François de Mazières

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François de Mazières
Image illustrative de l'article François de Mazières
Fonctions
Député de la 1re circonscription des Yvelines
En fonction depuis le
(4 ans 9 mois et 7 jours)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe législature
Groupe politique Apparenté UMP puis LR
Prédécesseur Étienne Pinte
Maire de Versailles
En fonction depuis le
(9 ans et 11 jours)
Élection 16 mars 2008
Réélection 23 mars 2014
Prédécesseur Étienne Pinte
Président de la Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
En fonction depuis le
(8 ans 11 mois et 26 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Étienne Pinte
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Tarbes
Nationalité Française
Parti politique UMP
Les Républicains
Père Philippe de Mazières
Conjoint Christine Cachera
Enfants Marie-Colombe
Diplômé de IEP de Paris
Site web http://www.fdemazieres.fr/

François de Mazières, né le à Tarbes (Hautes-Pyrénées), est un haut fonctionnaire et homme politique français. Il est maire de Versailles depuis mars 2008 et député des Yvelines depuis juin 2012. Entre 2004 et juin 2012, il est président de la Cité de l'architecture et du patrimoine (CAPA).

Formation et famille[modifier | modifier le code]

Son père Philippe de Mazières a fait sa carrière dans le corps préfectoral. Il sera notamment sous-préfet d'Argenteuil, d'Aix-en-Provence, Mulhouse et préfet de la Haute-Marne[1].

François de Mazières suit sa formation secondaire à Versailles, au lycée Hoche[2] puis au collège Saint-Jean-de-Béthune. Admis à 13 ans dans la classe d'art dramatique de Marcelle Tassencourt au conservatoire de Versailles il fréquentera celui-ci jusqu'à son entrée à Sciences Po[2].

En 1982, il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris[2] et obtient une maîtrise de droit à Paris II et effectue son service militaire en 1984. De 1985 à 1987, il est élève de l'École nationale d'administration, promotion Fernand Braudel[2].

François de Mazières se marie en 1990 à Christine Cachera, ancienne élève de l'Ena (promotion 1989); en 1996 nait leur fille, Marie-Colombe ; il est chevalier de la Légion d'honneur (JO du ).

Carrière administrative[modifier | modifier le code]

1987-  : sous-préfet, directeur du cabinet du préfet de l'Allier. Mai1989 et juin 1990 sous-préfet, directeur du cabinet du préfet de la région Franche-Comté. Juin 1990- mai1991 : chef du bureau de l'organisation des préfectures au ministère de l'Intérieur.

De à mai 1993, effectue sa mobilité à l'Inspection générale des finances,

De à 1995 : chef de cabinet du ministre de l'Économie Edmond Alphandery[2], où il suit également les questions de décentralisation.

De 1995 à 2001, intégré à l'inspection générale des finances il effectue des missions d'audit.

En 1998 et 1999, il est rapporteur, puis rapporteur général du Conseil des impôts. En juin 1999, il publie La culture n'est pas un luxe, la fin du jacobinisme culturel, un essai sur l'analyse des politiques culturelles en France. Le mois suivant, il est élu président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture (FNCC, fédération pluraliste des élus à la culture). Réélu en septembre 2001, il abandonne son mandat en mai 2002 (nommé président d'honneur).

En avril 2001, il est nommé directeur général de la Fondation du patrimoine, où il lance les souscriptions et développe un site internet. Il prend l'initiative de créer le « G8 du patrimoine » rassemblant les huit grandes associations du patrimoine. Il participe ensuite au groupe de travail restreint spécialisé dans les questions culturelles pour le candidat Jacques Chirac.

En mai 2002, il est nommé conseiller pour la culture et la communication du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin[2]. À Matignon, il suit notamment l'élaboration de la loi sur le mécénat, présentée et défendue par le ministre Jean-Jacques Aillagon et adoptée en juillet 2003. Fort de son expérience locale, il joue un rôle très actif dans les arbitrages sur le train de mesures en faveur de la décentralisation culturelle.

En juillet 2004, il est nommé président de la Cité de l'architecture et du patrimoine (CAPA) avec fonction également de direction général. Il relance le chantier arrêté depuis plusieurs mois après en avoir profondément repensé l'organisation afin notamment de préserver la grande galerie du bâtiment historique chef-d'œuvre de l'architecte Carlu. Il oriente la programmation vers les questions de l'urbanisme et de la ville et lance un programme de grandes expositions ainsi qu'un cycle de conférences intitulé "Défis de ville", mettant en présence grands élus et architectes-urbanistes.

En 2005, il est nommé inspecteur général des finances et membre du haut conseil pour l'éducation artistique et culturelle.

En juillet 2006, il crée une pièce de théâtre nommée Commedia Cathodique, présentée au festival d'Avignon, dénonçant les dangers de la télévision spectacle.

En septembre 2007, la Cité de l'architecture et du patrimoine est inaugurée par le président Nicolas Sarkozy en compagnie de personnalités de l'architecture mondiale. Dans son discours, le président de la République reprendra la proposition suggérée par François de Mazières d'une grande consultation sur l'avenir du Grand Paris ouverte à 10 groupements d'architectes. En mars 2009, à l'occasion de l'exposition présentant les travaux des 10 équipes, Nicolas Sarkozy reviendra à la Cité en présence du maire de Paris et du président de la Région pour présenter à la presse le projet du métro du grand Paris et de ses gares.

L'exposition sur le Grand Paris accueillera plus de 200 000 visiteurs. Parmi les autres expositions marquantes lancées par Francois de Mazières, à noter les deux expositions sur la problématique du développement durable (Habiter écologique et la ville fertile), les expositions à grand succès populaires (Architecture et BD, Les hôtels particuliers parisiens) ainsi que plusieurs monographies (Christian de Portzamparc, Vauban, Burlo Marx).

En octobre 2009, François de Mazières est reconduit à la présidence de l'établissement public de la Cité de l'architecture et du patrimoine[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Entre 1995 et 2008, il est adjoint au maire de Versailles (UDF), chargé de la Culture.

En 1996 il crée « Le Mois Molière », avec l'aide de 200 bénévoles. Il dirige depuis ce festival dont il assure la programmation théâtrale.

François de Mazières se présente aux élections municipales à Versailles avec une liste formée de membres de la société civile, de militants de l'UMP, du Modem et du Nouveau Centre. La liste est notamment rejointe par François-Xavier Bellamy[4]. Une des motivations qu'avance François de Mazières pour la constitution de la liste est le choc provoqué par l'accueil d'Étienne Pinte, alors maire de la ville, au nouveau président du château de Versailles, Jean-Jacques Aillagon, nomination qualifiée de « funeste » par Étienne Pinte[5]. À la surprise générale, la liste de François de Mazières arrive très nettement en tête au premier tour (39% contre 25% à Bertrand Devys, le journal "Les nouvelles de Versailles" titrant " Le Tsunami Mazières"). Sa liste obtient au deuxième tour plus de 63% des suffrages.

Il se présente aux élections législatives de 2012 en qualité de non-inscrit, avec le soutien de l'UMP et du Nouveau Centre, à la place d'Étienne Pinte sur la première circonscription des Yvelines. Sa suppléante est Suzanne Blanc, premier adjointe du maire centriste de Montigny-le-Bretonneux. Il remporte cette élection avec 56,75 % des voix et démissionne de la présidence de la CAPA.

Lors des élections municipales de 2014, il présente la "Liste d'union pour Versailles" et récolte dès le premier tour 55,04% des voix, et est réélu maire lors du conseil municipal du 28 mars 2014[6].

Il soutient Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

Dans un entretien en janvier 2017 avec le quotidien Le Parisien, il explique que c'est son siège de député qu'il compte abandonner dans le cadre de la loi sur le cumul des mandats en France de 2014, et c'est vers son adjoint François-Xavier Bellamy qu'il porte son parrainage[7].

Prises de positions[modifier | modifier le code]

Architecture

François de Mazières s'intéresse particulièrement aux questions d'architecture. En tant que député, orateur à l'assemblée pour la loi Duflot[réf. nécessaire], mais également en tant qu'élu local, il est attentif aux questions d'aménagement, de mixité, de densité, de réhabilitation mais aussi à la question du rapport entre la ville et la nature en veillant à un juste équilibre. Il pense notamment qu'il faut faire « de l'acupuncture urbaine » et n'apprécie pas les grands gestes architecturaux, très démonstratifs, qui ne s'appuient pas sur la spécificité des sites dans lesquels ils s'inscrivent[8].

Audiovisuel public

François de Mazières suggère à la ministre de la culture, le 16 novembre 2016, lors de l'examen du projet de loi de finances 2017, d'adopter, dans le cadre de la réflexion engagée sur la réforme de la redevance audiovisuelle (CAP : contribution à l'audiovisuel public), le système allemand, de redevance universelle[9].

Budget du ministère de la culture

Pour redonner de la permanence à l'action culturelle de l'État, il souhaite remettre à l'honneur le critère du 1 % culturel (1 % du budget de l'État consacré au ministère de la Culture)[10]. Il regrette que ce niveau atteint entre 2010 et 2012 ait plongé à 0,83 % en 2016.

Conservatoires

Engagé sur les questions de décentralisation des politiques culturelles, François de Mazières a interpellé la ministre de la Culture et de la Communication à plusieurs reprises sur la disparition des aides de l'État aux conservatoires, obtenant un réengagement de l'État auprès des collectivités territoriales[11].

Cumul des mandats en France

François de Mazières a pris position contre le projet de suppression du cumul des mandats en France, arguant qu'il faut plusieurs leviers pour faire évoluer le visage d'une ville[12] et que le mandat de maire ancre davantage le mandat de député dans la réalité[13].

« Davos de la culture »

En février 2017, en marge de la publication de son ouvrage Le Grand Gâchis culturel[14], il déclare au Figaro[15] qu'il propose d’accueillir régulièrement un « Davos de la culture »[16], proposition appuyée par Bruno Le Maire sur Europe 1 lors son passage à l'émission Le Grand Rendez-vous le 19 février 2017[17].

Finances locales

Vice-président de la commission d'enquête visant à évaluer les conséquences sur l'investissement public et les services publics de proximité de la baisse des dotations de l'État aux communes et aux EPCI, François de Mazières a regretté, le mercredi 10 décembre 2015, que la majorité socialiste refuse d'adopter le rapport issu des travaux de celle-ci. Il a développé une contre-expertise de cette réforme, concluant à une insoutenabilité des baisses des dotations[18].

Logement social

Même si Versailles est très engagée en ce domaine avec plus de 17 % de logements sociaux, François de Mazières veille à ce que les nouveaux programmes intègrent des logements sociaux, à l'instar de l'hôtel R[19]. À l'Assemblée, il interroge la ministre du Logement et de l'Égalité des territoires sur la question du relèvement du plafond du livret A dont les fonds financent le secteur du logement social mais aussi sur le respect par l'État des nouvelles dispositions de la loi Duflot, relevant le taux minimum de construction de logements sociaux de 20 à 25 %[20].

Mariage homosexuel

Lors du débat pour le mariage homosexuel en France en 2013, François de Mazières prend position contre le projet de loi du gouvernement Ayrault[12]. Il apporte son soutien au collectif de « La Manif pour tous »[21], un mouvement d'opposition au mariage homosexuel en France, et se rend à plusieurs manifestations[22].

Patrimoine

Pour donner du souffle à la défense du patrimoine, François de Mazières a fait adopter un amendement au cours de l'examen du budget « culture » du projet de loi de finances 2015 proposant qu'un rapport soit remis par le gouvernement au Parlement avant le 1er mars 2015, sur la possibilité d'affecter au Centre des monuments nationaux les bénéfices d'un tirage exceptionnel du loto réalisé à l'occasion des Journées européennes du patrimoine. Cette question d'un tirage spécial du loto en faveur du patrimoine est une idée qu'il soutient depuis 2001[23], date à laquelle il était directeur de la Fondation du patrimoine.

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Publications et divers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article de L'Express
  2. a, b, c, d, e et f Famille chrétienne no 1830 du 9 au 15 février 2013
  3. François de Mazière est reconduit à la tête de la Cité de l'architecture et du patrimoine
  4. Isabelle de Chatellus, Francois-Xavier Bellamy, chercheur de vérité entre politique et philosophie, Sources, sept/oct 2011, no 254
  5. (fr) compte rendu du conseil municipal de Versailles de juin
  6. « Premier conseil municipal du Vendredi 28 mars 2014 : élection de François de Mazières », sur versailles.fr,‎ (consulté le 29 mars 2014)
  7. Laurent Mauron, « Versailles : le député-maire « renonce à l'assemblée » », sur leparisien.fr,‎ (consulté le 24 janvier 2017)
  8. Ariane Bavelier, « Les paysagistes francais dans les allées de Le Nôtre », Le Figaro,‎
  9. François de Mazières, « Intervention de François de Mazières sur la réforme de la redevance audiovisuelle »,‎ (consulté le 25 novembre 2016)
  10. François de Mazières, « Pour une nouvelle politique culturelle », L'Opinion,‎ (lire en ligne)
  11. http://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/conservatoires-un-depute-demande-de-retablir-des-2016-les-subventions_1688718.html
  12. a et b François de Mazières, on ne badine pas avec le mariage, liberation.fr, 31 mai 2013
  13. Les défenseurs du cumul des mandats se rebiffent et demandent des « États généraux de la démocratie », huffingtonpost.fr, 19 février 2013
  14. François de Mazières et Olivier Le Naire, Le Grand Gâchis culturel, Albin Michel, (ISBN 9782226396129, lire en ligne)
  15. Claire Bommelaer, Ariane Bavelier, « François de Mazières : “En matière culturelle, Hollande n'aura laissé aucune trace” : Le nom du député maire de Versailles circule parmi les possibles ministres de la Culture de François Fillon. »,‎
  16. On a déjà utilisé cette expression notamment pour les Rencontres de Versailles, tenues du 14 au 16 juin 2001, sur le site afrik.com en juin 2001.
  17. « Bruno Le Maire est l'invité du Grand rendez-vous », sur Europe 1,‎
  18. https://fr.calameo.com/read/00460901468786bf2e00b
  19. « Cession de l'Hôtel du Gouvernement, dit "Hôtel R", à Versailles » (consulté le 19 septembre 2014)
  20. « Question écrite », sur Assemblée Nationale,‎
  21. Manif Pour Tous : Élus soutenant le mouvement
  22. 13/01/13 : BFM TV, Fromantin et de Mazières participent à la Manif Pour Tous, contre le mariage homosexuel
  23. « La Fondation du Patrimoine réclame un loto », sur http://www.lesechos.fr/11/09/2001/LesEchos/18485-103-ECH_la-fondation-du-patrimoine-reclame-un-loto.htm,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]