Garoua

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Garoua
Marché à Garoua
Marché à Garoua
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Nord
Département Bénoué
Démographie
Population 600 000 hab. (est. 2009)
Géographie
Coordonnées 9° 18′ nord, 13° 24′ est
Altitude 249 m
Localisation

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Garoua

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Garoua est la capitale de la région du Nord du Cameroun et le chef-lieu du département de la Bénoué. Elle a été érigée en Communauté urbaine de Garoua en 2008[1]. La ville compte 600 000 habitants environ en 2 009 et est la troisième ville du pays, elle est une ville musulmane et on trouve aussi d'autres confessions. Elle était l'une des premières villes du Cameroun avant la colonisation et était la capitale régionale du Grand-nord jusqu'en 1982. La langue principale d'échange de la ville est le Fulfuldé.

Géographie et climat[modifier | modifier le code]

Oasis de verdure au cœur de la brousse, Garoua est la seule ville traversée par la Bénoué au Cameroun. Une ville plaisante et bien équipée qui constitue une plaque tournante des mouvements touristiques dirigés, d'une part vers le nord, le parc national de Waza et la région des Kapsiki, d'autre part, vers le sud, les parcs de la Bénoué, de Boubandjida et la réserve du Faro.

À Garoua, la chaleur peut être torride en fin de saison sèche malgré l'ombre apportée par les arbres qui bordent les grandes rues, la température moyenne mensuelle évoluant de 26 °C en août à 40 °C en mars (températures extrêmes : 17 °C à 40 °C).

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

Outre les villes, la communauté urbaine comprend également les villages de Sanguéré (Garoua Ier[2]) et Pitoa (Garoua IIe[3]).

Histoire[modifier | modifier le code]

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Pendant la première guerre mondiale, l'Allemagne livre d'importants combats pour défendre la ville. Le siège de Garoua débute le 15 janvier 1915 et se termine le 10 juin 1915, après cinq mois de résistance allemande[4].

Garoua est la ville natale du premier président camerounais, Ahmadou Ahidjo. À ce titre, Garoua a bénéficié de beaucoup d'infrastructures parmi lesquelles un aéroport international[5] avec une liaison directe à Paris par Cameroon Airlines. Le gouvernement a créé, le 17 janvier 2008, une communauté urbaine à Garoua.

L'arrivée des peuls et la naissance de la ville de Garoua[modifier | modifier le code]

L'histoire de la cité de Garoua et celle du Lamidat constituent un tout intimement une partie liée. Dès le XIVe siècle de Funta Turu dans la vallée du fleuve Sénégal les pasteurs foulbé transitent par les différentes provinces de l'empire du Mali de l'époque, et notamment de la Macina puis le Niger, le pays Haoussa avant d'aboutir au lac Tchad. Ils assistent ainsi à la constitution du royaume du Kanem-Bornou par les kanouri. C'est au cours de leur passage au Bornou que les foulbés s'initient aux choses de la cité, en même temps qu'ils approfondissent leur foi.

Leur migration qui les conduit cette fois à la Bénoué : au nombre des partants se trouvent les clans des Wolarbe, l'un d'entre eux conduit par le Kilba, à l'ouest de Mubi où ses membres se séjournèrent assez longtemps pour adopter le nom de Foulbé Kilba quelques lignages se détachent du clan et avancent à la suite avec leurs troupeaux pour chercher du pâturage plus au sud.

Ils sont conduits par Ardo Dayrou dans la vallée de la bénoué, la riche vallée de bénoué, au niveau de l'actuel Garoua Winde. À cet endroit, les rives du fleuve sont couvertes d'une essence d'arbres dénommée « Rwe » par les Bata (habitant de la cité avec les Fali), à cause de la forme allongée de ses fruits. les Bata habitants de ces lieux dénommèrent cette vallée Gwa-Wre (« la vallée aux Rwe ») nom que les Foulbé prononcèrent Ga-Rwa, ou Garwa et qui fut orthographiée « Garoua » en français.

Ainsi lorsque les nouveaux venus créent leur premier village dans ces contrées, ils s'agit de l'actuel Garoua Winde, situé à une dizaine de kilomètres en aval de la ville de Garoua, c'est donc à partir de ce premier garoua que va commencer toute l'histoire de la cité. Au départ, les rapports avec les Bata et les Fali, maitre du pays, sont pacifiques et permettent aux foulbés de nouer les alliances particulières avec certains clans. d'ailleurs, à cette époque Ardo Dayrou et les siens n'ont qu'une préoccupation majeure, celle de faire paitre leur nombreux troupeaux, et l'un des pâturages les plus accueillants qu'ils auront vite fait de découvrir, est précisément le site actuel de Garoua, car en grand partie marécageux. il conserve une herbe verte même au cœur de la saison sèche. Ainsi, les bergers peuls prennent-ils très tôt l'habitude d'y conduire leur bétail. Ils dressent leur principal camp de bergers (waaldeen peul) sur l'emplacement actuel de la mosquée centrale et du palais du lamido et les premiers boukarous vont donner naissance à la ville de Garoua.

Chronologie du Laminat de Garoua[modifier | modifier le code]

Lamibés de Garoua :

  1. Ardo Daryou, fils d'Ardo Oumadou, de 1810 à 1835 ;
  2. Modibo Haman Njoundi, fils de Mal Yero, de 1835 à 1851 ;
  3. Ardo Bakari Mayha, fils de Mal Yero, de 1851 à 1863 ;
  4. Mobido Oussoumanou, fils de Haman Ndjoundi, de 1863 à 1864 ;
  5. Ardo Hambaba, fils de Ardo Bakari, de 1864 à 1866 ;
  6. Malloum Issa, fils de Haman Ndjoundi, 1866 à 1894 ;
  7. Ardo Abba, fils de Ardo Bakari, de 1894 à 1897 ;
  8. Mal Dayfourou, fils de Malloum Issa, de 1897 à 1901 ;
  9. Lamido Bouba Dewa, fils de Modibbo Oussoumanou, de 1901 à 1921 ;
  10. Lamido Hayatou, fils de Modibbo Abbo, de 1921 à 1955 ;
  11. Alhadji Abdoulaye, fils de Lamido Hayatou, de 1955 à 1966 ;
  12. Abdourahman Bobboy, fils de Lamido Hayatou, de 1966 à 1971 ;
  13. Ibrahima Abbo, fils de Modibbo Abbo, de 1971 à 2000 ;
  14. Alim Hayatou, fils de Lamido Hayatou, depuis 2000.


Industrie[modifier | modifier le code]

Le verger expérimental de Kismatari[modifier | modifier le code]

Symbole vivant de la recherche fruitière en Afrique centrale, il compte 70 variétés de manguiers, 144 variétés d'agrumes et porte-greffe, 7 variétés de goyaviers, 7 variétés de palmiers dattiers, 2 variétés d'anacardiers et couvre une surface de plus de 50 ha.

Transports[modifier | modifier le code]

Garoua dispose d'un aéroport international construit en 1980. Il possède une capacité de 1,5 million de passagers et 5 000 tonnes de fret par an, mais il n’est utilisé qu'à 4%[6].

Médias[modifier | modifier le code]

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Beaucoup de médias publics et privés cohabitent dans les villes du Cameroun, qu'il s'agisse de chaînes de télévision, de chaînes de radio ou de la presse écrite. Ainsi, quelques chaînes de télévisions camerounaises sont recevables à Garoua : camnews24, CRTV, Spectrum Télévision (STV 1 et STV 2), Canal 2 international, Ariane TV, New TV. Toutefois, de nombreux foyers reçoivent les chaînes télévisions étrangères par câble ou par satellite.

Quelques radios camerounaises sont recevables à Garoua ou émettent depuis Garoua : CRTV radio poste national, CRTV radio chaîne de l'Est.

Quelques journaux écrits camerounais sont accessibles à la population de Garoua : Cameroon Tribune, Le Messager, Mutations, La Nouvelle Expression, Le Jour, Repères.

Archevêché[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

  • Goggo Addi (1911-1999) conteuse notoire d'expression peule, ayant vécue et décédée à Garoua[7].
  • Ahmadou Ahidjo, (1924-1989) premier président de la république du Cameroun.
  • Eldridge Mohammadou[8], (1934-2004) historien, chercheur, enseignant.
  • Sadou Hayatou (1942- ), Premier Ministre de la république du Cameroun (1991-1992)
  • Issa Hayatou (1946-), Président de la CAF et vice-président de la FIFA pour l'Afrique

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2008/025 du 17 janvier 2008 portant création de la communauté urbaine de Garoua, in Cameroon Tribune, no 9018 du vendredi 18 janvier 2008, p. 5
  2. Mapanet [1]
  3. Mapanet [2]
  4. Irène Otzmann, Julien Surgers et Loïc Gaudeau, Lycée français Dominique Savio (Douala), La Grande Guerre au Cameroun, Une conquête difficile pour les alliés (1914-1916)
  5. Alphonsine Bidja'a Engozo'o, Camer.be, 30 novembre 2015, 26 ans après le décès d'Ahmadou Ahidjo, que reste-t-il au cameroun ?, 30 novembre 2015
  6. « Aéroport international de Garoua », sur ccaa.aero (consulté le 14 avril 2013).
  7. Ursula Baumgardt, Une conteuse peule et son répertoire. Goggo Addi de Garoua, Cameroun, Éditions Karthala, , 548 p.
  8. Biographie sur le site de la Revue des Africanistes http://africanistes.revues.org/640?lang=en

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ursula Baumgardt, Une conteuse peule et son répertoire : Goggo Addi de Garoua, Cameroun : Textes et analyses, Karthala, Paris, 2000, 548 p. (texte remanié d'une thèse)
  • Moïse Bessong, Paléoenvironnements et diagenèse dans un réservoir gréseux d'âge crétacé du Fossé de la Bénoué au Nord Cameroun : les grès de Garoua, Université de Poitiers et Université de Yaoundé, 2012, 196 p. (thèse en cotutelle)
  • Yvan Crouzet, Les Hausa de Garoua (Nord-Cameroun) : identité et intégration d'une communauté immigrée, Institut national des langues et civilisations orientales, Paris, 1999, 2 vol., 734 p. (thèse)
  • Christian Epanya, Le petit camion de Garoua, EDICEF, 2001, 24 p. (ISBN 9782753106949) (littérature jeunesse)
  • Émilie Guitard, « Le grand chef doit être comme le grand tas d'ordures » : gestion des déchets et relations de pouvoir dans les villes de Garoua et Maroua (Cameroun), Université Paris Ouest Nanterre La Défense, 2014, 600 p. (thèse), [lire en ligne]
  • Anne Lebel (et Emmanuelle Pontié), « Garoua », in Le Cameroun aujourd'hui, Éditions du Jaguar, Paris, 2011, p. 152-154 (ISBN 978-2-86950-464-6)
  • Modibbo A. Bassoro et Eldridge Mohammadou, Garoua : tradition historique d'une cité peule du Nord-Cameroun, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, Paris, 1980, 197 p. (ISBN 9782222026273)
  • P. Tjeega et H. Elingui, Dictionnaire des villages de la Bénoué, Institut des Sciences humaines, Centre géographique national, Yaoundé, 1981

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]