Autohypnose
L'autohypnose est le processus ou le résultat d'un état hypnotique auto-induit[1].
L’état modifié de conscience atteint lors de l’autohypnose est caractérisé par une attention focalisée et une absorption attentionnelle accrue, souvent décris comme de l'hypervigilence[2], accompagné d'une relaxation physiologique.
Le sujet demeure conscient de lui-même et de son environnement, tandis que le contrôle volontaire et métacognitif du flux de pensée est partiellement relâché. Les processus cognitifs restent actifs, mais deviennent plus malléables et plus sensibles au contexte et aux suggestions[3].
L’état hypnotique est fréquemment décrit comme intermédiaire entre la veille et le sommeil, cette description relevant principalement de l’expérience subjective. Les données neurophysiologiques ne permettent pas d’identifier un état cérébral unique et stable propre à l’hypnose, les signatures observées variant selon les individus et les paradigmes expérimentaux[4].
L'autohypnose s'utilise de différentes façons. D'une manière générale, la personne choisit un thème, puis se laisse entrer en état d'hypnose. Une méthode fréquente consiste en des visualisations de lieux ou de personnes, pour permettre à une signification symbolique plus profonde de prendre place[5].
Voir aussi
[modifier | modifier le code]- Autosuggestion (Méthode Coué)
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Adam D. Eason et Benjamin A. Parris, « The importance of highlighting the role of the self in hypnotherapy and hypnosis », Complementary Therapies in Clinical Practice, vol. 54, , p. 101810 (DOI 10.1016/j.ctcp.2023.101810, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) David A. Oakley et Peter W. Halligan, « Hypnotic suggestion: opportunities for cognitive neuroscience », Nature Reviews Neuroscience, vol. 14, no 8, , p. 565–576 (ISSN 1471-003X et 1471-0048, DOI 10.1038/nrn3538, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Steven Jay Lynn, Irving Kirsch et Michael N. Hallquist, Social cognitive theories of hypnosis, Oxford University Press, (DOI 10.1093/oxfordhb/9780198570097.013.0005, lire en ligne)
- ↑ (en) Mathieu Landry, Michael Lifshitz et Amir Raz, « Brain correlates of hypnosis: A systematic review and meta-analytic exploration », Neuroscience & Biobehavioral Reviews, vol. 81, , p. 75–98 (DOI 10.1016/j.neubiorev.2017.02.020, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Teresa Robles - Apprenons par l'autohypnose à cheminer dans la vie - Éd. Satas (2009)
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Lise Bartoli, Se libérer par l'hypnose. 10 exercices d'auto-hypnose, Petite bibliothèque Payot, 2010.
- Marie-Elisabeth Faymonville et Valérie Palmaricciotti, « L'apprentissage d'auto-hypnose dans un problème de douleur chronique », in La douleur chronique : une approche interdisciplinaire, Presses de l'Université de Montréal, 2011.
- Mireille Meyer, 50 exercices d'autohypnose, Eyrolles, 2012, coll. Exercices de développement personnel.
- Palmaricciotti, Romain, Malaise, Salamun et Faymonville, « Comment aider les patients douloureux chroniques à mieux gérer leur problème de douleur ? Étude exploratoire de l'impact de l'apprentissage de l'autohypnose et de la psycho-éducation », in Douleurs : Évaluation, Diagnostic, Traitement, Actes congrès de la SFETD, Marseille, 17-20 novembre 2010.
- Clémentine Raineau, « La pratique de l’hypnose, de la visualisation ou de l’autohypnose par des personnes atteintes d'un cancer : une transformation de soi ? » in Anthropologie et santé n° 2, 2011.
- Virna Signorelli, « De l'hypnose à l'apprentissage de l'autohypnose », in Changer par la thérapie - Du chamane au psychothérapeute, Dunod, 2011, coll. Psychothérapies.
- Villa, Bogusz et Larchet, « Autohypnose en maternité. Expérience à la maternité de Nancy ou comment valoriser les ressources des patientes », in Les Entretiens de Bichat, 2010.
- Christian Godefroy, S'aider soi-même par l'auto-hypnose, Éditions Godefroy, 1986.
Liens externes
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- Ressource relative à la santé :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
