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André Lurçat

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André Lurçat
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
SceauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
André Émile Lucien LurçatVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Enfant
Œuvres principales

André Lurçat, né le à Bruyères (Vosges) et mort le 1970 à Sceaux, est un architecte français. Il a deux enfants François Lurçat né le à Paris 16e et décédé le physicien et Catherine Lurçat, artiste peintre née en 1932 et décédée en 1994 qui a travaillé avec son oncle Jean Lurçat . André Lurçat a trois petits enfants, Hélène, Irène et Pierre et 9 petits enfants.

André Lurçat est le fils du receveur des postes Lucien Lurçat et de Marie Lhôte. Son frère ainé, Jean Lurçat, est également un artiste reconnu dans plusieurs domaines (céramique, fresque, il participe aussi à la décoration de nombreux bâtiments publics).

Études et formation

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André Lurçat entre à l'École des beaux-arts de Nancy en 1911, mais contrairement à son frère Jean Lurçat, il n'adhère pas à l'influence de Victor Prouvé[1]. Mobilisé dans l'infanterie pendant la Première Guerre Mondiale, il interrompt ses études pendant la durée de la guerre[2].

Diplômé de l'École des beaux-arts de Paris en 1923, il travaille dans le cabinet de Robert Mallet-Stevens. Avec l’appui de son frère aîné le peintre Jean Lurçat, il construit à partir de 1924 un ensemble d’ateliers d’artistes qui fait de lui l’un des architectes modernes les plus en vue.

Participation au CIAM

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Il est membre fondateur des CIAM (Congrès internationaux d'architecture moderne) en 1928, groupe dans lequel il prend plutôt parti pour les architectes sociaux-démocrates Allemands et Autrichiens contre Le Corbusier[3]. Mais il prend position pour un modernisme modéré en 1929, rejoignant l'Union des artistes modernes de Mallet-Stevens.

Engagements politiques

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Dès son entrée à l’École des beaux-arts de Nancy, André participe avec son frère aux activités d’un groupe d’étudiants socialisants. Sa participation à l'Association des Artistes et Écrivains Révolutionnaires dans les années 1920-30 lui permet de rencontrer des élèves du Bauhaus fermé en 1933 ou encore le philosophe allemand Max Raphaël. Il ne rejoint finalement le Parti Communiste Français qu'en 1942 après s'être engagé dans la résistance[2].

Principales réalisations

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André Lurçat édifie en 1933 pour la municipalité de Villejuif le groupe scolaire Karl-Marx. Fort de ce succès, il est invité à Moscou en 1934 et y travaille jusqu'en 1937.

Après avoir participé à la création du Front national des architectes résistants, il est chargé en 1945 du plan de reconstruction de Maubeuge après la Seconde Guerre mondiale. Ce sera le plus gros chantier de sa vie, le site idéal pour une redéfinition totale du concept urbain. Membre du conseil d’architecture du ministère de la Reconstruction et de l’Urbanisme, professeur à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris puis à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris entre 1945 et 1947, il reçoit, après 1955, les commandes de municipalités de la banlieue parisienne. Il est architecte et urbaniste en chef de la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), où il construit la cité Paul-Langevin entre 1949 et 1954[4] et l’unité de quartier Fabien. Il est également urbaniste de plusieurs communes dans la région de Nancy.

Réalisations majeures

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Projet non réalisé

Spécificités architecturales

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André Lurçat donne aux bâtiments une valeur politique dans laquelle le communisme a une large influence. Il s'agit d'effacer les inégalités, ainsi il harmonise le niveau du sol de Maubeuge, faisant disparaître la différence entre la ville haute et la ville basse héritée du système féodal. L'esthétique homogène des bâtiments et leur taille moyenne contribuent également à cet objectif.

Publications

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  • Architecture, Paris, Au Sans Pareil, 1929
  • Formes, composition et lois d'harmonie. Éléments d'une science de l'esthétique architecturale, Paris, Éditions Vincent, Fréal & Cie, 1953
  • Œuvres récentes, Paris, Éditions Vincent, Fréal & Cie, 1961.

Notes et références

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  1. « Portraits d'architectes », sur expositions-virtuelles.citedelarchitecture.fr (consulté le )
  2. a et b « LURÇAT André, Émile, Lucien – Maitron » (consulté le )
  3. Pierre Joly, Robert Joly et André Lurçat, André Lurçat: l'architecte, Picard, (ISBN 978-2-7084-0475-5), p. 79-102
  4. Isabelle Regnier, « A Paris, la Maison-atelier Lurçat, archétype du modernisme des années 1920 », sur lemonde.fr, (consulté le )
  5. « Objet LURAN-C-25-3 (photo) » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  6. « Objet LURAN-C-24 (photo) » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  7. « Objet LURAN-J-25 (photos) » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  8. Notice no PA00086628, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture et « Objet LURAN-C-27-1 (photo) » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  9. « Objet LURAN-C-27-4 (photo) » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  10. « Objet LURAN-K-29-3 (photos) » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  11. Notice no PA00088165, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture et « Objet LURAN-J-31-2 » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  12. Notice no PA00079915, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture et « Objet LURAN-D-31-1 (photos) » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  13. « Objet LURAN-F-45-2 (photos) » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  14. « Objet LURAN-F-51-3 (photos) » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  15. « Chapitre F. Maubeuge, reconstruction » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  16. « Chapitre H. Saint-Denis, projets et réalisations » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  17. Sceaux magazine, septembre 2010.
  18. « Chapitre G. Le Blanc-Mesnil, projets et réalisations » Fonds Lurçat, base Archiwebture.
  19. Bruno D. Cot, « Paris. Les projets fous… auxquels vous avez échappé », cahier central publié dans L'Express, semaine du 29 mars 2013, p. XIV.

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Paul Guérin, J.-B. Ache, André Prothin, Marcel Cornu, André Lurçat, André Lurçat Architecte, Conservatoire National des Arts et Métiers, 1967
  • Jean-Louis Cohen, André Lurçat (1894-1970) : l'autocritique d'un moderne, IFA, 1995
  • Pierre et Robert Joly, L'architecte André Lurçat, Picard, 2000
  • Nathalie Simonnot, L'œuvre d'André Lurçat en Seine-Saint-Denis (1945-1970), Paris, Région Ile-de-France / Somogy éditions d'Art, , 55 p. (ISBN 978-2-7572-0235-7)
  • « Lurçat, André », dans Répertoire des architectes nés ou actifs dans les Vosges : 1800-1940, Épinal, Archives départementales des Vosges, (ISBN 978-2-86088-052-7), p. 37

Liens externes

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