Louis Frédéric Schützenberger

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Louis Frédéric Schützenberger, né le 8 septembre 1825 où il est mort le 17 avril 1903, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Anonyme, carton publicitaire pour la Brasserie de la Patrie Schutzenberger (vers 1850).
Le château de Scharrachbergheim-Irmstett.

Fils ainé du brasseur Schützenberger de la rue des Balayeurs, il s’amusait, à l’âge de 8 ans, à reproduire à la craie sur les ardoises et sur les tables, les chasseurs qui fréquentaient l’auberge de son père, ainsi que leur gibier, chevreuils, lièvres, perdrix. Le peintre Guérin, qui était au nombre des habitués de la maison, encouragea le brasseur à soutenir la vocation de son fils, qui devint son élève. Dans l’atelier de Guérin, Schützenberger acquit les notions classiques du dessin, de l’anatomie et de la perspective, avant de se rendre, en 1842, à Paris, sur l’encouragement de son maitre. Il entra à l’âge de 17 ans dans l’atelier du peintre d’histoire Paul Delaroche. Lorsque Delaroche fit son grand voyage en Italie, en 1843, il passa, à l’École des beaux-arts de Paris, sous la direction de Charles Gleyre, le précurseur du symbolisme, qui influença de manière durable sa vie d’artiste. Il y côtoie, entre autres, Gérôme, Brion, Lix, Hamon, Toulmouche. En 1848, il obtint, à l’âge de 23 ans, sa première médaille. En 1850, il fait ses débuts au Salon de Paris et obtient sa troisième médaille. En 1852, il obtient une médaille pour sa Parabole des Vierges folles et des Vierges sages[1], peut-être inspiré par les statues du portail de la cathédrale de Strasbourg. La Danse grecque, achetée par l’État et placée au Luxembourg est un de ses succès les plus incontestés[2]. Entre 1861 et 1862, Il séjourne à Rome et, de retour à Paris, emménage dans l’immeuble surnommé La Boîte à thé, au 70 et 70 bis rue Notre-Dame-des-Champs[2].

Artiste fécond, il a abordé tous les genres. Outre de grands tableaux d’histoire et la peinture de genre, il a donné de nombreux paysages dans lesquels il a reproduit les rives du Rhin. Il avait aménagé son atelier au premier étage du château de Scharrachbergheim-Irmstett dont il fut le propriétaire entre 1870 et 1885, environ[3]. Chargé d’exécuter des peintures décoratives à l’hôtel de ville de Strasbourg et à celui de Reims, il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1870, à la suite du salon, auquel il avait exposé une baigneuse maintenant en Hollande[2]. Le peintre René Schützenberger était son cousin.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Europe enlevée par Jupiter, 1865, musée des beaux-arts d'Arras[4]
  • Portrait du gouverneur Louis-Gustave Binger, 1900, L’Isle-Adam, musée d’art et d’histoire Louis-Senlecq[5],[6]
  • L’Exode (famille alsacienne quittant son pays), 1872, Mulhouse, musée des beaux-arts
  • Souvenir d’Italie - Fuite en Égypte, Mulhouse, musée des beaux-arts
  • Entrevue de César et d’Arioviste en Alsace, Mulhouse, musée des beaux-arts[7]
  • Le Soir, musée des beaux-arts de Mulhouse
  • Terpsichore, 1861, affecté au musée d’Orsay, localisation inconnue[8]
  • Centaures chassant le sanglier, 1864, Paris, musée d’Orsay[9]
  • Femme nue, Strasbourg, musée d’art moderne et contemporain[10]
  • Chasseur sonnant du cor ou L’Hallali, 1859, Strasbourg, musée des beaux-arts
  • Portrait de Mélanie Schützenberger, tante de l’artiste, v. 1865, Strasbourg, musée des beaux-arts
  • Portrait de Mme Parot, 1875, Strasbourg, musée des beaux-arts
  • Portrait de Louis Schützenberger Père, brasseur à Schiltigheim, 1876, Strasbourg, musée des beaux-arts
  • Portrait de Mme Weber-Schlumberger, 1881, Strasbourg, musée des beaux-arts
  • Portrait d’homme, 1897, Strasbourg, musée des beaux-arts
  • Portrait de femme, Strasbourg, musée des beaux-arts
  • Portrait de Th. Berger, Strasbourg, musée des beaux-arts
  • La Danse grecque, musée du Luxembourg.
  • Pygmalion et sa statue, détruit dans le bombardement du musée municipal de Strasbourg
  • Premier astronome
  • Charlemagne apprenant à écrire
  • Marie Stuart sur le bord de la mer
  • Giorgione
  • Les Sept Péchés capitaux

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives nationales.
  2. a, b et c Le Messager des Vosges illustré, revue littéraire et scientifique, vol. 1-2, 1903, p. 74-75
  3. Château à Scharrachbergheim-Irmstett sur le site Patrimoine de France
  4. Europe enlevée par Jupiter, Albums des salons du XIXe siècle ; Salon de 1865
  5. « Louis-Frédéric Schützenberger (1825-1903) », sur binger.canalblog.com, 28 février 2009.
  6. Attribué par erreur à Paul René Schützenberger sur la base Joconde (« Portrait du gouverneur Binger », base Joconde, ministère français de la Culture).
  7. Benoit Bruant, « L’Entrevue de César et d’Arioviste : rencontre de la latinité et de la germanité au musée des beaux-arts de la société industrielle », Annuaire historique de la ville de Mulhouse, 2003, no 14, p. 130-138.
  8. Terpsichore, notice sur le site du musée d’Orsay
  9. « Centaures chassant le sanglier », base Joconde, ministère français de la Culture
  10. « Femme nue », base Joconde, ministère français de la Culture

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire Bénézit
  • Raymond Oberlé, « Louis Frédéric Schützenberger », Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, vol. 34, p. 3564.
  • Frédéric Heyler, Discours prononcé à l’enterrement de M. Louis Schuetzenberger, artiste peintre, à l’église de Saint-Nicolas à Strasbourg, le 19 avril 1903, Imprimerie Alsacienne, Strasbourg, 1903, 16 p.
  • Anselme Laugel, Biographies alsaciennes : Louis Schuetzenberger, Édition de la Revue alsacienne illustrée, 1902 (?), 28 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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