Association internationale de développement

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L'Association internationale de développement (AID, souvent nommée IDA du fait de son abréviation anglaise), créée le , est une des trois filiales de la Banque mondiale basée à Washington, D.C. qui octroie des prêts et des dons aux pays les plus pauvres pour soutenir leur essor économique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les statuts de l’AID sont entrés en vigueur en 1960. Les premiers prêts de l’AID, appelés crédits, ont été approuvés en 1961 en faveur du Chili, du Honduras, de l’Inde et du Soudan.

La 14e réunion des pays donateurs, l'IDA-14, conclue en février 2005, permet à l’AID de financer ses projets pour une période de trois ans qui prend fin le 30 juin 2008. Les contributions les plus importantes à l’IDA-14 sont versées par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, l’Allemagne, la France, l’Italie et le Canada (les pays formant l'ancien G7, devenu G8, actuellement à nouveau G7).

En décembre 2016, la Banque mondiale approvisionne d'un montant record de 75 milliards de dollars les fonds de l'AID, avec l'objectif principal d'intensifier la lute contre l'extrême pauvreté. 75 pays à faible revenu sont concernés par le projet[1]. 3 mois plus tard, dans le cadre d'un plan d'investissement de 57 milliards de dollars à destination de l'Afrique subsaharienne, la Banque mondiale annonce que l'AID participera à hauteur de 45 milliards de dollars à ce projet[2].

Description[modifier | modifier le code]

Objectif[modifier | modifier le code]

L'Association internationale pour le développement accorde des prêts à long terme (échéances de 20, 35 ou 40 ans, assorties d’un délai de grâce de 10 ans, avant de devoir commencer à rembourser le principal) aux pays les plus pauvres de la planète. Les crédits à long terme et sans intérêt de l’AID servent à financer des programmes qui vont permettre de construire les politiques, les institutions, les infrastructures et le capital humain que requiert un développement à la fois équitable et soutenable sur le plan environnemental.

Depuis sa création, l'AID a prêté 500 milliards de dollars à 108 pays, dont la moitié à des pays africains[1], ciblant des projets de développement dans des domaines tels que l’éducation, la santé, les dispositifs de sécurité sociale, l’approvisionnement en eau potable et l’assainissement (36 %), la loi, la justice et l'administration publique (23 %), les infrastructures (14 %), l’agriculture et le développement rural (8 %).

Éligibilité[modifier | modifier le code]

Trois critères sont utilisés pour déterminer l’éligibilité d’un pays aux crédits de l’AID :

  • Pauvreté relative, définie comme une situation où le PNB par habitant est inférieur à un seuil déterminé, qui est actuellement de 875 dollars( 2008 ).
  • L’absence de solvabilité permettant d’emprunter aux termes du marché et par conséquent la nécessité de trouver des ressources à des termes concessionnels.
  • De bons principes de gestion économique, déterminés comme étant la mise en œuvre des mesures économiques et sociales en faveur de la croissance et de la réduction de la pauvreté.

Pour qu’un pays puisse adhérer à l’AID, il doit être d’abord membre de la BIRD. L’AID compte 165 membres.

Financement[modifier | modifier le code]

La BIRD et l’AID sont gérées suivant les mêmes règles. Elles partagent le même personnel et le même siège, elles relèvent du même président et évaluent les projets suivant les mêmes normes de rigueur. Mais l’AID et la BIRD tirent leurs fonds de sources différentes pour le financement de leurs prêts et, dans la mesure où les crédits de l’AID sont entièrement concessionnels, ses ressources doivent être régulièrement reconstituées. L'AID est tributaire des contributions des plus riches de ses pays membres pour l’essentiel de ses ressources financières.

Les pays donateurs se réunissent tous les trois ans pour reconstituer les ressources de l’AID et passer en revue ses politiques.

L’autre majeure partie provient des remboursements de ses crédits, y compris ceux effectués par les pays qui bénéficiaient de son aide dans le passé mais ont depuis été « reclassés » (terme qui signifie qu’ils n’ont plus besoin de faire appel aux ressources de l’AID). C’est le cas de la Turquie et de la Corée du Sud, des ex-emprunteurs de l’AID, devenus aujourd'hui des bailleurs de fonds. Des fonds supplémentaires proviennent des revenus de la BIRD.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Nephthali Messanh Ledy, « Banque mondiale : 75 milliards de dollars pour mettre fin à l’extrême pauvreté », sur Financialafrik.com, (consulté le 10 août 2017)
  2. Wahany Johnson Sambou, « 57 milliards de dollars de la Banque mondiale pour l'Afrique », sur Africanews.com, (consulté le 10 août 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]