Saint-Julien-Vocance

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Julien et Vocance.

Saint-Julien-Vocance
Saint-Julien-Vocance
Un village traditionnel bien conservé.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Annonay-2
Intercommunalité Annonay Rhône Agglo
Maire
Mandat
Christian Archier
2014-2020
Code postal 07690
Code commune 07258
Démographie
Population
municipale
229 hab. (2016 en diminution de 2,97 % par rapport à 2011)
Densité 8,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 10′ 34″ nord, 4° 30′ 14″ est
Altitude Min. 569 m
Max. 1 388 m
Superficie 26,42 km2
Localisation

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Saint-Julien-Vocance est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village principal est installé sur la pente exposée au nord, de part et d'autre de la route départementale.

Saint-Julien-Vocance s'étend sur un territoire assez vaste de 26 km2 qui en font une des communes les plus étendues d'Annonay Rhône Agglo. Elle est aussi pentue : depuis Vocance, on y entre à une altitude de 600 mètres. Mais ses autres limites dépassent les 1 000 mètres près du Chirat Blanc, près du col du Rouvey ou au col des Baraques et rejoignent les 1 387 mètres du Grand Felletin. En venant du Puy, Saint-Julien constitue une porte d'entrée dans Annonay Rhône Agglo. C'est aussi sur son territoire que la Cance prend sa source et s'en va arroser les autres communes sur 41 km jusqu'au Rhône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Julien-Vocance est limitrophe de six communes[1], quatre situées dans le département de l'Ardèche et deux dans le département de la Haute-Loire. Elles sont réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Julien-Molhesabate (Haute-Loire) Le Monestier Vocance Rose des vents
N
O    Saint-Julien-Vocance    E
S
Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire) Saint-Pierre-sur-Doux Saint-Symphorien-de-Mahun

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve comme noms à la paroisse : en 1152, saint Julien de Lent. En 1275, saint Julianus. Au XIVe siècle, saint Julianus in Valcancia. En 1464, saint Jullien empres Valcance. En 1505 : santi juliani vallis cantia. En 1793 : Vocansel[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, une grande partie des terrains était encore cultivée, notamment en exposition sud. Au fond, en hauteur, le village du Monestier.

Pendant longtemps, Saint-Julien est restée une commune bien peuplée avec 1 200 habitants. Mais les fermiers qui vivaient d'agriculture et d'exploitation forestière ont peu à peu abandonné leur activité. Cela se traduit dans le paysage par la disparition des prairies au profit de la forêt. Il ne reste plus qu'une seule ferme active sur la commune, au col des Baraques, qui conserve le paysage ouvert[3].

Deux scieries maintiennent l'activité forestière, qui peut profiter de 1 900 hectares de sapinières. Mais la forêt produit aussi myrtilles et champignons. Ses sapinières et ses hêtraies de moyenne montagne sont considérées comme des caractéristiques à protéger en tant qu'« espace naturel sensible ». Les plus imaginatifs en font le domaine des Afars, lutins farceurs d'Ardèche du Nord[3].

Les anciennes fermes sont souvent devenues des résidences secondaires. L'habitat permanent est resté cantonné dans la vallée et semble maintenant se stabiliser autour de 250 habitants. Le prix bon marché des terrains facilite de nouvelles installations[4].

Le village a perdu cinq des six cafés qu'il possédait avant. Mais il a maintenant une auberge restaurant, réalisée avec l'aide de la municipalité. Il a aussi conservé un bureau de poste, installé à la mairie[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 24 avril 2014)
Christian Archier[6] DVD Chef d'entreprise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2016, la commune comptait 229 habitants[Note 1], en diminution de 2,97 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2001 2091 2401 2071 2471 2261 2111 2731 212
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2711 2391 1841 0851 1731 2071 1801 1921 192
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1461 1291 047893803756762608537
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
445370279269245241257236229
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

La forêt[modifier | modifier le code]

La forêt entourant la commune est majoritairement résineuse, le sapin et le douglas étant majoritaires, en exposition nord notamment. L'adret, plus pauvre, portait autrefois la vigne[11].

La forêt de sapins fournit du travail à un exploitant forestier, à un transporteur et à deux scieries, pour fabrication de charpente et de palettes. Le bois bénéficie d'un regain d'intérêt, mais son prix n'augmente pas. Le nombre d'entreprises a baissé, mais l'amélioration des matériels a permis de continuer à travailler un volume identique. La forêt gagne du terrain sur les terrains abandonnés, et tous les secteurs ne sont pas forcément exploitables. Des pistes restent cependant entretenues sur toute la commune. Elles permettent au moins la promenade ou la cueillette[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église de Saint-Julien-Vocance.

Ses façades en bon état et son clocher carré dominent le village. Son style est globalement roman, mais l'ensemble du bâtiment ne semble pas excessivement ancien[3].

La première mention attestée d'une église date de 1152. Elle dépendait alors de l'abbaye Saint-Barnard de Romans. Elle était déjà dédiée à saint Julien[12]. Elle est aujourd'hui rattachée à la paroisse catholique Sainte-Claire d'Annonay-Vocance[13],[14].

Sa nef offre, à l'intérieur, une surface importante. Des murs d'un mètre d'épaisseur la séparent de ses bas-côtés. Une pierre de voûte porte la date de 1776.

Pour le chœur, on sait au moins qu'il a été rajouté vers 1888[12]. Le clocher a été surélevé en 1956-58. Le sol de l'église a été refait en 1961. L'intérieur a été restauré en 1973-74[2].

À l'extérieur de l'église, sur le côté, une stèle installée en 1937 rappelle l'exécution, en 1794, du jeune curé de l'époque : « À la pieuse et glorieuse mémoire/ de Pierre François d'Allemand/ curé de Saint-Julien Vocance/ mai 1790 à août 1794/ décapité pour la Foi/ victime de son zèle héroïque/ à Privas le 18 Thermidor 1794/ à l'âge de 30 ans. »

Face à la porte d'entrée, le monument aux morts rappelle le nom des 42 morts de la guerre de 14-18.

La grotte de Notre-Dame de Lourdes[modifier | modifier le code]

À la sortie amont du village se trouve une réplique de la grotte de Notre-Dame de Lourdes. Elle a été construite entre 1914 et 1916 sur l'initiative de l'abbé Archier, curé du village et elle a été restaurée après le passage de la tempête Martin en 2000. Elle accueille chaque année une messe en plein air le soir du 15 août[15].

Les sources de la Cance[modifier | modifier le code]

Depuis 2012, des trajets balisés permettent aux promeneurs de remonter en pente douce le cours de la Cance, rives droite et gauche, sur des chemins larges, goudronnés ou en terre. Quatre boucles sont proposées, de 5, 8, 10 et 14 km au départ de Saint-Julien. La plus longue rejoint la source la plus éloignée, sous le col des Baraques. Sur le trajet, des panneaux thématiques présentent le milieu naturel et notamment la vie aquatique et la place de l'eau[16].

Photos[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Vial, André Coront-Ducluzeau, 1789-1799 : la Révolution française en vallée de la Vocance, 1989.
  • Bernard Vial, Vocance en Vivarais : des origines au début du XIXe siècle, 1983.
  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901.
  • Guide officiel de l'Union Touristique Ardèche Verte, 1991.
  • Archives municipales.
  • Reportages du Dauphiné libéré et notamment articles du 8 août 2013 de François Bassaget.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), « Communes - Géoportail », sur http://www.geoportail.gouv.fr, (consulté le 31 juillet 2014).
  2. a et b Archives locales de la paroisse.
  3. a b et c Page du Dauphiné libéré du 8 août 2013 sur Saint-Julien-Vocance.
  4. Page du Dauphiné libéré du 8 août 2013 sur Saint-Julien-Vocance et sources municipales.
  5. Sources municipales.
  6. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. a et b Page du Dauphiné libéré du 8 août 2013 sur Saint-Julien-Vocance, d'après des sources municipales et d'après les professionnels locaux.
  12. a et b Archives locales.
  13. Site de la paroisse Sainte-Claire d’Annonay-Vocance.
  14. Site 40000clochers.com.
  15. Notice historique locale.
  16. Page du Dauphiné libéré du 8 août 2013 sur Saint-Julien-Vocance, site de la commune et panneaux explicatifs en place.