Saint-Marcel-lès-Annonay

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Marcel.

Saint-Marcel-lès-Annonay
Saint-Marcel-lès-Annonay
Un village, des villas, des prés et des bois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Annonay-1
Intercommunalité Annonay Rhône Agglo
Maire
Mandat
Alain Archier
2014-2020
Code postal 07100
Code commune 07265
Démographie
Gentilé Saint-Marcelons, Saint-Marcelones
Population
municipale
1 432 hab. (2015 en augmentation de 4,83 % par rapport à 2010)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 13″ nord, 4° 37′ 37″ est
Altitude Min. 411 m
Max. 860 m
Superficie 16,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte administrative de l'Ardèche
City locator 14.svg
Saint-Marcel-lès-Annonay

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

Voir sur la carte topographique de l'Ardèche
City locator 14.svg
Saint-Marcel-lès-Annonay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Marcel-lès-Annonay

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Marcel-lès-Annonay
Liens
Site web saint-marcel-les-annonay.fr

Saint-Marcel-lès-Annonay est une commune française, située dans le nord du département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Le village central se trouve à 8 km au nord-ouest de la ville d'Annonay sur la route qui relie cette ville à Saint-Étienne par le col de la République. C'est l'ex Route nationale 82 appelée autrefois "La Route Bleue".

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de St-Marcel s'étend ses 16 km2 de part et d'autre de la Deûme, qui se jette ensuite dans la Cance à Annonay.

Les constructions ont maintenant essaimé de part et d'autre de la Deûme et autour des hameaux.

Le chef-lieu s'est installé dans la vallée à proximité du confluent entre la Deûme et le Ternay. Mais son habitat le plus ancien s'est d'abord regroupé à mi-pente sur la rive droite. Le village s'est ensuite développé plus bas, pour se rapprocher des usines papetières et de la route nationale. Dans ces dernières décennies, les constructions nouvelles ont essaimé de part et d'autre de cet axe central.

À l'extérieur du village central, la commune s'étend en reliefs dans trois directions. À l'est, elle remonte le long du ruisseau de Sassolas jusqu'au col du Fayet. Au nord, la commune se trouve copropriétaire du lac du Ternay avec Savas. Au sud-ouest, St-Marcel approche de la Croix de Chirol et voisine avec les hameaux de Boulieu-lès-Annonay. Plusieurs hameaux ont fixé la population, ancienne ou nouvelle: à Blanchard, Chavannes, Concise, Ecuville, Sassolas...

Communes limitrophes :

Rose des vents Bourg-Argental (Loire) Saint-Julien-Molin-Molette (Loire) Rose des vents
Burdignes (Loire) N Savas
O    Saint-Marcel-lès-Annonay    E
S
Boulieu-lès-Annonay Boulieu-lès-Annonay

Histoire[modifier | modifier le code]

Un village sans doute ancien[modifier | modifier le code]

Le village du haut (avec encore son ancienne église) a été l'habitat le plus ancien.

Les premières attestations écrites de l'existence de Saint-Marcel proviennent des archives de l'église de Vienne : elle reçoit en 972 des biens "situés dans l'ager d'Annonay, à la villa dite monasterium Santi Marcelli". En 1523, l'Église de Saint-Marcel paye toujours une redevance à l'Église de Vienne[1].

L'ancienne église était toujours debout au début du XXe siècle.

En 1762, le curé de Saint-Marcel écrit à un correspondant: "Le pays est pauvre. Les deux tiers des fonds sont occupés par des propriétaires qui résident ailleurs. Les plus belles prairies appartiennent à M. le prince de Rohan-Soubise. Gardache, maison isolée, appartient à M. Desfrançois de Lolme, seigneur de Lolme. Le pays produit du seigle, du vin, et le peuple, qui est fort laborieux, vivote tout doucement, car le terrain est extrêmement ingrat."[1]

Pour la répartition de l'habitat, on sait au moins qu'au niveau de l'habitat du chef-lieu, c'est le "village du haut" qui est le plus ancien. C'est là en tout cas que se trouvait l'église précédente qui a été démolie en début de XXe siècle. L'église actuelle a été construite en 1894[2], un peu plus bas dans l'agglomération où se situent maintenant aussi la mairie, l'école et la Bibliothèque.

Des usines papetières[modifier | modifier le code]

Les eaux des rivières venant de régions granitiques sont très pures : leurs propriétés industrielles sont reconnues depuis plusieurs siècles. Elles ont permis l'essor, dans la région d'Annonay, des tanneries et des papeteries. C'est ainsi que des membres de la famille papetière des Montgolfier sont venus ouvrir deux usines à Saint-Marcel: en 1807 près du village, puis en 1911 au Moulin du Roy[3]. Ces industries ont permis à la population de se maintenir pendant longtemps à plus de 1000 habitants. Le village s'est alors davantage développé dans la vallée. Mais au XXe siècle, les papeteries n'ont plus réussi à compenser l'exode rural et Saint-Marcel n'avait plus que 734 habitants en 1970.

Le temps du chemin de fer[modifier | modifier le code]

La voie ferrée a rythmé les journées pendant à peu près un siècle.

Le chemin de fer a desservi Saint-Marcel à partir de 1885, avec le prolongement de la ligne PLM d'Annonay jusqu'à Firminy. Elle a connu sa fréquentation maximum dans les années 1920 avec 8 allers ou retours quotidiens. Mais l'exploitation de ce tronçon n'a jamais été rentable et sa fréquentation a baissé peu à peu. La ligne a été fermée aux voyageurs en 1940. La voie qui montait au-delà de Bourg-Argental a été déposée en 1954. La ligne restante a été fermée aux marchandises en 1987.

Le bâtiment de l'ancienne gare est encore visible sur le site de la scierie.

Le tracé de l'ancienne voie a été urbanisé dans sa traversée du village. Mais en campagne, il subsiste et est devenu chemin de terre. Des études sont en cours pour l'aménager prochainement en tronçon de la piste cyclable Loire-Rhône-Méditerranée.

Une évolution résidentielle[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, la commune, autrefois uniquement agricole et industrielle, est devenue aussi résidentielle et a vu sa population rapidement augmenter, au point de doubler entre 1970 et 2013. Aux éléments traditionnels du patrimoine bâti se sont rajoutés des immeubles et des lotissements modernes. Des équipements publics ont été construits et continuent de l'être. Des commerces ont refait aussi leur apparition. La vie associative a connu aussi un regain d'activité.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Claude Grenier    
mars 2008 en cours
(au 24 avril 2014)
Alain Archier[4] DVG Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 1 432 habitants[Note 1], en augmentation de 4,83 % par rapport à 2010 (Ardèche : +2,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6354786118259329219489701 076
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1451 2101 1181 0441 0101 0771 0971 0871 105
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1331 0781 005860842863858866811
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
7827507349621 1521 1891 2231 3511 433
2015 - - - - - - - -
1 432--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
L'habitat est maintenant également réparti entre les deux rives de la Deûme.

Au début des années 1800, la commune de St-Marcel comptait autour de 600 habitants répartis en plusieurs hameaux. Le XIXe siècle a vu ce nombre augmenter progressivement jusqu'à se stabiliser autour de 1100 habitants jusque dans les années 1900. La présence des usines n'est pas arrivée ensuite à compenser totalement l'exode rural : Saint-Marcel ne comptait plus en 1975 que 734 habitants. La construction de villas a ensuite inversé rapidement le processus avec une population qui a presque doublé depuis avec 1399 habitants en 2013. 

Services publics et commerces[modifier | modifier le code]

  • École publique 2 classes. École St-Joseph 5 classes. Cantine et garderie municipales. Centre de loisirs intercommunal. Transport scolaire en syndicat intercommunal SIVD. Bibliothèque L'île aux histoires. Salle des jeunes. Aire de pique-nique au bord de la départementale.
  • Centre commercial communautaire au bord de la départementale : boulangerie, pizzeria

Vie associative[modifier | modifier le code]

L'ancienne scierie Bernard va devenir salle d'activités culturelles.

La commune de Saint-Marcel rassemble une vingtaine d'associations[9].

ACCA, Amicale des sapeurs pompiers (depuis 1942), Anciens combattants (1970), Comité des Fêtes, club des Genêts (1989), Amicale laïque, Ogec, Association des Familles Rurales activités enfants, adultes et centre de loisirs, Conscrits, Basket ESSM Étoile Sportive de St-Marcel (1923), Société de pêche le Scion (1936), Amicale Boules, Volley-ball AVSM (1994), La Foulée des Sous-Bois (1997), Amicale Rallye Sport (2012), M.B. Sport Auto., Danse avec les mots (2007), Si Sam Chante (2013), le Petit Pinceau (2005).

Une bibliothèque très fréquentée[modifier | modifier le code]

La Bibliothèque est devenu centre d'animation.

La Bibliothèque "L'île aux histoires" a ouvert ses portes à l'automne 2000, dans un local rénové au centre village et avec une bibliothécaire à mi-temps dès sa création. Cet investissement culturel ne semble pas avoir été inutile: près de 500 habitants y sont inscrits en 2013. Les deux écoles se sont habituées à y amener régulièrement leurs élèves, pour des emprunts de livres ou des animations. Mais la Bibliothèque évolue avec le monde moderne: en plus d'un stock de 5000 livres, elle propose aussi en prêt 1200 CD et 300 DVD. La plupart de ces documents proviennent de la Bibliothèque départementale. Mais L'île aux histoires achète aussi des ouvrages, en particulier les nouveautés qui sont les plus demandées[10].

Événements[modifier | modifier le code]

Un loto de l'Ogec très fréquenté.
  • en avril: Salon des Arts et loisirs créatifs (Danse avec les Mots)
  • en mai: Salon du Livre (Danse avec les Mots)
  • en septembre: Salon gourmand (Danse avec les Mots)
  • en octobre: enduro moto quad outdoor (Ogec)
  • en octobre: Foulée des Sous-bois (La Foulée des Sous-Bois)
  • en décembre: Fête des Illuminations (Comité des Fêtes)
  • ...

Économie[modifier | modifier le code]

L'usine du Moulin du Roy fabrique toujours des produits Canson.

Au début des années 1800, l'activité papetière de la famille Montgolfier/Canson continuait de se développer à Vidalon, près d'Annonay. Jean-Baptiste de Montgolfier, un neveu d'Étienne, décide alors de fonder sa propre affaire. Il choisit d'implanter son usine dans sa propriété de famille, au bord de la Deûme, L'usine est achevée en 1807. Un siècle après, en 1911, une nouvelle usine est construite un peu plus en aval, au Moulin du Roy3. Elle a fabriqué notamment du papier calque.

Dans les années 1970, la crise des papeteries a abouti à divers regroupements de sites, et notamment en 1976 au sein du groupe Arjomari[3].

Une zone d'activités aux Prés du Roy

En 2013, l'usine de 1807, désaffectée, est en projet de requalification par la commune.

L'usine du Moulin du Roy est restée dans la région la seule fabrique des papiers de marque Canson, au sein du groupe Hamelin depuis 2010. Un deuxième site, au Grand Mûrier à Annonay, abrite le siège social, le service commercial et la préparation des expéditions dans 120 pays.

Aujourd'hui, d'autres entreprises se sont installées à Saint-Marcel, dans la zone des Prés du Roy. Notamment Polyrim qui fabrique des pièces plastiques pour poids lourds avec une centaine de salariés. Créée en 1983, elle est un des quatre sites de l'entreprise annonéenne Fichet SA, créée en 1926, et qui emploie en 2014 250 salariés[11].

On trouve aussi sur cette zone une fabrique de circuits imprimés, une fabrique d'équipements de manutention et de stockage et une entreprise de transports.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le lac du Ternay[modifier | modifier le code]

Un lac à la fois utile et agréable.

Ce lac de 1 300 mètres de long inauguré le 19 mai 1867 était chargé d'assurer deux fonctions: la fourniture régulière d'eau motrice aux usines d'Annonay, et l'alimentation en eau potable de ses habitants. Aujourd'hui, ce réservoir de 2,3 millions de m3 ne sert plus beaucoup aux usines en été. Mais il est devenu l’unique source d’eau potable de la commune d’Annonay. Cette eau transite par les "filtres" (usine de traitement des eaux) installés un peu plus bas. Le barrage permet aussi de retenir une partie des pluies violentes en mauvaise saison. Son niveau fluctue donc selon la pluviosité et les besoins estimés. Le petit barrage du fond du lac qui ressort parfois en surface sert à retenir les boues. En 1996, un enrochement complémentaire a permis d'augmenter les capacités du lac[12].

Pour des raisons d’hygiène, on y interdit la baignade, la navigation et le camping. Mais il est bien utilisé par les pêcheurs, les promeneurs et les sportifs. Son chemin de ronde est ombragé par des cèdres du Liban et quelques sequoias plus que centenaires. Il constitue un lieu apprécié de pique-nique en été.

L'église saint Marcel[modifier | modifier le code]

En 1906, la troupe a dû intervenir pour permettre l'Inventaire de l'église.

Cette église néogothique a été construite en 1894 au chef-lieu[13]. En 1906 l'inventaire de l’église prévue dans le cadre de la Loi de séparation des Églises et de l'État a dû s'opérer par la force sous protection militaire. Les portes en portent encore les traces en 2014. Actuellement, l'église dépend de la paroisse catholique Saint-Christophe-lès-Annonay[14].

Voir aussi [modifier | modifier le code]

Bibliographie et sources[modifier | modifier le code]

  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay (1901).
  • Étienne Desrumaux, Histoire des eaux d'Annonay (2000).
  • Guide de l'Union Touristique Ardèche Verte (1991).
  • archives et bulletins municipaux.
  • articles du Dauphiné Libéré, et notamment reportages du 10 août 2013 de François Bassaget.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay (1901)
  2. Alice Lacour, L'Ardèche...d'une église à l'autre (2013)
  3. a et b archives du Musée des Papeteries Canson et Montgolfier
  4. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. bulletins municipaux et sources municipales
  10. articles du Dauphiné libéré
  11. site de l'entreprise
  12. Étienne Desrumaux, Histoire des eaux d'Annonay
  13. site 40000clochers.com
  14. site de la paroisse Saint-Christophe-lès-Annonay

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :