis 2019, p. 91 et 92.
  15. a et b « La cérémonie des aveux », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. « Pédophilie : Vanessa Springora dénonce Gabriel Matzneff », sur livreshebdo.fr, (consulté le ).
  17. a b et c Dupuis 2019, p. 91.
  18. Florence Pitard, « Séduite ado par un célèbre écrivain, Vanessa Springora raconte », sur Ouest-France.fr, (consulté le ).
  19. Dominique Perrin, « “Les temps ont changé, il est devenu indéfendable” : dans un contexte post-#metoo, le malaise Gabriel Matzneff », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).
  20. Dupuis 2019, p. 90 à 91.
  21. a b et c Philippe 2020, p. 66 à 67.
  22. Philippe 2020, p. 67.
  23. « “Le Consentement” sans concession de Vanessa Springora », sur Libération.fr, (consulté le ).
  24. Philippe 2020, p. 67 à 68.
  25. Tribune de Christine Angot in : « Christine Angot à Gabriel Matzneff : “Vous preniez vos désirs pour des réalités” », sur lemonde.fr,

    « Avant même sa sortie, le 2 janvier, le livre de Vanessa Springora "Le Consentement" […] a provoqué une déflagration dans le milieu littéraire et bien au-delà. »

  26. Natalia Wysocka, « “Tout le monde le savait” pour Gabriel Matzneff, dit Denise Bombardier », sur Le Devoir, (consulté le ).
  27. « Pourquoi la pédocriminalité a été longtemps minimisée par des intellectuels », sur 20minutes.fr (consulté le ).
  28. « Pourquoi Vanessa Springora a voulu "enfermer dans un livre" Gabriel Matzneff », sur Le Huffington Post, (consulté le ).
  29. Philippe 2020, p. 68.
  30. « Affaire Gabriel Matzneff : "Le livre de Vanessa Springora va constituer un jalon majeur dans l'histoire de la pédophilie" », sur Franceinfo, (consulté le ).
  31. Jérôme Dupuis, « "L'affaire Matzneff marque un tournant dans la perception de la pédophilie" », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  32. Céline Brégand, « Affaire Matzneff : "La contribution de Vanessa Springora marque un tournant majeur" », sur Europe 1, (consulté le ).
  33. Gisèle Sapiro, Peut-on dissocier l’œuvre de l’auteur ?, Éditions du Seuil, , p. 121.
  34. Vanessa Springora, Le Consentement, Grasset, , p. 10.
  35. Hélène Merlin-Kajman, La littérature à l'heure de #metoo, Ithaque, , p. 98.
  36. Mona Chollet, Réinventer l'amour : Comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles, La Découverte, coll. « Zones », , p. 227.
  37. « Christine Angot à Gabriel Matzneff : « Vous preniez vos désirs pour des réalités » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  38. Le JDD, « "Le temps des femmes" : l'écrivaine Marie Darrieussecq dénonce les agissements de Matzneff dans une tribune », sur lejdd.fr (consulté le ).
  39. C. A, « Denise Bombardier Gabriel Matzneff », sur Le Figaro.fr, (consulté le ).
  40. « VIDEO. Une romancière québécoise raconte le jour où elle a tenté dans "Apostrophes" de briser l'omerta face à l'écrivain Gabriel Matzneff », sur Franceinfo, (consulté le ).
  41. Dupuis 2019, p. 92.
  42. « Affaire Matzneff: Denise Bombardier salue le courage de l’éditrice Vanessa Springora », sur Le Soleil, (consulté le ).
  43. « Avec « Le Consentement », Vanessa Springora dépeint les ressorts de l’emprise », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  44. « Le consentement de Vanessa Springora (roman) », sur Télérama (consulté le ).
  45. Nelly Kaprièlian, « Pourquoi le livre de Vanessa Springora sur la pédophilie de Matzneff est nécessaire », sur lesinrocks.com (consulté le ).
  46. Léonard Billot, « “Le Consentement” : Un récit glaçant qui dénonce la pédophilie de Gabriel Matzneff - Les Inrocks », sur lesinrocks.com/ (consulté le ).
  47. J. D., « Palmarès : la révélation Springora », L'Express, no 3576,‎ , p. 82 (ISSN 0014-5270).
  48. « Affaire Matzneff : le "Consentement", le livre de Vanessa Springora, un succès en librairie », sur Europe 1, (consulté le ).
  49. « Vanessa Springora : consentement, les mots pour le dire - Extrait » [vidéo] (consulté le ).
  50. « Le Consentement de Vanessa Springora vendu à 75.000 exemplaires », sur BFMTV, (consulté le ).
  51. Elisabeth Arseneau, « Vanessa Springora sacrée auteure de l’année par Livres Hebdo », sur Revue Les libraires, (consulté le ).
  52. « Springora, l'onde de choc internationale », sur Livres Hebdo (consulté le ).
  53. (en) « Consent by Vanessa Springora review – a memoir of lost adolescence », sur the Guardian, (consulté le ).
  54. (en-US) Parul Sehgal, « ‘Consent,’ a Memoir That Shook France, Recalls Living a ‘Perverse Nightmare’ », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ).
  55. (en-US) Condé Nast, « A Parisian Writes Her Revenge », sur The New Yorker, (consulté le ).
  56. M Chabeuf, « Note préliminaire sur une enquête anthropologique au Moyen-Congo », Bulletins et Mémoires de la Société d'anthropologie de Paris, vol. 7, no 5,‎ , p. 392–399 (ISSN 0037-8984, DOI 10.3406/bmsap.1956.9735, lire en ligne, consulté le ).
  57. « L'association Innocence en danger demande le retrait de la vente des livres de Matzneff », sur LExpress.fr, (consulté le ).
  58. « Affaire Gabriel Matzneff : qui est Vanessa Springora, l’auteure du livre « Le Consentement » ? », sur SudOuest.fr (consulté le ).
  59. Le JDD, « EXCLUSIF. Le patron de Gallimard s'explique après le retrait des ventes du "Journal" de Matzneff », sur lejdd.fr (consulté le ).
  60. Pierre Verdrager, Le grand renversement, Armand Collin, , p. 92.
  61. « Aperçu de l'amendement », sur senat.fr (consulté le ).
  62. Violaine Des Courières, « Violences sexuelles : le Parlement adopte une loi fixant un seuil de consentement à 15 ans », sur marianne.net, 2021-04-15utc18:53:49+0200 (consulté le ).
  63. « Grand Prix des Lectrices ELLE 2020 : Vanessa Springora, Grand Prix du document - Elle », sur elle.fr, (consulté le ).
  64. « Trophées de l'édition 2020: découvrez la Petite maison d'édition, l'éditrice et l'autrice de l'année ! », sur Livres Hebdo (consulté le ).
  65. « Jean-Paul Rouve va incarner Gabriel Matzneff dans l'adaptation du livre "Le consentement" », sur Le HuffPost, (consulté le ).
  66. « Dérive », sur film-documentaire.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Dupuis, « Gabriel Matzneff : l'heure des comptes », L'Express, no 3573,‎ , p. 90 à 93 (ISSN 0014-5270). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Article et interview in : Élisabeth Philippe, « J'ai été la proie de Gabriel Matzneff », L'Obs, no 2878,‎ , p. 65 à 68 (ISSN 0029-4713). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Merlin-Kajman, La littérature à l'heure de #metoo, Ithaque, , 168 p. (ISBN 978-2-490350-12-4)
  • Gisèle Sapiro, Peut-on dissocier l’œuvre de l'auteur ?, Éditions du Seuil, , 240 p. (ISBN 978-2-02-146191-6)
  • Pierre Verdrager, Le grand renversement, Armand Collin, , 128 p. (ISBN 978-2-200-62995-3)
  • Mona Chollet, Réinventer l'amour : Comment le patriarcat sabote les relations hétérosexuelles, Éditions La Découverte, coll. « Zones », , 255 p. (ISBN 978-2-35522-174-3)

Liens externes[modifier | modifier le code]