Benoît Assou-Ekotto

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Benoît Assou-Ekotto
Assou-ekotto tottenham-arsenal.jpg
Benoît Assou-Ekotto sous le maillot de Tottenham Hotspur face à Arsenal en 2010.
Situation actuelle
Équipe Drapeau : Angleterre Queens Park Rangers (prêt)
Numéro 39
Biographie
Nom Benoît Pierre David Assou-Ekotto
Nationalité Drapeau du Cameroun Cameroun
Drapeau de la France France
Nat. sportive Drapeau du Cameroun Cameroun
Naissance 24 mars 1984 (1984-03-24) (30 ans)
Lieu Arras, Pas-de-Calais
Taille 1,75 m (5 9)
Période pro. Depuis 2004
Poste Arrière gauche
Pied fort Gauche
Parcours junior
Saisons Club
Drapeau : France ASPTT Arras
1995-2004 Drapeau : France RC Lens
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
2004-2006 Drapeau : France RC Lens 083 (0)
2006- Drapeau : Angleterre Tottenham Hotspur 214 (4)
2013- Drapeau : Angleterre Queens Park Rangers 000 (0)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
2009- Drapeau : Cameroun Cameroun 017 (0)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 21 mai 2013

Benoît Assou-Ekotto est un footballeur international camerounais, possédant également la nationalité française, né à Arras en France le 24 mars 1984. Il joue au poste d'arrière gauche au sein du club londonien des Queens Park Rangers en prêt de Tottenham Hotspur.

Biographie[modifier | modifier le code]

En club[modifier | modifier le code]

Les débuts[modifier | modifier le code]

Benoît Assou-Ekotto naît à Arras, dans le Pas-de-Calais au nord de la France, d'un père camerounais et d'une mère française[1]. Son frère Mathieu est également footballeur.

Il débute le football à l'ASPTT Arras, à l'âge de 11 ans il rejoint son frère Mathieu[réf. nécessaire] au RC Lens[2].

RC Lens[modifier | modifier le code]

Arrivé au RC Lens, il intègre le centre de formation de La Gaillette à 14 ans, puis l'équipe réserve à 17 ans[2].

Le 28 mars 2004, à 20 ans, il fait sa première apparition en Ligue 1 face au Paris Saint-Germain pour le compte de la 30e journée. Il dispute l'intégralité de la rencontre en tant que titulaire et le club lensois remporte le match sur le score d'1 à 0 grâce à un but de Charles-Édouard Coridon[3]. Par la suite, il rejouera en tant que titulaire les deux dernières journées de championnat face à l'AC Ajaccio (victoire 2-0)[4] et Le Mans UC 72 (défaite 3-0)[5] faisant ainsi 3 apparitions cette saison.

La saison suivante, il démarre en tant que remplaçant de Yoann Lachor au poste d'arrière gauche, le seul autre joueur formé au club au sein de l'effectif professionnel. Mais Yoann Lachor se blesse avant la rencontre face au Paris Saint-Germain comptant pour la 7e journée[2], et Benoît Assou-Ekotto est encore titularisé face au club parisien (match nul 2-2)[6]. À la suite de ce match, le jeune défenseur ne quittera plus la place de titulaire et disputera 29 rencontres de championnat durant la saison[2].

Benoît Assou-Ekotto dispute une troisième saison en tant que titulaire au RC Lens. En début, d'exercice il remporte la coupe Intertoto face aux Roumains du CFR Cluj[7]. Il réclame une revalorisation salariale en fin de saison qui lui est refusée, il demande donc à son agent de lui trouver un club en Angleterre[8] estimant qu'il tourne en rond en France :

« Rester en France pour tourner en rond, ça ne m'intéressait pas ! En France tu joues quatre gros matchs par an : Lyon, Marseille, Paris puis le derby face à Lille. »

— Benoît Assou-Ekotto, le 29 juillet 2009[8].

Tottenham Hotspur[modifier | modifier le code]

Benoît Assou-Ekotto lors du match face à Birmingham City en 2009.

Le club de Tottenham Hotspur, qui a pour manager Damien Comolli, recrute beaucoup de joueurs francophones parmi lesquels Dorian Dervite, Didier Zokora et Pascal Chimbonda. Benoît Assou-Ekotto vient rejoindre la colonie francophone fraîchement arrivée lors du mercato d'été de 2006[8].

Il démarre en tant que titulaire au poste d'arrière gauche, devant Lee Young-pyo, grâce à ses bonnes performances en période de préparation. Le 19 août 2006, il débute en Premier League lors de la première journée face aux Bolton Wanderers (défaite 2-0)[9]. Mais il enchaîne les blessures et se retrouve remplaçant du Coréen jusqu'à la fin de la saison[10].

Par la suite, il se blesse gravement au genou et ne jouera que deux matches lors de la saison 2007-2008[10],[11]. Le gaucher retourne en France pendant dix mois afin d'effectuer sa rééducation[12]. Il a notamment eu peur que sa carrière s'arrête à la suite de cette blessure et estime que cette épreuve l'a fait mûrir :

Benoît Assou-Ekotto échangeant son maillot avec Alexandre Song derrière William Gallas à la suite de la rencontre face à Arsenal en 2009.

« Quand le chirurgien vous dit que vous ne pourrez peut-être plus rejouer au football, beaucoup de choses changent dans votre esprit. Tant que vous êtes blessé, le salaire tombe tous les mois, mais quand on envisage la fin de sa carrière à 22 ou 23 ans... C'est peut-être cela qui m'a fait réfléchir. »

— Benoît Assou-Ekotto[13].

Il revient par la suite sur les terrains mais a des relations compliquées avec l'entraîneur Juande Ramos, ce dernier lui reproche son agressivité à l'entraînement ce à quoi le Camerounais lui rétorque : « Hey mon pote, on joue au foot pas au tennis. Tu te crois en Espagne mais on est en Angleterre ici ! »[14] Mais après n'avoir pris que deux points en huit matches et avoir été sorti de la coupe UEFA par l'Udinese Calcio, soit le pire démarrage du club depuis 1912[15], le technicien espagnol est limogé et remplacé par Harry Redknapp[16]. Ce départ permet au défenseur de se relancer, il devient titulaire, est élu most improved player par les supporters de Tottenham à l'issue de l'exercice[12] et impressionne Harry Redknapp tout au long de la saison[17]. Le point d'orgue de cette saison reste la finale de la coupe de la ligue face à Manchester United où il contient parfaitement Cristiano Ronaldo et l'empêche de s'exprimer sur son côté droit. Si l'on louait auparavant son apport offensif sur le terrain, on lui reprochait ses sautes de concentration en défense, après ce match il fait taire les critiques à ce sujet[10].

Benoît Assou-Ekotto derrière Ángel Di María lors du match face au Real Madrid en 2011.

Benoît Assou-Ekotto inscrit son premier but professionnel lors du match d'ouverture de la saison suivante de Premier League face à Liverpool. À la suite de ce match, le joueur signe un nouveau contrat de quatre ans avec Tottenham[18] Il s'agit du but du 1-0, grâce à une frappe du pied gauche d'une trentaine de mètres, lors de la victoire 2 à 1 de Tottenham[10]. Cette saison est une réussite pour le club du nord de Londres, Tottenham finit en effet à la quatrième place du championnat, synonyme de qualification pour la prochaine ligue des champions, et atteint la demi-finale de la coupe d'Angleterre (défaite 0-2 face à Portsmouth). C'est la première fois depuis Everton en 2005 qu'un club autre que Manchester United, Liverpool, Chelsea et Arsenal parvient à finir dans les quatre premiers[19]. À titre personnel, il perd sa place de titulaire quelque temps au cours de la saison, à la suite d'une blessure, au profit du jeune Gareth Bale mais la retrouve après que Harry Redknapp ne repositionne le Gallois au poste d'ailier gauche[20].

La saison suivante est également une réussite, le club termine à la cinquième place du championnat et atteint les quarts-de-finale de la ligue des champions (défaite face au Real Madrid). Le Camerounais n'hésite pas à dire que lui et ses coéquipiers sont « en train d'écrire une page historique pour le club »[21]. Bien que déçu des circonstances de l'élimination[22], l'ancien Lensois estime que le club londonien a pris une nouvelle dimension grâce à la coupe d'Europe :

« Même un nul à l'extérieur ne nous satisfait plus. [...] En attendant, le minimum, c'est le top 4. Que ce soit les supporters, les joueurs et le staff technique, je ne suis pas sûr que ça les fasse bander de jouer la Ligue Europa contre des clubs hongrois... »

— Benoît Assou-Ekotto[21].

Benoît Assou-Ekotto lors du derby face à Arsenal en 2012.

Gareth Bale brille au cours de cette campagne européenne, Benoît Assou-Ekotto déclare notamment que c'est son travail défensif qui libère le Gallois et qui lui permet d'évoluer à ce niveau[23]. Leur complémentarité et leur entente sur le terrain apparaît aux yeux de tous, le gaucher l'explique ainsi :

« Je pense qu’il sait comment il doit jouer avec moi, car il a commencé par jouer à mon poste. Il sait que j’ai besoin d’aide, il sait comment m’aider à défendre. C’est facile de jouer avec lui. On est bien tous les deux. »

— Benoît Assou-Ekotto[11].

La saison 2011-2012 démarre très mal avec deux cinglantes défaites 3-0 face à Manchester United et 1-5 face à Manchester City, mais le club enchaîne les succès par la suite et pointe à la troisième place à la mi-saison[24]. Le 11 janvier 2012 il inscrit le deuxième but de sa carrière face à Everton d'une frappe croisée de 35 mètres lors de la victoire 2 à 0 de Tottenham[25]. Le 11 février 2012, il participe au festival offensif de son équipe lors de la victoire 5 à 0 face à Newcastle United, grâce à un bon travail d'Emmanuel Adebayor dans la surface il conclut l'action en envoyant le ballon dans les cages vides[26]. Après un trou au mois de mars[27], ce qui correspond à la rumeur désignant Harry Redknapp comme futur sélectionneur de l'Angleterre, Tottenham perd du terrain et termine la saison quatrième. Or après la victoire de Chelsea en ligue des champions, les Spurs perdent leur qualification pour la future édition de l'épreuve reine européenne[28].

Le 3 juillet 2012, André Villas-Boas est nommé manager de Tottenham à la suite du départ d'Harry Redknapp[29]. Il garde la confiance du nouvel entraîneur en début de saison avant de se blesser pour un mois à la suite d'une blessure au genou contractée face à Reading (victoire 3-1)[30]. Son remplaçant au poste d'arrière gauche, Kyle Naughton, se blesse également et le technicien portugais décide donc d'aligner Jan Vertonghen, défenseur central de formation, afin de le suppléer durant la période de son indisponibilité. Seulement, le défenseur belge donne entière satisfaction et demeure le titulaire à ce poste à la suite du retour de Benoît Assou-Ekotto[31]. En , une polémique éclate lorsque le Camerounais publie sur Twitter : « Salut tout le monde ! Il faut être fort et positif au travail ! Même si tu détestes ton patron lol ». Afin d'éteindre la polémique, il déclare par la suite qu'il parlait du patron de ses followers et non du sien[32].

En sélection[modifier | modifier le code]

Jamais appelé chez les espoirs français par René Girard qui lui préfère Jérémy Mathieu, Jérémy Berthod ou encore Gaël Clichy, Benoît Assou-Ekotto fait très tôt le choix de jouer pour le Cameroun, se sentant plus camerounais que français et évoquant une concurrence moindre en sélection[2]. Plus jeune, il refuse notamment d'évoluer parmi l'équipe de France des moins de 16 ans[33].

Benoît Assou-Ekotto face à Mustapha Allaoui contre le Maroc en 2009.

Convoqué par Artur Jorge pour jouer avec les Lions indomptables en mars 2005, il refuse tout d'abord de partir avec la sélection. La presse camerounaise estime dans un premier temps qu'il espère un jour évoluer sous les couleurs de l'équipe de France[34], mais le joueur tient à expliquer que ce n'est que pour des raisons personnelles qu'il ne participe pas au rassemblement et qu'il a bel et bien choisi d'endosser le maillot du Cameroun[2],[35].

Après avoir repoussé pendant plusieurs années sa première sélection, Benoît Assou-Ekotto accepte en février 2009 de revêtir le maillot camerounais. Le Cameroun avait grandement besoin d'un arrière gauche après la blessure de Timothée Atouba et la mise à l'écart de Pierre Womé[36]. Le 11 février 2009, il dispute donc sa première rencontre internationale, sous les ordres d'Otto Pfister, en tant que titulaire face à la Guinée en match amical. Les Lions indomptables remportent le match sur le score de 3 à 1.

Il participe par la suite à la campagne de qualification du Cameroun pour la coupe d'Afrique des nations et la coupe du monde 2010. Mais, alors qu'il est titulaire sur le flanc gauche de la défense, il ne peut répondre à la convocation de Paul Le Guen en vue de la coupe d'Afrique des nations. En effet, le 28 décembre 2009, il sort sur blessure du derby face à West Ham United et doit donc déclarer forfait pour la compétition[37].

Quelques mois plus tard, il est de nouveau convoqué pour participer à la coupe du monde[38]. Il est titulaire durant tous les matches de préparation et du mondial, mais cela s'avère être un fiasco pour les Lions indomptables. Les trois rencontres face au Japon, au Danemark et aux Pays-Bas se soldent en effet par trois défaites et le Cameroun est la première nation éliminée du mondial. De plus un climat délétère semble s'être installé au sein de la sélection et le sélectionneur est lâché par certains joueurs[39]. Benoît Assou-Ekotto est également pointé du doigt pour son manque d'implication, il est en effet fautif sur la plupart des buts concédés par le Cameroun[40].

Paul Le Guen est viré et remplacé par Javier Clemente, mais le Cameroun échoue également à la campagne de qualifications pour la coupe d'Afrique des nations 2012. Benoît Assou-Ekotto pointe du doigt les problèmes d'égo et les guerres intestines au sein du vestiaire camerounais et estime donc que le malaise de la sélection est plus mental que technique[41].

Benoît Assou-Ekotto devant Karim El Ahmadi face au Maroc en 2009.

« Sur le papier, le Cameroun n’a jamais été aussi fort, le constat est là. Tous ses joueurs évoluent en Europe, beaucoup disputent la Ligue des champions. L’équipe de 2010 et celle d’aujourd’hui n’a rien à envier aux Lions de 1990. Mais à cette époque, ils avaient plus à cœur de prouver au peuple camerounais qu’ils pouvaient répondre à leurs attentes. Il n’y avait pas de problèmes d’ego. Maintenant chacun joue dans un grand ou un "pseudo" grand club et arrive en sélection en se disant qu’il est quelqu’un. Le problème est uniquement mental, il n’est pas technique car le talent est là. »

— Benoît Assou-Ekotto, le 28 juillet 2011[41].

Jugé responsable de ces guerres intestines par Javier Clemente et son staff, au même titre qu'Alexandre Song ou Achille Emana, il est mis à l'écart de la sélection[42]. À la suite du licenciement de l'entraîneur espagnol, son successeur Denis Lavagne ne veut pas non-plus de l'arrière gauche de Tottenham, il lui préfère Henri Bedimo et Gaëtan Bong[40]. Mais le 9 novembre 2011, à la suite de la blessure de Georges Mandjeck, le nouveau sélectionneur fait appel à Benoît Assou-Ekotto afin de le remplacer. Ce dernier refuse de revenir en sélection considérant que sa mise à l'écart était un « affront » et que le « mal des Lions va au-delà d'un simple changement de l'encadrement technique »[43]. Il est par la suite traduit en conseil de discipline pour ce refus mais il ne s'y présente et envoie un courrier dans lequel il réclame un changement de dirigeants ; il en profite pour soutenir ses camarades, qui ont refusé de se présenter au rassemblement avant le match face à l'Algérie[44], et clamer son envie de vêtir à nouveau le maillot camerounais[45]. Tout d'abord condamné à une amende de 1 000 000 de francs CFA, environ 1 525 euros, la sanction est annulée par la suite[46].

Style de jeu[modifier | modifier le code]

Formé en tant que milieu gauche, Benoît Assou-Ekotto est un arrière latéral gauche très offensif, doté d'une technique sûre, rapide, endurant, solide et intelligent dans le placement. Le gaucher peut également évoluer en tant que milieu défensif et à tous les postes sur le côté gauche. Plus jeune il espérait notamment évoluer à l'avenir plus haut sur le terrain[1],[2],[47].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Statistiques de Benoît Assou-Ekotto au 21 mai 2013[48]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Compétition(s)
continentale(s)
Drapeau : Cameroun Cameroun Total
Division M B M B M B C M B M B M B
2003 – 2004 Drapeau de la France RC Lens L1 3 0 0 0 0 0 C3 0 0 - - 3 0
2004 – 2005 Drapeau de la France RC Lens L1 29 0 2 0 3 0 - - - - - 34 0
2005 – 2006 Drapeau de la France RC Lens L1 34 0 2 0 1 0 CI+C3 2+7 0 - - 46 0
20062007 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur PL 16 0 1 0 3 0 C3 6 0 - - 26 0
20072008 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur PL 1 0 0 0 0 0 C3 1 0 - - 2 0
20082009 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur PL 29 0 1 0 4 0 C3 2 0 5 0 41 0
20092010 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur PL 30 1 3 0 1 0 - - - 7 0 41 1
2010 – 2011 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur PL 31 0 2 0 1 0 C1 12 0 4 0 50 0
20112012 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur PL 34 2 2 0 1 0 C3 3 0 - - 40 2
20122013 Drapeau de l'Angleterre Tottenham Hotspur PL 15 1 2 0 0 0 C3 5 0 1 0 23 1
Total sur la carrière 222 4 15 0 14 0 - 38 0 17 0 306 4

Palmarès[modifier | modifier le code]

 

Vie extrasportive et personnalité[modifier | modifier le code]

Benoît Assou-Ekotto est considéré par certains comme étant un « mercenaire »[14] après avoir déclaré à la BBC en 2011 :

« Oui, c’est juste un boulot, quand je jouais en France, tu sais, j’étais avec ma mère, mes potes, bref, j’étais chez moi. Pourquoi je serais venu en Angleterre, alors que je ne parlais pas un mot d’anglais, si ce n’était pas pour un simple boulot ? [...] Moi, mon job, je le fais pour gagner de l’argent. Comme toutes les personnes sur terre. Je ne comprends pas ceux qui ne comprennent pas. Ce que les gens aiment, le footballeur l’aime aussi. Le footballeur aime l’argent. »

— Benoît Assou-Ekotto[11].

Pour d'autres il s'agit tout simplement d'un franc-parler qui tranche avec la langue de bois en vigueur dans le milieu du football[11]. Le Camerounais tranche également avec ses pairs en n'hésitant pas à emprunter le métro pour circuler dans Londres[11].

Il est par ailleurs ambassadeur des Nations unies[49].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Portrait de Benoît Assou-Ekotto », FIFA.com
  2. a, b, c, d, e, f et g « Assou-Ekotto, l’exception lensoise », maxifoot.fr, 16 novembre 2005.
  3. « RC Lens - Paris SG », lfp.fr, 28 mars 2004.
  4. « RC Lens - AC Ajaccio », lfp.fr, 15 mai 2004.
  5. « Le Mans UC 72 - RC Lens », lfp.fr, 23 mai 2004.
  6. « RC Lens - Paris SG », lfp.fr, 22 septembre 2004.
  7. « RC Lens - CFR Cluj », footballdatabase.eu, 23 août 2005.
  8. a, b et c « Benoît Assou Ekotto, le patient anglais », lavenirdelartois.fr, 29 juillet 2009.
  9. (en) « Bolton Wanderers - Tottenham Hotspur », BBC, 19 août 2006.
  10. a, b, c et d (en) « Not just for the love of money : Tottenham's most fascinating man », fourfourtwo.com, 13 janvier 2012.
  11. a, b, c, d et e « Assou-Ekotto, le sous-côté », So Foot, 4 mars 2012.
  12. a et b (en) « Assou-Ekotto voted Tottenham's Most Improved Player », tribalfootball.com, 21 mai 2009.
  13. « Assou-Ekotto : "Le foot c'est juste un job" », France Football, 22 février 2011.
  14. a et b « Benoît Assou-Ekotto, l’anti-rêve du football », hourrafoot.com, 3 mai 2010.
  15. (en) « Juande Ramos refuses to quit Tottenham despite club's worst start since 1912 », The Daily Telegraph, 6 octobre 2008.
  16. (en) « Tottenham sack Ramos for Redknapp », BBC, 26 octobre 2008.
  17. (en) « Tottenham Hotspur boss Redknapp heaps praise on rising star Assou-Ekotto », goal.com, 7 mai 2009.
  18. (en) « Benoit Assou-Ekotto signs new four-year deal at Tottenham », The Daily Telegraph, 19 août 2009.
  19. (en) « Harry Redknapp prepares Tottenham for their Champions League challenge », The Guardian, 6 mai 2010.
  20. (en) « Assou-Ekotto pledges future to Tottenham », fourfourtwo.com, 10 janvier 2011.
  21. a et b « Assou-Ekotto : Tottenham a "grandi" », L'Équipe, 17 février 2011.
  22. « Assou-Ekotto : "Impossible" », L'Équipe, 13 avril 2011.
  23. (en) « Benoit Assou-Ekotto : "I make Gareth Bale the player he is today at Spurs" », Metro, 14 octobre 2011.
  24. « Tottenham, la troisième voie », So Foot, 22 décembre 2011.
  25. « Le but magique d'Assou-Ekotto », camfoot.com, 12 janvier 2012.
  26. « Tottenham étrille Newcastle, Benoît Assou-Ekotto buteur », diasporanews.eu, 11 février 2012.
  27. « Tottenham broie du noir », France Football, 7 avril 2012.
  28. « Ce qu'il faut retenir de la Premier League 2011/2012 », So Foot, 18 mai 2012.
  29. « Villas-Boas rebondit à Tottenham », Eurosport, 3 juillet 2012.
  30. (en) « Tottenham's Benoît Assou-Ekotto may miss four weeks with knee injury », The Guardian, 16 septembre 2012.
  31. (en) « Tottenham Hotspur : Can Jan Vertonghen become the permanent left back ? », bleacherreport.com, 29 octobre 2012.
  32. (en) « Tottenham defender denies AVB problem after misleading tweet », givemefootball.com, 8 novembre 2012.
  33. « Assou-Ekotto est motivé par l'argent », sports.yahoo.com, 22 février 2011.
  34. « Lions Indomptables : Assou-Ekotto refuse la sélection », cameroon-info.net, 23 mars 2005.
  35. « Benoît Assou-Ekotto : "Ce sera avec le Cameroun…" », camfoot.com, 23 mars 2005.
  36. « Benoît Assou-Ekotto : Le latéral gauche espéré ? », cameroon-info.net, 13 février 2009.
  37. « Benoît Assou Ekotto forfait », camerclass.com, 30 décembre 2009.
  38. « Cameroun, Coupe du monde 2010 : La liste des 23 Lions », camer.be, 29 mai 2010.
  39. « Cameroun/Mondial 2010: L'heure des comptes a sonné sur le banc des Lions », cameroun.football.fr, 21 juin 2010.
  40. a et b « Assou-Ekotto sur la sellette », bonaberi.com, 6 février 2012.
  41. a et b « Assou-Ekotto : "Le problème est mental" », FIFA.com, 28 juillet 2011.
  42. « 3 absents de marque chez les Camerounais », sport24.com, 16 mars 2011.
  43. « Benoît Assou-Ekotto refuse de rejoindre la sélection camerounaise », algerie360.com, 9 novembre 2011.
  44. « Algérie-Cameroun annulé pour une histoire de primes », football365.fr, 15 novembre 2011.
  45. « Benoît Assou Ekotto: "Nous sommes accablés par l’incompétence" », diasporanews.eu, 24 novembre 2011.
  46. « La sanction d’Eto’o allégée, Assou-Ekotto gracié », Le Soir d'Algérie, 8 janvier 2012.
  47. « Assou-Ekotto, le gaucher de l'espoir », allafrica.com, 15 juin 2010.
  48. Statistiques de Benoît Assou-Ekotto sur transfermarkt.co.uk
  49. « Benoit Assou-Ekotto, vedette camerounaise de football », jamati.fr, 16 février 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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